17.9.15

COMMENT VIVRE NOS VICES ET ÊTRE SPIRITUEL ?




(03.11.89)


Thèmes :

- Comment il faut vivre nos vices et nos plaisirs profanes ?
- Il faut être en paix avec soi-même pour avancer dans la spiritualité
- Cultivez la propreté et la direction de la pensée
- Malgré tous ses défauts, la société est indispensable pour faire évoluer à l’humanité
- Parabole sur l’illumination divine
- Tu es déjà un être lumineux mais ta lumière ne brille pas encore
- Parabole sur le karma
- Relation entre l’intuition et les rêves
- Technique pour élever ses vibrations
- La dilatation excessive d’un chakra peut provoquer la mort
- Méthode pour purifier la pensée
- L’homme a d’autres corps à part les sept corps mayeurs
- Explication de comment fonctionne la flamme mentale
- Pourquoi est-ce que le crâne est-il rond ?
- Votre pensée se trouve jusqu’au bout de vos doigts et elle sort en rayonnement
- Technique pour arrêter la pensée pendant la méditation
- Méthode pour regarder l’âme
- Explication ésotérique du symbolisme de la Vierge





Nous avons deux grands devoirs :

1) Le premier est la prise de conscience de notre divinité par le développement de notre conscience intérieure.
2) Le second est notre participation à l’évolution de la conscience de l’humanité ainsi que de tous les règnes de notre planète, par un travail en groupe et au niveau planétaire.

Maintenant, sachant que notre évolution personnelle rejaillira sur l’ensemble et que les pensées positives concernant l’évolution planétaire, redescendront sur chaque créature (donc aussi sur nous), sur quel plan devons-nous travailler pour être le plus efficace pour l’ensemble ?



Je vous souhaite la bienvenue dans ce nouveau dialogue, car comme je le dis si souvent, j’espère chaque fois, qu’à chaque rencontre, cela devienne un dialogue. Bien sûr, vous, vous ne pouvez pas me parler, ou du moins, vous ne pouvez pas prendre la parole pour intervenir. Mais je souhaiterais que cela soit ainsi, du moins dans votre pensée et dans votre cœur, car comme je le dis si souvent, il ne faut pas simplement venir m’écouter en espérant repartir avec les valises pleines d’information, parce que cela n’est pas du tout le travail que j’ai décidé d’accomplir. Je voudrais au contraire qu’il y ait des échanges entre votre esprit et le mien. C’est pourquoi, n’hésitez pas à m’envoyer des questions par la pensée.

N’hésitez pas non plus à me déverser ce que vous sentez ici, pour que je puisse le lire, et si j’ai le temps ou si cela peut entrer dans mon discours, j’essayerai, autant que cela se peut, de répondre aux circonstances qui mènent votre vie. Et quand je vous dis cela, ce n’est pas pour faire ressortir le fait que j’arrive à répondre à vos esprits, ou à éclaircir les circonstances de votre vie, car je ne veux pas faire allusion à un quelconque pouvoir. Je veux tout simplement remettre en place le dialogue, parce que sans le dialogue, en fait, il n’y a pas d’évolution.

Or on me pose ce soir une question sur l’évolution, sur l’interaction des règnes, notamment du règne humain avec les règnes inférieurs de la nature. Mais il faut savoir que l’évolution de règnes plus élevés que le vôtre et que l’on appelle par exemple le règne des dévas, le règne des maîtres, le règne des initiés. Toute cette évolution a aussi une incidence sur votre règne à vous, qui est inférieur à eux. Donc, il ne faut pas croire que les choses sont acquises uniquement parce qu’on les a entendues. Et il ne faut pas croire non plus que l’on va recevoir parce que l’on a ouvert la valise et qu’en sortant d’ici on va renfermer et transporter le tout chez soi pour y réfléchir et éventuellement le partager avec des amis.

Il faut comprendre que tout est communication et c’est pour cela que je communique d’ailleurs. Tout est dialogue. C’est pourquoi comme fondement même de notre relation, il faut que votre cœur et que votre esprit soient en résonance avec le mien, sinon il n’y aura pas un véritable travail. Vous serez juste venus pour écouter et vous aurez entendu, c’est certain. Mais si vous n’ouvrez que vos oreilles, il n’y aura que cette écoute comme possible interaction entre nous.

Cependant, comme je l’ai dit si souvent, je me moque de vous donner des informations. Donc, vous allez repartir avec les oreilles frustrées. Frustrées de n’avoir pas entendu parler des plus grands mystères du Cosmos. Par contre, si vous installez un dialogue et pas seulement avec moi, mais en sortant d’ici, avec le Cosmos lui-même tout entier, et aussi avec votre nature spirituelle. Alors à ce moment-là, tous les développements pourront avoir lieu.

Et tous les développements auront lieu.

Pourquoi ?

Non pas parce que vous allez faire des efforts sur votre nature dite inférieure, c’est-à-dire des efforts sur votre personnalité, comme par exemple :

Comment contrecarrer tel ou tel défaut ou comment développer telle ou telle qualité ?

Par contre, lorsque l’on développe tout simplement la voie de la correspondance, il se trouve que tous les efforts que l’on doit porter sur la nature inférieure deviennent alors très faciles. Et en fait, à partir de ce moment-là, il n’y a plus véritablement un effort à faire, mais il y a tout simplement un épanouissement à laisser survenir.

Alors que, si en bon constructeur et en bon maçon, on essaye de prendre tous les instruments pour creuser d’abord les fondations de l’édification. Puis ensuite, pour aller tailler dans la carrière les pierres qu’il faut pour monter la maison. Puis pour aller tailler un arbre pour créer le toit, etc. On s’aperçoit que l’on a à faire aux éléments de la nature, et par-là, aux éléments de la nature humaine.

Et lorsque l’on est incarné, il se trouve que l’on va avoir à faire aux éléments d’une nature dite inférieure, d’où toutes les difficultés et  tous les problèmes pour arriver à faire jaillir hors de soi quelque chose de spirituel, même quand on en a l’intention, même quand on le veut.

Mais il se trouve à un moment donné un point sur lequel on va immanquablement déraper. Et lorsque le dérapage a lieu, la conscience de l’individu n’est pas du tout satisfaite, et alors il agit un peu comme le scorpion qui retourne son dard contre lui-même et il se pique à lui-même.

Et de la même manière, c’est à ce moment-là qu’ayant commencé à marcher sur la voie d’amour qu’est la spiritualité, l’individu soudainement change de terrain et se met à marcher sur la voie de la haine. L’haine contre lui-même, la haine pour ne pas être encore capable de ceci ou de cela. La haine contre lui-même pour ne pas être encore capable de maîtrise, de vision, de détachement, de clairvoyance, de guérison, etc.

Or si vous voulez commencer à travailler quelque part pour méditer, ou pour donner de votre rayonnement, ou tout simplement pour basculer dans un état spirituel gentil et simple, il faut commencer par être en paix avec vous-même, et comprendre que vous n’allez pas forcément dès les premiers pas de la spiritualité, aller combattre les éléments qui constituent votre nature humaine et qui dans la nature incarnée s’expriment de façon inférieure.

C’est par contre, un peu plus en avant sur le chemin du développement que vous allez devoir mâter ces énergies-là. Mais pour démarrer et pour faire une première distance, vous n’avez pas du tout besoin de contrecarrer votre nature humaine et de constater que donc, vous n’êtes pas encore capable de maîtriser ceci ou cela, et que donc vous avez encore des défaillances pour tel plaisir ou pour telle joie bien terrestre.

Le premier pas donc qu’il faut faire quand on commence à avancer sur le chemin de la spiritualité (et il est fort simple) c’est d’être en paix avec soi-même.

Or être en paix avec soi-même, dans le début de la spiritualité, cela veut dire quoi ?

Cela veut dire quelque chose de très simple :

- il faut simplement changer la vision de ce que l’on fait de profane, même si on le fait encore.


Et de quelle manière changer cette vision ?

Tout simplement en étant sûr que l’intention qui nous porte vers tel objet ou l’intention qui nous porte vers telle action, est une intention qui n’aura plus sa source dans quelque chose d’égocentrique ou de ténébreux, mais dans une joie qui s’accomplit (même si elle est profane). Ce qui fait que lorsque vous allez éprouver un sentiment, alors que vous savez très bien que l’initié n’éprouve pas ce genre de sentiment (de désir de sexualité, de gourmandise, etc.). Ce que vous pourrez faire, c’est de vous laisser aller à éprouver ce sentiment. Mais entourez-le de joie, de beauté, de propreté, de dignité et quelque part d’une forme de grandeur.

Et par ce fait, le sentiment que vous éprouvez et que vous savez très bien qu’il appartient encore à un règne inférieur de la conscience, ce sentiment-là ne devient pas quelque chose de pernicieux, de négatif ou d’inférieur. Mais il se trouve au contraire sublimé par la petite poudre d’or qui est la conscience de la joie et la conscience de la dignité. Ce qui fait par là-même que le monde est absolument en vous.

Et vous n’avez pas besoin, sous prétexte que vous commencez un chemin spirituel, vous n’avez pas besoin de vous couper de telle ou telle relation, de vous efforcer à ne plus faire ceci ou à ne plus penser à cela. Ainsi par exemple, que dès demain, vous ne devez plus regarder ni les filles, ni les garçons, ou que vous ne pouvez plus manger des tartes aux pommes, ou que le petit verre d’alcool du dimanche après la messe, est désormais quelque chose de définitivement à bannir.

Il faut que vous compreniez que chaque fois que vous accomplissez une action profane (quelle qu’elle soit) et que vous l’entourez avec une attitude qui est sale ou qui est coupable, une attitude qui est pleine de soupçons, alors cette action va être salie. Ce qui fait que lorsque vous allez intégrer dans votre vie, vous allez en même temps vous imprégner de cette salissure.

Tandis que, quelle que soit l’action profane que vous accomplissez, si vous l’effectuez avec une attitude propre, lorsque vous allez l’intégrer dans votre vie, il n’y aura que de la propreté en vous. C’est pourquoi il faut faire extrêmement attention aux intentions lorsque l’on commence sur le chemin spirituel. Et si l’on veut véritablement faire un effort quelque part, c’est là qu’il faut le porter avant tout : sur l’intention.


Pourquoi est-ce que je mets le point sur ce concept-là ?

Cela paraît ne pas être spirituel, cela paraît ne pas être profondément alchimique, cela paraît ne pas aller très loin. Et pourtant si, cela est fondamental.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que l’intention provient d’une attitude du cœur et d’un aspect de la pensée. L’intention n’est pas pour autant quelque chose de vague. Ce n’est pas quelque chose qui appartient aux simples aléas de la vie :

« Tiens, aujourd’hui, je suis de bonne humeur et je n’ai que des bonnes intentions.

Mais, oh non, tiens, aujourd’hui je suis de mauvaise humeur et pour autant je n’aurais que des mauvaises intentions... »

Non. L’intention ne doit pas fluctuer avec l’humeur, car l’intention n’appartient pas à l’humeur et au tempérament de l’individu. L’intention est tout simplement une résultante du cœur et de la pensée. Ce qui fait que, lorsque vous allez travailler sur vos intentions, automatiquement, vous verrez que vous serez en train de travailler sur la propreté de la pensée et sur la direction de la pensée, sur la propreté du cœur et sur la direction du cœur. Et par-là même, une voie royale va être tracée devant vous.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que j’ai utilisé deux mots qui vont éveiller en vous tout un schéma :

    -  la propreté et la direction.

Et lorsqu’un homme s’attache à cultiver une propreté et à découvrir chaque jour la direction que cette propreté doit prendre, et vers quoi elle doit tendre. Alors automatiquement, même s’il n’a jamais rencontré un être spirituel, même s’il ne lit aucun livre spirituel, même s’il ne cherche pas à rencontrer aucun instructeur spirituel, la voie s’est déjà dressée devant lui. Et ainsi il peut être son propre maître. Peut-être pas son propre initiateur, mais jusqu’au moment de l’initiation, il peut être son propre guide.

Cultiver la propreté et la direction sont deux concepts fondamentaux qui obligent l’individu à devenir authentiquement spirituel. Et je veux dire par-là véritablement spirituel et pas simplement curieux de la spiritualité. Ceci est dû parce que dès qu’il y a le souci d’être propre, l’individu doit prendre soin de la nature de ses sentiments et faire en sorte qu’ils s’élèvent le plus haut possible pour rassembler aux sentiments de l’archétype divin, aux sentiments de l’initié.

Et lorsque l’individu veut rendre propre sa pensée, il est obligé de purifier sa pensée. Il ne peut plus laisser le mental vagabonder dans tous les sens, créer des chimères, des prétextes à ses défauts, des projections, des identifications, des prévisions de la réaction de tel ou tel homme, ce qui fait qu’ayant prévu la réaction de tel ou tel homme, je prévois moi aussi la mienne, et dès que je me lève le matin, j’ai en tête la réaction que je dois avoir lorsque l’individu m’aura dit ou m’aura fait ce que je suppose qu’il doit me faire ou me dire.

Mais voilà que bien souvent le château de cartes s’écroule, parce qu’en rencontrant l’individu en question, je m’aperçois qu’il ne réagit pas du tout comme je l’avais imaginé. Et c’est alors que je suis pris de court et que je n’arrive même pas, ni à dire bonjour, ni à le remercier pour avoir démêlé une situation que j’avais patiemment et consciemment emmêlée.

Donc, lorsque l’on essaye d’être propre et de tendre vers cette direction, automatiquement l’individu devient une flèche, une flèche qui pénètre l’air, et cet air qui passe sur les côtés de la flèche, cet air va faire en sorte d’arracher tous les corps disgracieux de la pensée et du cœur.

Tandis que tant qu’un homme n’a pas de direction, il ne se soucie pas d’être vibratoirement propre. Et c’est pour cela que lorsque vous regardez le monde extérieur, les actions des hommes que l’on dit profanes, vous vous apercevez qu’il y a peu de bonheur dans leurs actions, peu de bonté aussi, qu’il y a au contraire énormément d’agressivité. Et lorsque l’on observe ce comportement au niveau des nations, on voit qu’il y a la guerre, les jeux de force et la domination.

Pourquoi ?

Ce n’est pas tellement parce que l’homme est mauvais, parce que sa nature humaine inférieure est décidément méchante. Ce n’est pas pour cela. C’est simplement parce qu’un individu qui ne connaît pas encore sa direction, ou qui n’a pas encore décidé de marcher dans cette direction, va utiliser les énergies avec lesquelles il est né, de façon complètement inverse à la direction correcte et dans un champ de possibilités où il se permettra tout, même de nuire à son voisin.

C’est pourquoi lorsque l’on parle de direction, nous sommes en même temps obligés de considérer toutes les structures qui permettent de diriger à l’individu, mais aussi qui permettent de diriger aux peuples, que ce soit du point de vue social, ou que ce soit du point de vue de la morale ou de la spiritualité. Et on s’aperçoit soudain alors pourquoi le monde est structuré comme il est structuré.

Tandis que des fois, on voudrait secouer le monde pour le faire bouger un peu, ébranler les structures pour que quelque chose de nouveau arrive, ou bien (pour les plus anarchistes) tout simplement le voir se faire sauter parce qu’on ne l’aime pas tel qu’il se présente actuellement, car on lui trouve des défauts partout, dans tous les coins, dans tous les placards, derrière de tous les rideaux.

Or, ce bon vieux monde a tous les défauts possibles et imaginables au jugement de certains. Et c’est vrai que les structures sont très difficiles à vivre, et c’est vrai qu’elles sont difficiles à supporter, qu’elles semblent toujours vouloir conditionner l’individu, donc à le typer, et par-là même à l’empêcher d’être libre.

Mais c’est aussi un fait que s’il n’y avait pas cette structure, les individus qui ne connaissent pas encore de direction, se mettraient à faire absolument n’importe quoi. Et même si on est au siècle que l’on connaît, au siècle d’aujourd’hui, même si on est donc au moment de la culture, au moment de l’ère nucléaire, au moment des sciences et de la grande médecine. Eh bien, très vite dans les villages, chacun se remettrait à vivre de façon ancestrale comme si le monde moderne n’avait jamais existé, comme si les génies de la race humaine n’avaient jamais rien inventé, que ce soit de la chose la plus simple comme l’électricité, à la chose la plus compliquée comme le nucléaire ou les interventions chirurgicales.

D’un seul coup tout serait balayé.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que la structure sociale ne conduirait plus l’énergie humaine à tendre vers un but qui est la découverte et à la perfection. C’est pourquoi bien sûr on peut lui reprocher énormément des choses à cette vieille structure. On peut lui reprocher par exemple de s’être trop appuyée sur la religion qui est la base même sur laquelle est construite la société actuelle. Mais les choses bougent et la religion maintenant n’est plus le fondement de la société.

On peut aussi lui reprocher d’avoir un aspect trop financier et d’écraser donc, par l’argent, la liberté et l’épanouissement des individus. Mais il faut savoir que sans la nécessité de gagner de l’argent, la plupart des individus ne se seraient jamais souciés de se former pour une profession et d’être ainsi utiles quelque part à la communauté puis à leur famille.

On peut lui trouver aussi le défaut d’être trop politisée cette société, et politisée d’une mauvaise politique. C’est certain, on peut le dire, car c’est vrai. Mais cependant il faut savoir que s’il n’existait pas des dirigeants pour contenir les groupes humains, pour contenir la pensée humaine et donc par là-même, faire mûrir à ce groupe humain, à cette pensée humaine. Eh bien, il n’aurait jamais eu de constitution d’une quelconque civilisation que ce soit, car tout le monde serait resté à un état tribal, même si la tribu se serait agrandie pour former des villes. Mais malgré cela, chacun serait resté dans son clan et les clans un jour auraient finit par s’affronter. Et là, je ne vous parle pas de quelque chose d’hypothétique, car vous savez très bien en regardant l’histoire que les choses se sont passées comme cela.

Donc il ne faut pas vouloir à tout prix détruire les structures et enlever les anciennes structures du monde, en s’imaginant que le nouveau monde sera un monde sans structures où chacun (inondé ou pas de la spiritualité) fera ce qu’il voudra. Non. Il ne faut pas croire que le nouveau monde va de pair avec la non-structure, car c’est faux. Et c’est au contraire : plus une chose s’approche de la perfection ou travaille à cette perfection, et plus elle devient structurée.

Regardez ce qu’est l’initié, vous avez lu suffisamment de livres, ou vous avez suffisamment parlé avec des amis pour pouvoir vous faire une idée du comportement de l’initié.


Est-ce que l’initié est quelqu’un qui improvise sa vie ?

Est-ce que l’initié est quelqu’un qui se gratte le ventre chaque matin pour se dire : qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui ?

Est-ce que l’initié est quelqu’un qui regarde les étoiles pour se dire : comme je ne sais pas où je vais, je vais suivre la comète qui passe par-là.

Est-ce que l’initié est quelqu’un qui mouille son doigt et qui le met dans le vent pour savoir s’il doit se diriger dans telle ou telle direction ?

Absolument pas

L’initié est quelqu’un de très discipliné. Il commence donc par se diriger lui-même, avant de diriger les autres, puis plus loin, avant de diriger un groupe humain tout entier.

Alors,

Pourquoi ce souci de discipline, d’exactitude, d’efficacité et de perfection ?

Il a ce souci l’initié, non seulement parce qu’il a quelque chose à faire sur la Terre et que la chose doit être faite de la meilleure manière possible, mais aussi et avant tout parce qu’en lui-même les fondements mêmes de la loi et de la perfection, ces fondements-là ont érigé un rayonnement qui se veut parfait, donc discipliné et équilibré, car il n’y a pas de direction sans équilibre. Et je veux dire par-là que l’on ne peut pas se discipliner soi-même ou se diriger soi-même sans l’équilibre. Il y a donc un équilibre fondamental à acquérir avant d’espérer se diriger soi-même.



Beaucoup d’individus se lancent dans le chemin spirituel et essayent la méditation, les relaxations profondes, essayent de se contraindre à ne plus faire ceci ou à ne plus faire cela, à masquer la pensée quand elle devient mauvaise et à rayonner des bonnes pensées au moins dix minutes pendant la méditation. Mais malheureusement ces bonnes pensées ne sont d’ailleurs pas du tout entendues, pas du tout reçues, parce qu’elles ont un rayonnement très pâle, extrêmement pâle, d’une toute petite lampe de poche. Si bien que si ce disciple-là devait compter sur ce rayonnement-là pour y voir clair dans sa nuit, il ne verrait pas plus loin que le bout de ses pieds.

Pourquoi ?

Parce que tout simplement avant de commencer un chemin spirituel, il faut commencer à rétablir l’équilibre en soi, et en fait, c’est le premier travail en spiritualité à faire : trouver un équilibre.

De quel équilibre est-ce que je parle et comment le conquérir ?

Je parle d’un équilibre qui est tout simplement un niveau de la paix  entretenue avec soi-même, car un individu ne peut pas être équilibré, s’il a vis-à-vis de lui-même de trop fortes rancœurs. S’il se dit tous les matins :

« Je ne suis pas capable de ceci » ou bien « Je ne vaux pas ce que vaut mon voisin » ou  « Je ne suis pas encore au stade de faire cela, car moi je ne suis qu’un petit individu avec de tout petits moyens » etc.

Or dès que l’on se lève le matin en pensant ces choses-là, automatiquement on se prédispose royalement au déséquilibre.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que la conscience originelle de l’individu est une conscience de plénitude, une conscience d’amour, une conscience de paix. Et sitôt donc que l’on envoie dans cette conscience un élément disgracieux, un élément agressif, comme le non-être (et je ne parle pas ici du non-être que citait Bouddha, mais je parle du non-être négatif). Alors, automatiquement la conscience refoule cet intrus, cette larve, parce qu’il ne faut pas que la conscience puisse être attaquée par des illusions et des illusions qui plus est, sont très inférieures, venant de l’enfer humain, l’enfer de négativité dans lequel vous êtes.


Que faut-il donc penser à propos de soi-même ?

Si en me levant le matin, je ne peux plus penser que je suis petit, je ne peux plus penser que je ne vaux pas la peine ou que ne suis pas encore à ce niveau-là.

Est-ce que je dois penser alors que je suis très grand, prêt à tout, et que je peux tout ?

Est-ce que je dois penser alors que je suis déjà parvenu à tous les degrés de l’initiation ?

Si vous connaissez un peu mon style de pensée, vous pourrez conclure très vite que je ne vous demande pas de remplacer une bêtise par une autre bêtise, et qu’automatiquement il va falloir encore chercher la voie que j’appelle du juste milieu. Alors, je te le dis, et essaye de le recevoir avant que je l’ai énoncé. Essaye de le sentir, de le faire germer en toi avant que je l’ai dit. Car de cette façon-là, tu entraînes ton Maître intérieur à te donner les réponses dont tu as besoin tout au long de ta vie.

Essaye

Donc, si tu ne peux plus penser que tu n’es pas élevé, et que tu ne peux pas non plus te permettre de penser que tu es capable de toutes les élévations, cela veut dire que tu vas faire quoi ?


Eh bien, cela veut dire tout simplement que tu ne vas plus penser du tout à cela.

Vois-tu, si tu ne peux plus penser de façon péjorative et si tu ne peux pas non plus penser de façon prétentieuse, cela veut dire que tu ne dois plus penser du tout. Et dans ce mouvement de la pensée suspendue, la pureté dont j’ai si souvent parlé à propos du mental, cette pureté-là va jaillir tout simplement.

Mais les individus croient qu’il faut faire des alchimies compliquées qui demandent des années et des années d’efforts. Des alchimies qui feront intervenir les énergies venant de Sirius, de Pluton ou de je ne sais où. Voire même, des excentricités comme des énergies qui auraient besoin de l’or potable pour prétendument pouvoir véritablement intégrer la vibration jusque dans la cellule. Or il n’y a rien de plus risible et de plus ridicule qu’un alchimiste qui essaye d’atteindre Dieu, avec son four d’alchimiste. Il n’est donc pas question de faire des mayonnaises. Il faut tout simplement à un moment donné, arrêter de battre les œufs (c’est-à-dire les pensées). Tous les œufs !  Évidemment les mauvais œufs, mais même aussi ceux qui apparaissent comme étant de très bons œufs. Il faut arrêter de battre les œufs.

Pourquoi ?

Parce que, qu’est-ce qui se produit lorsque vous battez les œufs ?

La mousse monte et un jour elle finit par vous envahir. Ce qui fait que l’individu dilate son corps astral, dilate son corps émotionnel ou son corps mental, et il se trouve envahi par ces substances qui viennent (comme des voiles) lui cacher la vision véritable de Dieu. Et pendant tout ce temps, il pédalait et pédalait dans son bol pour faire monter la mayonnaise, croyant bien faire, croyant que c’était comme cela que l’on allait vers Dieu. Mais moi je te dis : si tu veux suivre un petit peu mes conseils, si tu veux écouter un tant soit peu ma parole, et je te dirai que si j’en suis arrivé où je suis, c’est en m’écoutant moi-même, en écoutant ma propre parole, donc je peux t’assurer qu’elle donne des résultats.

Donc si tu veux quelque part faire le travail et porter tes efforts où j’ai porté les miens, ARRÊTE DE PENSER. Et n’écoute pas ceux qui te donnent des recettes compliquées pour méditer sur tel chakra, pour faire monter telle énergie, pour rayonner depuis tel centre, pour incorporer l’énergie de Sirius, pour se brancher avec la Hiérarchie solaire, ou pour essayer d’aller fouiner dans l’Agartha au centre de la Terre. Car rien n’est plus simple que d’être instantanément la divinité.

Pour être instantanément la divinité, il suffit simplement d’arrêter d’être tout ce qui n’est pas la divinité, et automatiquement entre ces deux colonnes qui soudain se dressent, parce qu’elles ne sont plus en train de s’entrechoquer, entre ces deux colonnes droites, silencieuses et absolues, automatiquement l’aube arrive. Et l’âme se lève elle aussi et elle vient se poser entre les deux colonnes et tu n’as plus besoin de te demander si à partir de ce moment-là, tu es un petit initié, un moyen initié ou un grand initié. Tu n’as plus besoin de te demander si tu es à la première, à la deuxième ou à la troisième initiation majeure, ou s’il te faudra encore te réincarner dix fois, quarante fois ou si tu peux lui dire adieu à la réincarnation.

Ne te demande plus rien, simplement reste dans cet instant-là, et en restant dans cet instant-là, ton être intérieur va t’indiquer ce que tu dois faire pour constamment demeurer dans cet état et non pas seulement y basculer pendant une bonne méditation. Il t’indiquera ce que tu dois travailler, et là, il te dira véritablement quelle énergie tu dois incorporer, et à ce moment-là son indication sera une bonne indication, et à ce moment-là véritablement tu devras incorporer une énergie qui vient du Soleil, ou une énergie qui vient de Sirius ou qui vient de l’Agartha, peu importe.

Mais à ce moment-là, la chose sera réelle et tu ne pourras pas en douter. Et de la même manière qu’elle sera réelle, tu n’en diras rien à personne. Tout simplement le silence retombera sur toi parce que tu sauras que c’est dans le silence, avant tout, que cette alchimie a lieu.

Il ne peut y avoir aucun témoin, aucun ami, aucun père, aucune mère, aucun Dieu même. Tu es seul avec toi-même dans cette caverne, et tu dilates le soleil qu’il a en toi, petit à petit. Et comme un forgeron tu vas tirer depuis le Soleil, l’énergie qu’il faut à un moment donné, puis tu vas tirer depuis Sirius une autre énergie qu’il faut à un autre moment, et puis de l’Agartha une autre énergie qu’il faut à un autre moment. Et comme un forgeron, patiemment, patiemment, tu modèles ta clé de sol, et lorsque cette clé de sol sera finie d’être modelée, avec un tout petit marteau tu taperas en son centre et un son extraordinaire en sortira qui envahira toute ta caverne, toute l’alcôve dans laquelle tu as travaillé. Et grâce à ce son, toutes tes limites, toutes tes parois vont se dissoudre.

Et sais-tu ce qui apparaîtra ?

Il apparaîtra ce qui a toujours existé mais que tu ne voyais pas, il apparaîtra l’azur, tout simplement l’azur.

Et tout étonné tu te diras :

« Mais ce n’est pas possible que pendant tant de temps, tant de siècles, j’aie cru que j’étais enfermé dans cette alcôve, dans cette caverne. J’ai cru que là était ma vie, ma position, que là était un endroit du cosmos où il n’avait pas de lumière et que je devais en sortir par un tunnel, pour un jour espérer rejoindre une dimension lumineuse qui se trouve plus loin dans le cosmos.

Je ne comprends pas pourquoi j’ai imaginé toutes ces choses alors que les parois ayant disparu, je m’aperçois que tout était azur depuis le commencement, depuis le premier jour où j’ai ouvert les yeux, où j’ai commencé à respirer et à penser. Tout était azur !  Complètement azur !  Et moi je croyais que j’étais là dans ma caverne, à l’ombre, dans les ténèbres et qu’il fallait que j’aille ailleurs. »


Tu te feras cette réflexion-là le jour où l’azur resurgira en toi. Le jour en fait où ton azur sera éclairé, tout simplement. Parce que pour l’instant ce qui te fait croire que tu es un être ténébreux, ce qui te fait croire que tu n’as pas les qualités pour ceci ou les capacités pour cela, et que donc, en faisant le bilan de toutes ces incapacités tu te dis :

« Je suis en dessous du seuil de l’initiation, donc je suis un homme du torrent comme on dit aussi, donc je suis un enfant submergé dans les ténèbres. »

Aujourd’hui donc, ce qui te donne l’impression d’être un enfant dans les ténèbres, c’est tout simplement parce que ton azur n’est pas allumé. Et si ton azur n’est pas allumé, il te donne l’impression qu’il est tout petit, tout rétréci et que le seul azur dont tu disposes c’est celui qui est tout pâle autour de toi, dressé comme un cocon et qui ne va pas plus loin qu’un simple pas, une simple enjambée autour de toi.

Mais sais-tu simplement que tu n’as cette vision que parce que tu ne sais pas éclairer davantage ?

Je te l’assure !

Si seulement tu pouvais me croire, absolument, jusque dans le fond de tes cellules, jusque dans la racine de tes cheveux. Si tu pouvais simplement me croire avec absolu et inconditionnellement :

TU ES DÉJÀ L’AZUR, MAIS TON AZUR N’EST PAS ÉCLAIRÉ

Ce soir quand tu m’auras quitté et que tu vas rentrer chez toi, essaye de faire une petite expérience, pour que ta psychologie participe pleinement à l’acceptation de ce que je viens de dire. Quand tu vas rentrer dans ta maison, n’éclaire pas, ne tourne pas le bouton d’électricité, rentre dans ta pièce ou dans ton couloir sans électricité, et regarde l’épaisseur des ténèbres qui semblent être-là autour de toi. Et tu verras de quelle manière toi aussi dans ta vie il te semble avancer dans les mêmes ténèbres. Soudain tu ne sais plus où il est ton portemanteau et tu accroches ton chapeau ou ta veste n’importe où et ça tombe. Alors tu te dis :

« Tiens, c’est étrange, j’ai mis des dizaines et des dizaines de fois ma veste à cet endroit-là et je n’arrive plus à le repérer. »

Et de la même manière, c’est ce que se dit l’individu quand il est mort et qu’il renaît à une autre vie, quand il se réincarne. Alors qu’il a déjà appris à lire et à écrire maintes fois dans d’autres vies, il lui faut réapprendre à lire et à écrire comme si c’était la première fois. Tout simplement parce qu’entre-temps, on a éteint la maison, et dans les premiers temps où on recommence à marcher, la lumière n’est pas tout à fait installée dans toutes les pièces, dans toutes les cases du cerveau, si vous voulez. Donc il faut à tâtons, recommencer et rechercher à nouveau les points de repère.

Mais revenons à votre maison sans lumière. Allez plus loin encore dans le couloir et vous allez voir que vous allez chercher la porte de votre cuisine ou de votre chambre. Et vous allez vous dire :

« Tiens, mais il me semblait bien que pourtant la porte n’était qu’à quelques pas, comment ce fait-il que je ne la trouve pas ?  Là il n’y a qu’un mur. »

Et lorsque finalement vous serez entré dans votre chambre, regardez à quel point les ténèbres, encore une fois, s’engloutissent dans cette pièce. Et prenez bien conscience que votre temple intérieur est exactement dans la même condition. Et à ce moment-là seulement, mettez la lumière, enclenchez l’électricité et regardez à quel point tout devient lumineux, regardez à quel point vous pouvez repérer où se trouve la lampe de chevet, le tableau et le portrait de l’oncle Émile, l’armoire, la descente de lit, tous vos objets familiers. Tout devient repérable, tout devient connu, tout devient palpable, tout devient en même temps une communication entre les couleurs et les formes. Et tout cela simplement parce que vous avez mis la lumière.

Eh bien, dans votre vie intérieure, c’est exactement la même chose, dans votre temple intérieur il y a lieu exactement le même phénomène. Vous vous croyez des enfants incapables, des enfants inaptes, des enfants parfois même véreux. C’est ce que vous dites, entre vous à propos des uns et des autres. Mais tout cela vient du fait que votre temple n’a pas encore reçu la Lumière.

Et lorsque la Lumière sera installée, alors le Temple vous deviendra quelque chose de connu, de palpable, tout simplement un royaume dans lequel sera possible vivre sans se cogner la tête sans arrêt contre une porte ou contre l’arête de l’armoire, ou se taper les pieds contre le lit ou contre je ne sais pas quel autre objet, car c’est cela ce qui se passe dans la vie : j’essaye de marcher à tâtons dans ma vie qui est obscure et automatiquement je reçois des événements négatifs, je reçois des catastrophes, tout simplement parce que je n’ai pas su voir.

Voilà une phrase révélatrice :

« Je n’ai pas su voir. »

L’homme dit exactement ce qui lui manque, avec des mots de tous les jours, mais qui sont de très grands symboles pour l’esprit : je n’ai pas su voir dans cette situation qu’un tel était un ennemi. Là, je n’ai pas su voir qu’à ce moment-là je devais faire telle chose, parce que la situation ne m’est pas apparue dans son entier. Alors bien sûr, puisque je n’ai pas su voir la commode qui était au milieu du passage, eh bien, comme je courais, je suis tombé sur la commode et me voilà blessé, empaillé et demain j’irai au travail couvert de pansements et de blessures.

C’est ce que l’homme pense à propos de sa vie. Alors, il y a celui qui est un peu plus malin que celui qui est pleinement aveugle, et celui-là se dit :

« Bon, cela fait dix fois que je me tape contre cette commode, dix fois que je me fais le trou au même endroit, dix fois que je saigne à cause de la même chose. Alors comme je suis malin, depuis ma porte d’entrée, j’ai compté le nombre de pas qui me distance de la commode. Ce qui fait que chaque soir, quand je rentre, je compte soigneusement les pas et ainsi j’évite la commode. »

Les individus qui établissent leur discernement sur ce genre de repérage croient qu’ils ont compris la vie, tout simplement parce que dix fois on leur a tapé sur la tête et à l’onzième ils se sont dit :

« Eh bien, je ne vais plus passer sous cette échelle, parce que là chaque fois je reçois une brique qui tombe du toit. »

Mais le fait de tirer cette conclusion ne veut pas dire que l’individu a évolué pour entrer dans un authentique discernement. Cela veut dire tout simplement qu’il a été assez éveillé pour savoir qu’il n’était pas prêt à recevoir une onzième fois une brique qui tombe du toit. Donc il évite de passer sous l’échelle. Mais cela ne veut pas dire qu’il connaît la nature de la brique. Cela ne veut pas dire qu’il sait pourquoi la brique tombe chaque fois qu’il passe. Cela ne veut pas dire qu’il sait pourquoi il a mal et pourquoi cette brique peut être quelque chose d’agressif.

Ce qui fait que bien qu’il ne passe plus sous l’échelle, mais comme il continue à faire des maladresses dû à son ignorance, la brique va continuer à tomber où qu’il se trouve, même s’il se trouve à des kilomètres de toute habitation, car il aura toujours un nuage qui transportera la brique pour qu’elle lui tombe sur la tête. Et c’est comme cela que les individus au cours de leur vie se disent :

« Mais ce n’est pas possible, j’évite ceci, j’évite cela, je prends soin de ne pas faire ceci, de ne pas aller dans tel endroit, de ne pas fréquenter ceci, de ne pas penser à cela, et voilà que c’est comme si le Seigneur n’avait que faire de toutes mes dispositions, et voilà qu’il m’envoie encore une fois un problème, à moi, dans ma vie. »

Donc, si tu veux éviter les briques qui tombent du toit, mais aussi qui tombent du ciel, depuis la main de certains petits anges gardiens, si tu veux éviter toutes ces briques qui tombent, il faut que tu apprennes tout simplement ce qu’est la brique.

Quand donc une brique (un problème) te tombe sur la tête, n’essaie pas seulement de t’en protéger et d’éviter l’endroit où elle est tombée. Prends-la cette brique, prends-la dans tes mains, regarde-la bien, fais-en bien le tour, tâte-la bien. Essaie de savoir comment elle a pu tomber ?  Pourquoi elle est tombée ?  Quelle est sa nature ?  Qu’est-ce qui lui permet d’avoir le poids suffisant pour tomber et de te faire mal ?

Et lorsque tu auras déplié cette énigme, tu t’apercevras qu’à l’intérieur, eh bien, il n’y avait rien. Qu’il n’y avait aucun poids qui serait suffisant pour pouvoir s’abattre sur toi et te blesser. Simplement il faut que tu apprennes que souvent, lorsqu’il pleut des briques, c’est parce qu’on les a soi-même envoyées, tout simplement. Souvent quand il pleut des briques, c’est parce qu’à un moment donné, on a fait un tas de tout ce qu’il y avait de malsain en soi, et que de façon négligente on en a rempli un seau et qu’on en a envoyé tout ça chez le voisin.

Et que fait le voisin ?

Si le voisin est de nature très réactive, il reprend les mêmes briques et il les renvoie chez celui qui les a envoyées, ou bien s’il est timide, il ne va rien faire, mais sa rancœur restera, et c’est à ce moment-là qu’interviendra la divinité (avec le karma).


Et de quelle manière va intervenir la divinité ?

Tout simplement en faisant évaporer les briques, comme s’il s’agissait d’évaporer un étang. La divinité va prendre la substance de ces briques et en faire un nuage.  Et elle va transporter ce nuage à l’endroit où tu te trouves, même si tu cours à toute vitesse pour éviter le voisin à qui tu as tout balancé. Ce nuage est très intelligent, il n’a pas besoin de carburant et il a tout son temps, et il te poursuivra jusqu’à la fin des temps, jusqu’à ce qu’il ait réussi à pleuvoir sur toi toutes les briques.

Donc quand les briques pleuvent, il ne faut pas te demander pourquoi Dieu ne t’a pas protégé, pourquoi les maîtres ne viennent pas aider à l’humanité, pourquoi est-ce qu’ils ne sont pas plus visibles pour instruire et pour initier (puisqu’ils veulent tant que les hommes avancent).

Alors, pourquoi est-ce qu’ils ne viennent pas nous faire avancer ?

Se disent les hommes. Bien sûr je comprends cette revendication, elle apparaît d’ailleurs très logique à l’esprit de l’homme. Cependant il faut savoir que la logique divine est un petit peu différente, plus parfaite disons, et tenant compte de beaucoup plus de paramètres que l’homme est capable de juger et d’interpréter.

Que va faire donc la divinité à ce moment-là ?

La divinité va avoir souci, uniquement de te faire prendre conscience des différentes briques que tu as créées toi-même, donc des faux murs que tu as construits jour après jour, avec de fausses idées, avec de faux sentiments, avec des pensées erronées, avec des jugements trop rapides ou trop remplis de venin. Et chaque fois que tu vas construire une de ces briques-là et que tu vas la cuire dans ton four, dans ton four intérieur, chaque fois que tu vas prendre cette brique-là et que tu la mettras sur ton mur, le mur va se trouver évaporé, tout simplement parce que la divinité (commençant par la tienne d’abord) essaye à chaque fois d’aller prendre la substance de tout ce que tu accomplis comme expériences sur la Terre, c’est-à-dire dans ton incarnation.

Vois-tu, l’âme prend la substance de chaque chose et quand tu crées une brique qui est mauvaise, la substance est forcément mauvaise, et l’âme qui est comme un grand soleil qui fait évaporer tout ce que tu construis pour en retirer la substance, quand l’âme voit venir vers elle une substance négative, une substance nuisible à son éternité, automatiquement elle renvoie la brique. Et toi qui es le créateur de cette brique, tu te demandes pourquoi Dieu ne te protège pas, pourquoi Dieu t’envoie tous ces problèmes, pourquoi Dieu ne t’a pas montré la voie à cet endroit-là, pourquoi est-ce qu’il ne t’a pas donné l’intuition, et pourquoi décidément est-ce qu’il t’a fait naître sans intuition, alors que le chemin est si difficile à trouver. C’est ce que se disent de nombreux disciples :

« Mais ce n’est pas possible, les maîtres savent que le chemin est difficile, et en plus de ça ils nous disent eux-mêmes qu’ils ont mis des pièges pour l’initiation. Alors comment se fait-il qu’ils aient le culot de nous faire naître sans le minimum d’intuition, pour que l’on puisse s’en sortir ? »

Beaucoup de disciples éprouvent cette révolte et ils se disent :

« Mais c’est inacceptable, et ceci montre que le jeu est injuste depuis le début, car ils l’ont compliqué à plaisir, nous rendant nous-mêmes infirmes exprès pour que l’on ne s’en sorte pas, exprès pour que l’on n’arrive jamais dans leur domaine divin et qu’ils soient les seuls, eux, les douze, à se partager le Royaume du Père. »

Quand le disciple est en colère et que sa pensée se perd dans cette grogne, c’est ce qu’il se dit, c’est ce qu’il envoie comme pensée aux maîtres. Et à ce moment-là, je vous dirai que nous sommes assez gênés, non pas parce qu’un individu pense que nous puissions être capables d’égoïsme, non pas parce qu’il pense que nous ne voulons pas partager le Royaume et que nous avons compliqué à plaisir les chemins de l’initiation.

Non

Cela nous est égal. Nous sommes gênés tout simplement parce que si un disciple pense cela, il nous est très difficile de lui envoyer l’intuition qu’il réclame, alors qu’il ne réclame que cela. Mais dans le brouhaha qu’il est en train de générer, dans le fracas des vibrations qu’il est en train de produire dans son aura, nous n’arrivons pas à faire passer l’intuition, nous n’arrivons pas à faire passer notre message. Et même si on essaye de faire passer ce message avec des dizaines et des dizaines de trompettes, avec des dizaines des cors, et tout ça passant à travers les amplifications que vous connaissez bien. Malgré cela rien ne serait entendu.

Ce qui fait que lorsque tu te crois seul, lorsque tu te dis que Dieu ne t’a pas protégé, ou Dieu ne te montre pas le chemin, ou le maître t’a abandonné, ou bien il se trouve trop loin et il n’a pas le désir de s’occuper de toi. Lorsque tu penses toutes ces choses-là, aies tout de suite à l’esprit que tu es en train de créer un brouhaha complètement insurmontable pour ta propre écoute et pour notre propre émission. Tu es en train de faire du bruit, du vacarme.

Alors si tu veux recevoir notre guide à traves d’une intuition ou si tu veux recevoir tout simplement une aide (que cette aide vienne par une personne extérieure ou pas) suspend ta pensée.

Et donc, encore une fois, que ce soit pour obtenir la propreté du cœur, ou la propreté de la pensée, ou que ce soit pour obtenir l’équilibre en soi-même, et plus loin, que ce soit pour obtenir l’intuition, suspend ta pensée. Dis-toi :

« Stop !  J’arrête ! »

Comment cela se passe ?

Qu’est-ce que tu vas rencontrer à ce moment-là ?

Si tu suspends ta pensée, tu vas entendre le silence, et c’est ce que tu nous diras quand tu nous enverras ton bulletin, c’est-à-dire tout simplement tes revendications. Tu te diras :

« Écoute grand frère, j’ai fait tout ce que tu m’as dit, j’ai tout suspendu, j’ai tout arrêté, tout bloqué, les machines en haut, en bas, les essuie-glaces, l’accélérateur, tout était au point mort, mais je n’entendais rien. Il n’y avait que le silence, un profond silence. Je n’ai pas entendu la voix de Dieu, je n’ai même pas entendu ta voix pour me dire :

- va là, fais ceci, ne fais pas cela, maintenant médite comme ceci ou pense comme cela.

Rien ! »


Quand le disciple fait ce bilan, il a l’impression donc que rien n’a eu lieu, ou il pense que son oreille interne n’est peut-être pas encore assez développée pour entendre la voix de l’intuition. C’est ce qu’ils se disent tous. Ils se disent :

« Attention, j’arrête tout, je vais essayer de capter, je force, je force, je force. »

Mais il n’y a que silence et silence. Et donc, pas d’information. Alors l’individu se lève et se dit :

« Apparemment je ne suis pas encore assez évolué, assez réceptif. Ce sera donc pour plus tard. »

Et moi je te dis : erreur, tu commets une erreur fondamentale, car la nuit tu rêves, n’est-ce pas ?

La nuit tout le monde rêve, et toi aussi, tu es capable de rêver, n’est-ce pas ?

Et même si ce n’est pas à chaque fois, du moins quelques fois tu te souviens de tes rêves. Tu es convaincu que le rêve existe en toi, n’est-ce pas ?

Alors, je vais prendre cet argument pour te démontrer que tu es capable d’intuition, que tu es capable de te laisser mener à l’endroit où il faut, que tu es capable de te laisser guider vers la personne qu’il faut.

Si la nuit, quand ton réseau cérébral s’arrête (comme tu dois le faire lorsque tu es réveillé et que tu arrêtes ta pensée) si la nuit donc, lorsque ton réseau cérébral s’arrête et qu’une autre partie de ta conscience commence à rêver, à articuler les symboles en correspondance avec ce que tu as vécu, cela veut dire qu’il y a en toi une conscience pour moitié qui est réceptive. Et le rêve ne peut avoir lieu que dans le siège réceptif de la conscience. Alors que l’objectivité ne peut avoir lieu que dans le siège émetteur de la conscience. Ce qui fait que chaque individu se promène avec deux types de conscience :

1) Une conscience qui envoie, qui émet, et c’est là que l’on trouve la production des pensées, la création de la philosophie, l’accomplissement du mental, la capacité d’être objectif, d’être alerte.

2) Et il y a une autre partie qui est pure réception, qui ne fonctionne qu’avec les symboles. Cette partie-là est incapable de contempler la vie moderne que vous menez, la vie concrète que vous menez. Elle l’observe de loin en loin, mais ne retire que la substance, substance qui avant d’être intégrée par cette partie-là de la conscience, est avant transformée en symboles.

C’est pourquoi, lorsque vous rêvez, tout devient éminemment symbolique, car cette partie-là de la conscience qui vit surtout la nuit, quand le réseau objectif s’est endormi, cette partie-là est pure réceptivité.


Qu’est-ce que cela veut dire : être réceptivité ?

Cela ne veut pas dire être un radar tout vide qui attend de se faire remplir par le cosmos, cela ne veut pas dire cela du tout. Quand je dis réceptif, cela veut dire que la communication est possible, une communication entre le bas et le haut, le haut et le bas.

Et la dimension de la conscience qui est réceptive est une dimension intermédiaire, entre la partie objective de l’homme que l’on peut appeler la conscience éveillée (c’est-à-dire la personnalité) et son âme. Et c’est grâce à cette réceptivité (qui est cette deuxième partie de la conscience, ce yin de la conscience) que l’on va pouvoir en fait, commencer à dialoguer avec l’âme, et petit à petit, à se rapprocher de l’âme, pour un jour complètement basculer dans l’âme. Et c’est là où la communication devient un peu compliquée.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que comme je l’ai dit tout à l’heure, dans ce réseau-là, il n’y a pas de cerveau, donc il n’y a pas de nom, il n’y a pas d’alphabet, il n’y a pas de grammaire. Il y a un langage bien particulier qui appartient à la sphère cosmique et qui est le langage des symboles, tout simplement.

Ce qui fait que lorsque vous êtes en communication, que vous soyez à tendance psychique, médiumnique ou que vous ayez un rêve tout simplement, quand vous êtes donc en communication, tout votre art va être de savoir interpréter les symboles, de savoir d’abord regarder le symbole, car si dans cette conscience intermédiaire se met à résonner un symbole qui est placé trop haut, trop divin par exemple, si votre conscience, votre niveau de conscience initiatique se trouve bloqué par exemple à ce stade-là, alors que le symbole se trouve là en résonance, vous n’arriverez pas à voir le symbole. Il restera inconnu pour vous, et vous n’arriverez pas à l’entendre non plus.

Donc, lorsque l’on va se mettre en réceptivité, tout le problème va être de savoir si l’on peut voir les symboles, et ensuite les ayant vus, si l’on arrive suffisamment ensuite à les comprendre grâce à l’intelligence objective, et ainsi pouvoir les interpréter pour s’en servir, pour savoir ce que l’on doit faire dans la vie, pour savoir ce que l’on doit dire à un tel moment, le choix que l’on doit faire. Car beaucoup d’individus sont submergés par des intuitions qui en fait sont là comme des accablements vibratoires.

Ils se disent :

« Je sais que je ne dois pas le faire, mais je ne sais pas pourquoi ?
Et puis je ne sais pas par quoi remplacer cette chose que je ne dois pas faire. »

Et en fait l’individu se trouve dérangé par ses premières intuitions.

Alors, à ce genre d’individus je leur dis une chose très simple :

« Tu te calmes et tu essaies d’approfondir le degré de pénétration de ta conscience, c’est-à-dire, chaque jour médite et ainsi développe ton degré vibratoire, de façon à ce que tu puisses contempler le symbole avec une plus grande pénétration, donc médite et lève tes vibrations. »



Et voilà un autre problème, je dis :

LÈVE TES VIBRATIONS

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Et maintenant beaucoup de personnes du public vont tout de suite tendre l’oreille dix fois plus que depuis le début du discours, parce qu’en fait c’est cela qui les intéresse. Ils se disent :

« Pastor va maintenant nous expliquer comment faire pour monter les vibrations. Là j’écoute avec les deux oreilles, parce que la philosophie ésotérique, c’est bien, mais ça, ça m’intéresse beaucoup plus ! »

N’est-ce pas ?

(Rires)


Comment s’y prend-on ?

Comment lever les vibrations dans le cadre de l’évolution dont je viens de parler ?

Je vous préviens que je ne vais pas indiquer comment élever les vibrations pour avoir le plaisir de se contempler un beau chakra bien rougeoyant et bien ouvert.

Cela il n’en est pas question !

Il y a déjà assez de gens qui se suicident dans l’actualité comme cela, sans que j’en rajoute plus de gens, car c’est à cela que souvent conduit la dilatation excessive d’un chakra.

Donc, comment élever les vibrations pour que vous puissiez être davantage réceptifs, et grâce à cette réceptivité, davantage contempler les symboles et les interpréter ?

Il faut chaque jour se réserver dans un endroit de la maison, un coin tranquille. Ça vous le comprenez très bien et j’insiste sur le fait que cet endroit ne doit pas être un endroit de passage. Donc, même si vous ne pouvez réserver que l’espace d’une descente de lit dans un coin de la maison. Du moment que vous êtes sûr qu’à cet endroit-là il n’y aura pas de passage, alors cela suffit, même si cela n’a l’espace que d’une descente de lit. Et à cet endroit-là, et toujours au même endroit, vous allez vous assoir, en tailleur si vous le pouvez.

Pour les personnes qui ne peuvent pas s’assoir en tailleur, vous pouvez vous agenouiller en surélevant un petit peu les pieds, grâce aux orteils et en posant un coussin entre vos pieds et vos fessiers, ou vous pouvez aussi, si vous ne supportez pas ces deux positions-là, vous pouvez aussi tout simplement vous asseoir sur une chaise, mais veillez à ce que cette chaise permette que vos jambes soient en ligne parfaitement horizontale, donc perpendiculaire avec le torse. Car il ne faut pas qu’il ait une légère inclinaison pour les personnes qui sont petites ou qu’il ait une remontée de la cuisse pour les personnes qui sont trop grandes. Veuillez donc à ce que cela soit bien dans l’axe. Ça c’est important, très important !

Pourquoi ?

Tout simplement parce que les vibrations vont utiliser chaque fois des voies naturelles et il faut que ces voies naturelles soient bien positionnées, pour que les énergies puissent s’articuler correctement, parce que le corps est un véritable temple, et si je mets ma jambe comme ceci ou comme cela, alors cela n’a pas du tout le même effet sur ma méditation.

Bien sûr des absolutistes pourraient me dire :

« Mais même si je mets mes jambes derrière mon cou, je peux méditer, puisque lorsque l’on est dans la méditation, on se moque bien de la position qu’occupe le corps, puisque je dois être capable de méditer même si je me trouve en train de marcher dans la rue et qu’il a des poids lourds qui passent autour. »

Et c’est vrai.

C’est absolument vrai.

Cependant c’est une chose qui est vraie lorsque l’énergie est montée. Mais avant qu’elle monte, il faut faire un petit peu d’alchimie. Il faut mettre en place tous les paramètres, tous les ingrédients, et bien les positionner, les uns derrière les autres, dans un équilibre parfait, dans une figure géométrique parfaite. C’est pourquoi, si tu sais bien t’asseoir, tu sauras déjà bien méditer, même si tu ne vas pas très haut ou très loin dans ta médiation, mais tu t’achemineras vers une bonne méditation.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que les énergies que tu vas éveiller, vont pouvoir circuler et vont pouvoir donc élever ton niveau de conscience, parce que ces énergies ayant circulé.

Donc, une fois que tu es assis de la manière que tu le souhaites, mais dont je t’ai indiqué, que faire ?

Une chose très simple, et en vous disant cette chose, je ne veux pas que se construise une quelconque école autour de cela. C’est-à-dire que je ne veux pas entendre des demandes d’individus qui vont répéter :

« Pastor a dit ceci, il faut donc faire comme cela. Pastor nous a donné la combine, il faut faire comme ceci. Maintenant je vais faire comme Pastor a dit et toi aussi fais-le ainsi, et dis-le à ton voisin, et dis-le à ton frère, etc. »

Non, je ne veux pas que vous pensiez de la sorte, parce qu’il y a en fait, mille façons de faire la chose, et comme je suis un partisan de la simplicité, je vais vous donner la méthode la plus simple, la plus souple, et en même temps la plus vivante.

Tu t’assois et tu essaies d’avoir le dos bien droit. Tu fais bien tomber tes épaules pour que la colonne soit bien dégagée, et tu positionnes la tête bien droite, sans qu’il n’ait pas non plus de la crispation, et tu imagines un trait de lumière qui se constitue instantanément en rapprochant ton aura près de ton corps. C’est-à-dire que tu dois imaginer que ton aura est dispersée, ta personnalité est dispersée, et je te le prouve en te disant que tu penses à mille et une choses, ce qui fait que tu es en train de faire quelque chose et de penser au même temps à autre chose.

Donc sache bien qu’au moment où tu vas t’asseoir pour méditer, sache bien que ton corps astral est dispersé, que ton corps mental est dispersé. Donc au moment où tu t’assois, imagine que tu es en train d’aimanter ces corps-là et que tu les rassembles puissamment à l’intérieur de toi. Recentralise-toi. Et dans cet effet de centralisation, au moment où les deux parties se rejoignent, tu crées un axe de lumière qui monte, comme cela, à dix centimètres hors de ton corps et qui part du bas de ton buste jusqu’en haut de ta tête, et tu restes avec cette ligne blanche autant de temps que tu le peux.

Ceci est important pour t’entraîner à la concentration et à la suspension de la pensée. Et tu verras qu’au même temps que tu essaies de créer cette ligne blanche et de la tenir, parce que tu es en train en même temps de compresser tous tes atomes (les atomes subtils de ton corps énergétique et de ton corps astral), tu verras qu’au même temps que tu essaies de créer par cette compression, cette lame blanche comme une épée, au même temps ton souffle va devenir plus intérieur.

Tu ne pourras pas respirer aussi pleinement que tu pourrais le faire dans des conditions normales, et tu t’apercevras que ton souffle devient aussi plus court. À ce moment-là, c’est le signe que tu es bien concentré et décidé à créer cette ligne. Mais il ne faut pas rester avec le souffle court, car ce serait très mauvais pour ton rythme cardiaque et pour la répartition des énergies.

Donc, dès que tu sens que ta concentration est intense, au même temps que tu ne quittes pas des yeux dans ton imagination cette lame blanche, au même temps commence à te fixer sur ton souffle, et tu vas faire une chose simple : tu vas imaginer que ton souffle sort comme un arc, depuis ta bouche et se glisse dans cette lame jusqu’à un tout petit niveau, par exemple jusque-là, puis depuis ce point-là tu t’imagines que le souffle revient et qu’il rentre en toi et se loge, là, dans ton centre cardiaque. Et tout doucement tu fais cet arc où tu sors ton souffle et tu le poses sur la lame et tu le rentres, donc tu inspires et tu le poses dans ton cœur. Et tout ceci sans jamais quitter des yeux, de ton imaginaire, cette lame blanche.

Ceci va développer ta concentration et ceci va purifier tes pensées, car malheureusement, chaque fois qu’un individu se sent suffisamment talentueux pour conduire des méditations, il se passe toujours la même catastrophe. C’est très simple. Nous n’avons pas besoin de faire des prédictions, parce que nous savons très bien que cette catastrophe va avoir lieu.

Exactement comme lorsque l’on lâche un éléphant dans un magasin de porcelaine. Nous savons très bien que tout va être ravagé et détruit. De la même manière, lorsque nous voyons se lancer dans la méditation des individus qui se croient prêts et qui ne connaissent même pas ce qu’est la nature de la pensée, nous savons aussi qu’il y aura énormément de casse et de catastrophes, et des catastrophes qui sont plus de l’ordre de l’humour que des ténèbres.

Heureusement d’ailleurs.

C’est pour cela que nous laissons les choses continuer, car de temps en temps, il faut bien que nous riions nous aussi.

Eh oui !

Nous n’avons pas les spectacles que vous-même vous créez. Donc c’est vous notre spectacle de temps en temps.

Alors, qu’est-ce que je leur dis à tous mes éléphants roses, car il y en a beaucoup, qu’est-ce que je leur dis ?

Je leur dis de faire attention à une chose simple mais extrêmement puissante. Lorsque l’on cultive la méditation et lorsque l’on veut entraîner à tout un groupe dans l’acte de la méditation, il faut connaître une chose fondamentale du fonctionnement de la nature humaine, et c’est la pensée.

La pensée ce n’est pas simplement la production d’idées. Si la pensée n’était que cela, nous n’aurions aucun problème pour faire de vous des initiés. Il suffirait de s’armer avec des immenses marteaux et vous taper sur la tête trois fois le matin, trois fois le soir et à minuit vous seriez tous des initiés (je plaisante). Seulement la pensée n’est pas simplement une production d’idées.

En réalité la pensée c’est quelque chose de beaucoup plus puissant, d’essentiel et d’extraordinairement divin. C’est une part de l’âme et c’est pour cela que lorsque l’on veut conduire une méditation ou induire quelqu’un dans la méditation, il va falloir prendre soin de la pensée et trouver le moyen de purifier la pensée chez les gens.

Et pour purifier la pensée il y a des méthodes très simples. Ces méthodes-là d’ailleurs ne sont pas catégorisées ou dénommées comme ayant une action sur la purification des pensées, la raison est tout simplement parce que cela va de soi, cela coule de source, comme vous dites vous-même : c’est une résultante normale.

Donc, lorsque je fais un exercice de concentration et que j’essaie de maintenir cette concentration, automatiquement je purifie mon corps mental, et je le purifie non seulement pour dix minutes ou une heure, qui est le temps de la méditation, mais je le purifie aussi pour toute ma journée. C’est-à-dire qu’il y a dans le corps mental, un certain nombre de mauvaises choses, un certain nombre de corpuscules disgracieux qui peuvent être brûlés, simplement parce qu’à un moment donné, j’arrête ma pensée, je me concentre et je déclenche le feu. Car il faut savoir que si l’on veut purifier la pensée, on va devoir donc faire appel à un feu.

Quel est ce feu ?
Comment fonctionne-t-il ?
Comment le déclencher ?

Il existe un feu dans chaque corps qui constitue la nature occulte de l’homme. Car vous devez savoir que l’homme a de nombreux corps. On parle des sept corps mayeurs, mais en fait, il y en a beaucoup d’autres qui sont des corps intermédiaires, puis des corps à l’intérieur des corps intermédiaires, mais restons à sept corps majeurs pour maintenir le discours simple.

L’homme a donc ces sept corps majeurs et chacun de ces corps dispose d’une flamme particulière qui permet au corps d’exister et de fonctionner selon sa nature. Par exemple, lorsque je contemple le corps physique et que je regarde cela avec les yeux de l’esprit, je m’aperçois que le corps physique a une flamme physique, ce qui permet au corps physique d’avoir la vie, le mouvement, sa chaleur, sa santé et son autodéfense.

De la même manière, lorsque je regarde le corps astral, je m’aperçois que ce corps astral a lui-même sa propre flamme et c’est ce qui permet au corps astral de pouvoir vivre en tant que corps astral. Et lorsque je regarde le corps mental, je m’aperçois que lui-même a sa propre flamme et c’est ce qui lui permet à mon corps mental d’être mon corps mental.

L’homme est donc une succession de flammes. Vous, vous dites une succession de corps, et ce n’est pas faux, mais ce serait plus correct dire que l’homme est avant tout une succession de flammes.

Alors il y a une flamme qui paraît être physique et qui est le corps physique. Et puis il y a une autre flamme qui commence-t-elle déjà à être plus subtile et qui est la flamme de la réceptivité, réceptivité qui vient depuis le plan physique, donc des sens, donc les émotions. Puis il y a une autre flamme qui est le monde de l’Idée, avec un grand “I”, et c’est ce que l’on va appeler le corps mental.

Le corps mental, lorsque cette flamme brûle avec la pointe vers le bas (au lieu de brûler avec la pointe vers le haut) cette flamme  mentale va habiter complètement le cerveau et exactement comme une petite pieuvre, cette flamme va se distribuer et se localiser dans tous les endroits du cerveau, dans tous les endroits de la conscience objective et de la conscience cérébrale. Et c’est comme cela que vous pouvez imaginer votre cerveau comme étant une sorte d’éponge, et qu’à chaque petit trou de cette éponge (puisque  l’éponge se trouve trouée) réside une petite étincelle.

Cette petite étincelle c’est ce qui va donner activité à une particularité de la conscience objective et de la conscience cérébrale. C’est-à-dire que  lorsque cette flamme du mental descend dans le cerveau, elle se ramifie à l’intérieur du cerveau et crée des étincelles.

Ces petites étincelles vont dynamiser des activités qui paraissent être tout-à-fait banales, comme par exemple, le fait de pouvoir regarder, le fait de pouvoir apprendre l’alphabet, de pouvoir apprendre les langues, ou apprendre la musique, ou apprendre quoi que ce soit d’autre, comme faire des chaussures, des ponts, des autoroutes, tout ce que vous voulez.

Alors, on est capable de mémoriser et on est capable d’apprendre, uniquement parce qu’il y a un endroit de cette activité qui est, par exemple, la mémorisation de l’alphabet, et il y a une petite étincelle qui est en train d’envoyer son énergie et de dynamiser ce siège.

Lorsque l’individu meurt, toutes les petites étincelles se rassemblent autour de la flamme principale et cette flamme qui était pointée vers le bas, remonte vers le haut et va s’encastrer dans une autre flamme qui elle n’avait pas cessé de brûler pointe en haut. Et c’est ainsi que la flamme inférieure transmet à la flamme supérieure, toutes les substances que vous avez réussies durant votre réincarnation, toutes les substances que vous avez réussies à ramasser, toutes les instructions que vous avez pu prendre de ci et de là.

Ce qui fait que lorsqu’il y a une nouvelle incarnation et que les deux flammes se desserrent, elles se désaccouplent une nouvelle fois, et qu’il y en a une qui retourne vers le bas, et qu’en allant vers le bas, elle se réinvestit dans le cerveau de la nouvelle réincarnation et recrée son réseau d’étincelles, et cette flamme qui elle n’a pas cessé d’exister entre les deux incarnations, cette flamme dépose un sédiment dans ce nouveau cerveau, et ce sédiment c’est ce que l’on va appeler la prédisposition. Soit prédisposition pour la musique, ou prédisposition pour la cuisine, ou prédisposition pour les langues, ou pour l’occultisme, etc.

Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ces prédispositions n’existent pas simplement parce qu’elle l’a déjà étudié dix fois dans d’autres vies. Cette flamme-là va pouvoir extérioriser ces étincelles, uniquement, grâce à une impulsion qui vient des étoiles.

Et c’est pourquoi, un clairvoyant rien qu’en regardant la carte des étincelles qui se trouvent dans le cerveau, il arriverait à savoir de quoi l’individu est capable plus ou moins. De la même manière qu’un astrologue arrive à regarder dans les étoiles du ciel de naissance exactement les mêmes possibilités, parce que c’est le même ciel, c’est la même voûte.


Pourquoi est-ce qu’un crâne est rond ?

Il pourrait être carré.

Qu’est-ce qui aurait empêché aux Maîtres de la Création de vous faire avec une tête carrée ?

Pourquoi pas ?

Elle pourrait même être triangulaire.

Pourquoi donc est-ce que le crâne est rond ?

Tout le corps de l’homme, en plus d’être un temple, est un temple parce qu’il est la somme des symboles de l’Univers. L’Univers lui-même étant le Grand Temple cosmique. C’est pourquoi si le crâne est rond, c’est donc par imitation de la voûte céleste.

Alors les petits plaisantins pourraient me dire :

« Mais qui me dit que la voûte céleste est ronde, car lorsque l’on bascule dans l’espace, on s’aperçoit qu’il n’y a aucune rondeur à l’horizon ? »

Et je leur dirai qu’il ne faut pas me répondre par des choses trop terre-à-terre.

Revenons donc à notre voûte céleste.

Il faut savoir que si l’on appelle le ciel étoilé ou la voûte céleste, c’est simplement parce qu’un « ciel » dans un système solaire ou dans la galaxie, est une matrice avant tout. Et on ne peut pas imaginer un ciel qui soit plat, rectiligne.

C’est impossible !

Ce symbole n’existe pas, car il n’est pas porteur. Un ciel est toujours une matrice, c’est pourquoi il y a la voûte, mais c’est une matrice qui n’est pas comme le seraient logiquement toutes les matrices, qui n’est donc pas pointée vers le haut, mais c’est une matrice qui est renversée vers le bas.

Lorsque donc il y a en bas la coupe de votre matière et en haut la voûte de votre ciel, automatiquement il y a la création d’un œuf que l’on appelle cosmique, et à l’intérieur de cet œuf il y a un petit homme. Un petit homme qui essaye de devenir Dieu, ou plus précisément qui réessaye d’être Dieu. Et ainsi couvé par ces deux matrices, il obtient toutes les énergies pour faire son évolution, jusqu’au jour où ayant suffisamment grandi, il crève la matrice, il éclate la matière et il déchire le ciel, parce que même si le ciel est une chose intéressante, le ciel ne représente qu’un seuil, et sur chaque seuil il y a un voile. Donc le ciel lui-même est un voile et doit être déchiré pour basculer dans ce qu’il y a derrière et que l’on peut symboliser simplement par un point et un grand silence.

Mais revenons à cette méditation dont je me suis écarté un peu du sujet en voulant vous expliquer ce qu’est la pensée. La pensée est donc fondamentale dans l’acte de la méditation, mais elle doit d’abord être purifiée parce qu’elle est tout simplement l’expression de la conscience. La pensée est l’expression mentale de la conscience et pas de la conscience qui dit simplement : « tiens, je suis conscient de ceci, conscient de cela ». Mais la conscience en tant que principe spirituel.

Si donc, je prends soin de ma pensée, en essayant de la clarifier et de la purifier, alors automatiquement je vais par-là même, me permettre de renter en résonance avec la conscience absolue. Donc, toute méditation doit être précédée d’une longue phase de concentration, ceci pour déclencher le feu du plan mental, le feu du corps mental, afin que celui-ci, étant vivifié, se mette à brûler les corpuscules disgracieux.

Ce qui fait qu’après la phase de concentration, il se pourrait très bien que l’individu ne puisse pas basculer dans ce qu’il attend, c’est-à-dire la méditation. Mais au contraire, il peut basculer dans un rêve profond et revivre par exemple un épisode de l’enfance où il a été traumatisé, complexé, martyrisé. Ou il peut basculer dans un rêve complètement symbolique qui n’a rien à voir avec des événements ayant eu lieu. Mais tout simplement ayant la vision de quelques symboles, parce que ce sont à ce moment-là, ces symboles-là qui sont en train de brûler en lui quelque chose de disgracieux, et donc cette combustion est en train d’opérer une accélération de sa spiritualité.

Car sachez une chose, et c’est que chaque fois que vous vous asseyez quelque part pour vous concentrer et aboutir un peu plus loin dans la méditation, vous accélérez votre spiritualité, vous accélérez votre initiation, vous accélérez votre réintégration, vous accélérez la prise de conscience de votre divinité. Ce qui ne veut pas dire que vous devez dès demain passer des heures et des heures à ne faire que méditer, car il ne faut pas faire une application sotte de mes paroles.

Pourquoi ?

Parce qu’il ne sera pas utile pour vous dès demain de passer des heures et des heures à la méditation, simplement parce que lorsque vous marchez dans la rue, lorsque vous êtes en relation avec le monde, et tout en étant en relation avec le monde, si vous avez soin de rester centré à l’endroit de cette lame, automatiquement vous pouvez être en méditation, sans devoir passer des heures accroupies à genoux ou en tailleur, pour répéter, ou des mantras, ou projeter des lumières, ou en intégrer des autres, ou promener des parfums partout dans la pièce pour attirer les Dévas ou je ne sais trop quoi. Par contre du moment que vous êtes centré et érigé, automatiquement vous êtes l’endroit de la méditation.



Alors nous en venons à dire :

Qu’est-ce que la méditation en fait ?

Si ce n’est pas méditer pendant des heures, qu’est-ce que c’est ?

C’est tout simplement un endroit, comme si vous étiez un espace. C’est tout simplement un endroit en vous-même, où il n’existe rien d’autre que ce centre absolu, ce silence absolu. Rien ne peut venir perturber le feu de l’astral, ou le feu du mental, ou le feu d’ailleurs. Tout est dans le centre, et les flammes obéissent à votre ordre. Et à partir de ce moment-là, la méditation est constante.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que votre conscience n’étant plus attirée par des objets extérieurs, perturbée par des motifs extérieurs, alors vous restez à l’endroit où il n’y a que silence et paix, où il n’y a donc aucune identification avec l’extérieur, où il n’y a donc aucune projection sur l’extérieur ou sur les autres. Ce qui fait que lorsque vous êtes dans cet état-là, et qu’un type vient vers vous et vous donne une gifle magistrale, tout en vous traitant d’imbécile, de bêta et de tout ce que vous pouvez imaginer comme insultes. Eh bien, vous ne vous sentez pas être affecté par ce qu’il vous dit que vous êtes, donc votre paix est préservée, votre équilibre est absolu, et vous lui laissez l’occasion de dire ce que dans son grand brouhaha et dans son grand déséquilibre, il a l’horreur et le vertige de prononcer.

Si vous êtes à l’endroit où votre véritable identité existe. Si vous êtes à cet endroit-là, quelque soit ce que l’on dit de vous, vous ne vous sentirez jamais insulté, vous ne sentirez jamais la chose que l’on dit de vous, parce que vous serez à l’endroit où votre véritable identité réside, et lorsque quelqu’un viendra vous dire :

« Tu es un parfait crétin ! »

Eh bien, vous ne vous sentirez pas accusé, vous ne vous sentirez pas offensé, vous ne vous sentirez pas avili dans la conscience de l’autre, puis dans votre propre conscience, parce que cela vous semblera simplement une phrase vide, sans aucun sens, sans aucun fondement sur lequel se tenir debout.


Pour aller jusqu’au bout de mon discours, je devrais donc vous décrire ce qu’est votre identité, n’est pas ?

C’est vrai que l’on peut décrire certains aspects de cette identité. Je peux par exemple vous dire qu’à ce moment-là vous serez Amour, vous serez Plénitude. Je peux aussi vous dire qu’à ce moment-là vous serez la Force, la Connaissance et une Intuition absolue. Je pourrais aussi vous dire qu’à ce moment-là vous serez le Partage, l’Idéal, la Fraternité, l’Immortalité.

C’est sûr, je peux vous dire tout cela. Mais en même temps que je vous dis cela, le jour où vous y serez vraiment, vous n’aurez pas envie de qualifier la chose, vous profiterez tout simplement de cette SUSPENSION…, car si je voulais inventer un mot ou un concept qui ressemble le plus à l’identité intérieure, j’évacuerais justement tous ces concepts d’immortalité, de plénitude, de joie intérieure, d’amour, d’idéal, de partage, pour dire simplement celui-ci : SUSPENSION…


Pourquoi je choisis celui-là, plutôt que les termes d’immortalité, d’amour et de plénitude ?

Tout simplement parce que le mental humain est tel que, il imaginera que l’âme est donc la plénitude, que l’âme est donc l’amour, que l’âme est donc l’immortalité. Et cela voudra dire qu’il utilise à ce moment-là, son mental comme un balancier (du plus au moins) pour se dire que sa personnalité n’est pas ceci, mais son âme est cela. Ce qui fait qu’il met la personnalité dans le moins et l’âme dans le plus. Ce qui l’entraîne par là-même à une conception dualiste de la constitution occulte de l’homme, ce qui l’amène à une vision dualiste de la nature de la vie. Et s’il voit la personnalité d’un côté et l’âme de l’autre, alors il n’arrivera jamais à faire le pont entre les deux, c’est impossible !

Car dans ces conditions, comment faire pour se rejoindre le plus et le moins ?

Ce n’est pas possible. Dans ce cas, ils cohabitent, ils sont en parallèle, mais ils ne peuvent pas se communiquer.

Donc il faut changer la vision dualiste pour une vision binaire, comme je l’ai déjà dit si souvent.

Et quelle est la différence ?

La différence vient du fait  que lorsque je vous dis : « ne pensez pas dualité, mais pensez aspect binaire ».  La différence vient du fait que j’oblige en vous à faire taire le mental concret au profit du mental abstrait. Et vous pouvez alors faire en vous-même, guider en vous-même, les mêmes permutations, et vous n’avez pas besoin de moi pour faire cela, vous auriez dû même de le trouver tout seul, depuis le temps. Vous pouvez faire la chose vous-même, tout simplement en essayant de regarder une autre dimension de la chose.

Ainsi par exemple, si lorsque je lis les livres d’ésotérisme, je m’aperçois qu’il y a un pilier blanc et un pilier noir, et si je regarde avec ma vision qui s’arrête au bout du nez, ce pilier blanc et ce pilier noir, alors automatiquement je vais trouver du noir partout et du blanc partout. Ce qui fait qu’il y aura des gens que je vais aimer beaucoup et des gens que je n’aimerais pas du tout. Et que même chez les personnes que j’aimerais beaucoup, je m’empresserais de montrer les points noirs, de les critiquer, de les enfermer, de les terrasser.

Et ainsi, en moi-même, lorsque je vais m’analyser et que je vais voir que dans tel endroit je manque de détachement, je vais me dire que c’est mon pilier noir qui n’est pas encore suffisamment purifié. Je vais donc créer dans ma relation avec les autres et dans ma relation avec moi-même, un conflit, et je serais sans cesse en conflit. Tout simplement parce que ma compréhension s’est établie sur la base de la dualité.

Par contre, si je transporte la notion dans mon mental abstrait, dans cette flamme qui brûle la pointe en haut, alors je ne vois pas de dualité, même si j’ai le pilier noir sous le nez vingt-quatre heures sur vingt-quatre, je ne le vois pas comme tel, mais je vois un aspect binaire de l’univers. Et soudainement, avec cette façon de voir les choses, j’arrive à manipuler mon pilier blanc et mon pilier noir. J’arrive sur les plateaux de la balance, à manipuler chacune des énergies qui reposent sur les plateaux, j’arrive sans aucun problème, même à intervertir sur les plateaux, et c’est une danse magnifique qui s’installe à ce moment-là. Tout simplement parce que je propulse ma compréhension sur le terrain du mental abstrait, et c’est ce qui se passe pendant la méditation.

Lorsque vous méditez, votre pensée qui est sans cesse en mouvement, essaye de rencontrer le mental abstrait, et c’est pour cela que l’homme a énormément de mal à arrêter sa pensée lorsqu’il veut méditer. Si bien que beaucoup de disciples se disent :

« Je ne suis pas un bon méditant, je devrais pour autant peut-être mieux faire du rituel, parce que là j’occupe ma pensée, je lève l’épée, j’ouvre le livre, je mets ma robe, je dresse la croix, je tambourine les cloches, je lève l’encens. Tout ça c’est très bien, ainsi ma pensée se trouve occupée. »

Si l’on a du mal à arrêter la pensée, c’est parce que la pensée est un phénomène normal. La pensée est donc une attitude de la conscience qui prend connaissance des choses qui sont à l’extérieur d’elle-même. Et pour cela, la conscience propulse un rayon à l’extérieur d’elle-même qui devient en rencontrant le mental concret, devient le mental inférieur, puis devient une pensée pour prendre connaissance, prendre contact avec le monde physique, le monde matériel. Donc la pensée, dans ce cheminement-là, la pensée va suivre exactement le système nerveux et tout le réseau des sens. Ce qui fait que votre pensée se trouve jusqu’au bout de vos doigts et pas simplement là dans le cerveau.

Votre pensée se trouve jusque dans le bout de vos doigts et les guérisseurs le savent bien, ils comprennent ce que je dis, parce qu’ils savent que dès qu’ils pensent à la lumière rose, ils la sentent jaillir des doigts, et dès qu’ils pensent à une tristesse, la lumière se coupe au bout de leurs doigts.

La pensée va jusque dans les extrémités de votre corps et plus loin puisqu’elle sort en rayonnement, hors de votre corps. Et là est un point important, car s’il y a l’âme, c’est-à-dire la conscience qui se projette un peu, qui se densifie pour obtenir le mental concret, l’âme donc qui se projette et se transforme à travers le mental concret, en pensée, et qu’ensuite cette pensée peut quitter le cerveau pour suivre le système nerveux (c’est-à-dire tout le réseau des sens) pour ensuite sortir en tant que lumière hors du corps.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Lorsque vous suivez ce cheminement, essayez de comprendre ce que cela veut dire. Comprenez-le avant que je le dise. Ne me forcez pas sans cesse à réunir cent ou deux cents personnes pour pouvoir vous dire les choses.

Quand est-ce que vous arriverez à nous entendre, même si vous êtes chez vous, que ce soit moi ou un autre frère?

Mais revenons à notre affaire.


Donc qu’est-ce que cela veut dire, lorsque je décris ce circuit-là ?

Eh bien, cela veut dire que l’âme, grâce à l’intermédiaire que représente la pensée, devient une énergie rayonnante dans le monde et elle sort de la matière que représente son corps. L’âme est donc une lumière qui va sortir du corps. Si le corps ne fait pas obstacle et si entre-temps la pensée n’aura pas consommé toute l’énergie de l’âme, pour penser au supermarché d’à côté, ou à la robe de la voisine, ou au rosbif que l’on fera aux amis demain ou après-demain, ou au type d’amour qu’aime l’amant ou l’amante et à la position qu’il faudra choisir pour le ou la ravir, ou aux problèmes que l’on a eus dans l’enfance ou que l’on suppose que l’on aura dans dix ans quand on sera à la retraite, ou aux problèmes que l’on suppose que la Terre entière aura demain quand tout va sauter, quand les tremblements de terre auront lieu partout, quand le feu va jaillir, quand la bourse va tomber, quand les présidents se tireront des balles dans la tête et quand même les Dévas ne nous regarderont plus, tellement il y aura la panique sur cette planète.

Donc l’âme, la conscience peut arriver à rayonner à travers le corps, si entre-temps, son énergie n’a pas été brûlée et consommée pour des idioties de ce genre. C’est pourquoi chaque fois que vous aurez souci de véritablement travailler à votre évolution, ou de conduire des méditations, ou de bien méditer vous-même, je vous en prie, prenez soin de la pensée. Car ce n’est pas simplement la pensée que vous avez devant vous, mais c’est aussi le relief de votre âme, et c’est pour cela que vous avez du mal à arrêter la pensée pendant la méditation, parce que l’âme s’est incarnée, l’âme s’est donc mise à la recherche de tout ce qu’il y avait à voir à l’extérieur. Donc, faire cesser la pensée ce n’est pas une chose naturelle, ce n’est pas une chose qui va dans le sens du mouvement que fait l’âme et qui est de descendre voir le monde.

Il faut donc tout simplement prendre ce courant qui descend voir le monde et qui est comme un œil immense qui ne veut qu’une chose, c’est regarder et voir. Il faut prendre cet œil et tout doucement le retourner vers le haut et vous en servir pour regarder votre propre divinité, au lieu de laisser l’œil en bas continuer à regarder le monde.

Si vous laissez l’œil en bas, automatiquement lorsque vous vous asseyez pour méditer, eh bien, votre pensée continue à passer et on voir défiler des voitures, des rhinocéros, des mini-jupes, et c’est normal, parce que l’œil est complètement rivé vers le bas. Alors prenez cet œil et rivez-le vers le haut. C’est le même œil qui vous sert à regarder le bas et le haut. Et en même temps que vous lui apprenez à regarder vers le haut, faites-le pénétrer dans la substance du Cosmos.

Comment faire ?

On fait cela d’une manière très simple, en ajoutant donc une deuxième phase à la méditation que je viens de décrire.

Nous avons donc décrit la période de concentration, et nous avons dit pourquoi c’était utile. Maintenant nous allons voir puisque nous avons mobilisé cet œil pour qu’il n’aille plus regarder en bas, nous allons voir comment nous allons le remonter vers le haut, pour le faire contempler l’âme. Et ceci équivaut à élever les vibrations dont je parlais tout à l’heure.

C’est à ce moment-là, où l’on va quitter la vision de cette lame qui est dans le centre de l’individu, et c’est à ce moment-là où on va se concentrer encore plus fort, en ayant l’impression que l’on s’intériorise, on va se centrer encore plus fort sur la respiration, comme s’il n’existait que le souffle, comme si vous essayiez avec des oreilles immenses de n’entendre que ce souffle, et comme si vous essayiez d’en agrandir l’écho, automatiquement en prenant conscience, uniquement, de ce souffle, ce qui est une chose facile, puisque votre corps accomplit le mouvement, automatiquement, en fixant intensément et avec intériorisation votre attention, donc votre pensée sur ce point-là, automatiquement vous finissez d’arracher votre œil de la  préoccupation du monde. Et comme il n’a soudain plus rien à regarder, il se met tout naturellement et tout seul à contempler l’âme.

Vous n’avez pas besoin de regarder des lumières, de répéter des formules magiques ou de faire des postures compliquées, et en même temps vous pourrez faire toutes ces choses, c’est certain. Mais si vous ne pouvez pas faire cette immense intériorisation, en suivant votre souffle, tout ce que vous ferez à côté, comme visualisation de lumière, répétition de son, incantation, invocation, toutes ces choses-là ne fonctionneront pas. Toutes ces choses créeront tout simplement un dépôt dans votre aura exactement comme vous seriez capable de tisser un manteau. Ce dépôt vous le transporterez dans votre autre vie, ce qui fait que de vie en vie, au fur et à mesure que le manteau va se tisser, un jour vous finirez para pouvoir vous intériorise absolument. C’est certain.

Donc la chose n’est pas absolument inutile. Mais je veux arracher de l’esprit la conviction stupide que tout va dépendre de ça. Vous pouvez très bien ne plus rien faire jusqu’à la fin de votre vie, si vous observez simplement votre souffle, votre souffle avec une absolue attention, comme si vous étiez complètement replié sur cet arc, qui rentre et qui sort, qui rentre et qui sort. Il n’y a pas besoin de quelque chose de plus compliqué, puisque tout le pouvoir est dans la conscience, tout le pouvoir est dans la pensée, alors à partir du moment où vous débridez cette conscience, où vous débridez cette pensée, c’est elle qui fera tout le travail alchimique, c’est elle qui vous enverra une énergie, verte, rose ou bleue, et vous ne serez pas en train d’imaginer une énergie verte, rose ou bleue. Mais d’un seul coup vous la verrez, elle sera là, elle descendra et elle descendra en trombe et elle fera son travail et elle repartira.

Et n’essayez pas le lendemain de la faire revenir, car elle ne reviendra que si elle le doit. Ce qui fait qu’à chaque méditation, soyez prêts à tout mais ne cherchez rien. Ne cherchez pas à ce que vienne Jésus-Christ ou Kuthumi ou Djwal Khool ou quelqu’un d’autre, ou Bouddha ou bien la lumière dorée ou la lumière verte, ne cherchez pas à ce que koundalini se lève ou à ce que le cœur se dilate. Simplement suspendez tout et soyez prêts à tout, sans ne rien chercher. C’est le plus sûr moyen de trouver.


Bon, je vous ai beaucoup parlé de la pensée, de la méditation et de la manière la plus simple d’aller sur le chemin. Je vous ai dit toutes ces choses et en même temps ces choses-là sont inutiles.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que dès que vous allez être dans la rue, vous aurez oublié, vous allez recommencer à penser. Quand vous allez vouloir démarrer votre voiture, si elle ne démarre pas, vous allez recommencer à taper sur le volant, donner un coup de pied sur le moteur, jurer de tous les mots possibles et imaginables, regarder la montre parce qu’il est trop tard, et que demain j’ai rendez-vous chez un tel ou chez l’autre et qu’il faut que je dorme.

Dans dix minutes je le sais, tout va recommencer. Votre mental va recommencer à vivre, par projection, il va recommencer à supposer ce qui se passera demain. Le rendez-vous qu’il a, qu’il n’a pas, la durée de sommeil dont vous avez besoin pour assumer ce rendez-vous. Même en cet instant précis, vous êtes déjà en train de penser à autre chose.

N’est-ce pas ?

Et c’est normal

Si vous n’étiez pas en train de penser à autre chose. En fait, vous ne pourriez pas m’écouter, parce que je vais vous citer là un paradoxe effarant. Pourtant c’est la vérité. Si vous aviez été pendant tout le contact, en suspension comme je l’ai dit tout à l’heure, vous n’auriez rien entendu, absolument rien.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que, une activité mentale, qu’elle soit émission de pensée ou réception de la pensée d’un autre par l’écoute que j’en fais, c’est encore de l’activité mentale. Donc il est tout à fait normal que me situant dans cette zone, je puisse de manière très rapide d’une seconde à l’autre, passer de l’écoute à l’émission d’une pensée. Parce que je me trouve sur ce territoire où si je veux écouter, je peux en même temps très vite utiliser l’énergie qui émet une idée, donc, qui va penser. C’est pourquoi même quand je vous parle, vous êtes en train, à certains moments, de penser à autre chose et c’est à cause de l’écoute dont vous êtes capables.

Par contre, si vous aviez voulu véritablement percevoir, alors vous n’auriez rien entendu. Vous auriez été obligé de quitter le territoire où vous pouvez entendre et émettre, et de ce fait, vous auriez tout simplement basculé dans ce que l’on peut appeler la réceptivité, et là vous n’auriez absolument rien entendu.

Alors quelle écoute est-ce ce que je préfère ?

Est-ce que je préfère l’oreille qui m’écoute, qui écoute mes mots, ou est-ce que je préfère l’oreille qui écoute mon monde ?

Comme je ne veux pas faire des jaloux ni d’élite ou des renvoyés, c’est à vous de juger. Mais sachez de toute manière une chose. C’est que, quelle que soit l’intention avec laquelle vous êtes venus, vous êtes acceptés tels que vous êtes, vous êtes reçus tels que vous êtes. Pour nous, il n’existe pas un homme qui soit inférieur à un autre, ou un homme qui soit meilleur à un autre. Il y a tout simplement là, en face, dans cet espace, un individu qui ignore sa divinité et qui en souffre de ne pas la connaître, et qui la cherche désespérément. Et pour nous, il n’y a que cela qui compte. Il n’y a que cette souffrance qu’il faut apaiser, qu’il faut dédramatiser, qu’il faut exorciser et cette quête qu’il faut savoir diriger, pour qu’elle puisse contempler l’objet qu’elle cherche. Et voilà que je reviens au début du discours, c’est-à-dire sur le thème de la direction.

Tout ce que vous faites doit être dirigé. Ce qui ne veut pas dire que demain, vous devez décider d’une discipline de fer et vous diriger avec la matraque (que ce soit une matraque destinée aux autres ou destinée pour vous-même). Si vous dédramatisez la discipline (parce que Dieu sait que les hommes dramatisent tout) si vous dédramatisez la discipline et que vous enlevez le corset de la discipline, donc encore une fois que vous cessez de concevoir la discipline avec votre mental inférieur et que vous essayez de la concevoir avec le mental supérieur, qui lui ne voit pas de dualité, mais simplement le binaire du Cosmos.

Si donc vous enlevez le carcan, le corset de la discipline, qu’est-ce qui ressort de ce corset ?

Il ressort un mot que j’aime énormément employer parce qu’il est plein de vie, il est plein d’amour, et c’est avec ce premier mot que le disciple devrait commencer le chemin, devrait commencer son serment vis-à-vis de lui-même, vis-à-vis des Maîtres, vis-à-vis de la Hiérarchie. Lorsque donc l’on a enlevé le corset dramatique de la discipline, il ressort un beau soleil.

Quel est-il ?

Essayez de le recevoir avant que je le dise. Essayez de le recevoir avant qu’il soit prononcé. Ce mot-là sera un petit peu plus difficile que les autres. Vous n’allez pas vous attendre à cette idée-là. Donc, celui qui l’aura reçu quand même, je le félicite !

Donc, lorsque l’on desserre le carcan de la discipline, il apparaît le beau soleil de la fidélité, tout simplement. Alors, quand je te dis de te diriger toi-même, si tu as pensé avec ton mental inférieur, tu t’es sûrement dit :

« Bon, d’accord frère Pastor, alors dès demain je me prends en main, je ne fais plus ceci, je ne fais plus cela, et je vais faire ceci, je vais faire cela, je vais me mater, tu vas voir, tu seras content de moi. »

Si tu m’as reçu avec le mental inférieur, c’est ce que tu conclus. Par contre, si tu me reçois avec ton mental supérieur, tu enlèves le carcan dans la discipline et tu ne me dis qu’une chose avec le cœur grand ouvert et tu me dis :

« Oui mon frère, dès demain je serai fidèle, fidèle à ma divinité, fidèle aussi à ta lumière, à l’expression que tu en fais et qui est l’amour, équilibre, partage. Je serais fidèle à toutes ces choses. »

Alors, vous voyez combien avec des simples mots on arrive à transformer le comportement. Tout dépend donc avec quelles lunettes on regarde le concept que l’on est en train d’émettre. C’est pour cela, je vous en prie, si vous voulez véritablement travailler sur vous-même, être utile à vous-même, lorsqu’un événement arrive ou lorsque vous produisez une pensée ou un geste, ayez toujours le recul de penser :

« Ça, je suis en train de l’accomplir avec mon mental concret, voyons comment je l’accomplirais ou comment je le comprendrais, depuis mon mental supérieur, depuis l’endroit où tout est binaire et non pas dualité. »

Essayez donc chaque fois de changer de dimension, et vous verrez qu’à ce moment-là, tout ce que vous espérez comme intuition, tout ce que vous réclamez comme protection, comme guidance, à ce moment-là cela viendra. Et c’est normal !  Parce que toutes ces informations, tous ces réseaux de communication avec le Cosmos ou avec des entités lumineuses ou avec votre maître intérieur, car c’est de celui-là qu’il s’agit avant tout, avant qu’il s’agisse de Dieu, avant qu’il s’agisse des anges, il s’agit principalement de votre maître intérieur.

C’est donc dans cette partie-là, de vous-même, dans ce mental supérieur, ce mental abstrait, qu’existe tout le réseau de communication avec toutes ces sortes d’intelligences, même la vôtre, mais qui est une intelligence qui est la somme de toutes vos incarnations, une somme à laquelle vous n’avez pas accès aujourd’hui.

Ce qui fait que je peux vous le dire : il y a des personnes qui croient être en communication avec des esprits ou avec des entités, et elles sont en fait en communication avec la somme de leurs acquis (engrangées à travers des incarnations) et cela peut donner aussi un très bon résultat, et cela peut donner aussi un grand rayonnement. Simplement, comme la plupart des individus ne connaissent pas toute la nature occulte de l’homme, alors chaque fois qu’il y a information, on se dit, eh bien, c’est le grand-père Georges qui est mort l’année dernière qui me dit cela, ou bien, c’est l’esprit de Zéphira parce que je pense beaucoup à lui et je suis sûr que j’ai réussi finalement à me contacter avec lui, ou bien c’est Dieu, parce que Dieu me parle.

En fait, mental égal communication. Seulement il y a des communications avec un petit “c” et des communications avec un grand “C”.

Communication avec quoi ?

Quand ce sont des communications avec un petit “c”, c’est la communication avec votre propre personnalité, avec toutes les informations que vous avez pu mettre dans votre mental concret, la somme de votre éducation, de vos traumatismes, de vos complexes.

Lorsque ce sont des communications avec un grand “C”, c’est communication d’abord avec le maître intérieur et je mets le point là-dessus, d’ailleurs j’en parlerai les prochaines fois, j’axerai énormément mon discours sur thème : le maître intérieur. Car vous ne devez pas courir chercher des maîtres à l’extérieur. Non pas parce que maintenant la mode spirituelle a changé et qu’il ne s’agit plus d’aller aux Indes pour trouver son gourou ou d’aller télépathiquement sur Vénus pour trouver le gourou extraterrestre. Mais parce que pour rencontrer le maître à l’extérieur qui vous donnera l’initiation ou l’instrument pour obtenir l’initiation, pour rencontrer à ce maître extérieur, il faut que votre maître intérieur, quelque part, soit déjà en résonance. Sinon, il n’a personne à qui parler. Car le maître extérieur n’est pas venu pour initier votre personnalité (c’est-à-dire le personnage que vous interprétez sur terre et auquel vous vous identifiez énormément), parce que ce personnage il doit mourir.

Donc le maître extérieur ne peut apparaître que pour réduire ce personnage en cendres, car il n’y a qu’un être auquel il peut véritablement parler, et c’est à votre maître intérieur, c’est-à-dire au véritable être que vous êtes (celui qui se forme au cours de vos incarnations) et même s’il est encore un tout petit enfant qui essaye de faire les premiers pas, mais du moment qu’il est déjà un petit enfant, alors il peut espérer rencontrer un père, parce qu’un père sera toujours là pour un enfant. Mais tant qu’il n’y a pas, ne serait-ce qu’un petit enfant, alors vous êtes des orphelins, et c’est comme cela que vous vous sentez, n’est-ce pas ?

Comme des orphelins. Vous vous sentez comme des orphelins quand vous vous demandez :

Pourquoi est-ce que les maîtres son si loin ?
Pourquoi est-ce qu’ils n’apparaissent pas ?
Pourquoi est-ce que Dieu est un concept si absolu, trop absolu que l’on n’arrive pas à le contacter ?

Chaque fois que vous faites ces crises de solitude, cela veut dire que le petit enfant n’a pas encore commencé d’exister, ou qu’il a peut-être levé un œil et qu’il l’a vite refermé, car quand vous vous sentez des orphelins, c’est parce que l’enfant qui doit rencontrer son père, cet enfant ne s’est pas encore réveillé en vous. Alors, au lieu de crier : père, père, père, père…, toute la journée, ou bien tonton Morya, tonton Morya…, toute la journée, ou parrain Kuthumi, parrain Kuthumi… Eh bien, essayez de réveiller cet enfant, car seul cet enfant aura la possibilité de rencontrer le père, car le père ne viendra que pour lui. Et c’est là où vous pouvez reprendre le symbolisme de la Vierge qui tient dans ses bras un nouveau-né.

Que représente la Vierge à ce moment-là ?

La Vierge ne représente pas simplement ou seulement la Vierge cosmique qui tient une humanité dans ses bras, qui est à naître. Il y a comme pour tous les symboles, comme pour toutes les énergies, différents degrés de manifestation et de densification. Ce qui fait qu’en même temps qu’il y a une Vierge cosmique, il y a aussi une Vierge planétaire et une Vierge individuelle.

Où se trouve la Vierge en vous ?

Regardez-vous. Regardez-vous. Ressentez-vous. Essayez de comprendre où se trouve la Vierge en vous. Eh bien, cette Vierge qui puisqu’elle est individuelle et tombée dans la matière, c’est donc qu’elle est la matière, elle-même.

Et lorsque l’on essaye de comprendre ce qu’est l’individualité, ce qu’est un homme avec un concept-là, on s’aperçoit qu’à ce moment-là, la Vierge de l’individu, c’est sa chape de matière et c’est sa personnalité, et bien sûr, c’est une « Vierge noire » comme on dit. Et quand je dis Vierge noire, je ne veux pas dire que c’est une Vierge qui a mal tourné.

Eh oui, on rigole !

C’est normal.

Ce n’est donc pas une Vierge qui aurait mal tourné et qui aurait tellement perdu sa virginité qu’elle en devienne un être infernal. D’où par-là même aussi des paraboles que vous pouvez lire dans la Bible quand on parle de la grande prostituée, et qu’en fait il s’agit de la personnalité. Non, il ne faut pas croire systématiquement que la Vierge de votre matière à vous est une prostituée, qui a donc perdu sa virginité. Ce sont des accidents qui peuvent arriver, c’est certain. Cette Vierge peut prêter son ventre et sa matrice à n’importe quelle horreur, parfois, à n’importe quel vice et à n’importe quel défaut.

Donc, lorsque vous devenez orgueilleux, par quel miracle malsain est-ce que c’est arrivé ?

C’est la Vierge qui est en vous qui a prêté sa matrice pour développer ce vice. Mais si au contraire, on imagine que cette Vierge en est à ses débuts, que rien n’a pu encore la corrompre, la ravir, la séduire, et que l’on voit tout simplement cela comme un principe d’incarnation, on voit alors que c’est la matière avec toute la personnalité qui tourne autour et donc, cette Vierge qui est noire parce qu’elle est la matière dense, tient un enfant, un enfant qui est votre âme. L’âme qui est à naître, l’enfant Christ, et quand cet enfant Christ va grandir, il rencontrera son père, automatiquement.

Donc ne vous inquiétez pas et ne vous sentez pas des orphelins, car il y a en vous à la fois et le père et la mère. Et à vous, il vous suffit d’apprendre à être l’enfant, et quand je dis l’enfant, je ne veux pas dire que dès demain, vous devez obéir à des parents hypothétiques et que vous devez devenir très obéissants.

Non

Qui dit enfant, dit descendant. Si vous avez reçu le mot enfant, encore une fois avec votre mental concret, votre mental inférieur, vous avez forcément vu un gentil petit disciple, tout habillé de dentelle, qui essaye de faire tout ce que dit papa et tout ce que dit maman. Par contre, pour celui qui m’aura reçu avec son mental supérieur, il aura tout de suite compris ce qui est écrit dans la Bible. Et qui donc veut dire que “enfant” est “descendant”, et dans la Bible il est écrit que Dieu fit l’homme à son image.

Il n’est donc pas question d’être le petit rejeton du bon Dieu, le petit rejeton de la Vierge, mais il s’agit d’apprendre à être le digne descendant du Père et de la Mère. Et en apprenant ces choses, vous vous érigez vous-même, plus loin, plus tard, en créateur, créateur d’une autre lignée et d’une autre descendance.

Je vais vous laisser pour ce soir sur ces quelques mots. Mais avant de vous quitter, je vous demande, je vous demande avec insistance, je vous demande en vous suppliant, que vous essayez de prolonger l’expérience et d’essayer de sortir d’ici en contrôlant votre mental, même si vous n’arrivez que trois minutes, que cinq minutes, que dix minutes, peu importe, mais essayez, essayez de goûter la différence que cela fait dans votre vie, essayez de goûter un instant la différence que cela fait de ne plus penser, de ne plus vous remémorer que vous êtes un raté, une incapable ou un malpropre, etc.

Essayez de sortir d’ici en arrêtant tout cela, et de découvrir par là-même quelle paix il y a à ne plus penser que l’on est propre ou pas propre, mais tout simplement à exister à un moment donné. Et à cause de cette existence, de pouvoir basculer dans les étoiles. C’est ce que je vous souhaite. Et celui qui va arriver à basculer dans les étoiles en sortant d’ici, je l’attends ce soir, dans les draps de la nuit.


Je vous salue.