22.8.15

LES SEPT RAYONS DE LA CRÉATION






(06-12-86)

Thèmes :

    1.          Les 3 premiers rayons
    2.          Méditations aux équinoxes et solstices
    3.          Les lois universelles
    4.          Rayons quatre à sept
    5.          Éducation des enfants
    6.          Celui qui voudra garder sa vie la perdra
    7.          Qu’est-ce que la vérité et la justice ?
    8.          Maladies graves et le karma
    9.          Les naissances avant terme
10.          Le symbolisme de la Croix



Il y a beaucoup de questions dans la salle.

Première question :

Au dernier paragraphe de la grande invocation nous disons : « que Lumière, Amour et Puissance, restaurent le plan sur la terre ».  Dans notre compréhension les trois colonnes de Shamballa s’assimilent en tant que principe, à la force pour le premier rayon, à l’amour sagesse pour le deuxième rayon, et intelligence active pour le troisième rayon. Comment les appréhender dans une vie de recherches initiatiques ?


Les trois premiers rayons cités dans cette expression, sont la constitution de base de l’homme. Dans cette partie que l’on appelle La Trinité en l’homme, résident justement ces trois forces.

Dans le premier aspect issu de la science et de la conscience parfaite, l’homme est tout d’abord cette trinité, ces trois repaires. Ensuite ces trois aspects de l’homme prennent des diversifications qui sont de l’ordre de l’intellect, du cérébral, de l’émotionnel etc., tout ce dont l’homme est constitué normalement et quotidiennement.

À la base, en fait, les sept rayons existent déjà dans la nature. L’animal fait partie d’un rayon, qu’il intègre et vit, mais à son niveau animal, c’est le rayon trois. Toute la nature déploie les sept rayons, parce que toute la nature est elle-même un jeu alchimique des forces de l’univers dans la manifestation physique.

L’homme appartient plus spécifiquement au rayon deux, car il est le fils, il est le "créé". Étant donné qu’il est créé, dans l’essence, il ne peut représenter et avoir en constitution que les mêmes aspects de la création, soit du créateur lui-même, ce que vous appelez le microcosme du macrocosme. Il contient donc principalement cette trinité, ces trois rayons.

Au fur et à mesure de son développement, il prend conscience des sept rayons avant de prendre conscience de cette trinité, de ces trois rayons, qui, lorsque l’on en prend conscience ne deviennent plus que le rayon unique, ce qui permet de dire que l’on a retrouvé le Père, comme il est dit dans le livre sacré.


Mais parlons des sept, avant de parler des trois.

Ces sept rayons sont la constitution de base de toute la matière elle-même. Ces sept rayons, ces sept aspects, ces sept jeux de la force créatrice, les sept températures, les sept degrés de densité de la forme, c’est ce qui constitue l’atome, la forme elle-même.

Un chimiste ou un physicien lorsqu’il ira plus profondément dans les études de ce type, arrivera à jouer avec ces sept sortes de loi. C’est ainsi que de chimiste il deviendra alchimiste. Pour l’instant toutes les sections de ce genre d’études se dispersent à cause de leur spécialisation.

À force de vouloir tout comprendre, on ne fait appel qu’au cérébral et à l’intellect, alors qu’avec un zeste de connaissance et de conscience ésotérique il y a réduction des hypothèses, formation de synthèses et on retrouve les sept rayons.

Avant que physiciens et chimistes trouvent la nature de ces sept rayons, il faut qu’ils aillent beaucoup plus loin dans la recherche nucléaire, car c’est de là que viendra cette science.

Ils verront comment les atomes se créent, s’assemblent, se désassemblent, en fait que toute cette action n’est délimitée que par sept forces, ils auront le loisir de jouer avec les mutations de ces forces. C’est pourquoi, avant d’en arriver à cette compréhension, il faut absolument que le monde se spiritualise, car l’homme pourrait opérer toutes les mutations possibles.

Il pourrait créer un nouvel homme, il pourrait créer une nouvelle race d’animaux, une nouvelle espèce d’arbres, il pourrait aussi créer de nouvelles énergies. Or, créer une nouvelle énergie, équivaudrait à créer ce que d’autres en d’autres temps ont su créer, et qui est devenu le rayon de la mort.

En fait, on ne peut pas créer un autre rayon énergétique. Il faut simplement jouer, travailler avec les sept rayons existants. Créer sur un plan terrestre cette huitième force énergétique serait l’équivalent d’une pyramide renversée, d’une hiérarchie inversée, et ne pourrait donc créer que l’inverse de la puissance des sept qui construisent.

Admettons que vous connaissiez les aspects de ces sept rayons et que nous puissions parler des trois.

L’homme au cours de sa vie doit faire l’apprentissage et l’exercice de ces trois rayons. C’est ce qu’il fait au cours de sa vie affective, soit sur le chemin de l’amour, dans sa vie intellectuelle et cérébrale quand il doit apprendre, étudier, discerner, et lors de sa vie personnelle, dans l’exercice de sa personnalité, lorsqu’il a les rapports de forces, les relations avec autrui. Ce qui fait, que tout ce que propose la vie, condense en expériences quotidiennes ces trois aspects : de l’homme, du cosmos, et du cosmos en l’homme.

Lorsque vous êtes face à quelqu’un, que vous devez expérimenter la relation, vous expérimentez le premier rayon, celui du rapport de forces, de la force concrète, puisque tout se passe sur un plan physique, alors que le rayon cosmique est dans un aspect abstrait. En arrivant à tirer l’essence de cette force concrète, vous arrivez à saisir le sens abstrait.


Quel est le côté concret et le côté abstrait d’un rayon ?

Le côté concret d’un rayon est tout simplement sa manifestation sur le plan de la personnalité et sur un plan physique. La nature est le meilleur aspect concret de la manifestation des rayons. Parce que dans la nature, tout est concrétisation, tout est force primaire, même si la grande intelligence régit le tout, la force est avant tout primaire.

La force d’un germe, la force d’un animal, tout cela est primaire, son extériorisation est donc le côté et l’aspect concret du rayon, tandis que dans sa vie intérieure, son côté abstrait, ce rayon envoie depuis la substance mentale cosmique, l’esprit du bien, l’esprit du plan.

Si l’on voulait donner une image au rayon un, il faudrait tout simplement imaginer le plan, sans qu’il n’y ait ni Dieu, ni les Maîtres, ni les anges, mais simplement une substance mentale qui déclenche le plan, qui maintienne en vie, qui maintienne en cycles toutes les créatures, toutes les créations, les planètes, les systèmes. Cet ordre de vie perpétuel, qui régit la vie, régit les cycles et les fait advenir, c’est le rayon un.

En l’homme, cela représente la puissance de la personnalité. Si l’homme vit ce rayon de manière primaire, ce sera quelqu’un qui voudra toujours commander, qui terrorisera ou qui sera dictateur. Vous en connaissez tous les aspects. Quelqu’un d’un peu plus évolué emploiera ce rayon non pas pour dominer les autres, mais pour sortir les autres de leur petite condition, c’est-à-dire qu’il se transforme en chef de file pour pouvoir justement diriger.

Chez un individu complètement réalisé, totalement purifié, ce rayon n’est plus que le pouvoir, le pouvoir en tant qu’énergie. Au moindre de ces mots l’action s’effectue, le miracle a lieu. C’est le pouvoir, le pouvoir miraculeux, le pouvoir de grâce, de rédemption, etc.


Le rayon deux, celui qui représente plus spécialement l’homme, est un rayon de sagesse.

On a associé à ce mot-là, l’amour, parce que l’amour et la sagesse sont deux synonymes et sont une seule et même chose. C’est lorsque l’on connaît que l’on peut aimer. L’affectivité existe dans tous les degrés, c’est un fait, mais l’amour, celui dont je parle, n’existe dans le cœur de l’homme que lorsqu’il connaît.

Que veut dire connaître ?

Connaître, ce n’est pas avoir une connaissance cérébrale de l’autre, de l’ésotérisme ou des lois occultes. Connaître, c’est qu’une certaine connaissance devienne un état de conscience.

Les expériences déclenchent un jour une maturité, et cette maturité provoque l’état de conscience. Et dans cet état de conscience, il y a, la sagesse et l’amour fusionnant, parce que de la même essence. Pour pardonner, si vous vous prenez pour un grand, bon pensant, bien arrivé, si votre cœur ne connaît pas certaines lois, une certaine maturité, vous ne pourrez pas regarder l’autre comme un enfant qui a une conscience au stade de l’infantilisme.

Si vous n’avez pas ce cœur-là, vous êtes obligés de vous violenter pour pardonner, et faire des efforts pour essayer de comprendre que l’autre ait pu vous traiter de telle manière.

Quand vous avez cette connaissance déclenchant cet amour en vous, vous n’avez plus besoin de vous forcer à quoi que ce soit, ni de vous violenter, de vous contrôler pour exercer le pardon. Avec lucidité vous vous rendez compte des limites de l’autre, et comme pour tout enfant vous souriez et vous essayez de l’enseigner.

C’est cela le pardon. Ce n’est pas faire acte de grâce. Rien n’est pire du :

« Je te pardonne. »

Il faut plus tôt dire :

« Je te comprends. »

L’acte est beaucoup plus humble et prouve qu’en vous il y a cette connaissance, cette science.

« Je te pardonne », c’est joli à dire, et beaucoup de gens prétendent savoir pardonner, mais en fait, tant qu’ils ne comprennent pas, ils ne peuvent et ne savent pas pardonner.


Le troisième rayon, l’intelligence active, est celui que vous expérimentez un peu plus à l’heure actuelle dans cette civilisation-ci, car toute l’humanité est poussée maintenant à obtenir une clarté plus lucide du plan mental qui vous constitue occultement.

En prenant de plus en plus conscience de ce plan mental et en vous poussant à le maîtriser, ce qui ne se fera qu’au fur et à mesure des générations, vous allez et vous êtes en train d’obtenir le troisième rayon.

Il existe en vous, en tant qu’essence, mais vous ne l’utilisez pas maintenant, vous n’utilisez qu’un certain aspect de ce rayon trois par l’intermédiaire de votre cérébral. Mais tout ce qui est de l’ordre du rayon trois vous est en partie inaccessible, sauf aux initiés qui peuvent exercer toutes les forces et tous les aspects du plan mental.

Donc, pour aller plus loin dans cette conscience des trois rayons, il faut tout simplement travailler à la purification et devenir chaque jour un plus grand disciple. Il n’est pas besoin de chercher une voie, un exercice, pour développer la conscience de tel ou tel rayon. Cela ne marche pas. Ce qu’il faut, c’est développer les trois, même si un rayon détermine plus principalement votre type d’évolution.

Pour prendre conscience du premier rayon, sublimez votre personnalité dans les relations individuelles et de groupes, essayez d’agir avec perfection ainsi que ce rayon agit dans le cosmos. Agir avec perfection par le rayon un, c’est aider, soutenir, éduquer les autres, diriger sans dominer, diriger en orientant.

Voilà, ce qu’est le plan, le serviteur, le rayon un. C’est aussi le Maître, car tous les Maîtres appartiennent au rayon un, en tant que puissance, en tant qu’esprit, ensuite chacun a le rayon deux ou trois. Mais ce qui permet au Maître d’agir c’est le rayon un.

Si vous voulez pleinement entrer dans le rayon deux, instruisez-vous tout en expérimentant l’instruction. C’est l’expérimentation qui permet de déclencher le plan de conscience. Il y a création de la substance de l’enseignement, et à ce moment-là, transfert à un plan de conscience. Si vous voulez expérimenter le rayon trois, développez tout ce qui est dans le plan mental.


Comment développer le plan mental ?

Le plan mental ne peut se développer que si le rayon deux est suffisamment vivant dans l’individu, et, le bas aspect du rayon deux c’est le plan astral. C’est pourquoi le plan mental ne vous sera accessible que dans la mesure où vous aurez développé, je dis bien, développé, et non pas maîtrisé, le plan astral.

Toute l’affectivité est liée au rayon deux. Il faut que l’homme sublime l’affectivité pour découvrir l’amour, mais il ne peut sublimer cette affectivité que par l’expérimentation, déclenchant ainsi des expériences qui résonnent dans le rayon trois, c’est-à-dire dans sa partie mentale, déclenchant ainsi l’intelligence qui va pouvoir régir les énergies du plan deux et du plan un.

Le plan trois, c’est donc l’accès au contrôle et à la maîtrise des deux autres plans de l’homme. En faisant de plus en plus appel à votre troisième rayon ou à votre troisième plan de conscience, vous saurez mieux diriger les deux autres aspects de votre être : votre personnalité dans ses relations avec le rayon un, vos relations affectives dans ses désirs et ses ambitions avec le rayon deux.

Donc, lorsque l’homme veut travailler sur les rayons, il travaille sur la totalité de son être, et à sa manière, il reconstitue le chemin initiatique. Car le chemin initiatique n’a pas d’autre but que de développer en vous, la maîtrise totale de ces trois forces primordiales qui sont votre être.

Lorsque vous naissez pour la première fois, vous êtes dépositaire de ces trois courants de force. En vérité, vous n’êtes qu’énergies, et n’avez aucune image. Pour pouvoir agir, rayonner, pour pouvoir pleinement être et expérimenter leurs taux vibratoires, ces énergies doivent passer par l’intelligence qui peut s’acquérir par l’individualisation.

Tout le chemin initiatique vise à réveiller votre conscience objective à cette réalité de l’existence de vos trois forces, puis à les contrôler.

Vous n’apprenez pas à devenir beaux, bons, parfaits parce qu’un jour, vous êtes nés imparfaits. Vous êtes plongés dans la forme pour prendre d’abord conscience de votre individualité, puis instruits pour pouvoir jouer et maîtriser vos énergies.

On vous instruit, comme un Maître apprendrait à un artiste de grand talent à maîtriser seulement sa main. Il ne lui apprend pas à être talentueux car le talent est en lui, la force est en lui. Il lui apprend à diriger le poignet, il lui apprend, en fait, la technique à mieux faire la synthèse entre sa vision et son exécution.

C’est ce que vous enseignent les guides et les Maîtres. C’est pour cela que j’essaie de vous détacher de l’image du Maître ou de l’image d’un Dieu paternaliste. Car la chose est fausse cela vous engage dans une compréhension erronée. Vous n’avez rien d’autre à conquérir que vous, mais pour cela il vous faut un exemple, un indicateur, un témoin.

Le Maître vous dit :

« Vois ce que je suis, tu es la même chose, alors travaille. J’ai fait tel et tel exercice, j’ai emprunté telle et telle voie, j’ai eu telle et telle épreuve, voilà tout ce que tu auras. Garde courage, je suis derrière toi. »

Si vous aviez accès immédiatement à tous vos réseaux d’énergie, vous seriez tellement perturbés par votre propre taux vibratoire, que votre enveloppe physique ne résisterait pas à votre propre rencontre. Votre personnalité serait détruite instantanément, car vous avez la même puissance que la force atomique que vous connaissez.

Je ne dis pas de rencontrer le Christ ou un Logos, mais suffisamment proche pour sentir, pour goûter la vibration de votre propre âme. Imaginez une force atomique qui ne serait ni contrôlée, ni dominée. C’est pourquoi il faut apprendre les lois. Vous êtes à tel point énergétique que, si vous ne savez pas comment maîtriser vos propres énergies, vous courrez à la destruction.

C’est pourquoi, petit à petit par l’intermédiaire des plans de conscience et des subdivisions, des sécurités ont été posées pour que l’homme puisse, de manière tranquille, prendre conscience de ses énergies et travailler avec elles.

Regardez ce qui se passe lorsqu’un individu travaille seulement à réveiller la kundalini, qui pourtant n’est qu’un des aspects de votre véritable force. La kundalini n’est pas la force principale qui vous constitue, c’est tout simplement un des aspects de cette force, de ce rayon synthèse qui, en fait, est en vous lorsque vous prenez conscience de vos trois rayons, vos trois aspects. C’est tout simplement une des subdivisions, plongée dans le physique de ce rayon unique, que vous représentez et que vous êtes.

Alors, regardez ce qui se passe lorsqu’un individu s’amuse à réveiller kundalini, à jouer avec kundalini, s’il ne développe pas en même temps la sagesse et la conscience. Il se détruit, il devient malade, il fissure son corps astral, son corps éthérique, il peut devenir fou, et de toute façon il court à la mort. Et cela, simplement en s’amusant avec l’aspect le plus solide, le plus matériel de cette énergie que vous êtes en réalité. C’est pourquoi il faut davantage apprendre la loi, apprendre la sagesse, la maîtrise, connaître et intégrer, plutôt que de vouloir développer quelque chose.

C’est en maîtrisant, c’est en connaissant, que vous développez la chose. Sitôt que vous développez un plan de conscience, vous en devenez dépositaire et vous pouvez utiliser l’énergie qui lui correspond.

Plus vous vous développez en plan de conscience, et plus votre énergie grandit, s’amplifie, rayonne, et plus vous pourrez par exemple guérir, projeter, concrétiser, et avant tout, arriver à conquérir des degrés initiatiques.

Donc, ne développez pas, par des voies qui seraient trop techniques, les chakras ou la puissance. Avant tout attachez-vous à développer le plan de conscience. Si vous voulez travailler avec l’énergie, travaillez toujours dans le but de développer le plan de conscience et pas autre chose. Les autres choses viennent de surcroît, naturellement, parce qu’elles font partie du plan de conscience.

Si j’insiste tant sur la façon de comprendre, de connaître les choses, c’est parce que là est la clé. Selon votre compréhension, selon vos idées sur tel ou tel sujet qui vous implique dans tel ou tel comportement, révélant une telle ou telle grandeur, ou une telle ou telle limite, selon votre comportement existe en vous un plan de conscience.

Ce plan de conscience envoie à la personnalité un certain degré vibratoire qui correspond à l’opacité, à la limite, à la grossièreté, à l’épaisseur de cette personnalité.

Mais plus vous travaillez à vous anoblir, à devenir digne, grand, à acquérir le discernement, en passant par l’étude ésotérique, automatiquement vous éclaircissez ce champ de conscience et vous le grandissez. Il y a alors une alchimie qui s’opère en vous et vous obtenez un degré vibratoire supérieur. C’est ainsi que vous passez de la masse à l’individualité.

Donc, si quelqu’un veut, avec des techniques, développer simplement son taux vibratoire, je lui dis :

« Développe ton plan de conscience, il n’y a pas d’autre moyen. »





Deuxième question :

Concernant les exercices de méditation, pouvez-vous nous donner les exercices ou rituels à pratiquer aux équinoxes et aux solstices ?


Il est très difficile de vous donner un rituel qui soit universel pour entrer en contact à ces époques-là. Traditionnellement, il y a toutes les méditations qui peuvent fonctionner. Par contre, si vous voulez véritablement opérer, c’est une tout autre chose.

Lorsqu’il y a la pleine lune, il y a ceux qui la supportent très mal, qui deviennent de plus en plus malades, il y a ceux qui se mettent en méditation pour capter davantage l’énergie solaire, ceux qui font des opérations magiques et ceux qui font des rituels. Chacun utilise l’énergie selon ses moyens et à sa façon.

Pour les équinoxes et les solstices, c’est exactement pareil. La méthode d’approche dépend de ce que vous voulez faire avec cette énergie. C’est pourquoi les ordres religieux jusqu’aux ordres exotériques, initiatiques, cabalistiques, sont si différents les uns des autres.

Si vous voulez absorber le prana très intense, régénérateur et initiatique qui vient directement du cœur de Shamballa à ces moments-là, vous pouvez simplement faire un jeûne comme je l’ai indiqué, des ablutions profondes, préparer une pensée neutre, un mental tranquille, et passer à la communion.

Vous pouvez célébrer cette communion par une méditation profonde selon la méthode que vous pratiquez déjà pour certains, ou en allant à une messe dite spécialement à ce moment-là.

Pour faire un véritable travail plus occulte, il faut passer aux opérations que vous nommez équinoxiales ou solsticiales. Pour ces opérations, vous ne pouvez pas vous y prendre n’importe comment.

Lorsque l’on fait une opération, il y a convocation. Il faut donc préparer un lieu et si possible choisir un lieu qui soit déjà en tant que forces telluriques, neutres, ou positives. Il faut s’assurer que tous les membres soient bien orientés, dans le même sens et qu’ils aient une certaine carrure spirituelle, car il n’y a rien de plus pitoyable que de voir des rituels s’effectuer avec une jambe plus courte que l’autre.

C’est ce qui se passe, quand vous ne pouvez pas vous assurer de la carrure spirituelle de tous les opérateurs. Lorsque vous faites un rituel, vous développez, vous créez une véritable entité, entité qui est la synthèse de tous les gens en présence.

Si les individus sont plus ou moins en adéquation avec le plan, avec l’énergie, s’ils ont plus ou moins de limite, d’ignorance, l’entité créée va être boiteuse, la note sera la moyenne de tous les gens en exercice.

Plus vous pouvez vous assurer que la stature spirituelle des individus en présence est d’un certain degré initiatique, moins vous avez à faire d’effort pour convoquer, pour faire un travail initiatique, ou une opération équinoxiale.

Donc vous voyez qu’universellement on ne peut pas donner une technique. Il faudrait au contraire sectionner d’après les niveaux et les degrés vibratoires. Si pendant longtemps, tout ce qui est initiatique s’est déterminé par deux aspects, l’intérieur et l’extérieur, ordre initiatique et religion, (la religion n’étant que le cercle extérieur du temple initiatique), c’est bien parce que le fonctionnement de tous les travaux initiatiques dépend du degré de développement des assistants. On ne peut pas faire autrement.

Un véritable rituel équinoxial effectué par des gens qui n’auraient pas encore le développement nécessaire, ne serait pas forcément dangereux, mais il pourrait déranger vibratoirement des individus. Si le Maître de cérémonie n’est pas assez fort pour faire un peu la balance, l’énergie reçue à ce moment-là, pourrait propulser un individu dans des expériences pour lesquelles il n’est pas prêt, ou vers des épreuves qui ne lui apporteraient que des problèmes, parce qu’il ne pourrait admettre l’initiation cachée derrière celles-ci.

Il faut toujours être prudent lorsque l’on veut donner des méthodes, c’est pourquoi publiquement je dirais simplement : méditer, ou faites un rituel qui ressemble à une messe.

Lorsqu’il y aura un groupe suffisamment développé pour constituer une véritable “aura” de protection sur les assistants futurs, nous pourrons passer à l’élaboration d’une technique qui, en fait, est très ancienne, et a toujours existé, mais il faut pour cela, que se crée un véritable groupe, qui soit le premier pare-chocs.

Car le peuple, quel qu’il soit, la masse, quelle qu’elle soit, peut assister à un rituel, même de grande envergure, dans la mesure où il y a un groupe suffisamment armé, suffisamment conscient, ou clairvoyant, qui va recevoir pleinement l’onde, et qui va savoir comment la transmettre, pour que l’assistance ne soit pas heurtée ou abîmée par l’onde.

Il représente à ce moment-là un relais. En Égypte, la chose était grandement pratiquée, le peuple entier pouvait entrer dans les temples, mais toujours avec un décalage par rapport au véritable rituel.

Je ne voudrais pas que vous vous sentiez rejetés lorsque je dis ces choses, et que vous pensiez finalement que les Maîtres et les Dieux font de la sélection. Il ne s’agit que de la sécurité de l’être humain.

Lorsque vous entrez dans un territoire où l’on pratique la science nucléaire, vous êtes obligés de vous munir d’une combinaison spéciale, vous devez suivre le règlement. Il en est de même lorsque vous êtes face à face avec cette énergie primordiale. Si votre corps éthérique, votre corps astral, votre aura n’est pas assez puissante, comme Icare, vous êtes brûlés, vous êtes détruits à l’approche du rayonnement.

En spiritualité il ne faut pas être ambitieux, il faut travailler, il ne faut pas désirer, il faut connaître sa place, l’admettre, et pour être plus, passer à l’action, au service, au dépouillement, au détachement.

Mais pour revenir à la question, il y a des lieux qui existent encore à l’heure actuelle, et que vous pouvez utiliser pour faire ces fêtes et ces opérations.

Il est important de revenir sur les lieux utilisés autrefois, parce qu’ils ont une mémoire vibratoire, ce sont des lieux qui ont déjà un cordon vibratoire, un cordon ombilical avec l’égrégore, ce sont des lieux où les énergies, certains esprits, certaines des hiérarchies appelées à ce moment-là, y travaillent et y résident, et protègent donc le lieu. Car autrefois les initiés faisaient pour l’éternité.

C’est ainsi que ces lieux passeront toujours à travers les catastrophes, à travers les cataclysmes, ou à travers les guerres, parce que des hiérarchies sont là et veillent. Elles ne veillent pas spécialement sur le lieu, mais leurs présences créent une aura de protection pour le lieu, et pour tous les habitants qui sont autour. Donc, utilisez ces lieux qui existent, vous en avez partout dans le monde, mais, selon l’époque, le rituel était différent.

Si vous êtes chez vous, pratiquez une méditation et surtout une communion. Prenez un morceau de pain qui ressemble à une hostie, un verre de vin ou d’eau, consacrez-les à la manière d’un religieux en faisant le signe de croix : au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, (utilisez les énergies qui sont actives et en présence actuellement dans le monde), récitez la grande invocation ou autre clé vibratoire, peu importe, et mettez-vous en méditation.

À la fin de cette méditation, prenez ce qui représente l’hostie, en tant qu’image, présentez-la dans l’axe du soleil, (n’oublions pas que c’est une fête solaire), laissez l’énergie descendre, et ensuite absorbez la chose, recueillez-vous quelques instants et tout est fini.

Vous pouvez aussi présenter tous les enfants qui sont nés avant ce moment-là, c’est le meilleur baptême en fait. Lorsque vient le solstice, présentez tous les nouveaux-nés à leur véritable Père, le Dieu solaire, trempez-les dans sa lumière, et ce sera un vrai baptême.

Quoi dire encore sur le solstice, si ce n’est qu’il exerce en l’homme une véritable mutation alchimique. C’est pourquoi, à ces époques-là, il est préférable de jeûner quel que soit le travail que l’on veut faire. Il faut permettre au corps de se nettoyer complètement pour pouvoir se régénérer.

Si l’on n'est pas vide de toutes pensées morbides, négatives, et de toute nourriture encombrante qui alourdissent les vibrations, l’opération ne sera pas très bonne. Il faut que l’individu soit nu comme au jour de sa naissance, et qu’il n’y ait en lui que le souffle, rien d’autre, et qu’il passe à l’action.

C’est pourquoi, tout ce qui est célébration de l’équinoxe et du solstice, reste le travail des initiés, et ceci, non que le peuple n’en vaille pas la peine, mais parce qu’il ne saurait pas travailler avec cette énergie.





Troisième question :

On nous demande de suivre les lois universelles; pourriez-vous nous énumérer les principales, les plus importantes à suivre pour le règne humain ?


« Les lois universelles » changent d'aspect avec chaque civilisation. Et quand je dis qu'elles changent d'aspect, cela ne veut pas dire que leur nature change, mais c'est la façon dont elles sont acceptées, énumérées et dites par les hommes. C'est ainsi que Moïse a donné des lois qui déterminaient quel devait être le comportement conjugal. Lorsqu'il disait :

« Tu ne regarderas pas et ne convoiteras pas la femme de ton voisin », ce n'était pas faire référence à une loi universelle. Parce que Dieu ne s'est pas occupé des affaires matrimoniales des hommes, et comment aurait-Il pu l'imaginer, Lui qui de toute manière n'a même pas de compagne vu qu'Il est Un.

Simplement les lois sont telles, et à la manière des Rayons, elles ont des degrés et chaque fois que la pénétration de ces degrés s'effectue dans la matière et prend contact avec le degré de conscience des hommes, elles prennent un aspect et se subdivisent pour créer d'autres lois subsidiaires et inférieures, mais qui sont quand même rattachées à la Loi primordiale.

Cette Loi primordiale se met donc à la portée du plan de conscience, du plan de civilisation des êtres concernés. C'est ainsi que tel ou tel prophète, tel ou tel guide peut édicter un certain nombre de lois qui, en fait, n'ont rien d'universelles, mais sont quand même des lois rattachées à l'universel.

Sans cette base, l'homme n'arriverait pas à comprendre la loi. Donc, en fait, la Loi passe d'abord par un aspect social. La première manifestation de la Loi cosmique c'est une loi sociale, quoi que l'on en pense. C'est pourquoi l'effort est toujours porté pour construire des civilisations, pour construire des sociétés.

Vous êtes-vous demandé pourquoi l'homme, presque instinctivement, construit-il toujours des sociétés ?

Que vous remontiez très loin dans le temps, il y a toujours eu des villages, des tribus, des peuples. Si le regroupement a toujours été à la base en fait de la construction de la civilisation du monde, c'est parce qu'avant tout, la Loi cosmique devient loi sociale.

Donc, pour être un disciple qui respecte les lois cosmiques, il faut avant tout respecter les lois sociales, ces lois toutes bêtes du genre : tu ne voleras point, tu ne tueras point. Je ne vais pas vous les citer, vous les connaissez. Il faut donc être un bon citoyen en fait. Je ne veux pas éveiller en vous ce sentiment de patriotisme ou autre, c'est d'une clarté tellement évidente que Je ne devrais pas avoir à le dire.

Lorsque l'on veut être un disciple intègre, la première chose que l'on respecte c'est l'environnement, que ce soit l'environnement de la nature ou de la société. Respectez les lois, même si la loi vous semble absurde. Lorsqu'on lui demanda :

« Pourquoi dois-je payer l'impôt, cet impôt trop lourd qui nous appauvrit ?  Qu'est-ce que tu as à dire là-dessus, toi le fils de Dieu ? »

Jésus répondit :

« Rends à César ce qui est à César. »

Or il n'y a aucun Maître (si un jour vous montez nous voir, on en discutera), qui soit favorable à l'impôt !

(Rires dans la salle)

Cette notion même n'existe pas dans l'esprit d'un Maître. C'est une affaire de financier, ce n'est pas une affaire de spiritualité. Mais il faut respecter la loi sociale, car c'est ce qui maintient le système d'évolution, ce qui maintient le système d'avancement, c'est ce qui permet à certains individus de se développer. Donc, "rend à César ce qui est à César". Ne grimacez plus lorsque vous payez vos impôts, et Je ne dis pas cela pour que vous aimiez le fisc soudainement. Je le dis seulement pour que se développe en vous un certain état de disciple, une conscience de votre devoir.

Ceux qui commencent à marcher sur le chemin sont souvent en rupture avec le monde traditionnel, le monde social. Ils voudraient un monde particulier, un monde fantastique. Alors certains créent des mondes artificiels, ils vivent en autarcie, ils se créent leurs lois, leurs systèmes, et le monde traditionnel est dehors.

Erreur

S'ils ont cette rupture, c'est justement parce qu'ils n'arrivent pas encore à faire la synthèse, donc il faut les aider. Il faut les aider à intégrer ce monde spirituel dans le monde traditionnel.

Un disciple ou un initié, Je ne dis pas qu'il est heureux, qu'il saute de joie en payant ses impôts, et qu'il pense avoir fait un acte de charité vis-à-vis de la société. Il doit avoir la conscience que c'est son devoir de participation à la vie de la cité.

Le disciple ne fait que passer dans le monde. Il vit quelques soixante ou soixante-dix ans mais après lui, le monde doit durer. Il doit léguer un monde intact pour qu'il puisse servir à d'autres, comme il s'en est servi.

Donc, respectez les règles. Tout naturellement, à l'intérieur du monde, vous avez le devoir de transformer les règles pour les ennoblir, mais vous n'avez pas le droit de les détruire, vous devez avant tout les respecter. J'espère que c’est compris.





Quatrième question :

Dans l’énoncé de notre première question, nous avons demandé des informations relatives aux trois rayons majeurs, maintenant, on vous demande si nous pouvons aussi recevoir des commentaires sur les rayons quatre à sept.


Je le répète, ce sont, les rayons qui constituent toute la matière. À chaque rayon sont attachées des hiérarchies, et chaque rayon passe par les différentes planètes de votre système solaire.

Naturellement la terre n’est pas le centre de l’univers, mais comme chaque système est une reproduction du grand système, tout est copié à la façon du grand système. C’est ainsi que, lorsqu’il y a création d’une vie physique dans un système solaire, il y a immédiatement copie du grand système, du macrocosme.

C’est pourquoi la terre semble être le centre de toutes nos préoccupations et de nos discours, alors qu’en fait elle n’est qu’un petit point dans l’infini. Ces sept rayons passent à travers les sept planètes maîtresses de votre système solaire. C’est ce que l’on connaît en astrologie.

En étudiant l’astrologie, on n’étudie en fait que l’aspect exotérique de ces forces, l’aspect manifesté, l’aspect qui va justement concrétiser, formuler la matière, la personnalité, le psychisme et la forme de l’homme.

Ce qui manque à la connaissance astrologique, c’est l’aspect ésotérique de ces forces et lorsque l’on veut découvrir cet aspect, il faut tout simplement étudier les rayons eux-mêmes.

Au-delà de la planète, il n’y a rien d’autre que le rayon en tant qu’essence, et ces sept rayons viennent du soleil et constituent tout ce qui est en l’homme, la moindre racine de ses cheveux, la moindre de ses pensées.

Vous êtes constitués totalement par les sept rayons en tant qu’homme physique et spirituel, mais en tant qu’entité spirituelle vous n’êtes que les trois rayons majeurs.

Les quatre autres étant, en fait, des jeux de manifestation et moyens d’action. C’est pourquoi ils sont exotériques, car ils ne sont que des instruments, alors que les trois autres sont ésotériques, car ils sont la substance et l’essence.

Il en est de même pour les Bouddhas concernés, à la tête de ces différents rayons. Les planètes ne sont pas les lieux où ces Bouddhas existent, car les planètes sont encore une forme trop dense pour eux. Mais par contre, y résident leurs hiérarchies, du point le plus grand jusqu’au point le plus infime, le plus bas, comme les esprits qu’utilisent les mages et les magiciens.

Ces hiérarchies issues d’un Bouddha X par exemple ont constitué une planète, imaginons Jupiter, et travaillent, par le rayon qui passe par la densité et le type de matière de Jupiter, à maintenir et à diriger toutes les formes sur la terre.

C’est ainsi que la terre, recevant depuis l’origine l’influence de ces rayons, continue sa formation, car la terre est encore en formation, elle est encore en travail jusqu’à ce que les sept races soient effectivement nées et pleinement vécues par les âmes.

Vous êtes toujours, en fait, dans la partie de la genèse, vous n’êtes pas encore nés, la terre n’est pas encore véritablement née. Lorsqu’elle le sera véritablement, elle n’existera plus en tant que planète physique. Toutes les civilisations seront transportées sur un plan plus subtil et il y aura le pont avec Shamballa. Chacun pourra entrer dans la cité céleste.

En attendant la venue de toutes les races, et qu’elles soient pleinement maîtrisées dans leur action, leur mode de pensées, de vie etc., il faut que toutes les planètes soient passées en action et qu’elles aient pu déverser leurs rayons, et toute la conscience, tout le travail initiatique de leurs rayons. La dernière qui effectuera la chose, qui bouclera le cycle en quelque sorte, sera Neptune, et comme il est dit dans le livre : des ténèbres est sortie la lumière. C’est l’acte de Neptune.

Dans son premier aspect, Neptune est chaotique, mais en même temps il est celui qui représente le plus la divinité, qui détient la plus grande clé initiatique, la plus grande inspiration divine.

Neptune est là à l’origine du monde qu’il crée dans l’amalgame chaotique de tous ces rayons mélangés et condensés. Puis à chaque jour, c’est-à-dire à chaque ère, à chaque cycle, (parce qu’en fait les jours de la Bible sont des ères), il passe le sceptre à l’initiateur suivant, donc à la hiérarchie suivante pour concrétiser tout le travail qui est à faire, toutes les humanités qui sont à créer.

Ensuite, lorsqu’il s’agit de consacrer l’humanité finale, l’humanité de synthèse, l’homme, il reprend le sceptre, absorbe son humanité et la renvoie au cahot dans une autre dimension. Pour l’humanité c’est l’occasion de la naissance, où le peuple devient solaire.

Il quitte sa situation d’être terrestre pour devenir un être solaire, car toutes les civilisations pour retrouver leur trinité, ces trois rayons dont nous parlions initialement, toutes les civilisations sont obligées de prendre la porte du soleil.

C’est pourquoi dans les traditions anciennes, chaque fois que l’on parlait d’un messager de Dieu, on le disait venir du soleil, ou on le dessinait passant par la porte du soleil. Toute cette imagerie concerne cette réalité initiatique.

Quand l’humanité, dans son ensemble, arrive à son apogée spirituel, lorsqu’elle n’est plus qu’une synthèse des sept rayons qui l’ont successivement constituée, elle devient solaire, elle rejoint le Logos solaire qui devient l’initiateur. Et à l’intérieur de ce logos solaire, il se passe la même chose qui se passait à l’intérieur du logos planétaire, ce que vous vivez maintenant, mais à un degré supérieur.

Ensuite ayant acquis toutes les initiations sur un plan solaire, cet être est transporté dans une autre dimension, dimension qui constitue à nouveau le corps d’une autre entité, le logos universel. C’est à ce moment-là que l’on ne peut plus rien dire. Parce que déjà, si je pouvais vous expliquer ce qui se passe dans la vie solaire, vous n’en comprendriez que très peu, alors épargnez-moi le logos universel.

Lorsque l’on s’intéresse à la constitution des rayons, on aborde un sujet qui est tellement immense et nécessite une habilité de l’esprit tellement développée, qu’il devient très difficile de mettre à la portée de tous toute cette science.

Non pas parce que l’homme terrestre n’est pas assez préparé pour recevoir cette chose. Ce n’est pas une question d’intelligence, c’est une question de compréhension grâce au plan de conscience.

Lorsque j’explique, par exemple, ce qu’est le rayon deux, j’ai beau expliquer qu’en fait il est tout simplement l’épanchement du rayon d’amour, qu’il est l’amour cosmique, la flamme, celui qui me comprend vraiment, est celui qui, en fait, est déjà éveillé à ce plan de conscience.

C’est pourquoi je préfère vous dire comment vivre, comment penser, comment agir, comment empoigner ces énergies qui vous constituent pour que vous, vous découvriez la vérité sur ces choses.

Je ne prononce pas des paroles en l’air pour le plaisir de philosopher. Par contre, je veux descendre là où vous souffrez, là où vous vous énervez, là où vous vous débattez avec votre problème et parlons-en, pour que vous puissiez le dominer, et lorsque vous l’aurez dominé, alors je n’aurai plus rien à dire, vous découvrirez votre réalité.

Apprenez à vivre et en même temps vous comprendrez les lois de la vie. Mais, naturellement, dans un premier temps, comme je le conseille souvent, il faut s’instruire, mais n’imaginez pas que l’instruction sera l’effort principal sur votre chemin initiatique. L’instruction vous permettra de développer le discernement. Instruisez-vous, mais expérimentez, maîtrisez et vous comprendrez la science occulte.


Qu’est-ce que la science occulte ?

La science occulte, ce n’est pas mettre à la portée de tous la conscience cosmique et ses lois. On ne devrait pas appeler toutes ces choses science, connaissance, une tradition parlée et écrite, c’est là le problème. Autrefois il n’y avait qu’une transmission de conscience à conscience, du maître à l’élève. C’est cette époque-là qui est représentée par la flamme vivante où le maître est pratiquement invisible, où Isis est toujours voilée, parce qu’en fait, elle n’est là qu’en tant que substance pour se déverser lorsque le disciple est prêt.

Instruisez-vous, c’est très bien et je vous le conseille, mais attention ce n’est pas tout, il y a l’expérience, le plan de conscience à acquérir. C’est ce qui vous permettra de rester humbles, si vous gardez à l’esprit que vous avez toujours à travailler sur le plan de conscience plutôt que sur l’effort.

Ainsi vous avez conscience que vous n’êtes jamais allés assez loin, assez profond et qu’il faudra toujours expérimenter, toujours vous métamorphoser, toujours vous transformer, toujours apprendre, mais vous serez en sécurité par rapport à l’orgueil.

Quelqu’un qui croit qu’il suffit de savoir, risque fort et très vite d’être orgueilleux. Tandis que si vous axez votre développement sur le plan de conscience, que vous gardez à l’esprit que toute la métamorphose s’opère là, et que c’est sans fin, alors vous gardez votre humilité, vous savez garder votre place, et vous faites l’effort juste, vous économisez en fait du karma.

Vous n’avez pas à revenir pour expérimenter une illusion que vous avez créée. Vous restez clairs et purs. Le plan de conscience, n’oubliez pas cette chose.

Qu’est-ce qu’un plan de conscience ?

Essayez d’imaginer le plan de conscience que vous aviez lorsque vous étiez âgés de dix ans, la façon dont vous ressentiez les choses, la façon dont vous réagissiez par rapport aux choses, et le plan de conscience qui vous constitue maintenant.

C’est cela le plan de conscience, ce que vous étiez quand vous étiez petits et ce que vous êtes maintenant. Un plan de conscience c’est tout simplement une autre façon d’entrevoir, d’appréhender, de se comporter, non pas en se forçant, mais en étant soi-même autre chose. C’est une question d’être, ce n’est plus une question de contrôle. Axez vos efforts là-dessus.





Cinquième question. Celle-ci est triple :

Qu’est-ce que la vérité ?
Qu’est-ce que la justice ?
Et à la lumière de la vérité et de la justice, l’usage de la force et de la violence est-il justifié ?


Qu’est-ce que la vérité ?

La vérité c’est la réalité

Et qu’est-ce que la réalité ?

C’est ce que vous ignorez, car pour admettre la réalité, pour connaître la réalité, il faut atteindre un certain plan de conscience. La vérité est toujours la quête de tous les gens qui ont une certaine envergure, un certain déploiement des concepts intellectuels.

C’est ainsi qu’en philosophie, sans admettre une part ésotérique, la quête de la vérité, la quête primordiale est : quel est le sens du monde, quel est le sens de la vie.

Pour eux, s’interroger à propos du sens du monde, du sens de la vie, c’est rechercher la vérité. Or, s’interroger à propos du sens du monde et de la vie, c’est s’interroger à propos de la réalité, mais on ne peut arriver, aboutir à la connaissance du sens du monde que si l’on se développe suffisamment pour pouvoir admettre la réalité du monde.

Qu’est-ce que la réalité du monde ?

Pour chacun, la réalité du monde change selon son degré initiatique. Pour untel la réalité du monde est que le monde est violent, que le monde ne vaut rien, qu’il est désespérant, que les hommes ne valent rien, qu’ils sont méchants, très violents.

Pour un autre, d’un autre tempérament, d’un autre rayon, le monde va être une béatitude où tout le monde est gentil, où de temps en temps on nous tape un peu sur les doigts, mais finalement on est optimiste.

Pour un autre individu, la réalité du monde va être l’argent, la conquête du pouvoir, l’exercice de l’ambition. Cela passe toujours par la capacité d’entendement, par la capacité de vision de l’individu.

Mais en tant qu’essence, la vérité c’est simplement la réalité. On ne peut pas discourir sur la vérité. Il y a simplement à l’intégrer, à se révéler à la réalité, et ainsi la vérité entre en nous. Vérité, réalité c’est comme amour sagesse, on peut tourner autour du pot en découvrant mille et un mots pour exprimer une seule et même substance.

L’homme ne peut découvrir de lui-même le sens de quelque chose, parce que le fait même de sa quête indique qu’il est encore dans sa limite. Donc ne cherchez pas la vérité, instruisez-vous à propos de la réalité, et essayez chaque jour davantage, de vivre en rapport, de plus en plus serré, avec la réalité.

Qu’est-ce que la réalité ?

C’est ce que vous a dit Jésus :

Le royaume, c’est la réalité. Vous êtes éternels, c’est la réalité. Aimez-vous les uns les autres, c’est la réalité. Ce que tu fais au plus petit d’entre mes enfants c’est à moi que tu le fais, c’est la réalité. Toutes ces lois-là, sont les représentations de la réalité.

Qu’est-ce que la justice ?

Sur le plan terrestre, la justice est un système qui permet, par actions égales, de pouvoir châtier ou de pouvoir récompenser une action. La justice en termes cosmiques c’est la pureté, c’est la clarté, c’est encore la réalité.

La justice n’est pas exercée par Dieu, par le Maître ou une hiérarchie. La justice en tant que telle n’existe pas, il y a tout simplement une pureté.

Lorsque l’homme au cours de son évolution rencontre la pureté, comme elle est un miroir, l’homme prend conscience de toutes ses limites, de toutes ses infortunes, tous ses malheurs, tous ses vices. Ça, c’est la justice, mais ce n’est qu’un miroir, et le miroir ne peut être justice que s’il est pureté. Il ne donne aucun verdict, il est là et quand l’homme regarde, il sait et se châtie lui-même.

Aucune loi ne châtie l’homme. C’est le miroir, qui, en envoyant la perfection, envoie ce que vous vous appelez la justice, et qui n’est qu’une force de rédemption pour pouvoir anoblir et développer l’homme.

Lorsque cette force de rédemption arrive sur la terre, l’homme croit que c’est le temps du châtiment, parce que, selon le nombre de ses vices, de ses limites il va rencontrer les épreuves correspondantes, et, selon l’entêtement, cela peut avoir l’apparence du malheur, alors que ce n’est qu’un moment d’initiation.

Tous ces concepts-là sont des concepts qui ont une résonance intellectuelle, qui s’applique dans un domaine social. Comme je l’ai dit tout à l’heure, toutes les lois cosmiques ont une manifestation en tant que loi sociale. Donc, quelque part, ces lois-là sont quand même une réalité. Mais lorsque l’on veut aller au fond de cette réalité, il faut se détacher de son sens terrestre pour n’aborder que le sens cosmique.

La justice c’est un bien grand mot, une bien belle énergie, elle s’établit maintenant, vous êtes en train de la vivre. Vous me demandez ce qu’elle est ?

Regardez le monde et regardez la justice s’établir.

Vous pouvez me dire :

« Comment peut-on constater la justice, alors qu’il y a tant d’horreurs, et justement tant d’injustices apparentes ? »

Alors, n’oubliez pas que la justice est un miroir.

À l’heure actuelle, l’homme se regarde en train d’agir, il prend conscience de ses vices, de ses limites. La société se révèle en tant que telle, l’homme se révèle en tant que tel. Celui qui avait un fond d’assassin, assassine, parce que c’est l’heure de la révélation, et quand c’est l’heure de la révélation, comme le dit l’apocalypse, ce n’est pas seulement l’heure où Dieu vient donner son enseignement, c’est aussi l’heure, pour l’homme, de prendre conscience de ce qu’il est, et selon ce qu’il saura de lui, il pourra comprendre l’enseignement.

En ce moment de grand bilan, toutes les noirceurs remontent des enfers de l’homme pour qu’il en prenne conscience. S’il y avait une énergie qui dissimule les problèmes, qui dissimule les vices, il n’y aurait pas d’évolution.

Il se trouve que, pendant un certain temps, l’énergie travaille à édifier un certain système, une certaine philosophie, une certaine civilisation, puis un jour, l’initiateur arrive avec son miroir de justice. Il met au grand jour tous les problèmes, tous les vices de la machine, et tous ces vices explosent.

Celui qui fait partie de la machine croit au grand cahot. En fait, c’est la clarification de la situation. Lorsque l’on est à l’intérieur de cette clarification, il ne semble pas que cela soit pour un grand bien. Attendez de voir les choses, il ne faut jamais juger quand on est au milieu de l’action.

De plus, l’homme a toujours l’habitude de croire que le pire va être pour demain. De génération en génération les hommes se passent la manie comme si c’était une hérédité : demain ce sera pire, cela va de plus en plus mal, grand-papa avait une vie meilleure.

N’oublions pas que grand papa a vécu la guerre de 14-18, et lui-même disait :

« Au temps de grand-père c’était mieux. »

N’oublions pas non plus que ce fameux grand-père a vécu certaines révolutions, certaines autres guerres, qu’il y avait la peste, qu’il y avait la syphilis, qu’il y avait la famine, que l’on détroussait les femmes pour un rien, que l’on égorgeait les gens pour quatre sous.

À l’heure actuelle, la vie va au contraire vers un meilleur, mais avant que ce meilleur n’arrive véritablement, il faut, de fond en comble, analyser la machine, qu’elle révèle chacun de ses vices pour pouvoir les enlever.

Donc n’ayez pas peur, et au lieu d’avoir l’idée de la survie, préparez-vous à la perfection. Ne travaillez pas pour la survie, travaillez pour la perfection, et quoiqu’il se passe, n’ayez pas peur.





Sixième question :

Lorsque nous avons à charge l’éducation spirituelle de nos enfants, devons-nous les confier à une église traditionnelle, même si nous ne partageons pas tout ce qui est enseigné, ou bien devons-nous les insérer à notre propre vie spirituelle ?


Je dirais qu’il s’agit d’abord de découvrir quel est le niveau spirituel de votre enfant. Vous pourrez mieux l’orienter en découvrant où votre enfant se situe dans sa capacité de comprendre certaines choses.

Il n’est pas capital d’appartenir à une église, d’être enseigné par une église, quelle qu’elle soit. Cela n’est pas véritablement, pour l’enfant, l’assurance d’un développement, l’assurance que l’enfant ira vers une voie spirituelle.

L’enfant est avant tout lui-même. Toutefois, il n’y a pas meilleur enseignant que les parents. C’est pourquoi, avant d’appartenir à une église, il faut avant tout que l’enfant puisse faire des références spirituelles par rapport à ses parents.

L’église, dans la tête d’un enfant, ressemble un peu à l’école. Si la spiritualité l’habite, si elle lui est transmise par les parents, que les parents la démontrent dans leurs gestes, dans leurs réactions, dans leurs pensées, l’école devient plus vivante.

L’enfant dans son comportement psychologique a besoin de la référence parentale, un peu comme le dévot a besoin de la référence du Maître. C’est l’exemple, on fait comme papa, on fait comme maman, l’enfant idolâtre quelque peu la relation parentale.

Donc, ce sont les parents, avant tout, avant tout système, avant tout éducateur, qui doivent distiller, incorporer la vérité, et initier l’enfant à cette vérité. Le père et la mère ont un rôle d’initiateur qui est primordial. Ce qui ne veut pas dire que tous les parents remplissent cette fonction, tout dépend du niveau des parents, c’est un fait.

Vous n’avez pas l’obligation de faire appartenir votre enfant à une église. Faites-le appartenir au cœur du Christ en premier, à la vérité, à la réalité universelle, en premier. Et si ensuite, en lui parlant de ce qui existe sur la terre comme école initiatique, comme église, s’il fait le choix d’une église, laissez-le aller.

Mais, tout d’abord, enseignez-lui l’universalité.

Nous sommes à une époque où je peux vous dire cela. Autrefois j’aurai conseillé qu’il appartienne à une église, parce que la société était en transformation, en édification, et il fallait absolument que l’individu soit programmé, soit édifié par ciment et cette truelle-là.

À notre époque, il s’agit de rendre toute chose universelle, alors instruisez à l’universalité et l’enfant, ensuite, fera le choix à son appartenance.





Septième question :

Comment expliquer de façon simple et concise à des personnes angoissées, ce qui est en train de changer, ce qui va se passer dans un très proche avenir, le pourquoi, le but de tout cela ?


Commencez d’abord par leur dire qu’il ne se passera rien. Les gens imaginent que la guerre peut arriver, qu’un cataclysme peut arriver, et comme on peut entendre de certaines personnes, que même la lune à un moment donné risque de tomber sur la terre, puisqu’un satellite a disparu, pourquoi pas un deuxième.

Les frayeurs, les craintes font partie de la nature humaine, surtout à l’approche de ces fins de cycle, à ces périodes où il y a révélations, où il y a changements, où il y a l’approche du miroir. Toutes les frayeurs et craintes ancestrales, qui font partie de la molécule, qui sont des frayeurs et des craintes animales, ressortent, et l’individu qui n’a pas suffisamment de foi ou de détachement vis-à-vis de la mort, entre en grande angoisse.

Ce dont il faut les affranchir dans ces cas-là, c’est avant tout de la mort, car on ne peut pas changer les événements qui viendront, à moins que l’homme ne se transforme lui-même. Ce qu’il faut exorciser, ce n’est pas qu’ils pourront être parmi les survivants s’ils intègrent telle ou telle société, s’ils font partie de tel chemin initiatique.

Ce n’est pas en leur donnant un bon pour la survie que vous arriverez à leur être utile. C’est en exorcisant toutes leurs limites, en premier celle de la mort. Si l’on apprend aux gens à bien mourir, on leur apprend à bien vivre, à ne plus vouloir conserver leur vie. Ils apprennent à vivre la vie.

C’est pourquoi Jésus a dit :

« Celui qui voudra garder sa vie la perdra. »

Si vous voulez garder votre vie, automatiquement vous déclenchez un système de mortalité, car vous vous mettez dans le système de lois, le système d’actions et de réactions qui impliquent la mort. Vouloir garder la vie physique, c’est un instinct qui vient du corps, pour que les hommes aient l’idée de conserver leur plan physique afin de mener à bien leurs développements et leurs destinées.

Si l’individu qui s’incarne regardait son corps comme une vieille chaussette, il ne pourrait pas accomplir toutes les épreuves qui vont se présenter à lui, faire les prises de conscience et obtenir tout l’enseignement qu’il doit obtenir.

Il ne faut pas confondre les instincts propres à la nature qui relèvent simplement du fonctionnement du corps, et les réalités de l’âme. Or, lorsqu’un homme n’est pas assez mûr spirituellement il est tout absorbé par les instincts de la loi, par les termes de la loi de la nature.

N’importe quel animal a l’instinct de la survie et sait se protéger. Il est absolument déroutant de voir comment certaines espèces ont su développer des moyens de protection qui laissent pantois l’imagination des hommes.

Donc, ce qu’il faut admettre, ce n’est pas que la survie soit primordiale, mais que la libération soit primordiale. Je ne fais pas un discours de mauvais vendeur en vous disant :

« Ne t’inquiète pas, si tu perds ton corps physique, tu embellis ton âme, tu gagnes au change. »

Non, je ne veux pas faire ce discours-là.

Simplement je vous dis :

« Quoiqu’il se passe, si votre degré vibratoire, donc votre plan de conscience, est suffisamment développé pour que la réalité du cosmos soit la seule réalité vibrante en vous, vous ne risquez rien. »

Pourquoi avoir peur d’un trépas, d’une catastrophe. Rien n’est catastrophique. Vous n’avez pas besoin de sentir que la catastrophe vous vise, tout dépend à quel monde vous appartenez. Lorsque les voisins se tapent dessus, vous ne vous sentez pas visés, vous ne souffrez pas pour eux.

Lorsque madame donne une gifle à monsieur, vous n’êtes pas rouge le lendemain matin. Est-ce chez vous que cela s’est passé ?

Non, c’est chez l’autre.

Lorsque le monde s’écroule, est-ce votre monde qui s’écroule ?

Non, c’est le monde de l’autre.

Mais pour celui qui a véritablement peur, aucune parole ne pourra exorciser sa peur, si ce n’est justement la confrontation avec le phénomène, la prise de conscience.

Lorsque l’on a peur, rien ne peut enlever la peur, parce que le raisonnement même n’est plus possible dans l’esprit d’un individu. Ce qu’il faut, au moins, c’est leur apprendre à exorciser le sens de la mort. Si la mort vient comme un sourire, alors il n’y a pas de problème.

Je ne veux pas vous tenir ce discours pour vous annoncer que la mort est proche, pas du tout. La vie ne dépend que de vous, une vie qui dure ou une vie qui ne dure pas, peu importe, mais la vie ne dépend que de vous.

Quel bel acte que de mourir au milieu de ceux qui meurent avec la peur, de mourir sur le même terrain qu’eux en essayant jusqu’au dernier moment de leur donner la foi et la confiance.


À quoi sert-il de survivre si l’on n'a pas servi à quelque chose ?

Servir, c’est là la survie. Celui qui donne sa vie la gagnera. Les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers, toutes ces phrases-là, vous devez les méditer pour approcher cette ère, pour en comprendre le sens total, afin d’exorciser la crainte des autres.

La mort est peu de chose. Je sais que tous les guides, tous les messies, vous ont dit cette parole. Ce n’est pas pour autant que la mort ait changé sur terre, on meurt toujours de la même manière. Pourtant si l’homme voulait se donner un peu la peine de transformer son esprit, il ne serait plus un mortel.

Plus il veut conserver sa vie, plus il se protège de la maladie en inventant des vaccins, des méthodes, des interventions chirurgicales, plus il débouche sur d’autres maladies, d’autres accidents, d’autres problèmes, d’autres énigmes.

Or, si tout un peuple se met en marche, dans le sens du don de soi, du partage, alors toutes les forces qui sont contraires s’annulent. Par contre, celui qui dans sa vie veut garder sa richesse, s’incarnera immanquablement en pauvre. Ce sont ces lois-là qui agissent. Si vous ne pensez pas à être sauvés, c’est Dieu qui vous sauvera.





Huitième question :

Les maladies graves sont-elles toujours karmiques et initiatiques, et est-ce que l’heure de notre naissance et l’heure de notre départ du plan physique sont fixées, ou sont-elles en fonction de notre vie, de notre entourage, ou d’autres circonstances ?


Les maladies font partie de la vie même de la planète, et entrent plutôt dans un cadre de karma collectif que de karma individuel. Car comme je vous l’ai dit mille fois, il ne faut pas oublier, qu’avant tout, l’humanité est une seule et même entité, et qu’il se passe beaucoup plus de choses mondialement qu’individuellement. Chacun vit les mêmes expériences.

Les maladies épidémiques visent le karma collectif, donc, c’est une épuration dans la totalité et dans la masse de l’entité humanité terrestre, tandis que le karma individuel a bien d’autres façons de se manifester et ne choisit pas forcément la maladie.

Quelquefois la maladie est choisie pour un homme ou par un homme, mais ce n’est pas le meilleur moyen de purger un karma, parce que l’individu est à un tel stade de développement que finalement il se révolte contre la maladie, il contrecarre la maladie en essayant de se soigner, de se guérir.

Il n’y a pas forcément développement psychique à travers la maladie, au contraire, il y a révolte.

Le karma individuel choisit plus volontiers ce qui va mettre à l’épreuve la volonté, le discernement, le courage, le contrôle, plutôt que de sabrer l’élan de l’individu par une maladie qui lui ôte toutes les énergies.

Dans le cadre des afflictions karmiques, il y a plutôt les infirmités que les maladies. Les maladies sont pratiquement toujours d’ordre collectif, car elles correspondent à l’épuration en masse ou une initiation en masse de l’humanité.

Quand je dis purification, quand je dis initiation, c’est toujours à voir avec le degré de conscience de cette masse de l’humanité. Selon son comportement, une civilisation déclenche certaines mœurs, et ces mœurs tombent dans le règne de la nature, donc sous le coup de la loi de la cause et de l’effet. Sitôt que vous agissez dans le monde, vous agissez dans une substance de lois.

Le karma est en fait, davantage collectif, qu’individuel.

Il existe le karma individuel, mais ce que vous appelez karma, c’est en fait le chemin initiatique. Lorsque vous avez manqué d’amour pour quelqu’un et qu’il vous arrive quelque chose en retour, vous pouvez appeler ça le karma individuel, mais avant tout, c’est une épreuve initiatique. Le karma, en tant que tel, est la somme de toutes les restrictions, les limites, les aberrations d’une humanité. C’est pourquoi les choses se généralisent et il semble quelquefois que le châtiment de Dieu soit injuste.

Comment tel enfant qui a si peu vécu peut-il mourir de telle ou telle maladie ?

Comment tel autre jeune a-t-il pu mourir dans tel accident ?

Comment tout ce peuple, qui a le même droit légitime à la vie qu’un autre, a-t-il pu être détruit par l’avancée d’un autre peuple ?

Tout cela, est l’effet de la masse, l’effet de ses rayons qui justement viennent des planètes et qui ne concernent que la masse. Mais à l’intérieur de cette masse, il se trouve des individualités, donc immanquablement cela passe par les individualités.





Neuvième question :

Les questions qui pourraient encore venir ont trait à l’astrologie, en fait on a tendance à nous expliquer que par suite de manipulations exécutées par des humains, il y a des naissances qui sont faites avant le terme si je puis dire.

L’âme trouve-t-elle vraiment ce qu’elle est venue chercher dans un corps dont la naissance a été provoquée, donc avec un thème forcé ?


Il ne faut pas vous inquiéter pour cela. S’il y a une loi qui veut que l’âme prenne possession de son corps au moment du premier souffle à la naissance, il y a aussi une autre loi qui veut que la puissance de la nature soit tellement forte, que le corps d’un nouveau-né, sans être habité par une âme, peut survivre naturellement quelques jours.

Ce qui fait que pendant l’espace de ces quelques jours, si l’âme concernée par ce corps voit que l’heure de sa naissance a changé, que certaines anomalies se sont révélées par la maladresse des opérateurs, l’âme en parlant avec ses guides, avec les seigneurs du karma comme vous dites, l’âme peut parler du dossier et le refuser.

À ce moment-là, on va chercher quelqu’un d’autre concerné par le cas. On lui dit :

« Voilà c’est telle heure il y a tels astres, c’est tel aspect, est-ce que ça te va ?  Tu auras tels et tels problèmes, telles et telles épreuves. »

Si l’individu accepte, immédiatement il prend possession du petit bébé qui dort. Cela se passe très naturellement et très simplement.

Naturellement il est très désagréable pour un individu qui a choisi une famille, des choses très précises, d’être dérangé dans tout ce qu’il avait prévu, simplement parce que la mère désire accoucher un petit peu avant, pour être libérée à Noël, parce que Pâques est proche, ou parce qu’il faut partir en croisière, alors on force bébé à venir un peu plus tôt.

Naturellement ce genre de comportement n’est pas à favoriser, et dans la mesure où il y a des accidents, dans la mesure où quelquefois les hommes ne peuvent pas faire autrement, où leur décision est plus forte, alors le pardon peut s’exercer sur leurs actes parce que la loi de la nature est telle, que l’individu a le droit de refuser un corps qui naît.

Si le corps intéresse quelqu’un, il va être maintenu par le prana trois jours, et si véritablement personne ne veut de ce corps, le prana lui-même s’en va comme une petite fumée bleue, et il ne reste qu’un cadavre. Naturellement, si la chose se répandait trop, il y aurait beaucoup de réclamations et cela se terminerait en problème de civilisation. Mais dans la mesure où les choses ne sont pas trop répandues, la réparation peut avoir lieu.

Vous savez, il y a quand même des aspects modérés à ce que vous appelez la destinée, la fatalité, le programme, le plan. Il y a une grande souplesse dans les forces universelles, et quelqu’un qui devait venir sous l’aspect d’une femme peut très bien, d’un seul coup, venir sous l’aspect d’un garçon.

Ce qui compte, ce sont les énergies du caractère de la personne, de l’envergure de la personne, ce sont les aspects qui vont constituer sa capacité cérébrale, sa capacité manuelle, son plan de conscience.

On croit que les familles sont choisies, c’est un fait, et on essaie autant que possible de faire les choses au plus précis. Mais si quelquefois les choses sont un peu plus souples, elles ne manquent pas forcément de précision.

La vie est un feu en mouvement qui tourne, et dans ce mouvement il y a des cycles qui viennent, précis comme des horloges, et à l’intérieur de ce mouvement il y a des choses qui se passent et qui sont tout simplement des actions et des réactions.

Les grands programmes sont rigides, les petits sont plus souples.

Pourquoi ?

L’homme a la liberté et beaucoup d’autres créatures ont aussi la liberté, comme l’ange. Alors dans un système qui est trop rigide, la liberté ne peut pas être. La création de l’homme, a eu lieu avec la liberté des anges. Naturellement ils n’ont pas eu le droit de créer n’importe quoi, par fantaisie, par folklore c’est certain.

Mais dans leur possibilité de création, leur liberté s’est exercée. Regardez dans la nature toutes les formes qui existent, est-ce qu’on ne dirait pas qu’un ange s’est amusé ?

Regardez tous les poissons qui existent, tous les animaux terrestres, tous les oiseaux, toutes les plantes, toutes les fleurs, toutes les herbes, toutes les formes de rochers, tous les minéraux, est-ce que cela ne ressemble pas à un grand jeu créatif ?

Ça, c’est la liberté de création, c’est la liberté d’action, c’est la liberté de l’ange. L’ange a fait le jardin le plus beau possible, le plus artistiquement possible.

Certains artistes ont des tempéraments qui ressemblent à de la poésie, à de la finesse, à de la tendresse. Leurs peintures sont comme des voilures, donc leurs créations sont toute finesse. Il y a la rose, l’orchidée, le flamant rose etc.

Et puis, il y a d’autres artistes avec un tempérament un peu plus fort en tant que personnalité terrestre, alors leurs peintures, leurs créations, leurs chants, leurs musiques leur correspondent.

Avec les anges il y a les mêmes nuances, vous avez des anges qui sont appelés des muses que l’on voit tout en transparence, en finesse, en délicatesse, il y en a d’autres qui sont un peu plus soldat, alors ils ont fait des éléphants, des hippopotames, les montagnes.

Chaque archange a donné à sa suite d’anges un certain tempérament, et cela non pas parce que c’est la loi, mais parce que la création est un grand rire, un grand jeu, une grande fête. Plus il y a de diversité, plus il y a de joie et à l’intérieur de cette joie il y a certaines notes, il y a certains rythmes, c’est ce que vous appelez le plan, qui pour nous n’en est pas un, c’est tout simplement le diapason.

Tout l’effort de l’homme est d’apprendre à chanter et à rire au diapason avec le céleste, trouver la note juste. Trouver la note juste c’est rencontrer la réalité dont nous parlions tout à l’heure.

Essayez de participer à ce grand chant, de participer à ce grand déferlement, à cette folie de création heureuse. Regardez le monde avec ce même tempérament.

Émerveillez-vous, essayez de comprendre et essayez de vous mettre à la place de l’ange créateur. Qu’auriez-vous fait ?

Imaginez que vous puissiez créer des formes, créer votre vie, et vous vous rendrez compte de ce qu’est la création.





Dixième question :

Pouvez-vous nous parler du symbolisme de la croix, est-il bénéfique de la porter sur soi ou de porter d’autres symboles ?


Il y a des milliers et des milliers de symboles dans l’univers. Concernant le plan terrestre, certains symboles utilisés correspondent aux énergies les plus directes que l’homme peut utiliser comme protection.

Selon le plan auquel on fait appel et le degré initiatique, la croix représente plusieurs choses. Je ne veux pas parler de sa signification occulte, du degré initiatique qu’elle signifie. Simplement en tant que substance la croix rayonne une énergie bienfaisante, c’est aussi le symbole du feu. Tout ce qui est croisé représente le feu, le feu est purificateur, rédempteur. Lorsqu’il est rayonnant, c’est la lumière.

Lorsque vous portez une croix, vous ne portez pas seulement le symbole de l’église qui s’y rattache, mais avant tout vous portez un certain rayonnement.

Chaque forme transmet une onde. Si vous travaillez les objets, les signes, les ondes de forme que vous portez, et que vous les consacrez, alors cela devient un véritable objet occulte qui transporte un certain pouvoir, qui reste d’une certaine manière limitée à la force de celui qui le consacre.

Plus le magicien a de l’envergure et plus le rayonnement va être actif et régénérateur, dans le cas contraire, l’objet est simplement protecteur.

La croix, dans son symbole culte, représente la crucifixion bien sûr, mais avant tout l’abandon de soi, le détachement de tout ce qui est personnalité.

C'est la rupture avec toute la mécanique de la personnalité, toute la roue de la personnalité, la roue des réincarnations donc. Lorsqu’il y a crucifixion d’un initié, crucifixion cosmique, cet initié est complètement détaché du plan des réincarnations. S’il revient, c’est uniquement pour apporter quelque chose, ce n’est plus pour expérimenter quelque chose.

La croix rompt toute relation avec le phénomène terrestre, avec la manifestation physique, parce qu’il y a abandon des parties inférieures pour ne vivre que dans les parties supérieures. Et c’est dans ce sens que l’on peut rejoindre l’image du feu, parce que cette initiation correspond à ce que le feu est capable d’accomplir occultement dans l’homme.

Toutes les initiations sont transmises par le feu. Sur la terre, on utilise plusieurs éléments comme l’eau pour le baptême. Pour les grandes initiations, il n’y a que le feu et uniquement la flamme qui soit présente, parce que c’est l’énergie solaire, c’est le prana solaire.

Le soleil est un astre flamboyant, et chaque fois que l’on veut se relier à son énergie, il s’agit d’intégrer de plus en plus de feu. La croix n’est pas véritablement importante, c’est un des symboles, le plus petit en fait. Hormis cette signification occulte, son symbole fait partie de la série que l’on peut considérer comme la plus profane.

Si vous voulez utiliser un symbole véritablement puissant, qui soit véritablement chargé parce qu’il est rattaché à un être de plus grande envergure, il faut utiliser celui qui est constitué de deux triangles entrelacés, tout puissant par rapport à la croix.

Il ne faut pas associer la croix et le Christ. La croix n’est pas la représentation du Christ. La croix est le symbole de cet abandon dont nous avons parlé, c’est le symbole du feu sur le plan terrestre. C’est le feu primaire, c’est le feu kundalini, c’est le feu qui est éjecté par les volcans, c’est le feu tellurique, c’est un feu très primaire. Si vous voulez véritablement faire référence à l’esprit d’une entité, à la protection efficace d’une entité, il faut utiliser ces deux triangles entrelacés.


Que veut dire cette figure ?

C’est un symbole bien sûr. Un symbole est une forme qui contient la substance et c’est pour cela qu’en termes occultes, le symbole est si précieux, parce qu’il n’est pas simplement une représentation graphique, ce n’est pas une image, c’est une forme qui contient la substance.

C’est pourquoi dans certaines opérations, il suffit simplement de tracer le symbole pour que la substance se manifeste, donc, l’entité en question produit un certain rayonnement à cet emplacement.

Pour la croix, la chose est complètement différente. En termes terrestres, la croix est un insigne religieux et n’a pas véritablement de fonction occulte. Toute la protection dont s’entourent les prêtres, notamment les exorcistes, vient du fait que la croix a été fortifiée et chargée depuis tant d’années d’existence des églises.

Ce qui fait que vous pouvez inventer n’importe quel symbole, si vous êtes suffisamment nombreux, suffisamment patients pour attendre que l’énergie se développe autour de ce symbole. Si vous le travaillez pour qu’il exorcise, il va exorciser. Si vous le travaillez pour qu’il apporte de la chance, il va vous apporter de la chance, etc.

Mais lorsque vous vous intéressez à des symboles qui fonctionnent depuis le début du monde, qui fonctionnent parce que telle est leur nature, alors, il faut vous intéresser aux signes occultes, et vous vous apercevrez que la croix entre en composition de certains symboles mais ne représente pas un symbole.

Un autre signe fort, plus que protecteur, il est densificateur et quelque part un petit peu destructeur parce que purificateur, c’est la croix encerclée.

Lorsque vous travaillez sur ces symboles vous forcez le feu à agir de manière universelle. Par ces symboles, vous appelez certains esprits qui sont rattachés au phénomène de la purification et de la destruction. Autrement dit, par ces signes, vous pouvez aussi faire le mal. Lors d’une opération, si vous savez suffisamment contrôler les entités pour ne prendre que les esprits les plus bas de ce signe, vous pouvez les diriger pour faire le mal, mais cela réclame tellement d’efforts, croyez-moi, qu’il vaut mieux faire le bien.

Un autre signe puissant : le triangle pointé, ou le triangle cerclé. Il faut que vous trouviez en fait votre symbole. Si vous ne faites pas partie d’un système de développement ésotérique, d’une école, d’un temple, consultez quelques livres, et dans une sorte de méditation très passive observez le symbole qui vous attire le plus, celui qui est le plus en harmonie avec votre couleur, avec votre rayon, avec votre niveau initiatique.

Pendant quelque temps, en méditation, visualisez ce symbole, puis, refaites le catalogue et regardez si un autre symbole vous attire. Ainsi, vous pourrez voir votre développement, le cheminement de votre évolution.

Mais vous verrez qu’à la fin, lorsque vous aurez acquis un certain développement, vous serez tous attirés par les deux triangles entrelacés, parce que c’est le véritable symbole de votre père, c’est le véritable symbole de l’action, de ces trois rayons dont nous parlions tout à l’heure. L’homme qui monte, Dieu qui l’intègre. Il ne peut pas y avoir de symbole plus initiatique, je vous le dis.




Nous sommes arrivés à la fin de cette communication, la dernière pour cette année. Avez-vous un dernier message à nous transmettre en forme de conclusion ?


Il n’y a pas de dernier message, non pas que j’aie l’intention de parler encore longtemps, mais simplement parce que le discours ne dépend que de vous. C’est un fait, et il paraît que je ne serai plus là, mais il n’en est rien, parce que c’est à vous de continuer à me faire parler quand vous serez chez vous, quand vous serez face à votre problème, quand vous serez dans votre épreuve, ou au milieu de votre joie.

C’est à vous de continuer la relation, de continuer le dialogue. Quand je vous dis cela, je ne vous offre pas la possibilité de vous attacher en une relation avec moi, je vous offre simplement la possibilité de poursuivre le développement, de poursuivre une relation avec l’égrégore total. Rien n’est jamais rompu si l’homme sait à chaque instant créer le contact lui-même.

Créer le contact soi-même, c’est être un disciple, c’est se prendre en main, se prendre en charge, c’est s’accomplir, et automatiquement, où que vous soyez, le contact a lieu, parce que vous êtes prêts. C’est ce que vous devez développer.



Je vous salue.