1.11.15

L’ESPRIT DE PAIX





(24.07.87)



Question :

Pourriez-vous nous parler de l’esprit de paix qui fit du Christ la lumière du monde et le prince de la paix ?


Comment parler de l’esprit de paix, de l’esprit qu’était Jésus, et du prince de la paix qu’il incarnait ?

Il faut comprendre que Jésus, n’a pas été le seul représentant et ambassadeur de la paix sur la terre, bien qu’à l’heure actuelle, ce soit lui qui ait le plus marqué les esprits, à cause aussi de la mémoire transportée par les hommes. Il a vécu il y a 2 000 ans, mais si personne n’en avait transporté la mémoire et transplanté son germe, vous n’auriez jamais su qu’il avait existé.

Il en est de même pour des milliers et des millions d’autres sages visibles ou invisibles, publics ou anonymes, qui sèment autour d’eux et en chacun de vous une petite graine de paix.

Cela nous porte à faire un discours sur l’utilité de rendre l’esprit de paix visible ou public. Car on pourrait croire, que pour sauver le monde, il faut que toute chose se voit et soit publique, pour que chacun puisse en parler, toucher la personne, toucher du doigt la philosophie ou un état de conscience en question. Or c’est faux. En fait, dès que l’on propose et met à la portée des gens quelque chose, elle n’est plus elle-même, elle n’est plus ce qu’elle est véritablement.

Non pas que l’individu ne soit pas capable de la voir ou de la concevoir telle qu’elle est, bien que cela soit une raison, mais c’est que toute vérité a davantage une nature voilée qu’une nature dévoilée. C’est pour cela que, parler de la nature de la paix, ou parler de la nature de l’esprit christique qui vivait en Jésus, ce n’est pas parler de la paix.

Parler de la paix ne veut rien dire et il n’y a rien à dire là-dessus. Je peux vous faire de belles phrases, une jolie prose, des poèmes qui vont enthousiasmer votre cœur, exalter votre esprit et peut-être, pendant un instant, vous faire comprendre ce que peut être la paix, mais ceci d’une façon plus intellectuelle qu’à l’état de la conscience. Donc, pour avoir une expérience de la paix, pour que l’événement soit compris dans son intégralité, dans sa nature absolue, il ne faut pas en parler, il faut créer l’expérience.

Naturellement, parler de la paix sert, bien sûr, car il faut un moyen pour attirer la personne vers l’expérience. Le berger, lorsqu’il sonne dans sa corne pour appeler le troupeau, son but n’est pas de sonner dans la corne, mais par cet intermédiaire de rappeler le troupeau.

À l’heure actuelle, les gens se contentent beaucoup de parler, de spéculer, de dogmatiser la vérité, d’en faire une religion, une philosophie, une technique spirituelle, bien qu’elles soient utiles dans un premier degré, elles ne sont pas la finalité, elles ne sont que des moyens d’appeler les individus à faire une expérience, car ils ne se sont pas forcément éveillés d’eux-mêmes, de manière spontanée à la vérité, aux réalités de la vie. Il faut parfois leur rappeler de manière concrète, que telle et telle chose existe. C’est pour cela que les discours ont tant de valeurs pour vous, mais en fait, ils n’en ont pas.


Que dire donc de la paix et comment l’obtenir ?

Je ne veux pas parler de Jésus, je ne veux pas parler non plus de la vierge Marie, des anges, des archanges ou de Dieu le Père, et dans quels draps roses ils vivent, là-haut, dans leur pays de bonheur. Par contre, vous, dans votre vie quotidienne, madame avec votre balai, avec votre chiffon à poussière à la main, monsieur avec vos crayons au bureau, ou vous qui êtes chauffeur de taxi ou conducteur de bus dans les embouteillages de la ville, vous qui êtes paysan sur votre tracteur.

Comment dans ces moments-là, comprendre, sentir et vivre la paix ?

C’est cela qui m’intéresse, pas vous ?

Alors, comment, en étant à votre bureau, à votre ménage, à votre travail, dans vos soucis, dans vos problèmes, dans vos tortures, dans votre tyrannie, comment découvrir la paix ?


À cette condition-là, seulement, j’accepte de parler de la paix.

Premier réflexe : être vigilant. Parce que l’homme se laisse entraîner dans le courant de la vie, et qu’est-ce que la vie à ce niveau-là ?

La vie est un déferlement de circonstances qui déclenche chez l’individu une réaction en chaîne d’émotions, d’états de conscience, de sentiments. Au milieu de cette réaction en chaîne, de ce déferlement plus ou moins chaotique d’émotions, de sentiments et de réactions plus ou moins positives ou négatives, l’individu est pris comme dans une vague qui ne cesse de claquer, claquer contre la falaise.

Imaginez-vous, une seconde, être un petit poisson et être prisonnier de cette grande vague des circonstances de la vie et d’être tapé comme un vieux linge contre la falaise des événements. Vous en aurez forcément assez, vous allez souffrir, être écorchés, être tués même.

Quelle va être votre réaction ?

Vous allez essayer de fuir.

Vous allez essayer de concentrer un maximum de vos forces pour aller dans le flux inverse de la vague, et lui faire front et lui échapper.

Or que se passe-t-il ?

Vous n’y arrivez pas, parce que la force de la vague est plus forte que votre volonté.

Alors homme, je te demande :

« Quand en auras-tu assez d’être écrasé contre la falaise ? »

Tout est simple quand il s’agit de découvrir les lois et la vérité, par contre tout devient très compliqué quand on reste dans cette vague, face à cette falaise et qu’on essaye de remonter le courant. Le rôle de la vague est de se battre contre la falaise, alors ce n’est pas un petit poisson qui va changer la vie de l’océan.

L’océan a sa propre vie, il a ses lois, sa force, ses entités, ses esprits. La vie a pour but de s’échouer dans la matière, de taper justement contre la matière, comme la vague tape contre la falaise. Alors si le petit poisson n’est pas conscient de sa nature et de la nature de la vague, du souffle de l’esprit qui l’entraîne là, il se fait torturer, massacrer, et il ne comprend rien. Il croit que Dieu a créé un jeu malsain, que toutes les forces de l’univers sont contre lui, que l’océan de la vie est très négatif, et que rien n’est adapté pour le bonheur de l’homme.

Erreur

La falaise n’est, en fait, qu’un mur imaginaire, je vous l’affirme. La matière n’est qu’un mur complètement imaginaire, et vous pouvez passer à travers comme vous pouvez vous enfoncer dans le sable ou dans l’eau. La matière n’est pas plus que cela. Les atomes qui composent l’eau, l’air ou le sable, sont les mêmes que ceux qui composent la matière dense, le mur, le béton armé, le bus, le train ou je sais quoi d’autre.

Alors qu’est ce qui vous empêche de percer cette même matière ?

Ce n’est pas un grand secret chimique, c’est tout simplement un œil qui n’est pas assez averti de sa véritable nature.

Mais je reviens à mon discours initial. Dans toutes les circonstances de la vie avec tous les problèmes que cela fait naître.

Comment être, sentir et conquérir la paix ?

Il faut comme je l’ai dit en premier être observateur.

Il faut donc analyser la situation dans laquelle on se trouve. Connaître la paix, la conquérir, c’est avoir un comportement de disciple avant tout. On ne peut rien faire si on n’a pas pris la décision de se comporter en disciple vis-à-vis de la vie. Celui qui veut marcher dans le ciel en se disant :

« Je vais pratiquer un petit quart d’heure selon les lois du ciel, puis un petit quart d’heure selon les lois de la terre et de la société, selon les lois de mes désirs et de mes envies. »

Cela ne marche pas, ou alors dans les mêmes proportions, 50/50, mais pas plus.

Que veut dire avoir un comportement de disciple ?

Ce n’est pas très compliqué, ce n’est pas non plus une ascèse ou une astreinte. Être un disciple est la chose la plus simple du monde, c’est comme un sourire, ce n’est rien de plus. Mais avant de pouvoir sourire face à un problème, face à l’agressivité d’autrui, face au blocage, à la méchanceté du monde, combien de temps et d’efforts l’être humain doit faire pour déclencher en lui la compréhension que tout cela n’a pas d’importance.

Être un disciple est la chose la plus simple au monde, pas besoin de recette compliquée, de technique compliquée qui vous rattache par un fil éthérique à ceci, à cela, à tel égrégore, à tel Maître ou je ne sais quoi d’autre. Toutes ces choses forcément ont une utilité, j’en parlerai après, car il faut penser aussi à l’alchimie énergétique. Mais il ne faut pas confondre l’alchimie et l’état de conscience qui est à votre disposition ici, tout de suite et maintenant.

Si l’état vibratoire, soit état alchimique, ne vous est pas disponible ici et tout de suite, l’état de conscience est quelque chose que vous pouvez acquérir n’importe quand, du moment que vous faites l’effort d’être disciple. Je vais aller plus loin dans cette explication.

Lorsque je dis qu’être dans l’état de disciple n’est pas plus compliqué qu’un sourire, c’est une phrase simple et pourtant très compliquée. Cela veut dire que lorsque l’homme a fait tomber beaucoup de barrières, d’illusions, d’égoïsme, et qu’il a acquis une grande compréhension, il commence à soupçonner ce que peuvent être la tolérance et l’amour. À moins de cela, on ne peut pas être disciple.

Un disciple qui n’est pas tolérant, qui n’a pas l’amour, ne peut pas sourire, il ne peut pas être un souffle de liberté, donc il ne peut pas être la paix. La paix n’existe pas dans un esprit ou un état d’âme torturé par les obstacles de la vie, ou si l’individu s’énerve encore pour n’importe quoi, ou s’il est prisonnier d’une multitude de problèmes psychologiques, de traumatismes ou de complexes.

Quoi que je dise, il ne trouvera pas et il ne comprendra pas la paix, au contraire, il va croire que c’est une croix de plus à porter. Il va croire que la paix est de nouveau un sacrifice, et il va vivre la paix dont je parle et que j’essayerai de lui expliquer, comme un sacrifice supplémentaire que la vie et les Dieux lui demandent.

Ce qu’il faut donc avant de parler de la paix, c’est déraciner dans vos esprits tout ce qui vous empêche de communiquer vous-mêmes avec la paix, sans que je sois obligé d’expliquer quoi que ce soit. Par contre, je veux être celui qui déracine tous vos blocages et qui enlève toutes vos illusions, les bêtises, les erreurs, les stupidités, les faussetés, les malices, et ainsi, je n’aurai pas besoin de parler de la vérité. Automatiquement, chez vous, lorsque vous serez dans un état de méditation ou de recueillement, elle s’ouvrira, et vous aurez là, plus que ma parole, vous aurez l’expérience, et vous n’aurez plus besoin de m’écouter. Vous pourrez simplement m’aimer, et me reconnaître.


Donc, comment conquérir la paix ?

Nous avons dit qu’il fallait être observateur, mais que pour pouvoir être observateur il fallait aussi adopter un certain état de disciple. Et une fois qu’on l’a.

Que faire avec l’observation ?

Il faut analyser la situation dans laquelle vous vous trouvez. Ce qui ne veut pas dire que vous devez tout regarder d’une manière froide, et que vous deveniez un mécanisme spirituel, absolument pas. Au début, il faut un petit peu mécaniser la réaction pour qu’elle devienne un automatisme, et lorsqu’elle est installée, elle devient votre nature, et finalement vous ne pouvez plus vivre sans ce réflexe.

Analysez, c’est se munir de l’arme du discernement et regarder ce qu’il y a de juste, de fondé et de réel dans la situation, donc, si vous devez ou non y investir votre énergie, si vous avez ou non le droit légitime d’être en peine, d’être en chagrin, d’être en douleur ou en grande joie, si la situation est une illusion, une erreur et qu’il vous faille retirer tous les investissements en énergie que vous auriez pu y faire, simplement par spontanéité et instinct.

Le premier acte du disciple c’est celui-là, discerner les situations, sinon on n’est pas disciple. Tant qu’on ne sait pas choisir entre l’illusion et la réalité, soit le bien, le mal, comme vous avez l’habitude de le dire, vous ne pouvez pas être disciple, vous ne pouvez même pas soupçonner ce qu’est la paix. Il faut donc une grande pureté.

Le discernement, lorsqu’il permet d’analyser la situation, accorde une pureté à l’esprit. Du fait de cette pureté, l’esprit est aligné avec l’âme, aligné avec son réseau d’énergie cosmique et devient super actif.

Sur son plan physique, l’individu devient efficace, rapide, clair, net, précis, concis, il ne se trompe pas ou peu, du moins par rapport à la majorité des autres êtres humains, et il avance plus droit sur le chemin du retour à la lumière.

Les autres qui ne savent pas encore discerner, se heurtent et se font briser par tous les problèmes. Alors, après quelques jours à l’hôpital, après quelques jours dans le désespoir, dans l’humiliation, bossus, égratignés, ils repartent, mais boiteux.

Et finalement, que voit-on arriver à la porte du temple ?

Ce ne sont plus des hommes complets.

Seigneur !   Par quoi tient-il celui-là ?

Des bandages par-ci, une ficelle par-là, une canne, on dirait plutôt une momie et encore dans quel état. Et le Père lui demande :

« Mais par où es-tu passé mon brave ? Qui t’a mis dans cet état ? »

Et le pauvre bougre ne sait même pas expliquer pourquoi il est dans cet état. Il lui dit :

« C’est la vie que tu m’as donnée. Regarde un peu, depuis que tu as créé la terre et l’incarnation, regarde dans quel état nous arrivons. Si c’est le jeu que tu as inventé, je retire mes billes. »


Que voulez-vous que nous répondions à ce genre de réflexions ?

Il est normal que les individus réagissent de la sorte. Pour nous, l’important n’est pas du tout leurs réflexions ou leurs remarques. L’important est de les mener à une juste estimation des chemins de la vie. Choisissez votre chemin. Il n’est pas besoin de parler de la paix, de la grandeur de l’âme, de la nature des Dieux. Toutes ces choses vous pouvez les approcher vous-mêmes, si vous permettez aux maîtres, aux guides, à l’esprit, de défricher tout ce qui vous empêche de voir clairement et nettement la surface de la terre, et la réalité de la vie. Et cela commence par des choses tout à fait simples.

Les gens s’imaginent, qu’étant donné qu’ils veulent marcher sur le chemin de la spiritualité, qu’ils devront jongler avec des concepts très abstraits, très élevés, faire des sacrifices, et surtout ne plus accepter les aspects de la vie profane.

Mais ça c’est une erreur.

La vie est un grand mouvement comme je l’ai dit mille fois, une grande roue immense qui tourne, et en tournant elle offre tous les autres mouvements issus d’elle. Ce qu’il faut donc connaître, c’est le rythme exact de chacun de ces sous-mouvements et le rythme exact de la roue principale, soit, connaître les lois comme vous les appelez.

Lorsque vous connaissez les rythmes de chaque mouvement, de chaque cycle, plus rien ne vous est inaccessible, la science, la connaissance, l’espace, tout est à disposition. Par contre, créez un autre mouvement à l’intérieur d’un mouvement, vous serez immanquablement déconnectés.

Essayez d’imaginer que vous êtes à l’intérieur d’une grande roue qui tourne, qu’elle a son rythme, sa vitesse. Cela implique donc que vous-même à l’intérieur de cette roue, vous rouliez du même rythme et à la même vitesse, et dans le même sens. Mais l’homme est compliqué, il s’imagine qu’à l’intérieur de la roue, il va pouvoir créer un autre rythme, aller si possible dans le sens inverse.

Que se passe-t-il ?

Il ne fait pas deux pas que déjà il s’écroule. Mais la roue continue son mouvement, et ce n’est plus un homme debout qui est dans la roue, mais un homme couché, qui est pris à l’intérieur d’un tonneau, et cabossé par sa chute. Les hommes, au cours de leur vie, s’imaginent toujours chuter de problèmes en problèmes, de situations difficiles en situations encore plus difficiles, de conflits en d’autres conflits, et ils ont toujours l’impression d’être face à un abîme dans lequel ils sombrent. Si bien, que lorsqu’ils sont un moment sur la plage, ils se demandent :

« Que me réserve demain ?

Dans quel trou vais-je encore tomber ?

Que va me faire celui-ci ?

Que va me dire celui-là ?

Vais-je arriver à la fin du mois ? »


Alors que, si l’homme se tient debout et au centre, il s’aperçoit que le mouvement est un chemin. Il aura forcément des épreuves, les efforts ne lui seront pas épargnés, mais l’entendement des choses ne sera plus le même. Il n’aura plus l’impression de subir les épreuves, la vie, les problèmes, les obstacles, mais au contraire de s’enrichir de leur enseignement et c’est là, la preuve, d’avoir atteint l’état de disciple.

Ne vous demandez pas :

« Quelle tuile va-t-il m’arriver ?

Qu’est-ce que j’ai fait à celui-là pour qu’il me crée tel et tel problème ?

Pourquoi a-t-il dit tel mensonge sur mon compte ? »


Demandez-vous plutôt quel enseignement vous pouvez tirer de la situation.

Lorsque vous êtes dans une situation suspecte, quelqu’un qui fait ou qui dit du mal de vous, n’ayez pas le réflexe de vous défendre, ne soyez pas non plus celui qui se laisse marcher dessus, attention, je n’ai pas dit l’autre extrême, mais avant d’avoir quoi que ce soit comme réaction, interrogez-vous.

Que ferait le Maître dans cette situation, et face à la lumière qui me regarde, quelle preuve dois-je donner des compréhensions que j’ai acquises ?

Dans toutes les situations, il faut essayer de réagir selon la dignité spirituelle. Si cette dignité spirituelle n’est pas encore un réflexe en vous, parce que les traumatismes, les complexes et votre vie passée, vous ont plutôt fait réagir d’une façon profane, eh bien, pendant quelque temps efforcez-vous d’avoir ce recul, observez et demandez-vous :

Est-ce que la situation est illusoire ?

Est-ce qu’elle mérite que j’en souffre ?

Est-ce qu’elle mérite que je m’investisse ?

Est-ce que je dois me retirer ?

Qu’est-elle pour moi ?


Après cette analyse, face à lumière, et sans aucun problème, vous pouvez investir votre énergie. Ce qui compte, c’est que vous aurez analysé la chose. Peu importe que vous ayez analysé la vérité de la chose ou pas. On ne va pas forcément au début, vous demander de conclure sur la vérité, sur la réalité ou l’illusion d’une chose. Car pour avoir le discernement il faut avoir aussi de la connaissance et de l’expérience, et ces choses-là arrivent en étudiant, en vivant tout simplement et en souffrant aussi.

Donc, n’essayez pas d’être parfait tout de suite, en sortant d’ici, ou demain. Entraînez-vous à le devenir et faites l’effort qu’il faut pour cela, déclenchez l’automatisme. Voyant vos efforts, tous les guides qui sont autour de l’humanité et qui veillent chaque âme selon son rayon, prendront en charge votre développement de manière plus précise. Le guide qui est le vôtre et qui n’est pas un guide personnel, mais qui est celui du rayon énergétique auquel vous appartenez, veillera de façon plus précise.

« Celui-là essaie de faire des efforts, il essaie d’élever sa nature inférieure en nature supérieure, il faut pour autant que je l’assiste davantage.

Et pour cela, envoyons-lui davantage d’intuition, ce qui va lui permettre justement un meilleur discernement. Ou bien, mettons-le en présence de telle ou telle personne utile, qui lui apprendra telle ou telle chose, afin de mieux discerner. Allons le promener dans tel ou tel endroit, telle ou telle librairie pour qu’il achète tel ou tel livre, afin qu’il connaisse la sagesse. Mettons-le dans telle épreuve, afin qu’il se dépouille de son illusion, de son traumatisme ou de son complexe, acquis dans l’enfance, afin qu’il puisse devenir chaque fois plus parfait. »


Peu importe en fait ce que vous êtes à l’heure actuelle.

Donc, avant d’essayer d’être parfait, il faut d’abord essayer d’être un enfant. Et c’est ce que vous a recommandé Jésus lorsqu’il a dit :

« Redevenez simples comme des enfants. »

Et redevenir comme un enfant, c’est se libérer de tout ce qui empêche de connaître cette paix.

Regardez un nouveau-né. Il est vierge, il n’a pas de trace de traumatisme, son karma n’est pas encore descendu sur lui, son thème astrologique, donc les énergies de sa personnalité et de son âme ne sont pas encore en jeu, car c’est dans l’adolescence que tout cela se réveille.

Un enfant jusqu’à dix, douze ans, est aussi vierge que l’esprit de Dieu peut l’être. Il est ouvert, simple, il ne ressent aucun manque, il ne ressent ni la méchanceté, ni l’amour des gens, pour lui, tout est amour. Il ne peut pas imaginer que la vie, que ses parents, les gens qui l’entourent, soit autre chose qu’une relation d’amour. Toute sa nature est d’aimer, et c’est pour cela aussi qu’il a autant besoin d’amour et de caresses. C’est cette conviction-là qu’il vous faut retrouver.

Ce qui ne veut pas dire qu’à la manière de l’enfant vous devez aussi retrouver la naïveté, et l’inconscience. La science de l’adulte, avec l’esprit de l’enfant, permet de devenir le disciple parfait, permet de connaître la paix et tous les autres attributs de l’univers et de votre âme.

Si vous venez avec une conscience boursouflée de problèmes, de traumatismes, de complexes, d’insuffisance, d’orgueil, d’égoïsme, de besoins, d’envies et de je ne sais quoi d’autres encore, comment voulez-vous que votre conscience puisse connaître un état de béatitude. Impossible.

Imaginez qu’au pire moment de ses crises de chagrin, au plus profond d’une dépression, du sentiment d’abandon, je demande à quelqu’un :

« Sois convaincu que tu es Dieu. »

Il va me regarder avec de grands yeux vides et va me dire :

« Mais grand frère, tu me prends pour un imbécile, tu me dis n’importe quoi. Regarde dans quel état je suis, comment veux-tu que je croie en ta parole. »

Et il aura raison. Donc, si je suis un frère un peu sensé, il faut d’abord que je le console, que je le nettoie, que je l’habille de blanc, que je le nourrisse, que je le réchauffe, et lorsqu’il est calmé :

« Regarde maintenant tu es un Dieu. »

Il se retourne, il se voit dans la glace et il ne doute plus.


Pour tous ceux qui veulent participer au mouvement qui veut à l’heure actuelle répandre la vérité ou plutôt claironner un appel, ayez souci d’éclaircir les gens sur leurs problèmes, de leur permettre d’en sortir, et après, vous pourrez parler des choses et des essences divines. Avant cela, ça ne sert à rien.

Si vous ne mettez pas les roues à une voiture, vous pouvez essayer le démarreur tant que vous voulez, vous pouvez même mimer d’être sur la route, mais rien ne va se passer. Par contre, mettez les quatre roues, et vous verrez que vous allez partir.

Ce qu’il faut donc, c’est régler vos problèmes. Parler de la paix ou imaginer la paix est une chose vaine, c’est bon pour ceux qui sont dans les cirques.

« Regardez le beau ballon rouge, regardez la belle étoile, il faut grimper jusqu’au ciel pour l’attraper. »

Mais le pauvre qui n’a que ses jambes pour marcher, et marcher sur terre et non pas dans le ciel.

Comment voulez-vous qu’il l’atteigne ?

Eh bien, apprenez-lui à se construire des ailes, et là il pourra atteindre l’étoile.

Comment se construit-on des ailes ?

En suivant la parole des sages, celle qui a été dite depuis l’éternité, le début des temps.

Et que vous répètent inlassablement les sages avec passion et sacrifice ?

« Aimez-vous les uns les autres, aidez-vous les uns les autres, soyez tolérants, ne dites pas de mal les uns des autres, n’abusez pas non plus de la charité des autres, soyez justes, sachez discerner, retrouvez la dignité, respectez-vous vous-mêmes et respectez les autres. »


Lorsque vous saurez vivre et conduire votre vie terrestre aussi noblement que cela, la vie du ciel viendra vers vous. Vous voulez entrer dans la vie du ciel sans savoir mener votre vie terrestre.

Comment peut-on atteindre le ciel, si on n’a pas su maîtriser la terre ?

Impossible !

C’est un peu comme si vous demandiez à un avion de décoller sans les ailes, sans carburant et sans pilote.

Est-ce que la taupe a des ailes ?

Est-ce que l’escargot a des ailes ?

Non, par contre l’aigle a des ailes oui, et aussi l’oiseau, alors il faut commencer par devenir papillon.

Qu’importe ce que vous êtes aujourd’hui, que vous soyez vilains, vicieux, méchants, agressifs, hypocrites. Peu importe, vous n’êtes jamais aussi mauvais que ce que vous croyez, cela, je peux vous l’affirmer. L’important est la détermination, quel que soit votre problème. Essayer de le comprendre et de le sublimer.

Je ne dis pas de juguler votre problème, de l’enfoncer, de l’enfermer, de le faire taire, parce qu’un jour ou l’autre il essayera de ressortir, et finalement il vous aura, et mille fois plus fort qu’auparavant. C’est comme cela que se déclenchent les dépressions. Il ne faut pas faire comme les autruches, se mettre la tête dans la terre et se dire : non, non je ne veux pas voir le problème, je ne l’ai pas, je ne le vois pas. Au contraire, il faut bien le voir et s’en rendre compte.

Je ne dis pas d’entrer dedans à la manière des psychanalystes, mais d’en avoir une conscience aiguë. Ça oui, et peu de gens ont une conscience aiguë de leurs problèmes, parce qu’ils ne sont qu’un réflexe, ils sont toujours en réaction. Ils ne cherchent pas à savoir pourquoi ils ont réagi, pourquoi, à telle parole d’un ami, ils ont eu mal. Ils ne comprennent pas. Tout ce qu’ils savent, tout ce qu’ils sentent, tout ce qu’ils ont compris, c’est qu’ils ont eu mal, et ils s’arrêtent là, et continuent à souffrir. Si bien que l’ami devient un ennemi et la haine s’installe.

Donc, pour ne pas vous faire d’ennemis, analysez pourquoi vous réagissez de telle ou telle manière à certaines réflexions, en certaines circonstances. Ne vous accusez pas, regardez-vous, et n’oubliez pas que vous devez observer sans juger. Considérez-vous simplement et analysez :

« Voyons, dans telle circonstance j’ai agi comme si je me sentais inférieur. La présence de telle ou telle personne, leurs paroles ou quoi que ce soit d’autre, m’a fait comprendre que j’étais peu de chose, ou bien j’avais l’impression d’être mis à part, de ne pas avoir droit à la vie, de ne pas avoir le droit d’être, et j’ai souffert. »


Ne tirez pas à partir de cela la conclusion que vous êtes orgueilleux. Constatez simplement le fait, essayez de vous libérer du fait, et la prochaine fois, quand vous vous retrouverez dans la même circonstance qui a déclenché en vous une souffrance, ou une réaction d’humiliation, ou n’importe quoi d’autre, ne réfléchissez plus, n’essayez pas de combattre, ne vous forcez pas à sourire ou à vous dépasser au nom de la lumière.

Lâchez tout !

Dieu vous regarde et vous aime tel que vous êtes. Ce qui compte pour lui c’est l’effort que vous allez faire, et pas le plastron blanc que vous allez essayer de mettre sur la crasse qui est sur votre poitrine. Donc ne vous forcez pas à être spirituel, à être lumineux, au contraire, soyez vous-même et lâchez, lâchez.

Vous sentez la souffrance revenir, l’humiliation revenir, fermez les yeux, asseyez-vous quelque part et lâchez tout. Lâchez les bras, lâchez votre esprit, lâchez l’intérêt que vous portez à la chose, et dites-vous :

« Grand Dieu, je fais le sacrifice. »

Imaginez que vous menez votre humiliation, ou votre complexe sur un autel, et que vous le sacrifiez, comme autrefois on sacrifiait le bélier. Sacrifiez cette énergie négative et inférieure sur l’autel de l’élévation spirituelle. Si vous essayez de la caser dans un petit coin pour qu’elle ne fasse pas trop de bruit, ça ne marche pas, mais asseyez-vous dans un coin et lâchez tout, cela oui, ça marche. Simplement parce que la réalité énergétique est telle, que lorsqu’une énergie n’est pas nourrie elle meurt, comme une plante qui n’est pas arrosée, sèche.

Donc si vous lâchez cette énergie qui suscite cette émotion, qui se manifeste par tel ou tel complexe ou traumatisme, si vous lâchez cette énergie, elle n’a plus de carburant pour se perpétuer, elle ne peut plus puiser dans votre astral, dans votre système nerveux, vos glandes ou votre mental. Et au bout de quelques essais, elle va finir par se trouver toute seule, avec son seul réseau d’énergie, et étant une énergie basse et inférieure elle n’a pas beaucoup de réserves, alors elle meurt.

Ce que je vous propose donc, ce n’est pas une ascèse, ce n’est pas un effort à faire sur vous-même, un contrôle, c’est tout simplement une petite ruse alchimique. Il faut lâcher, lâcher les intérêts stupides. Si vous vous cramponnez toujours à tous ces intérêts de la vie telle que vous la connaissez et que vous l’imaginez à votre niveau à l’heure actuelle, vous ne pourrez jamais voir la lumière. Mais si vous lâchez tout, vous aurez l’impression bien sûr dans les premiers temps de tomber, de tomber et de ne plus avoir en fait de références, de sol sous les pieds, ni même d’instruments pouvant guider votre vol, et vous aurez l’impression de tomber nulle part, et quelquefois cela peut faire peur, mais la liberté est à ce prix.

Lorsque vous partez pour la première fois de chez vos parents.

Est-ce que vous savez exactement de quoi vous allez vous nourrir le lendemain ?

Si vous aurez une belle maison ?

Si vous aurez tout le confort ?

Si vous trouverez compagne ou compagnon ou si vous allez mourir ?


Non

Tout ce que vous savez, c’est que vous partez dans un grand élan de liberté, avec une envie immense de construire, et de vous trouver vous-même. Il en est de même dans cet élan spirituel dont je parle, lâcher, et attendre un petit peu qu’au cours de la chute les ailes poussent. Tant qu’on ne lâche pas, les ailes ne poussent pas, parce que les pieds sont trop occupés à marcher sur la terre, et que toute l’énergie descend dans les pieds pour faire fonctionner la marche, au lieu de faire naître des ailes.

Si vous utilisez l’énergie de votre âme pour nourrir les désirs, les passions, les chagrins, les souffrances, les tortures, c’est tout autant d’énergie que vous n’aurez pas pour construire votre spiritualité, pour construire le pont qui vous permet de contempler la paix dont on parle. Il n’y a pas trente-six millions de réservoirs d’énergie. Il n’y en a qu’un avec une seule énergie, c’est celle de votre âme. Alors quand on a un seul réseau d’énergie, on ne l’emploie pas pour faire n’importe quoi. Il faut être vigilant, et investir cette énergie-là où il est adéquat de l’investir, pour le bien de votre âme. Sinon, l’âme n’a pas sa nourriture, ne connaît pas son chemin, et ne peut pas accomplir sa destinée.

Il y a dans le monde des milliers de gens qui essayent d’être et qui n’y arrivent pas. Quelle n’est pas la secrétaire qui pleure en rentrant chez elle le soir, parce que tel ou telle collègue de bureau lui a fait remarquer qu’elle était laide, lente ou pas efficace.

Combien de haine comme cela, il y a à l’intérieur de vos communautés de travail, que vous appelez usine ou entreprise, et qui déclenchent de véritable drame intérieur. Tout cela parce que l’individu accorde à quelqu’un qui n’est pas plus avancé que lui, le droit de le détruire.

Comme je l’ai déjà dit mille fois, mais je vous le répète :

Pourquoi donnez-vous aux autres le droit de vous détruire ?

Pourquoi accorder aux autres ce pouvoir ?

Certes ce n’est pas facile d’endurer l’ambition, l’égoïsme, l’intolérance des autres, c’est vrai, je vous l’accorde, et il est temps que cela change.

Mais si cette stupidité existe pourquoi lui donnez-vous le pouvoir de vous détruire ?

Quelle folie vous conduit à réagir de la sorte ?


Reprenez vos esprits et donnez le pouvoir à celui qui en est digne. Donnez le pouvoir de vous influencer à celui qui peut dignement vous guider, pas à un autre. Quelqu’un vous humilie, vous fait comprendre que vous êtes trop petit, pas beau, raccourci, laid ou je ne sais quoi d’autre, eh bien, souriez, et si vous êtes vraiment petit, raccourci et laid, dites-lui :

« Eh bien oui c’est vrai et après ? »

Et éclatez de rire !


Votre rire sera pour lui une grande énigme, peut-être la plus grande de sa vie, et sans vous l’avouer il va réfléchir à la chose, et il va se demander :

« Mais pourquoi a-t-il ri ? »

Car invisiblement un individu est parfois sensible aux leçons que donnent ses autres frères. Il ne l’avoue pas, cela reste invisible, car son orgueil l’empêche de l’avouer. Lui qui veut à tous écraser, être le premier, être le plus beau.

Comment peut-il imaginer être instruit par celui qu’il essaie d’écraser ?

Impossible d’avouer.

Mais ne faites pas de cette vérité-là une force pour vous-même. Ne vous emparez d’aucune force, sinon de celle de la lumière. Ne vous dites pas :

« Il s’est moqué de moi, mais j’ai le discernement spirituel, j’ai la connaissance, je vais rire, je suis donc le plus fort et le plus intelligent. »

Erreur

Si vous agissez de la sorte, l’erreur est encore plus grande que si vous souffrez de l’insulte, c’est mettre un emplâtre sur une jambe de bois. Ce qui fait que le jour où vous perdrez la volonté, le courage de sourire, vous allez vous écrouler, et pleurer, pleurer pour toutes les fois où, en fait, vous aurez été humiliés et que votre conscience, votre mémoire, n’aura pas effacé la chose.

Il ne faut donc pas se jouer une comédie en spiritualité, car très vite le revers de la médaille vient et nous défigure encore plus fort. La spiritualité c’est l’authenticité, la vérité, et si votre comportement ne s’aligne pas dans la réalité, cette réalité vous tue, vous écroule, pour vous faire retrouver un terrain plus réel, pour vous sauver. Alors la petite poudre que l’on s’était mise sur le bout du nez :

« C’est moi le plus beau, c’est moi le plus intelligent, parce que j’ai contrôlé ma réaction d’infériorité. »

S’écroule.

Ce qu’il faut donc, c’est être sincère envers soi-même, et ne pas se jouer de comédie, ne pas se construire un personnage, ne pas se construire une force, mais utiliser la force qui existe, celle dont j’ai parlé tout à l’heure. Elle se manifeste d’abord par le détachement. Lâchez.

Votre mari vous humilie, votre femme vous ridiculise, vous en souffrez profondément, vous pensez même au suicide. Je vous comprends et je veux vous consoler, mais avant, vous pouvez réagir et tout de suite, lâchez. Qu’importe qu’un être maladroit vous croie ridicule, qu’il se soit diverti pendant des années à vous faire sentir ce ridicule, et à s’amuser de votre souffrance.

Lâchez tout !

Est-ce que vous rentrez dans le jeu des enfants, quand ils veulent jouer à cache-cache ?

Non

Quand un enfant saccage la maison sous prétexte de jouer aux cow-boys et aux indiens, est-ce que vous rentrez dans le jeu et est-ce que vous acceptez cette souillure ?

Non

Vous dirigez l’enfant, vous ne lui permettez pas de mettre à sac la maison, de jouer certes, mais en respectant l’ordre des choses.

Faites de même avec votre entourage. Ne rentrez pas dans le jeu malsain de leur maladresse, de leur ignorance, de leur intolérance, de leur impuissance aussi. Pour trouver votre liberté, il faut couper toutes les dépendances que vous avez les uns envers les autres. Être dépendant de quelqu’un, ce n’est pas forcément avoir besoin de la personne pour faire telle ou telle chose, c’est être le sujet de cette personne, de la subir.

Pour être libre il faut donc couper tous ces liens qui vous empêchent de monter comme une montgolfière vers le ciel. Tant qu’elle est attachée, elle ne monte pas.

Comment votre âme peut-elle rejoindre ses sphères, son plan, tant qu’elle est amarrée à ces souffrances-là, à ces illusions-là ?

Impossible !

Même si vous aviez la grandeur des anges, tant que vous consentez à plier le dos et à subir les autres, vous ne pourrez déployer vos ailes.


Que font les hommes ?

Le jour où ils en ont vraiment assez, ils deviennent à leur tour agressif, et commencent à frapper, à faire comme les autres font, et les rapports entre les humains deviennent alors des rapports de puissance, c’est à celui qui va écraser l’autre, le plus ridiculiser l’autre.

Erreur

Lorsque quelqu’un face à toi utilise une force inférieure, n’utilise pas une force inférieure en retour. Utilise la force supérieure, celle de ton âme, de ta lumière, la force de ton discernement qui va te dire :

« Cet homme essaye de te ridiculiser, mais tu ne vas pas jouer son jeu, il n’y a aucune raison pour que tu t’abaisses à jouer ce personnage-là. »


Vous savez sauvegarder votre argent, mais savez-vous sauvegarder votre âme ?

Je vous le demande ?

Vous courez aux caisses d’épargne pour surveiller le cours de la bourse, ou ce que sera votre argent demain, mais dans la vie, et auprès des gens.

Est-ce que vous vous souciez de l’investissement de votre âme ?

Non

La seule valeur que vous connaissez, c’est celle trop matérielle de votre argent, du plaisir, des jouissances, de la puissance temporelle.

Pensez à économiser les énergies de votre âme, mettez-la dans une bonne caisse d’épargne et je vous donne une bonne adresse : celle de Dieu, celle du maître. Et là vous saurez qu’il y a des intérêts, très avantageux. En fait les seuls qui soient au monde, car sitôt que vous placez une énergie, vous en avez mille qui vous reviennent.

Et alors vous allez me dire :

« C’est très intéressant, je place mon énergie tout de suite !  Mais c’est vraiment mille ? »

Je dis mille, parce que c’est la monnaie qu’utilisent les Dieux, ils ne sont pas regardants, ils sont l’abondance même. Alors quand un être humain fait un effort, quand il essaye un petit peu de se prendre en main, de devenir indépendant face à ce jeu malsain du monde et des autres, automatiquement toute la confiance des guides, des maîtres se concentrent sur cet individu et ils essayent de l’enrichir, de l’enrichir, comme un jardinier entoure de soins une fleur prometteuse.

Il lui donne de l’eau en quantité, du soleil, et ainsi la fleur peut être belle, mais il arrache celle qui fait grise mine ou est pleine de mauvaise volonté. Donc il faut être vigilant. Pour être vigilant, il faut un peu connaître la vie. Il faut donc que vous vous instruisiez un petit peu sur ce que sont les lois, et quand je parle de lois, je ne parle pas de dogme sévère auquel l’homme doit obéir, je l’ai déjà expliqué mais je vais le dire à nouveau pour vous.


Pour nous le terme de lois n’existe pas en vérité

Rien ne peut exister de manière dogmatique, sectaire, sévère, et inflexible, dans l’univers tout est épanouissement, tout est mouvement, liberté et expansion. Pour que ce mouvement, cette liberté ou cette expansion ait lieu, il y a la grande loi de l’équilibre. C’est ce que vous appelez véritablement la loi avec son concept rigide. Réfléchissez bien, sur ce mot-là, équilibre, et essayez d’entrer dans ce mot et dans son concept. Essayez d’imaginer les deux plateaux d’une balance, et de sentir ce qu’est l’équilibre. Si vous arrivez à ressentir parfaitement ce concept, vous allez comprendre où se trouve la paix, et qu’elle est sa nature.

C’est dans cet équilibre qu’est déclenchée l’harmonie, et c’est dans cette harmonie que la vie a lieu, que l’homme trouve sa puissance, et Dieu son rayonnement. S’il n’y avait pas l’équilibre, Dieu lui-même ne serait pas, l’univers n’existerait pas, rien ne serait. Tout est issu de l’équilibre.


Pourquoi cet équilibre ?  Pourquoi cette nécessité ?

Lorsque chaque chose se trouve dans un rapport équilibré, donc dans une égalité, il y a création du milieu. De la même manière, sans le père et la mère il n’y a pas création de l’enfant. Entre le bien et le mal, très schématiquement comme vous l’imaginez, la chose intéressante n’est pas l’existence de ces deux extrémités, c’est l’existence du neutre. Entre le chaos et la perfection, la chose intéressante n’est pas l’existence de ces deux extrêmes, mais l’existence du neutre, de la vie, la vie avec sa beauté, son mouvement, son expansion.

Il ne faut jamais être dans les extrêmes, que ce soit du chaos, ou de la perfection, car, les cycles étant ce qu’ils sont, de la perfection vous êtes ramenés au chaos.

Regardez, votre vie en est une démonstration. Un jour vous êtes heureux, c’est la perfection. Vous êtes amoureux, un grand feu envahit votre corps, votre cœur, votre esprit, tout vous paraît beau, vous êtes sensibles au chant de l’oiseau, à un parfum dans la rue, au ruissellement des eaux, tout vous paraît magnifique, et idyllique, et soudainement, le lendemain, rien ne va plus, c’est l’autre extrême.

Vous avez connu un jour la perfection, et le lendemain vous connaissez le chaos, le chagrin, la disgrâce, la dépression, la déprime. Donc, ce qu’il est intéressant à trouver, c’est le milieu, la voie qui existe et qui naît de ces deux extrêmes. C’est cela votre destinée. Ce n’est pas connaître la joie et connaître le malheur. Devenir très riche en faisant un beau mariage, en ayant de belles voitures, en allant sur la lune, ce n’est pas connaître le bonheur. C’est un extrême, mais la joie ce n’est pas cela. La vie ce n’est pas non plus être malheureux, humilié, torturé. Alors mettons de l’ordre.


Qu’est-ce que la joie véritable ?

La joie véritable est la complicité que vous devez construire jour après jour avec votre plan cosmique de naissance. C’est la complicité que vous devez créer avec le réseau énergétique de votre âme, qui vous envoie tout ce qu’il vous faut d’après les lois du ciel. Lorsque nous entendons les revendications humaines, de certains disciples, on entend :

« Il me faut une voiture, il me faut un avion, il me faut un stade, il me faut des chaussures en cuir, il me faut du saumon chaque fois que j’invite mes beaux-parents, je voudrais bien un vison pour le prochain hiver. »

On entend toutes ces revendications qui ne sont pas de véritables réclamations.

La vie qu’imagine Dieu pour les hommes, n’est pas la vie qu’imaginent les hommes plongés dans leur système social. C’est là tout le drame entre Dieu et les hommes. C’est là toute la déconnexion, le malentendu. Ce que Dieu imagine être bon et utile pour les hommes, n’est pas nécessairement ce que l’homme imagine être bon pour lui. Alors forcément, c’est comme deux êtres humains qui se téléphonent et qui ne sont pas branchés sur la même ligne, ils n’arrivent pas à s’entendre.


Alors, qu’est-il nécessaire à l’homme, pour vivre sa vie et pour avoir sa dignité d’homme ?

Dieu est peut-être alchimiste certes, mais il n’est pas banquier. Dieu est un pourvoyeur, et il répond aux nécessités, il ne répond pas aux rêveries et aux spéculations de l’homme. Et quand il voit son fils dans le grand besoin de nourriture par exemple, il ne va pas matérialiser des poulets, des jambons, du pain, il va faire en sorte que cet homme puisse gagner son pain, et donc puisse trouver du travail.

Si Dieu est un père plein d’abondance, il est aussi un éducateur, et il ne peut pas faire autrement que ce que font les lois qui sont sorties de lui.


Que sont les lois du cosmos ?

Elles sont résonances, donc, on ne peut rien obtenir qu’on ne mérite pas. Et un homme mérite sa nourriture quand il fait l’effort de la gagner. Je ne dirais pas que c’est froidement la loi, mais dans le cosmos tout est travail et tout est salaire, pour que tout soit vie.

Pouvez-vous comprendre cette notion, pour que tout soit vie ?

Si les anges n’avaient pas de salaire, ils ne construiraient pas, non pas qu’ils n’avancent qu’avec la carotte, mais parce que tout effort dégage une énergie, et que cette énergie est la nourriture même que l’individu attend.

Quand un ange fait l’effort de construire un astre, veiller à l’élaboration des germes, des minéraux, ou quoi que ce soit d’autre, il déclenche un effort. Cet effort devient une roue qui tourne et qui aspire de l’énergie, et cette énergie aspirée devient la nourriture de l’ange. Ce qui fait qu’il a salaire pour son travail. Il en est de même pour l’homme.

Sur un plan physique, quand vous produisez des actes, vous enclenchez une énergie, et ces actes vont pouvoir être négociables. Donc, le déclenchement de votre énergie va en amener une autre qui est l’argent, et ainsi, vous déclenchez votre salaire. Forcément le rapport d’énergie est plus lourd car là il s’agit d’argent par exemple, alors que pour les anges il s’agit seulement de prana et d’énergie cosmique.

Étant donné que vous êtes sur un plan physique et social en plus, n’oublions pas ce plan-là, le plan social, il faut donc comprendre chaque chose à son niveau. Soyez donc plein de fierté quand vous recevez ne serait-ce qu’un franc, si ce franc est gagné, ou que ce soit de la nourriture. Il est vrai, qu’avec ce franc-là, vous n’allez pas pouvoir acheter ce qu’il vous fait envie dans telle ou telle vitrine, parce que c’est la mode, mais peu importe, ces choses-là ne durent pas.

Si demain tout s’écroule, si demain les commerces n’existent plus, les lieux de réjouissance non plus, que sera votre vie ?

Vous devez pouvoir continuer à vivre sans tout cela. Alors commencez dès maintenant. En vivant comme si ces choses n’existaient que peu ou pas, vous êtes plus près de la vie véritable et ainsi, quoi qu’il se passe à l’extérieur, vous ne risquez rien. Si demain il n’y a plus de pâtissier, vous pourrez malgré tout être heureux. Si demain les grands couturiers n’existaient plus, vous ne serez pas tristes d’être habillés avec une simple tunique.

Qu’importe !

Car ce n’est pas ça l’important, et quand je vous en parle maintenant, vous concluez comme moi que la chose n’est pas essentielle, mais dès que vous êtes dehors, dans la rue, chez vous face à votre garde-robe, ou au regard des autres, dites-moi, soutenez-moi encore que ce n’est pas important. C’est important pour vous. Travaillez votre authenticité.

Que les mots que je prononce ne provoquent pas une conclusion trop rapide :

« Oui, c’est certain. »

Et dès que vous êtes dans la vie, dans son mouvement, vous oubliez et vous redevenez esclaves des mêmes chimères vieilles et idiotes.

Que votre tempérament soit constant, ça aussi c’est une qualité spirituelle, la constance. La constance c’est la voile du bateau. Sans voile, vous allez ramer, ramer autant que vous le pouvez, autant que votre force et votre exaltation vous le permettent.

Pendant un jour, deux jours, je rame pour Dieu, je rame pour le Christ, je rame pour Kuthumi, c’est merveilleux, c’est magnifique. Le premier jour pas de problème.

Le deuxième jour je rame pour Dieu, je rame pour le Christ, je rame pour Kuthumi, que c’est fatigant.

Le troisième jour, je ne rame plus pour Dieu, ni pour Kuthumi, j’abandonne.

C’est cela, l’être humain. Il part exalté, en ramant certes, il oublie tout ce qui lui manque, tout ce qui l’attache, mais ce qui est le plus drôle, c’est de voir ceux qui ont oublié d’enlever la corde qui les retient au quai. Ce n’est pas triste.

Peu importe ce qui vous manque, partez avec un petit bateau à rames, le gouvernail est faible, la voile n’est pas très belle, qu’importe, du moment que vous avez un minimum de tout cela.

Et qui n’a pas ce minimum ?

Personne

Sinon vous ne seriez pas vivants. Il est dit que Dieu vous a créé à son image, donc en vous existe la racine de toutes ces choses dont je parle. L’important est donc de partir en les éveillant un tout petit peu comme je vous ai dit tout à l’heure. On lâche les choses inutiles, on essaie d’obtenir un peu d’instruction par les livres, par le conseil de gens très avisés, par les guides, et on essaie de mettre en pratique. On fait un peu d’alchimie, par les méditations, le travail avec les énergies, et on se lance.

Le petit bateau qui vogue doucement sur la mer se fait secouer, mais pas longtemps.

Et si tu as le discernement, tu as la boussole.

Si tu as la foi, tu as le regard qui peut suivre les étoiles, donc tu sais où tu vas. Si tu as la force, tu vas pouvoir avec tes bras ramer et tu sais que tu peux y arriver.

Au fur et à mesure que tu t’efforces et que tu avances sur le territoire de la mer, tu t’aperçois que l’eau devient de plus en plus calme. En fait l’eau n’est agitée qu’au bord du monde et pas au cœur du monde. C’est dans les extrémités qu’il y a le chaos, qu’il y a les grandes vagues et la falaise, mais au cœur du monde l’eau est plate comme un grand miroir. Et au moment où tu te trouves le plus parfaitement aligné, tu es aspiré et tu es transporté dans la nef céleste.

Peu importe que tu sois parti sur un rafiot, sur un radeau, tu arriveras sur un grand galion, je te l’affirme. Peu importe donc qui tu es, ce que sont tes problèmes, ce qu’est ta laideur, ton épaisseur, je ne la vois pas. Je suis trop heureux de voir ton âme et de lui parler, pour m’arrêter à ton écorce, à ta personne. Ce qui compte, c’est que tu te lèves, c’est que ton âme soit debout sur tes jambes, qu’elle monte sur ton bateau, hisse la voile et parte, et quoi qu’il y ait, tempête ou mer d’huile, tu continues.

Un être avec ce genre de conviction, même s’il y a la tempête ne chavirera pas. Les autres, vous les verrez chavirer, et c’est ce qui se passe dans la vie. Combien de gens sont sur le chemin spirituel, finissent malgré tout dans les dépressions et confient à leurs amis :

« Je crois à toutes ces choses, je voudrais tellement y croire encore plus, mais que veux-tu la vie me réserve tellement d’ennuis. Je voudrais bien être tolérant mais les gens sont toujours en train de m’abuser, de me violenter, de se moquer. Je voudrais bien être amour mais je n’y arrive pas, je n’ai pas la patience, et je voudrais être aimé. »


Tous vos manques nous les connaissons, toutes vos souffrances nous les connaissons, tout ce dont vous avez besoin nous le savons. Dans la mesure de nos moyens et dans nos interventions, nos efforts essaient de vous combler. Chaque fois donc, ce que nous allons vous donner ne va pas continuer à vous enfermer dans l’illusion, et c’est là, où vous et moi on ne s’entend pas. C’est parce que les disciples qui prient les guides, demandent la facilité, la lumière, un service à exécuter, le pouvoir même, ne serait-ce qu’au nom de la guérison, ou de l’élévation spirituelle.

Oui, ils demandent toutes ces puissances, ils demandent toutes ces facilités. Si on les leur accordait, dans la plupart des cas, cela les entraînerait dans une illusion encore plus grande, dans un orgueil encore plus démentiel.

Donc, où serait l’utilité de notre intervention ?

Elle n’est pas dans tout ce dont nous pourrions vous combler, mais dans tout ce que nous pouvons vous arracher. Arracher est notre métier. Nous ne sommes pas des semeurs, nous sommes des arracheurs.

Si on veut que l’unique semeur puisse faire pousser sa graine, il faut que nous arrachions. Nous ne sommes pas fous au point de croire que nous sommes le semeur. Le Christ est le seul. Notre humble travail est donc de préparer son terrain, sa terre, sa terre sacrée. Vous êtes sa terre où il pourra construire sa Jérusalem. Quand il a dit qu’il viendrait bâtir la cité céleste il n’a pas parlé d’un lieu sur la terre. La cité dont il parle doit se bâtir dans chacun de vos cœurs.

C’est-à-dire que chaque âme, sur cette planète, qui vit l’expérience terrestre, représentera une brique de la cité céleste, et ainsi chacun a la lourde et difficile responsabilité de porter la cité.

Alors demain, quand vous serez dans votre vie quotidienne, votre vie profane, et que vous vous sentirez happés par les réactions citées tout à l’heure, les traumatismes etc., déclenchez en vous cette motivation sublime qui vous donne l’énergie.

Rappelez-vous que vous avez la responsabilité de la cité, et que vous devez être propres, solides, bien droits. Vous êtes le mur, la porte, la fenêtre, le trône du roi de la cité. Dieu n’a pas d’autres matériaux, que vous, pour construire. Il ne peut pas construire avec des bouts du bois, des roches, des diamants, ou quoi que ce soit, cela n’a pas la conscience suffisante. Les seules entités qui peuvent habiter ces éléments-là, sont justement les éléments de la nature, et l’élément de la nature n’est pas Dieu.

Vous ne verrez jamais Dieu dans une roche, dans un minéral. Une énergie oui, une entité oui, mais l’esprit le rayonnement de Dieu non. Par contre, l’esprit, la force, la puissance, la lumière, le feu de Dieu tout cela vous pouvez le voir dans l’âme d’un de ses fils, dans votre âme. Donc sa cité, qui est semblable à lui et qui est son trône, sera bâtie par vos âmes, une à une, et l’une près de l’autre.

C’est pour cela qu’il est si important que l’humanité se développe un peu, découvre une certaine cohésion et fraternité pour ainsi construire la cité. Car sans cela, il n’y aura rien, parce que Dieu n’a pas envie de se bâtir un royaume qui s’appelle Shamballa, qui soit dans le désert du Gobi en Himalaya.

Si l’esprit fantastique du cosmos a créé la vie, c’est bien pour qu’elle soit embrassée, et vous-mêmes qui êtes plongés dans cette vie en ce mouvement, vous ne pourrez supporter de la vivre que si vous embrassez la vie, et c’est pour cela que tout est porté pour la jouissance, pour le plaisir, le bonheur, la joie, le profit, parce que vous avez besoin d’embrasser la vie, d’embrasser sa richesse, sa chaleur, sa générosité, ses fruits, ses femmes, ses hommes.

De la même manière que vous vous jetez à corps perdu dans la vie, Dieu aussi, et lorsque deux éléments commencent ce cheminement, un jour ils se rencontrent, et quand ils se rencontrent, c’est la création de la cité. Dieu retrouve ses hommes, ses enfants, ses formes, parce qu’en vérité vous n’êtes que les formes de Dieu pas autre chose. En vérité, vous n’êtes pas différents de Dieu, vous n’êtes pas loin de lui, vous n’êtes que la forme de Dieu, vous êtes Dieu se cherchant lui-même, vous êtes Dieu tel qu’il est au ciel cherchant sa réalité, et c’est pour cela que vous passez par les épreuves. Parce qu’au fur et à mesure que vous êtes purifiés, vous vous découvrez.

Les autres règnes de la création ne sont pas de cette nature et n’ont pas d’épreuves, parce qu’ils ne sont pas dignes d’être éprouvés étant donné qu’ils n’ont rien à découvrir et rien de spirituel à conquérir, car ils ne sont pas la conscience de Dieu. Ils sont autre chose, un de ses rayons, une de ses énergies, mais pas sa conscience.

Vous comprenez, Dieu a été placé face à une énigme, étant donné qu’il est le seul être de l’univers et le début de chaque chose. C’est pour cela que tout ce qui existe, notamment le règne humain, c’est Dieu, soit la conscience cosmique et c’est pour cela que je vous affirme que vous n’êtes rien, sinon Dieu dans une de ses formes. Je voudrais que cette vérité entre dans vos esprits pour que vous cessiez de vous considérer comme étant Pierre, Paul, ou Jacques, Martin, Geneviève, Évelyne, chacun avec son complexe, son petit boulet de traumatisme, son clou de terreur, et je ne sais quoi d’autre.


En vérité, qui êtes-vous ?

Vous allez me dire :

« Je suis un tel, d’après mon état civil. »

Ou bien, si vous êtes plus malin, vous allez me dire :

« Je suis une âme. »

Et pour celui qui est vraiment intelligent, il va me dire :

« Je ne sais pas. »


À tous ceux qui vont me donner une réponse, je ne pourrai pas leur parler, parce que leur esprit est plein de certitudes, mais à celui qui, avec la naïveté de l’enfant, mais aussi avec l’authenticité de la voix de son âme, me dira :

« Mais je ne sais pas. »

Et à celui-là, je vais pouvoir répondre.


Dans la vie beaucoup de personnes pourraient changer complètement, mais dès qu’il se passe quelque chose, elles réagissent comme si elles savaient, au lieu d’accepter d’être instruites, au lieu d’accepter de laisser un moment la chose, et courir chercher un conseil pour savoir comment il faut faire, et avec quel matériel. Les gens réagissent toujours de cette manière.

C’est pour cela que l’épreuve doit toujours venir, revenir, se représenter, avant qu’ils comprennent qu’ils ne doivent pas réagir, mais réfléchir. Dans le moment suspendu où ils ne sont pas comme des animaux en train de réagir bêtement avec tous leurs instincts, leur intelligence adaptée au monde physique, il leur vient une illumination, une intuition, un réflexe juste et efficace, et ils s’étonnent et ils se disent :

« C’est moi qui ai dit ça, c’est moi qui ai fait ça. Alors là, j’ai eu de la chance. »

Elle a bon dos la chance. Ce n’est pas la chance, c’est ta lumière. Il faut déclencher ce réflexe :

« Je ne sais pas, si je ne sais pas, je ne vais pas m’enfoncer dans une réaction. Je vais réfléchir, je vais m’instruire, je vais écouter la voix de mon âme. »

Car l’âme sait réagir face aux choses. Non pas qu’elle soit la science infuse, car elle aussi doit se construire, mais elle en sait du moins davantage, parce qu’elle est moins prisonnière du monde physique que la personnalité, et étant un peu plus détachée, elle arrive mieux à juger la vérité des choses.

Donc, je constate, je vois, j’analyse. Je connais, donc je peux agir. Je ne connais pas, alors j’étudie, je me renseigne. Et admettons, si vraiment la connaissance ne vous vient pas, le conseil ne vous vient pas, à ce moment-là, oui, prenez le risque, mais agissez en tant qu’être qui prend ses responsabilités. Vous n’êtes plus le sujet de vos instincts et de vos réactions. Vous êtes un être, qui, avec responsabilité, assume un acte.

Et même si cet acte est faux, s’il déclenche donc des erreurs, l’acte sera malgré tout bon, parce qu’il va vous permettre d’être instruit. Vous rendant compte de l’erreur, puisque votre démarche était calculée comme un risque, vous n’êtes pas en chagrin. Essayez de gérer votre vie, et si vous y arrivez, je vous garantis que vous ne tarderez pas à connaître la paix, qui était justement notre discours initial.

Maintenant que j’ai défriché tout cela, je peux vous parler un peu de la paix, juste quelques mots.


Qu’est-ce donc que la paix ?

La paix est un attribut, une nuance d’un état de conscience. On ne peut pas parler de la paix sans parler aussi de l’amour, sans parler de la tolérance, sans parler de la justice et de la puissance. Dieu est tout cela.

Une énergie n’existe pas comme étant une et une seule par rapport à une autre énergie. C’est-à-dire qu’il n’existe pas d’un côté l’amour, d’un côté la puissance, d’un côté la paix, d’un côté l’éternité. Sinon, il y aurait des univers spécialisés dans l’éternité : un univers spécialisé dans l’amour, un univers spécialisé dans la puissance, etc. Or lorsque l’on se détache de la falaise, donc de toutes les illusions de la matière et que l’on monte peu à peu dans les vérités de l’esprit, les vérités de l’énergie UNE, tous ces détails de l’énergie, toutes ces annexes de l’énergie UNE se révèlent à vous, une à une, et elles utilisent pour cela les différents rayons.

C’est-à-dire que dans une vie, vous aurez à défricher telle ou telle énigme, à accomplir telle ou telle autre alchimie énergétique pour découvrir le calme, premier point.

Puis dans une autre vie (ou une autre série de vies) vous vous incarnerez pour être éprouvés dans d’autres annexes de la vie, pour d’autres sujets et expériences, pour acquérir la maîtrise par exemple.

Puis dans une autre série le discernement, jusqu’à ce que vous ayez fait le tour de tous les attributs et puissiez découvrir la synthèse. Lorsque vous découvrez la paix, vous êtes dans la synthèse de tous les attributs.

Beaucoup de personnes sur terre ont par exemple le discernement, ont la connaissance, ou, ont la maîtrise d’eux-mêmes, comme les ascètes, les yogis, ou, ils ont le pouvoir comme souvent les occultistes, les magiciens. Beaucoup de personnes ont l’une de ces qualités, ou deux, mais très rare sont ceux qui les possèdent toutes, parce qu’une à une, ils découvrent les rayons de l’énergie Une.

On ne peut pas demander à un homme de découvrir tous les rayons d’un seul coup, c’est impossible. Regardez le mal que vous avez à comprendre un aspect de l’énergie. Regardez ce qu’est votre vie, et vous saurez de quoi je parle. Si on vous envoyait toutes les épreuves sur tous les sujets, sur tous les attributs de la vie en même temps, vous n’y résisteriez pas. Il n’y aurait pas d’évolution, la mort surviendrait à coup sûr. Donc une à une toutes les énergies sont découvertes.

Au fur et mesure des incarnations vous développez un peu de science, et une approche saine à propos de chacune de ces énergies. Vous devenez un initié. Puis, dans une autre série de vies, vous développez un petit peu plus de maîtrise dans chacune de ces sciences, en vous spécialisant un peu plus spécifiquement sur un rayon. C’est là que les choses commencent à devenir difficiles dans la vie. C’est là où l’on voit les épreuves arriver, qui ne sont pas forcément synonymes de malheur.

Il y a des gens qui sont pleins d’épreuves et qui ont pourtant une vie matérielle tout à fait correcte, sans problème. Initiative, initiation, et épreuve ne veulent pas dire malheurs qui planent au-dessus de la tête. Lorsque l’on dit initiation et épreuve c’est tout simplement un terrain offert pour que l’individu déclenche une force, trouve sa force.

L’épreuve n’est pas créée pour assommer l’individu, ou montrer l’étendue de ses ignorances. L’épreuve est là pour déclencher sa propre force. C’est quand un individu est jeté dans l’eau qu’il essaye de nager spontanément. Il en est de même avec les lois du ciel et la substance de la science.

Donc au fur et à mesure que vous vous développez, vous apprenez un peu de chaque chose, et vous vous spécialisez dans une énergie. Puis, quand elle est vraiment bien acquise, au moins à quatre-vingts pour cent, vous pouvez commencer à en étudier d’autres, jusqu’à ce que chacune des énergies soit à peu près maîtrisée, et vous devenez alors un maître.

Étant consacré à ce niveau, qui équivaut pour ceux qui connaissent le langage, la cinquième initiation majeure, vous avez la maîtrise totale sur ces énergies. Parce que l’initiation transmise à ce moment-là, permet cet ajout d’énergie qui va vous donner la maîtrise complète et totale, ce sont donc les vingt pour cent qui manquaient à l’homme à ce moment-là.

Le chemin n’est pas fini pour autant, mais parler du reste ne sert à rien. Petit à petit donc, vous apprenez à connaître toutes ces énergies, et c’est ce que vous offre la vie quotidiennement, à votre bureau, au volant de votre voiture, à table en train de manger.


Pourquoi mangez-vous ?

Est-ce que vous vous êtes posé la question ?

Certes c’est pour régénérer les cellules, certes c’est parce que votre estomac est vide, mais dans sa fonction suprême et véritable, vous mangez, avant tout, parce que la vie est un aliment et c’est par là qu’elle est régénérée et éternisée.

Dieu ne pourra bâtir Jérusalem, la cité d’or et de pierres précieuses, qu’uniquement sur vos âmes et avec vos âmes, parce que vous êtes son aliment, et qu’il est le vôtre. Alors choisissez votre nourriture.

Est-ce que vous voulez manger uniquement pour vos cellules, et ou aussi pour bâtir Jérusalem ?

Parce que cela change toute votre démarche !

Si vous pensez que vous mangez parce que vos cellules physiques en ont besoin, alors forcément c’est un acte tout à fait banal et quotidien, mais si vous mangez pour être rayonnant, pour avoir de la force, pour avoir de la puissance, alors, que ce soit un poireau, une carotte ou quoi que ce soit d’autre, cette nourriture n’est plus destinée à vos muscles, à vos cellules, cette nourriture est destinée à la force de votre âme.


Comment un légume peut-il passer de votre estomac à votre âme ?

Étrange comme parcours. Oui c’est vrai, mais c’est à cause du corps éthérique, qui permet de transformer toute l’énergie venue du plan physique et de l’envoyer au plan de l’âme, à la vie de l’âme, au réseau de l’âme. S’il est vrai, que l’âme aussi envoie ses énergies par l’intermédiaire du corps éthérique, via sa personnalité son corps physique, c’est parce que tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut.

Le corps éthérique entretien donc une danse égale de résonance et de correspondance. Tout ce qui monte du bas peut s’infiltrer dans le haut, et tout ce qui vient du haut peut s’infiltrer dans le bas. Alors quand vous mangez quelque chose, je ne vous demande pas de tomber en extase face à une carotte, je vous demande de connaître l’énergie qui est dans cet aliment, l’énergie qui va être déclenchée par la décomposition de cet aliment, de toutes ses particules, de tous ses atomes, qui une fois séparés, cassés vont être une véritable pile énergétique.

Et si on peut faire de l’énergie nucléaire avec de l’uranium.

Pourquoi ne pourriez-vous pas puiser le rayonnement qu’utilise votre âme à partir de la nourriture terrestre ?

L’atome qui compose la carotte, le poireau ou la figue, cet atome a la capacité de rayonner de la même manière que l’atome de notre âme. La seule différence est que l’atome du légume n’est pas conscient de cette destinée, alors que votre âme oui, et que s’enrichissant de l’atome qu’elle puise dans les éléments inconscients comme les légumes, elle peut amplifier son réseau d’atomes pour se fortifier et rayonner davantage.

C’est pour cela qu’il est important de soigner votre nourriture et que vous soyez conscients, lorsque vous mangez, que vous ne nourrissez pas seulement votre plan physique, mais aussi votre corps éthérique, et que par là même, votre âme va pouvoir avoir un meilleur rayonnement. Par le corps éthérique passent les énergies de l’âme, et c’est lui le point de rayonnement.

Vous ne pourriez pas percevoir le rayonnement d’une personne si ce rayonnement n’était que dans son âme. Par contre étant donné qu’il vient du corps éthérique, vous pouvez le percevoir, le sentir en tirer bénéfice. Le corps éthérique se nourrit de l’énergie de l’âme, mais aussi, des énergies cassées, transformées par le corps physique, que ce soit l’air que vous respirez, les pensées que vous entretenez, la nourriture que vous mangez. Tout cela compose un réseau d’atomes plus ou moins dynamiques et harmonieux pour le corps éthérique.

Si vous respirez des odeurs nauséabondes, polluées, si vous avez des mauvaises pensées, si vous mangez des choses trop lourdes, avariées, néfastes, chimiques, ou trop animales, vous finissez par vous constituer un corps éthérique complètement opaque, fermé, ténébreux, agressif, et toutes les maladies peuvent avoir lieu, toutes les déprimes, toutes les angoisses, toutes les possessions possibles.


Vous voulez être un disciple ?

Vous voulez connaître la paix ?

Nettoyez aussi votre corps éthérique. Vous ne pouvez pas aller vers la paix en arrivant avec des chaussettes sales.

Pourquoi Jésus a-t-il lavé les pieds à ses apôtres ?

Réfléchissez à cela.

Dans les pieds sont les racines de l’être humain, les racines qui montent jusque dans l’âme, comme les racines de l’arbre vont profondément dans la terre. C’est là qui se stocke aussi la racine du corps éthérique, et c’est là que se stockent toutes les lourdeurs quand le corps éthérique en a, toutes les toxines, tous les parasites. Lorsque la racine de l’homme est pourrie, avariée, ou sale, tout son corps est sale, tout son être est sale. Il faut donc nettoyer la racine, et peu à peu, nettoyant la racine, tout le tronc se trouve nettoyé, ainsi que les branches, les feuilles, et l’âme peut resplendir.

On ne peut pas avoir un comportement de disciple en négligeant sa vie profane, en se disant je peux manger n’importe quoi, respirer n’importe quoi, me serrer la taille abusivement pour avoir l’air d’être très fine par exemple pour les dames.

Que faites-vous du souffle à ce moment-là ?

Un disciple est quelqu’un qui révise sa vie dans tous les aspects, et pour avoir un esprit clair, il faut aussi avoir un ventre clair, donc ne pas manger n’importe quoi, ne pas respirer n’importe comment, permettre aussi au prana, à l’énergie de rentrer profondément dans chaque cellule de votre corps, d’être bien oxygéné, donc de nettoyer l’organisme, de lui apporter la vitalité.


Combien y a-t-il de disciples, qui ont l’air maussades, avec les bras qui tombent par terre, qui n’ont pas d’énergie et qui sont fatigués ?

Apprenez à respirer, dégagez votre poitrine, tenez-vous droits, ne vous serrez pas le ventre, ne vous habillez pas avec des choses trop serrées, dégagez votre vitalité. Permettez à votre corps de bouger, de vivre, de s’ouvrir, de faire. Mangez des choses saines, des choses qui vous nourrissent au lieu de vous encombrer. Soyez vigilants de votre carburant.

Vous êtes vigilants pour ce que vous mettez dans votre voiture. Pour la faire rouler, vous ne mettez pas de l’eau, du café, ou du sucre d’orge, vous y mettez de l’essence. Mais l’être humain s’imagine qu’il va pouvoir fonctionner avec du chocolat, de la bière, du vin rouge, du poulet rôti, de l’agneau grillé. Ce qu’il comprend pour la mécanique, il ne peut même pas le comprendre pour lui-même. Son plaisir passe avant sa santé, et le jour où tout se révolte, il est étonné, et il se demande :

« Mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela ?   Qu’est-ce que la vie, si je ne peux pas boire et si je ne peux pas manger comme j’ai envie ? »

Et là je vous demande :

Est-ce que la vie se résume à la simple jouissance ou à la dignité que tu puises en toi-même avoir maîtrisé telle ou telle envie ?

Au fait que tu te construis pour avoir fortifié ton être ?

Ce que je regrette le plus c’est que les hommes aient perdu le sens de la chevalerie. Lorsqu’il y avait encore des chevaliers, l’homme savait se dépasser, faire l’effort, il savait ce que voulait dire prouver, mériter, gagner, conquérir. Au fur et à mesure, toutes ces notions se sont perdues et aujourd’hui on ne peut plus rien demander à l’homme.

Si je demande à quelqu’un d’arrêter de fumer, ou d’arrêter de manger des sucreries, parce que tout simplement son organisme ne le supporte pas, la personne dit :

« Oui mais cela me crée des fantasmes, et mon psychanalyste ne veut pas que j’aie des fantasmes. »

Maintenant, face à Dieu, il y a le psychanalyste.

« Dis donc Dieu, tu ne vas pas rendre mes clients malades avec tes histoires de privation et d’affectif. Mes clients ne doivent pas souffrir de manque et de fantasmes. »

Alors Dieu reprend sa robe, son éternité, son amour éternel, il se dit :

« C’est l’ère des psychanalystes, un jour mon heure viendra. »

(Rires dans la salle)


Eh oui, aujourd’hui on ne peut presque pas demander d’effort aux gens, parce qu’encore une fois ils ont réponse à tout :

« Oui, mais là, je ne peux pas, ça me déclenche telle ou telle nausée, tel ou tel problème, j’ai des convulsions tellement j’en ai envie. »

Alors que voulez-vous qu’on leur dise ?

On leur dit :

« Eh bien, si c’est à ce point, continue mais assume aussi les conséquences. »




(La personne qui dirige la conférence dit)

Nous croyons que l’essentiel a été dit sur le chemin du disciple, et nous arrivons à deux heures de communication. Je ne sais pas si je peux me permettre d’ajouter encore quelque chose après cette longue communication. Peut-être, je ne sais pas, je n’ose pas demander une conclusion non plus.

(Ce à quoi Pastor répond)

La seule conclusion qui soit, c’est vous qui pouvez l’apporter, ce n’est pas moi. Moi, je ne sais jamais conclure, je sais toujours commencer, mais jamais m’arrêter. Par contre, en sortant d’ici, si vous avez envie d’être nouveaux, si vous avez trouvé la force, et surtout si vous avez compris comment et quelle force utiliser pour vous changer, la conclusion c’est vous.

Le bonheur que vous aurez demain en vivant, en vous dépassant et en devenant meilleurs, c’est cela la conclusion. Alors je la laisse donc à votre initiative.


Je vous salue.