7.9.15

COMMENT DÉVELOPPER LA TÉLÉPATHIE ?




(19.09.87)

Thèmes :

 - La télépathie
 - Le mantra AUM
 - L’amour divin
 - Soyez responsables




Question :

Quelles sont les meilleures méthodes pour développer la réceptivité télépathique ou quels sont les conseils à donner aux disciples qui recherchent un contact télépathique avec des guides spirituels ?


Nous entrons par cette question en plein dans le domaine de l’alchimie, même si ce mot-là, télépathie, évoque quelque chose de technique, de très mental. En fait, il s’agit de pure alchimie. Et c’est pour cela que, tout en parlant de télépathie, il faudra bien comprendre qu’en fait ne pourront être télépathes que ceux qui en auront la nature, et que l’on ne pourra jamais forcer la nature d’être, si elle n’est pas.

Par contre, comme des graines existent en tout lieu de la terre, même si elles sont différentes en degrés de fertilité, il faut arroser. Mais entre arroser et provoquer la germination il y a une différence. C’est-à-dire qu’en parlant de télépathie, je ne veux pas vous donner une technique pour que vous deveniez tous télépathes, absolument pas. Parce que l’on ne pourra pas forcer la graine à germer.

Par contre, si la graine veut germer, si elle est en phase de germination, le simple fait de l’arroser va lui permettre d’éclore complètement au soleil. Donc, ne voyez pas dans ce que je vais dire une technique, mais simplement un conseil pour ceux qui sont à la lisière de devenir télépathe ou ceux qui le sont déjà et qui voudraient se perfectionner et l’appliquer de manière un petit peu plus rationnelle.

Car quoi qu’on en pense, il y a beaucoup plus de télépathes qu’on ne le croit dans le monde. Le problème est que l’homme est submergé de pensées qu’il ne dirige pas, et ceci vient surtout de sa culture. Parce que dans la culture actuelle, (et c’est un défaut de la civilisation) l’homme n’est pas habitué à considérer sa pensée comme un organe dont il doit prendre soin.

Quelqu’un qui se sent malade doit prendre soin de son estomac, faire attention à ce qu’il mange. Quelqu’un qui a des problèmes respiratoires doit faire attention à ses poumons, faire attention à ce qu’il respire. La pensée est ce genre d’organe, mais beaucoup plus subtile. L’homme ne s’en doute pas et fait n’importe quoi avec elle.

Si vous voulez savoir comment devenir télépathe, ou meilleur télépathe, interrogez-vous d’abord sur ce qu’est la pensée.

L’activité de la pensée n’est pas la racine de la télépathie, mais selon la propreté, la stabilité, la qualité de votre pensée, la télépathie va pouvoir germer, ou tout simplement s’épanouir.

C’est-à-dire qu’un télépathe qui a déjà en lui l’éclosion possible, mais dont le mental inférieur, c’est-à-dire que tout le processus de sa pensée est encore paralysé par des tabous, par des principes, ou pollué par de mauvaises pensées, des manques de détachement, automatiquement sa télépathie va être tronquée de moitié et ne pourra fonctionner que d’homme à homme, au lieu de fonctionner d’homme à Dieu par exemple, ou d’homme à guide.

Si vous voulez que votre réceptacle physique, le corps, ainsi que les chakras éthériques ou la pensée, puissent recevoir ce qui vient d’en haut, quels que soient le degré et le plan atteints, il faut penser à nettoyer complètement et totalement les choses vivant sur le plan physique ou par le plan physique.

Quand je dis les choses vivant par le plan physique, sur le plan physique, il ne s’agit pas seulement du corps, mais tout ce qui se manifeste grâce au plan physique, donc aussi l’astral, la pensée, les désirs, l’attachement, le détachement etc. tout ce que l’on retrouve dans l’astral sur le plan supérieur comme inférieur.

Une fois que l’homme arrive à maîtriser sa monture, comme disent les alchimistes, il peut faire n’importe quoi. Il peut convoquer les anges, prendre un mot dans un livre sacré et convoquer même un aspect de Dieu, comme il peut devenir télépathe.

Ce qui empêche l’homme d’entrer en relation complète, totale et je dirais même constante avec l’invisible, c’est tout simplement le manque d’alignement de ses véhicules astraux et physiques. Plus le corps physique et le corps astral de l’homme ont des endroits obscurs, et moins ces corps pourront faire la synthèse pour déclencher une communion avec l’invisible.

Donc, lorsque vous voulez être efficaces sur un plan invisible, soyez efficaces, d’abord, sur un plan visible. Tous les magiciens vous diront cela. Je n’invoque pas la magie, mais prenez exemple un peu sur eux.

Il y a tellement de méditants en ce moment qui suivent toutes sortes de mouvements venus de tous les coins du monde. Ils sont là, ils viennent et ils apportent leurs plexus pour qu’un tel vienne les initier. Ils sont là et ils amènent tout ce qu’ils ont fait ou pas fait pour que quelqu’un appelé X ou Y puisse porter leurs péchés, puisse emporter leur lourdeur, ouvrir, écarquiller un chakra pour qu’ils puissent méditer, être illuminés.

Il n’y a rien de gratuit dans l’univers et surtout pas sur le chemin alchimique de l’évolution. C'est là où l’homme n’a pas compris la différence. L’évolution est une alchimie. C’est un peu comme une auberge espagnole, comme vous dites ; on y trouve ce qu’on y amène.

Parce que tout ce que vous ne pouvez pas accomplir, le Maître, aussi grand soit-il, ne le fera pas pour vous. Le Maître est celui qui attend. Il attend que le Maître qui est en chacun des hommes incarnés ou pas, accepte de venir lui serrer la main et de reconnaître la fraternité qui existe entre eux. C’est cela que l’on appelle l’initiation.

En fait, on fait un grand bruit autour de l’initiation et elle ne représente rien. L’initiation n’est rien, absolument rien. Je veux exorciser le mot initiation dans l’esprit des gens, sinon, ils ne sauront même pas devenir télépathes.

À l’heure actuelle, il est très à la mode de dire :

« Je veux travailler pour mon initiation. Comment obtenir telle initiation, dans quelle initiation suis-je ? »

Un peu comme les gens précieux d’autrefois qui ne se souciaient que de la marque de leurs vêtements. Maintenant on se soucie du degré initiatique que l’on a. C’est la nouvelle coquetterie.

« Où en est mon plexus ?  Est-ce qu’il est rose ?  Est-ce qu’il est bleu ?  Est-ce que vous connaissez un clairvoyant qui pourrait me le dire ?  C’est très important pour mon avenir. »

Or ce n’est pas l’initiation qui est importante, l’initiation n’est rien. C’est juste la reconnaissance, la consécration à un plan que vous avez atteint. Donc le Maître ne vous initie pas, il enlève le voile que vous avez invisiblement bâti, sans vous en rendre compte, sans le savoir. C’est important, c’est vrai, car sans cette consécration vous ne pourriez pas être conscient de tout ce que vous avez acquis.

Donc, l’acte du Maître est important, mais l’acte du Maître ne fait pas tout. C’est vous-même qui accomplissez chaque jour un degré supérieur sur le chemin de l’initiation. C’est un peu comme un maçon qui, brique par brique, monte un mur.

C'est là, où votre vie quotidienne est importante. J’en ai assez d’entendre des gens se plaindre de ce que leur vie quotidienne est plate et ne ressemble à rien, des gens qui pleurent en se tordant les bras sur le plexus, en disant :

« Seigneur je ne sers à rien. Envoie-moi un esprit qui me guide. »

ou

« Envoie-moi une mission à accomplir. Est-ce que je dois partir au fin fond de l’Afrique pour apporter de la nourriture à ceux qui n’ont rien à manger ? »

Parce que dans le genre de l’inutilité, les gens feraient n’importe quoi, sans même se demander ce qu’ils peuvent faire.

Alors une bonne fois pour toutes, je voudrais que l’on arrête de pleurer sur la vie quotidienne. La vie quotidienne est ce que vous en faites. La vie quotidienne, ce n’est pas vos huit heures de travail que vous devez faire pour pouvoir vivre dans la société. À l'intérieur de ce travail, il faut regarder ce que vous pouvez accomplir d’alchimique, et combien de gens par exemple ont à acquérir la patience, la tolérance.

Que font-ils dans leur travail ?

Tout le contraire, parce qu’il y a la vie du bureau, il y a la vie du disciple.

Alors, quand on sort à huit heures pour aller au bureau, on met les grosses chaussures pour écraser tout le monde, et quand on rentre le soir chez soi, on met les pantoufles pour aller s’agenouiller devant Koutoumi, et on oublie que toute la journée avec ses grosses chaussures, on a écrasé tout le monde, dit des méchancetés, fait des remontrances, et porté la médisance. Or, le problème c’est que, quelles que soient les pantoufles que tu mettes le soir, le Maître voit bien que tu as de gros sabots.

C’est cette clarté-là de l’esprit que je voudrais vous faire acquérir. Comme je l’ai dit mille fois, je ne veux pas vous rendre plus savants, plus illuminés. Je ne veux même pas vous initier, je ne veux pas toucher un seul de vos chakras, ni vous donner un atome de lumière. Non pas parce que je sois désintéressé, égoïste, mais c’est parce que vous avez l’océan de lumière autour de vous. Vous en donner une goutte, alors que vous avez la capacité de prendre la lumière dans son entier, ce serait ridicule.

Mon but, c’est de vous montrer comment prendre la lumière dans sa totalité. Forcément il y en a qui sont très heureux de pouvoir dire :

« Je te donne un peu. Viens, je te bénis. Viens, je t’initie. »

Je n’ai rien contre ces gens-là, car ils font une œuvre très utile malgré tout. Mais vous savez que lorsque vous venez vers moi, vous êtes face à l’implacable clarté de la pensée, du mental correct et de la lucidité.

Donc, je ne vais pas vous dire :

« Venez, je vais vous ouvrir un chakra, venez, je vais vous bénir, vous donner un peu d’énergie pour accomplir votre vie, pour accomplir votre alchimie spirituelle. »

Ce serait une aberration. Si je pensais cela, la lumière descendrait instantanément sur mon esprit et détruirait toute ma possibilité d’entrer en communication avec la terre.

Mon travail c’est de vous dire comment, ici et maintenant, en étant Pierre, Paul, Jacques, ou n’importe quel autre, comment en vous-même puiser dans la lumière, sans limite, sans avoir recours à un mantra, sans avoir recours à la projection de mon esprit, à mon alliance.

Ici et maintenant, en vous-même, comment puiser directement dans le soleil, directement dans les entrailles de la terre, comment être fort, en bonne santé, rayonnant, et dans l’axe du divin. Je ne veux pas vous porter, comme je vous l’ai déjà dit. Je veux vous jeter au contraire dans l’immensité.

Forcément, le petit aigle, a peur du premier vol, lorsqu’il n’est pas sûr d’avoir suffisamment d’envergure. Et c'est là où je voudrais vous crier très fort :

« Mais avance, n’aie pas peur. Quel que soit le travail que tu as à accomplir, n’aie pas peur. »

Et ainsi le quotidien ne devient plus banal, il prend une envergure complètement différente.

Le quotidien devient alors un moment d’alchimie. À chaque minute il y a quelque chose à transmuer, à transformer, à faire devenir meilleur, ne serait-ce que le sourire que vous donnez à la réceptionniste de votre bureau. Imaginez ce que ce sourire peut produire sur cette personne, qui s’ennuie toute la journée à ce poste, qui est en instance de divorce, avec un enfant malade, qui a la rougeole ou la coqueluche. Imaginez n’importe quoi, c’est la vie après tout.

Essayez d’apporter du bien dans le monde. Et essayez d’apporter du bien, ce n’est pas en se demandant à quel pays d’Afrique ou autres je pourrais envoyer un bol de riz. Ici et maintenant vous pouvez faire quelque chose qui aura sa répercussion au fin fond de l’Afrique et des autres pays qui ont des problèmes, ne serait-ce qu’à cause de l’énergie de bien que vous déclenchez.


Pourquoi les gens meurent-ils de faim ?

Ce n’est pas parce que le riz et le blé ne poussent pas, ou que les fruits ne mûrissent pas, mais parce que l’esprit total de l’humanité a faim.

Vous allez me dire que c’est résumer en très peu de mots le problème de la famine. Je dis simplement, que la puissance de l’homme est telle, qu’il a la domination sur tout ce qui a vie sur la terre. Si les hommes pouvaient se rassembler pour créer une fraternité de bien, de faire en sorte que la terre soit florissante, tempérée, agréable, aimable, les coins les plus déserts verraient des nuages s’amonceler pour créer la fertilité du sol. Cela paraît complètement illusoire et utopique, mais c’est la vérité.

Pourquoi est-ce que les nuages passent à certains endroits et pas en d’autres ?

Pourquoi y aurait-il dans l’esprit du nuage l’idée saugrenue de ne pas arroser telle ou telle partie du monde ?

L’esprit des nuages est programmé pour agir de manière à créer la vie partout et à répandre l’eau partout. Or, il se trouve que l’homme est à cheval entre deux évolutions, c’est-à-dire entre l’évolution des animaux et le plan des Maîtres. Entre ces deux règnes, il y a le règne de l’homme, de l’homme inachevé.


Que fait l’homme inachevé ne connaissant pas ses forces et sa puissance ?

Il les utilise mal en étant dominant. Il est dominant sur le règne des animaux, de la nature, et il arrive par ses mauvaises pensées, ses mauvaises vibrations et conceptions, à bouleverser le schéma parfait entretenu par le règne des Maîtres.

Si les hommes se réunissaient pour penser, pour visualiser une terre florissante, il n’y aurait pas besoin de faire des irrigations. Le vent apporterait la graine, le nuage apporterait l’eau.

Mais tout ce cycle d’harmonie ne vit et ne s’articule que si celui qui est l’intermédiaire entre ces deux plans fonctionne correctement. Je ne veux pas faire reposer sur l’homme toute la responsabilité du malheur humain. Ce n’est pas mon propos. Je dis tout simplement attention là où l’homme est actif, où il a la responsabilité et le pouvoir. N’accomplissez pas avec des pelles et des pioches ce qui doit être accompli par la pureté de l’esprit, la pureté du cœur, les bonnes intentions, parce que les pelles et les pioches n’y arriveront jamais.


J'ai fait ce long discours pour vous montrer combien il est important que l’homme sache bien se gérer, comme une balance gère l’équilibre de ses deux plateaux. On ne peut pas essayer de développer la télépathie sans qu’il y ait un parfait équilibre entre les forces qui constituent l’homme : le yin et le yang, le chaud et le froid, etc., qui sont en fait, le manifesté et le non manifesté, soit la matière et l’esprit.

Tant que vous n’aurez pas amené tous vos véhicules sur un plan d’harmonie, vous ne pourrez rien faire, ou de manière chaotique, avec de grands risques. Parce que si votre esprit s’ouvre, (comme beaucoup d’hommes en sont capables) mais que vous ayez encore beaucoup d’attachement, une pensée qui va à droite et à gauche, qui s’articule mal, qui crée de la médisance, qui envoie des énergies négatives, automatiquement lorsque vous vous élevez, que ce soit pour faire de la télépathie, du magnétisme ou autre chose, votre montée est alourdie et vous avez toutes les peines du monde à passer le plan astral.

Sur ce plan-là, toutes sortes d’entités vont pouvoir venir faire du bien ou du mal. De toute manière, même dans le cas où vous rencontrez des entités capables de faire du bien, c’est toujours aux dépens de votre énergie vitale. C’est pour cela, par exemple, que tant de guérisseurs deviennent épuisés et ne peuvent exercer qu’une dizaine ou une quinzaine d’années, et si certains persistent, ils finissent par en mourir.

Parce que les entités qui œuvrent sur le plan astral ont besoin d’énergie, d’énergie vitale, pour pouvoir joindre le plan physique, et pour ces individus guérisseurs ou autres, aucune aide ne peut être apportée. C’est à eux de comprendre que leur plan physique doit être harmonisé.

Ainsi, lorsqu’ils s’ouvrent, même s’ils n’ont pas le degré initiatique pour monter plus haut, du moment qu’ils s’ouvrent en état de pureté, d’équilibre, d’harmonie, ils ne peuvent qu’atteindre le plan divin. Naturellement ils l’atteindront dans la mesure de leurs possibilités initiatiques, mais ils l’atteindront. Alors que d’autres, sans cet alignement dans la clarté, la pureté et la droiture de l’esprit et des intentions, resteront sur le plan astral, malgré leur valeur vibratoire, leur degré initiatique.

Cela est étonnant, mais c’est la vérité. Parce que les initiations ne font pas tout comme je l’ai dit au début, et surtout pas, les premières. L’initiation qui compte le plus et qui détermine véritablement l’individu sur un plan divin, c’est celle que les Maîtres ont appelé la troisième initiation majeure. À partir de ce moment-là, il n’y a plus besoin de se soucier du plan astral, il suffit de garder l’attitude de la pensée dans l’axe divin. Pensez à cette image.

Dessinez dans votre esprit un axe vers le divin, et dès que vous vous sentez éparpillés, tombés à droite, tombés à gauche, dans les peurs, les craintes, la médisance, les mauvaises pensées à propos de quelqu’un, pensez à cet axe.

Ramassez tous vos atomes, centrez-les et pensez à cet axe de lumière, cet immense couloir qui va directement jusqu’à votre moi suprême ou vers le Maître que vous aimez prier. Chaque fois que vous avez ce réflexe, vous vous épurez, vous vous dépouillez, vous devenez blanc, scintillant, rayonnant. Alors que si vous comptez sur des heures de méditation, des respirations, des visualisations de chakras, des pèlerinages, des séminaires, vous n’y arriverez pas.

Tant que vous n’avez pas arrosé la racine, la fleur ne pourra pas faire bonne figure. Arrosez les pétales d’une fleur qui a soif et vous verrez la tête qu’elle va vous faire. Les pétales se moquent complètement de l’eau que vous pouvez leur apporter. Par contre, arrosez la racine et vous verrez comme elle sera heureuse.

En vous, existe la même fleur et sa racine n’est pas autre chose que la synthèse de tout ce que vous êtes en tant que corps, en tant que chakras, en tant que pensées, en tant qu’Âme. Et tant que l’homme n’aura pas compris qu’il doit parfaitement s’aligner et se tenir dans l’axe, il ne peut même pas espérer rencontrer l’ombre d’un Maître.

Alors, que faire pour rencontrer sa lumière, je vous le demande, si vous ne pouvez même pas marcher dans son ombre ?

Et pourtant c’est si facile d’atteindre la lumière du Maître. Il ne s’agit pas d’être un grand méritant, il ne s’agit pas de se faire pendre pour l’humanité, il ne s’agit pas non plus de faire de longues heures de prières ou de méditations, mais simplement d’être ce qu’il a dit que l’homme devait être, un enfant simple et pur.

Et pour être télépathe c’est très important, parce que dans le cadre de la télépathie, le canal reste puissamment conscient, puissamment terrestre. Comme dans l’exercice du pendule, si l’homme n’a pas pris l’habitude d’avoir une pensée docile, propre, stable, qui s’arrête à volonté pour écouter, alors il ne peut pas être un bon télépathe.

Il va entendre mille et une voix en même temps, sans s’en rendre compte. En même temps qu’il entendra la voix venant d’un plan divin, il entendra les voix de l’astral. Toutes ces voix vont se mélanger, et lorsqu’il entendra un message, il ne comprendra pas la relation de certains mots avec d’autres, d’une certaine phrase avec une autre et pourquoi un jour le message est bon et le lendemain ne l’est plus.


Comment faire pour devenir meilleur télépathe, pour ceux qui ont envie de travailler la chose ?

Il faut tout simplement se mettre en état d’écoute. Cela paraît une banalité, mais c’est toute la clé de la télépathie.

Que veut dire, se mettre en état d’écoute ?

Ce n’est pas dans un grand vol plané, « Jésus, j’attends que tu me répondes. » Non ce n’est pas ça du tout, il ne s’agit pas de planer.

Pour se mettre à l’écoute, l’individu doit créer, par une focalisation intense, une boule de lumière vibrante. C’est-à-dire que tout en ne pensant à rien, il doit se centrer et se concentrer extrêmement, aussi bien dans ses atomes physiques que dans son esprit, dans son mental.

Puisque l’homme travaille beaucoup plus facilement par clichés, en utilisant la visualisation, je conseille de choisir la posture qui vous convient et de penser que vous centralisez, au niveau du troisième œil, une grosse boule de lumière intense et rayonnante et que dans cette lumière, vous y concentrez le maximum de votre conscience.

Il faut qu’au bout d’un moment vous vous sentiez conscient dans ce soleil-là. Il faut que toute votre conscience soit transposée dans ce soleil et que vous ayez l’impression d’être ce soleil et que ce soleil soit conscient.

Une fois que vous avez déclenché ce processus, vous n’avez qu’à envoyer votre demande. Dans le cas où vous désirez une réponse précise à votre question, ou bien si vous voulez simplement vous ouvrir à un message, vous vous mettez à l’écoute, vous restez dans le soleil, vous priez la lumière, vous appelez votre Maître, que ce soit en utilisant des mots ou de façon silencieuse, en espérant entendre sa voix.

Pour réceptionner, il faut garder un certain temps l’écoute, et, si vous vous apercevez que durant ce temps d’écoute rien n’est venu, que rien n’est passé, qu’aucun message télépathique, qu’aucune image n’est venue vers vous, il ne faut pas vous en inquiéter. Cela ne veut pas dire que votre appel n’a pas été entendu, cela ne veut pas dire que vous n’êtes pas télépathe. Cela veut seulement dire que peut-être un corps x des nombreux corps de votre constitution occulte a réceptionné le message, mais, qu’il n’a pas pu le faire passer jusque dans votre mental concret, dans ce que vous appelez la pensée.

C’est l’accident qui arrive très souvent.

D’où vient le problème ?

L’individu a, sans doute, réussi à faire une bonne ouverture, réussi à maîtriser sa pensée pour créer cet axe de lumière, mais en lui résident encore certains principes, certaines idées fausses, certaines limites, certains tabous. Ce qui fait que, lorsque ce corps subtil a réceptionné la réponse du Maître invisible, lorsqu’il a voulu la projeter dans le mental concret, il a rencontré tout le contraire de la réponse.

Par exemple, si un individu demande :

« Explique-moi qui est Jésus ?

J’en ai assez d’entendre dire d’une part qu’il est le fils de Dieu, l’Unique, et d’autre part d’entendre dire qu’il est un Maître qui a été adombré par le Christ.

Quelle est la vérité ? »


Prenons cet individu en crise, face à ces deux théories et qui voudrait une bonne fois pour toutes entendre du ciel la véritable version. Si en lui persiste, et je dirais même malgré lui, une certaine croyance que Jésus est forcément le fils unique de Dieu, le deuxième aspect de La Trinité, lorsque son corps subtil va recevoir la vérité que Jésus était un Maître adombré par le Christ, il va y avoir un conflit entre la croyance entretenue dans le mental concret de l’individu et la vérité perçue par son psychisme.

À ce moment-là, son psychisme va retenir la réponse, et ne va pas pouvoir la projeter puisque l’individu fait obstacle. C'est là où les Maîtres interviennent puissamment lorsqu’ils voient un être bien intentionné.

Ils se disent :

Voilà une heure, un mois, un an qu’on essaie de lui faire admettre la chose, mais le mental concret ne desserre pas. Alors, les Maîtres créent des événements ou rencontre avec une personne, pour que cette personne lui fasse apercevoir la vérité, l’amène à des considérations plus ésotériques, plus occultes.

Et ainsi, en apportant un peu de culture ésotérique, donc en formant le mental concret à recevoir la largeur des idées divines, lorsqu’un an plus tard cet individu s’ouvre, il entend comme si on le lui criait :

« Jésus est un Maître »


C’est ce qui se passe pour tout le monde, car tout le monde est en télépathie à chaque instant. Vous êtes en télépathie les uns avec les autres, le groupe familial avec un autre groupe familial, les différents groupes familiaux avec l’entité que représente la nation, et la nation vis-à-vis d’une autre nation, et toutes les nations vis-à-vis du logos, le logos planétaire.

Tout est télépathie, parce que tout est échange, résonance comme je l’ai déjà dit. Donc tout dépend de la pureté de votre véhicule, de votre degré initiatique, de la largeur des idées de votre mental concret, et là aussi il y a beaucoup d’efforts à accomplir.

C’est pour cela qu’une nouvelle race est nécessaire pour atteindre un autre niveau initiatique. Parce qu’une race amène chaque fois une civilisation, une civilisation amène des mœurs et une culture, et cette culture, cet aspect, c’est une façon de voir les Dieux et les énergies.

Lorsqu’il faut atteindre une autre initiation, il faut donc une autre façon de voir les choses, il faut une autre race, une autre culture, d’autres mœurs, un autre ésotérisme, bien que l’ésotérisme de racine, de base, ne change jamais. Lorsque vous étudiez vos religions, vous vous apercevez qu’elles disent toutes la même chose. Pourtant elles ne peuvent pas aller plus loin que le système qu’elles ont créé pour se perpétuer, parce qu’elles avaient un certain degré vibratoire à accomplir, une certaine initiation à donner aux hommes.

Ce degré étant acquis, il faut un autre système. Donc, ce qui change, je l’ai dit mille fois, c’est tout simplement l’instrument, ce n’est pas la vérité qui est à l’intérieur et qui lui sert de moelle épinière, de substance et de vitalité.

C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur du changement et qu’il faut au contraire louer et apprécier le changement, même s’il paraît à hauts risques. Parce que c’est dans le changement que réside le nouvel homme, une nouvelle race, un nouvel état d’esprit, une nouvelle façon de voir les choses.

C’est dans ce changement qu’il y aura la possibilité d’obtenir de nouvelles réponses à ce qui semble être à l’heure actuelle complètement énigmatique, parce que l’individu est saturé de conditionnements : conditionnements occultes, conditionnements religieux, scientifiques ou profanes, c’est-à-dire à l’état des mœurs.

Pour faire fi de tous ces conditionnements et vous rendre libre, il faut que vous soyez conscient de ces conditionnements. Je ne veux pas vous forcer à vous battre contre eux, ils sont souvent nécessaires, car sans ces tuteurs, rien ne serait arrivé à bien des hommes. Ils seraient restés marginaux, ils n’auraient même pas appris l’alphabet, la chose la plus élémentaire dans l’activité de la pensée.

Il faut donc regarder le conditionnement comme ayant été une chose utile pour amener le côté cérébral de l’être humain à un certain niveau de maturité. Une fois que le côté cérébral de l’être humain a acquis cet état de maturité, il faut se débarrasser du conditionnement, des principes, etc. et faire en sorte que cette maturité vous conduise à la liberté.

C’est cette liberté-là que je veux pour vous. Ce n’est pas la liberté de l’âme épanouie dans son ciel divin. C’est très bien, mais ce n’est pas cela la liberté. Je ne veux pas avoir des disciples libres dans l’esprit et complètement emprisonnés sur la terre. Je ne veux pas de ces moines-là qui vivent dans des tours.

Non

Je veux que l’homme soit libre de la tête aux pieds, du corps jusqu’à l’esprit, de la pensée jusqu’à l’âme et pour cela il faut un mental lucide, pour cela il faut une société lucide, et tout cela va changer.

Tout va être fait pour apporter à l’homme de plus en plus de liberté, afin qu’il puisse acquérir l’initiation qui lui est promise ces temps prochains : la liberté. Et c’est vers la liberté que vous allez. C’est pour cela que vous avez peur et que vous essayez de vous sécuriser en allant vers un gourou, ou vers sœur ceci, sœur cela, en lui demandant:.

« Dis-moi comment je dois vivre, dis-moi comment je dois manger, dis-moi comment je dois m’habiller, comment je dois penser, quel mantra est le meilleur, quel Dieu je dois prier, quel est mon rayon. »


L’homme a peur et il se demande quel est le mode d’emploi de la liberté.

Quand tu seras dans la liberté, tu verras que tu n’auras pas besoin de mode d’emploi.

Quand tu étouffes, est-ce que j’ai besoin de te dire comment respirer ?

Non

Tu prends une grande bouffée d’air. La liberté, c’est pareil. À l’heure actuelle tu étouffes et tu essaies de me demander comment t’apprendre à respirer. Laisse faire la nature et la nature te conduira elle-même à la respiration.

Tu essaies de me demander comment devenir libre, comment devenir initié. De la même manière laisse faire la nature. Mais tu n’écoutes pas la nature qui est en toi. Quand tu fais quelque chose de mal, il y a le remords, tu sens bien que tu as fait une faute. Le remords est là, il te travaille. Mais écoutes-tu l’enseignement du remords ?

Non

Tu acceptes cette dépression pendant deux trois jours et puis tu recommences malgré la voix de la nature, la voix de l’équilibre.

Alors écoute ton propre Maître avant de me demander ce que tu dois faire, car il est en toi, et il te dit ce que tu dois faire. Qu’empreint de gourmandise tu te jettes sur des gâteaux, sur des viandes ou sur des sauces, alors que cela te fait véritablement mal, ne viens pas me demander, ce que tu dois manger pour être en bonne santé.

Ah non !  Tu ne crois pas que je vais te le dire. Écoute la nature qui est en toi. Parce que, forcément, à l’instant où tu commets cette chose, où tu te lances avec appétit vers ces choses-là, essaie de me faire croire qu’il n’y a pas en toi une voix qui te dit :

« Mais non ce n’est pas bon pour toi. »

Tu sais très bien que la voix te parle, mais tu lui dis :

« Tais-toi, tais-toi j’en ai envie, ça ne te regarde pas. »


Alors que fait le Maître ?

À l’image du penseur de Rodin, il met son menton dans sa main et il se dit :

« On verra plus tard, quand il en aura fini avec son ulcère, quand il en aura fini avec son diabète. »

Le problème, c’est qu’étant devenu malade, c’est aux Dieux que les hommes vont reprocher la maladie. Eh oui ! Quel cercle vicieux, vous voyez. Alors qu’il suffit une bonne fois pour toutes d’écouter la voix de la nature, la voix de votre Maître intérieur chaque fois que vous avez un arrêt, une culpabilité.

La voix du Maître intérieur résonne souvent comme une culpabilité. C’est le seul moyen pour la voix de se faire entendre. Ou vous écoutez la voix de la nature, ou alors, prenez vos responsabilités et faites les choses à l’envers, mais ne vous plaigniez pas. Personne ne vous en voudra et personne ne pensera à vous faire un quelconque reproche.

Un Maître ne vous fera jamais la remontrance de l’utilisation du tabac. Un Maître ne vous critiquera jamais de l’utilisation des drogues violentes. Non. Un Maître sait que vous êtes libre et que vous avez le droit de vous mettre en pièces si vous le désirez. C’est votre liberté. Même si cela le fait souffrir, il vous laissera accomplir votre désir. Mais il faut prendre votre responsabilité, et ne vous plaignez pas le jour où vous serez en train de mourir. Assumez aussi votre mort, allez jusqu’au bout de cet acte démentiel. Assumez votre mort et votre destruction.

Mais que font la plupart de ces gens, qu’ils soient drogués par les drogues, drogués par la nourriture, drogués par les films ou quoi que ce soit d’autre ?

Au beau milieu de la débâcle ils se mettent à crier :

« Aidez-nous, on n’en peut plus ! »

On entend des grands pleurs monter là-haut dans l’univers. Et pourtant, sur la terre, nous envoyons des armées de guides pour leur dire quoi manger, comment respirer, que penser, comment aimer, comment méditer, comment vivre.


Pourquoi la plupart des gens manquent-ils de force et de courage ?

Parce qu’ils ne se responsabilisent pas.

Regardez leur vie. Certaines femmes attendent que leur mari les protège, et certains maris attendent la protection de leur femme, image de la mère. On n’en sort plus, et le jour où ils ont un problème dans la vie sociale, dans la vie initiatique, ils s’écroulent lamentablement en pleurant.

La responsabilité, c’est le réservoir de la force et du courage. Et il vous en faut pour accomplir l’alchimie sur le chemin du disciple. Quand un Maître arrive et vous dit :

« Ne fais plus cette chose, maintenant je veux que tel chakra s’ouvre en toi, donc, il ne faut plus que tu pratiques telle ou telle chose de la vie profane. »

Si vous n’avez pas cette responsabilité de disciple, vous ne pourrez pas accomplir cette discipline et ce sacrifice apparent.

Par contre si vous êtes responsable, le Maître peut venir et vous dire :

« Écoute, pour les besoins de l’humanité, il faut que tu meures, acceptes-tu ? »

Même dans ce sacrifice ultime, vous aurez le courage, la force de répondre oui. Mais allez demander à quelqu’un qui n’est pas responsable de mourir pour les hommes, et vous verrez qu’avant même que le Maître ait fini sa phrase tous ses os vont trembler et se réduire en poussière.

La peur. C’est la peur qui tient l’humanité. Or quand on est responsable, on n’a peur de rien, sinon peut-être de ne pas faire assez bien et assez longtemps son travail. Responsabilité. Je veux que ce mot entre dans vos esprits. Je ne veux pas que vous sortiez d’ici, sans avoir compris et être pénétré de ce mot-là. Responsabilité. Je sors d’ici en être responsable, je m’assume. Je tremble, j’ai peur, c’est un fait, je n’y peux rien, je ne connais pas la vie, mais je m’assume et ma peur disparaît. On ne vous demande pas d’être des surhommes. Non. La spiritualité ce n’est pas le club des supergirls et des supermans du monde. Au contraire, les gens qui sont auprès des Maîtres sont des gens comme tous les autres.

Alors quelle est leur différence puisqu’ils sont auprès du Maître ?

Ils savent ce que veut dire être un être humain vivant et par là, ils savent ce que veut dire être divin. Tant que vous ne savez pas ce que veut dire être un humain vivant, vous ne pouvez pas savoir ce que veut dire être divin. Et c’est pour cela que Jésus a dit :

« Laisse les morts enterrer les morts. »

Il faut que vous réfléchissiez à cette phrase. Je ne le dis jamais assez. Soyez conscient. Si vous êtes conscient, vous êtes responsable.

Allez, on se donne un coup de fouet et en sortant d’ici, chacun d’entre vous va aller régler ses problèmes avec responsabilité. Vous avez un problème avec votre conjoint ou avec un enfant, avec une camarade de bureau ou même avec votre patron, n’ayez pas peur, et dès que vous le pouvez, réglez ce problème. Mais réglez-le de manière lucide, en parlant et non pas comme un enfant qui tape des pieds et qui se met à crier, à réclamer son dû ou qui fait un caprice. C'est là, où les règlements de comptes ne sont pas valables.

Quand un être responsable veut régler un problème, il commence par l’analyser, à se positionner en tant que spectateur, à regarder les tenants et les aboutissants de la chose, puis choisit la règle de sagesse qui peut régler ce problème, tous ces problèmes qui traînent, qui se présentent et se représentent à nouveau. Soyez responsable une fois pour toutes. Le dos bien droit.

Regardez comment vous marchez la plupart d’entre vous, comment vous vous asseyez aussi. Votre posture même démontre l’avachissement, la peur, le manque de ténacité qui est dans votre esprit. Je ne vous dis pas de vous tenir fier et droit, mais tenez-vous avec dignité, soyez simplement digne, il ne s’agit pas d’exhiber de la fierté.

Un être qui se sent responsable s’aime lui-même et a de la dignité. Pensez à faire cette chose jusque dans votre corps et à force de la faire au moins dans votre corps, vous verrez que cela va résonner dans l’attitude de votre esprit. Prenez l’habitude de vous tenir avec dignité, même si c’est avec souplesse. Et vous verrez qu’à force d’obliger votre corps à se tenir avec dignité, votre esprit va, avec la même énergie, dégager cette attitude mentale, parce que tout est résonance. Uniquement à cause de cela.





Deuxième question :

Le mot AUM correspond aux trois éléments primordiaux de la création, ainsi qu’à la Divinité. Or les rayons de La Trinité ne sont pas les mêmes que ceux qui correspondent aux trois éléments. Quelles seraient donc les correspondances exactes avec les trois lettres AUM ?  Et quels sont les rayons, les chakras qui y correspondent ?


Le son, plus exactement le verbe sur lequel vous voulez me faire parler est un verbe de création. Le manque de correspondance par rapport à une application moderne, quotidienne, est une complication pour l’homme qui essaie de l’utiliser.

Un son de création n’a pas qu’un rayon, c’est-à-dire qu’une force, pour toutes les lettres, ou une par lettre. Un verbe contient en lui-même toutes les vibrations, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas une vibration primordiale, la vibration primordiale du système solaire.

Lorsque le Maître suprême, qui n’a rien à voir avec les Maîtres que vous connaissez dans la hiérarchie, je parle là de celui dont rien ne peut être dit, lorsque donc le Maître essaie dans son élan de volonté de créer un monde, il donne aux responsables des sous-plans une clé pour pouvoir créer. Cette clé, c’est un verbe spécifique qui va permettre d’après sa spécificité de créer des systèmes galactiques ou des systèmes solaires ayant une évolution précise.

C’est-à-dire que, si vous alliez dans une autre galaxie, demander au grand Maître créateur qui en a la présidence, quelle est sa clé créatrice, vous verriez que ce n’est pas le AUM. Non pas que l’univers soit très divers, mais tout simplement parce que chaque verbe correspond à une lignée d’évolution et que l’évolution principale n’est pas l’évolution individuelle des hommes que vous êtes, que nous sommes, mais c’est avant tout l’évolution d’une entité cosmique qui se manifeste à travers un système solaire.

C’est, en vérité, celle-là dont les hommes ont la charge. Ce qui ne veut pas dire que vous devez travailler pour le compte de quelqu’un d’autre. Cela veut dire seulement que vous êtes une partie d’une entité fabuleuse et fantastique, qui vous donne une individualité absolue, ne serait-ce que par son élan d’amour et de liberté, mais que vous composez cette entité.

Lorsque vous aurez pleinement redécouvert votre individualité cosmique et l’unité de fraternité qui lie toutes sortes d’individualités cosmiques, vous vous rendrez compte que vous constituez un simple et même individu que les Grecs ont appelé le Christos.

C’est de lui dont il s’agit aussi dans l’église. C’est pour cela qu’il y a une si grande confusion entre Jésus et le Christ. Parce que c’est vrai que le christ est le deuxième aspect de Dieu. Mais il faut prendre cette grande entité à travers un système solaire pour dire que le Christ est le fils de Dieu, alors que Jésus manifesté ne l’est plus.

Revenons à ce Christos.

Lorsque ce Christos se manifeste, lorsque donc il va créer son corps de manifestations, en se créant, il va mettre en manifestation diverses planètes, divers mondes et tous les plans et sous plans, qu’ils soient physiques ou invisibles. Lorsqu’il crée, il crée en résonance exacte avec son propre rayon évolution, son propre plan de conscience. C’est là, où la clé va lui être donnée spécifiquement.

Donc le AUM est un son qui correspond à votre univers local, votre système solaire donc. Il correspond exactement aux types de vibrations du Christos, c’est-à-dire à l’entité de ce système solaire par laquelle vous évoluez et qui évolue à travers vous.

Cette clé, lui permet d’atteindre la prochaine initiation. Je ne voudrais pas aller trop loin et perdre dans ces propos les personnes qui ne connaissent pas trop le système des poupées russes dont j’ai déjà parlé. C’est-à-dire qu’un individu a son âme à l’intérieur d’un autre beaucoup plus grand que lui.

Pour l’instant les hommes vivent tous à l’intérieur d’une entité que vous appelez généralement Dieu et qui est le Logos planétaire bien connu de certains disciples. Ce Logos lui-même évoluant à l’intérieur d’un autre Logos qui correspond au Christos. Ainsi de suite jusqu’à ce que l’homme soit passé par les initiations données par la hiérarchie, puis du Logos planétaire, puis par la hiérarchie d’autres planètes et arrive enfin aux initiations solaires, donc aux initiations données par le Christos.

C’est là, où le Christos commence sa propre réintégration. Chaque fois qu’il voit une de ses cellules, un de ses atomes, que vous représentez pour lui, revenir vers lui, c’est un degré de plus dans les retrouvailles avec ses énergies.

C’est-à-dire qu’au fur et à mesure qu’il récupère tous ses atomes mais conscientisés, et que ceux-ci se retrouvent face au Christos, c’est en fait ce qui est écrit dans tous les livres, Dieu qui se retrouve lui-même. C’est la réintégration.

Comme tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et vis versa, si l’homme a à accomplir une réintégration à son niveau, les Maîtres et le Christos l’ont aussi à leur niveau. Ce qui se passe pour votre petite cellule dans votre corps physique, se passe aussi au niveau atomique pour le Christos.

Imaginez que la cellule de votre foie s’appelle Christine ou Jeanne, c’est ce que vous êtes vis-à-vis du Christos, et cela ne vous minimise pas pour autant. Maintenant que vous connaissez votre place exacte, vous savez que vous êtes un être primordial et absolument primordial pour Dieu lui-même et qu’il faut faire votre travail, qu’une grande destinée vous est promise puisque vous devez le retrouver.

Pour revenir au AUM, le nombre de syllabes qui est donné à la clé, fait la diversité entre les verbes. En fait, le verbe existe, le verbe initial existe de la même manière, pour tous les univers, mais selon le rayon du Christos à évoluer ou à manifester, il va y avoir plus ou moins de syllabes, et selon le nombre de syllabes toute la manifestation du système solaire va être prédestinée. C’est là qu’est contenu tout le programme de manifestation du système solaire. Le nombre d’âmes qui vont être projetées, qui vont devoir évoluer, le nombre de rondes, de cycles, le nombre de catastrophes aussi, le nombre d’années cosmiques, tout cela est contenu dans le nombre et le type des syllabes de la clé créatrice.


Comment donc l’homme peut-il utiliser ce AUM ?

Naturellement, quelle que soit la clé, l’homme ne pourra le faire qu’à son niveau. Imaginez un petit enfant avec une clé immense, aussi grande que la tour Eiffel.

« Dans quelle serrure vais-je la mettre ? »

C’est ce qui se passe quand vous êtes face au AUM.

On vous a dit que c’est une immense énergie, une énergie extrêmement puissante, que c’est le son de Dieu. Et que faites-vous ?

Vous cherchez la serrure, et comme vous ne la trouvez pas vous cherchez une autre clé. Le problème n’est pas la clé, le problème n’est même pas de chercher la serrure, c’est de se découvrir soi-même comme étant la serrure de la clé.

Posez simplement le AUM, la clé, face à vous, et sachez que vous êtes la serrure. Ne cherchez pas la serrure dans un quelconque endroit du ciel ou dans une quelconque technique de visualisation ou je ne sais quoi d’autre. Placez-vous face à cette clé, grandissez-vous, et lorsque vous arrivez dans la proportion exacte de la clé, vous pouvez vous jeter sur la clé, et tout l’univers cosmique, en vous, va s’ouvrir.

Imaginons, (pour illustrer un peu la chose et aussi soulager l’atmosphère), que vous soyez un petit enfant qui aille dans un pays étranger où un autre enfant vous apprend un vilain mot. Vous ne savez pas que vous prononcez un vilain mot. Vous le prononcez jusqu’à ce que vous vous aperceviez que toutes les réprimandes vous tombent dessus. Vous ne savez pas que c’est à cause du mot. Jusqu’au jour où une énorme punition vous est donnée et vous apprend que c’est à cause du mot.

Dans un sens inverse et dans un sens bénéfique, il se passe la même chose avec les mots sacrés. Tant que vous êtes tout petit et que vous prononcez sans savoir, sans avoir la vibration suffisante pour servir de terrain de résonance au verbe, vous prononcez, vous prononcez, il vous arrive ceci, cela, mais pas la chose véritable. Jusqu’au jour où, l’ayant tellement prononcé, votre conscience va s’ouvrir. C’est pour cela que la répétition du mantra est favorable.

À force de répéter un son, surtout lorsqu’il s’agit d’un son sacré, par l’énergie apportée, la conscience finit par s’élargir. Mais en même temps, il faut que cette énergie devienne consciente. Alors un certain jour le son amène une épreuve, un événement, une circonstance, qui dit :

« Bon, on va voir si là, tu as compris. On va voir si je peux t’apporter encore plus d’énergie en ayant accompli telle et telle prise de conscience. »

Et selon le comportement de l’individu, de sa réussite ou de son échec, le mantra va pouvoir continuer à lui apporter de l’énergie. S’il échoue, le mantra s’arrête. Il continue à l’abreuver au niveau où l’homme a stationné. Si l’homme réussit cette prise de conscience, alors le mantra le porte encore plus loin dans la communion énergétique.


À quoi correspond le AUM ?

Premièrement, à tous les règnes. Le règne du père, des Maîtres, de l’homme sur la terre, de l’animal dans son propre élément ; soit le règne. C’est pour cela qu’on peut lui associer le rayon un.

Le AUM correspond aussi au développement alchimique, soit le rayon deux. L’alchimie correspond toujours à l’amour sagesse. Non pas l’alchimie si bien connue des occultistes, je parle simplement de la pulsion de l’évolution, du rythme entretenu par le rayon deux, soit l’amour sagesse. Parce que c’est le terrain même de l’évolution. Regardez ce qu’est votre épreuve, ce qu’est votre vie : découvrir l’amour, apprendre à être de plus en plus sage. C’est la pulsion de l’évolution ; le rayon deux.

Le AUM est aussi le rayon trois. Parce qu’il est celui qui baptise, il est celui qui détruit et qui recommence.

En ce sens, le AUM a en main les trois éléments primordiaux pour toute création : le règne, l’évolution, et la construction. Une fois que ces trois clés sont mises en place on peut créer avec n’importe quelle clé de base, c’est-à-dire avec n’importe quelle gamme vibratoire à disposition. Le AUM, donc chaque lettre correspond à un lieu occulte en l’homme.

Le règne en l’homme se trouve dans son chakra coronal.

La sagesse se trouve dans son troisième œil. Disons donc l’intelligence.

La force se trouve, après synthèse de l’amour et de la sagesse, dans son cœur.

Il y a un grand échange entre le troisième œil et le chakra du cœur, l’un dépendant de l’autre. La force ne peut être acquise que par la sagesse. C’est pour cela que l’on peut inverser ces deux chakras, l’un par rapport à l’autre, alors que l’on ne peut pas du tout inverser le troisième œil et le centre du cœur par rapport au chakra coronal. L’inversion est impossible.

Par contre un être centré sur son troisième œil, centré sur la sagesse, va pouvoir être aussi plein d’amour. Et quelqu’un centré sur le chakra du cœur va pouvoir, tout en étant l’amour, être aussi pleinement la sagesse. Parce que l’amour ne doit pas être aveugle, comme vous dites, il doit être aussi la justice.

Lorsque vous voulez répéter le mantra, pensez faire résonner chacune des syllabes dans le lieu précis où se trouvent sa racine vibratoire et son rayonnement.

Lorsque le Logos veut entretenir la création ordonnée par le Christos, il visualise le sang sacré dans un certain endroit de son corps cosmique et en visualisant ce sang sacré naît une race, que ce soit la race des minéraux, la race humaine, la race même de corps célestes, une étoile, et selon l’endroit où résonne le verbe, une manifestation est spécialement créée. Et ensuite, de cycle en cycle, en émettant de nouveau le son en cet endroit, la manifestation connaît des cycles d’initiations. C’est pour cela que l’on dit en astrologie qu’il y a des cycles de précipitations d’énergies.

D’où vient l’ordre ?

Ce ne sont pas les planètes qui d’un seul coup pensent à envoyer un peu de lait cosmique au bébé la terre. Le pouvoir n’appartient pas aux planètes. Le pouvoir appartient à celui qui pense univers, maintient l’univers, chante l’univers, et par des sons différemment émis, manifeste des formes, fait évoluer et arriver ces formes à des points de conscience, ou détruit la forme et recommence.

Donc, le moment de précipitation des énergies, c’est le moment où le Logos planétaire ou cosmique émet de nouveau le son créatif avec une intensité supplémentaire.

Prenons le premier jour de la création, le Logos a chanté le son très bas où tout ce qui est matériel, et tout ce qui est physique a pu être créé. Puis il a voulu créer l’homme et la conscience de l’homme, alors il a prononcé la parole mais sur une note un peu plus élevée, plus vibrante, plus cristalline. Et au fur et à mesure, en prenant cette humanité en charge, pour l’initier et constituer des races et des cycles initiatiques, il a remonté toute la gamme du chant du AUM pour arriver un jour à la prononciation finale, au son final le plus aigu, le plus intense.

Vous serez, à ce moment-là, face au son lui-même. C’est-à-dire que tant que vous êtes dans les démultiplications du son, vous n’êtes pas face au son. C’est ce que vous faites quand vous prononcez ici et maintenant le AUM. Vous prononcez une démultiplication du son, donc une démultiplication de sa force, de son pouvoir initiatique etc. Mais au fur et à mesure que vous évoluez vous entendez en vous-même avec exactitude résonner la tonalité du son.

Je dirais, qu’avant chaque initiation, qu’elle soit reçue consciemment ou pas, vous entendez ce son, parce qu’il est le son de baptême. C’est là les tests que font les Maîtres. Si vous ne pouvez pas recevoir ce son-là, ils savent que vous ne pouvez pas recevoir l’énergie. Donc ils attendent encore un peu et vous laissent un an, trois ans, cinq ans ou une vie entière, et lorsqu’ils vont émettre de nouveau le son, si vous l’entendez ils viennent immédiatement, ils vous prennent et ils vous amènent face à l’initiateur, pour être éveillé, en pleine conscience, aux énergies de ce plan et pour maîtriser les forces de ce plan.

Ce qui ne veut pas dire que dès demain vous devez vous entraîner, en vous lavant bien les oreilles, à écouter tous les sons cosmiques de l’univers. Cela ne sert à rien, ce n’est pas de la capacité auditive, physique ou psychique, c’est une capacité initiatique.


Vous voulez entendre le son qui vous amènera devant le Maître pour l’initiation ?

Faites tout ce dont nous avons parlé au début, toute cette alchimie dont j’ai parlé, cet axe dans le divin et vous l’entendrez.

Mais reprenons l’histoire de ce AUM et imaginons que tous les hommes aient pu entendre la tonalité terminale du AUM et que toutes les âmes soient face au Christos, que se passe-t-il ?

Le AUM, pour le moment, est en expansion.

C’est lui qui maintient la vitalité et sert de substance vitale à toute chose. Dans son premier aspect, celui que vous pouvez concrètement toucher, observer et appeler, c’est le prana, la substance vitale.

Lorsque tous les atomes de conscience sont face au Christos, le prana retourne au Christos. C’est alors le deuxième aspect du AUM, l’aspect feu de l’univers qui est réintégré dans le Christos et dans le cosmos. C’est ainsi que se désagrège tout ce qui est physique, que les étoiles deviennent noires et mortes, qu’elles ne sont plus que des corps qui flottent, des coques vides.

Lorsque se retire aussi tout le mental concret de l’univers qui est l’intelligence de l’énergie, le mental supérieur, et que se retirent aussi les plans physiques, éthériques et astraux, l’univers entier est complètement désagrégé, tout retourne dans les ténèbres initiales. Alors que, lorsque seul le prana est retiré, il reste encore une hiérarchie invisible sur les planètes et dans l’univers, donc la vie peut être relancée à n’importe quel ordre.

La désagrégation correspond à un moment cosmique où le Christos va devant le Logos cosmique. C’est ainsi que tout disparaît, tout en n’étant pas vraiment disparu non plus. C’est ainsi que l’on retrouve cet état initial par lequel commence votre Bible : au début il n’y a que ténèbres et que la lumière luit dans les ténèbres.

Lorsque ce temps nécessaire est passé, tout peut recommencer. Un nouveau Christos peut descendre. Un nouvel AUM est émis et toutes les structures, tous les atomes, toutes les hiérarchies, toute l’évolution reprend son cours.

Donc le AUM, n’est pas seulement un son venu d’un pays asiatique pour faire plaisir aux Occidentaux. Le AUM n’est pas un son bienfaiteur pour calmer les chakras, pour centrer la pensée. Le AUM est une clé vibratoire.

Ce qui ne veut pas dire que vous blasphémez cette clé si vous ne savez pas ce qu’elle est. Lorsque l’on donne une clé aussi neutre que celle-là, les hommes ne peuvent qu’essayer d’évoluer avec elle. Par contre, il est dangereux de donner à n’importe qui d’autres clés moins cosmiques, plus terrestres, donc plus magiques, plus mantriques, parce que ce genre de clé là ne considère pas la possibilité de celui qui répète. Elle effectue son ouvrage, elle effectue sa diffusion, son rayonnement, même si elle doit brûler le corps éthérique de celui qui répète.

Avec une clé aussi neutre que le AUM, l’individu ne pourra agir que dans les limites de ses capacités.

N’oubliez pas de faire résonner chaque syllabe dans chacun des centres où elle se manifeste. C’est une bonne préparation.





Troisième question :

Pouvez-vous nous parler de l’amour Divin, tel que nous pouvons le concevoir et le réaliser sur le plan terrestre ?


Nous en avons déjà parlé, ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas me répéter, surtout sur de tels sujets. J’en parlerais éternellement, mais pour qu’il soit nouveau, je vais en parler autrement.

Quand vous me parlez d’amour, vos cœurs essaient de me dire qu’en fait ils manquent d’amour. En fait vous me dites :

« Dis-moi quel est le secret pour ne pas être triste ; quel est le secret pour arrêter la guerre ; quel est le secret pour que l’autre m’aime. »

La plupart des gens se soucient de l’amour dans ces termes-là, parce qu’au fond d’eux-mêmes ils sont mal aimés, alors ils se soucient de l’amour.

C’est une démarche. Il faut bien que quelqu’un démarre quelque part, c’est certain. Mais pour parler véritablement de l’amour, je vais être obligé de vous faire mal et de vous dire :

« Mais cela n’a pas d’importance que l’on t’aime ou pas, cela n’a pas d’importance que tu aimes ou pas. Cela n’est pas l’affaire de l’amour. »

L’amour est donc un point d’équilibre. Si les hommes vont vers la spiritualité et vers l’amour pour combler leur soif d’être aimés, pour être rassurés, être dorlotés, alors le Maître ne pourra rien faire avec ces gens-là. S’ils viennent vers moi, c’est le moment au contraire où ils vont recevoir des brimades et où je vais les jeter à terre.

« Quoi ?  Tu pleures parce qu’on ne t’aime pas, et tu voudrais que je joue le jeu de pleurer avec toi ?  Mon pauvre petit, on ne t’aime pas, que le monde est vilain. Affreux monde, il n’aime pas ce pauvre petit. »

Terrible effet terrien

Aucun Maître ne jouera à ce jeu et moi je n’y jouerai jamais. Je vous crie : « tant mieux ».

Oui, et par quelle force et quelle science je peux affirmer cette chose ?

Non pas parce que je suis le roi de l’indifférence ou le roi des beaux parleurs et des beaux menteurs. Tout simplement parce que le secret de l’amour, la nature de l’amour, ne réside pas dans l’échange que vous avez avec l’autre. Il réside dans l’équilibre atteint en vous-même.

La relation que vous avez avec l’autre n’est pas une relation d’amour. La relation que vous avez avec l’autre, que ce soit celui qui a besoin de votre compassion, celui qui a besoin de votre charité ou celui qui a besoin de votre oreille attentive, ce n’est pas une relation d’amour.

Vous devez avoir une relation de soutien et d’enseignant. C’est complètement différent. Vous écoutez un ami qui est dans la misère, si vous lui prêtez une oreille attentive pour lui montrer que par cela vous l’aimez, vous faites une erreur monstrueuse et magistrale. Vous ne l’aidez pas, vous ne l’aimez pas. Vous l’aidez au contraire à s’enterrer encore plus dans son problème. Si vous l’aimez, alors secouez-le, jetez-le sous une douche, et une douche d’eau froide, en plus. Emmenez-le voir autre chose et ailleurs. Dites-lui la vérité.

C’est ça l’amour. C’est faire en sorte que les hommes soient libres et qu’ils ne pleurent plus sur leurs limites. Ça, c’est montrer de l’amour. Ce n’est pas de leur dire :

« Mes pauvres enfants comme ce monde est triste, comme ce monde est vil, comme les humains sont vils les uns envers les autres, venez vers moi, je vous aime. »

Ça c’est bon pour le cirque.

Mais moi je ne suis pas un chapiteau et je ne fais pas le cirque. J’essaie de vous rendre libre, et quand vous serez libre, vous verrez ce qu’est l’amour. On ne peut pas découvrir l’un sans l’autre. Quiconque veut aller vers l’amour sans être la liberté ne connaîtra jamais l’amour, parce que s’il n’est pas la liberté, il va être attaché. S’il n’est pas la liberté, il va avoir des limites dans l’esprit, des fausses conceptions, des principes, des tabous, il va être sensible aux traumatismes, aux complexes. Donc, il va avoir un regard suspect.

« Ce matin, celui-là est passé et ne m’a pas regardé ; ce matin, mon amie de toujours ne m’a pas embrassé. Je suis dans les larmes, dans la tristesse. »

Si vous voulez savoir ce qu’est l’amour, mettez-vous dans cet axe Divin dont je vous ai parlé tout à l’heure, et là, toutes les essences divines vont jaillir : la liberté, l’amour, l’éternité, l’immortalité.

Vous ne pouvez comprendre ce qu’est une rose en la maintenant à l’état de bouton complètement fermé. Voyons, voyons disent les scientifiques.

Mais quoi, mais quoi ?  Disent les dévots.  Comment est la rose à l’intérieur ?

Arrive l’ésotériste qui dit :

« Eh bien !  Enlevez un pétale. »

Arrive l’occultiste qui dit :

« Enlevez cet autre pétale. »

Puis arrive le Maître qui dit :

« Mais non, enlevez-les tous. »

Et lorsque vous les enlevez tous, la rose peut montrer exactement comment elle est constituée. Elle peut même dégager son parfum et vous ravir.

Alors une bonne fois pour toutes, ne me demandez pas ce que sont les choses Divines. Travaillez à les découvrir, parce que je pourrais vous en parler mille ans, cela ne vous dirait rien du tout. Je peux vous dire : l’amour, c’est la justice, c’est le neutre, c’est l’équilibre, l’amour c’est savoir donner ce qu’il faut quand il faut, ne pas donner quand il ne faut pas. L’amour, c’est savoir se sacrifier avec compassion. L’amour, c’est tout ça

Mais après tout, qu’est-ce que cela peut faire si, dès demain, quand vous êtes hors d’ici, vous giflez votre enfant, si demain vous criez parce que la société vous réclame votre impôt, si demain vous êtes complexé parce que votre camarade vous a humilié. À quoi sert de vous venir un samedi écouter frère Pastor dire : l’amour, mes frères et sœurs c’est la justice. Je comprends celui qui reste athée et qui dit que tout cela ce ne sont que des mots.

Je ne veux pas vous faire de prose, je ne veux pas non plus vous faire de conférences. Je vous dis ici et maintenant, ouvrez-moi ce cœur, élargissez-moi cet esprit, instruisez votre mental.

Vous passez votre temps à regarder des choses stupides, ou à vous promener en ne pensant à rien, ou à mille choses idiotes. Alors, restez chez vous, dans votre jardin, ouvrez un livre de la parole des Maîtres et étudiez. Et quand vous venez vers moi, demandez-moi ce qu’à l’intérieur de la parole vous n’avez pas compris, mais ne me demandez pas de parler de grandes choses vagues et indistinctes quand, dans vous-même, il n’y a pas une racine quelconque, un réceptacle quelconque pour capter la vibration que je peux vous envoyer. C’est comme si vous me demandiez de remplir un seau qui est déjà plein.

Mais je ne veux pas vous laisser sur votre faim. Je veux parler d’un amour alchimique celui-là. Comme j’ai essayé mille fois d’ailleurs de vous en parler. Mais chaque fois l’homme reste dans la prose de l’amour. Je le regrette, et je veux me battre contre cette chose. Si les hommes faisaient un peu moins de prose, mais étaient un peu plus lucides, les affaires du monde iraient beaucoup mieux, mais il y a les philosophes, les bienfaiteurs. Et je n’ai rien contre les bienfaiteurs. Heureusement qu’ils existent bien sûr, mais si on faisait le bien de manière lucide, de manière concrète, de manière mentale donc, tout irait beaucoup mieux. Le bien serait effectif.


Quelle est l’alchimie de l’amour, par quelle alchimie l’amour arrive-t-il ?

L’amour descend sur le disciple quand le disciple en est un. Il n’y a pas de mystère, pas d’énigme.

Comme je vous l’ai dit mille fois, vous êtes la mort, vous êtes la maladie, vous êtes l’ignorance.

Pourquoi toutes ces choses ?

Parce que vous vivez dans l’inconscience, vous n’êtes pas assez éveillés à votre conscience divine. Votre conscience divine étant tous les aspects bénéfiques de Dieu, pour schématiser, si vous êtes dans l’inconscience de ces aspects bénéfiques vous êtes forcément dans les aspects maléfiques, et si vous êtes inconscient de votre immortalité, vous êtes forcément la mortalité. Si vous êtes inconscient de l’état d’amour qui est en vous, forcément vous allez pleurer du manque d’amour et vous allez être la haine, la rancœur, la vengeance, l’égoïsme, l’avarice, la petitesse. Tous ces mots-là sont les mots de l’humanité.

Travaillez à établir votre conscience. Il faut en atteindre l’état vibratoire. Ce qui ne veut pas dire que la parole des Maîtres, des prophètes, des enseignants, des moines est inutile. Non. Au contraire il faut qu’ils parlent. Mais qu’il soit clair et établi que leurs paroles sont inutiles, tout en étant primordiales. C’est-à-dire qu’ils sont là pour rappeler aux hommes une vérité éclatante et évidente, mais que les hommes n’ont pas besoin qu’elles soient dites, parce que sitôt que l’homme se tourne vers l’intérieur, il trouve ces vérités.

C’est comme quelqu’un qui a les deux pieds dans un ruisseau et qui meurt de soif. Le Maître passe régulièrement, tous les deux mille ans, ou tous les cent ans, chacun a son cycle, et il dit :

« Tu as soif, c’est un fait. Je vais t’expliquer ce qu’est la soif.

Mais tu as soif de quoi ?  Tu as soif d’eau ?

Alors je vais t’expliquer ce qu’est l’eau. Et maintenant je t’explique que la soif qui est en toi trouvera son eau juste sous tes pieds. Regarde, tu es dans l’eau. »

Mais celui qui a les pieds dans l’eau ne veut pas le croire et il dit :

« Mais non, ce n’est pas vrai, comment veux-tu que je me baisse, je suis si raide. »

Eh oui ! Il a une colonne vertébrale comme un morceau de bois, et toute son alchimie va être d’apprendre à se courber pour puiser l’eau. Dans votre cas il va falloir vous apprendre à monter pour puiser le Divin.

Qu’aura fait le Maître ?

Il n’aura fait qu’être un doigt, un exemple, pour vous dire :

« Écoute l’eau est en toi, travaille et bois. »

Il n’a pas créé l’eau, il n’a pas créé le ruisseau, il n’a fait que montrer. Et c’est pour cela que tous les Maîtres travaillent à l’édification de la liberté individuelle.

Un Maître véritable ne prend pas de disciples. Un Maître véritable reçoit un frère qui est prêt à recevoir l’initiation, et il le consacre. Chaque fois que vous voyez des gens dire qu’ils ont besoin de disciples, fuyez-les comme vous fuyez la peste, car c’est leur ego qui parle et non pas leur âme, et certainement pas un Maître.

Par contre si vous voyez un être de liberté, qui vous dit :

« Eh bien !  Tout ce que j’ai à t’apporter, c’est tout simplement les épreuves les plus dures de l’univers, mais crois-moi, c’est pour que tu deviennes un homme. »

Alors celui-là, suivez-le. Cette école-là, suivez-la. Ne perdez pas votre temps ailleurs. Vous perdez trop de temps. Vous allez à droite, à gauche. Stop.

Les Maîtres jusqu’à présent ont suffisamment parlé, pour que vous sachiez reconnaître leurs œuvres majeures, leurs énergies, leurs groupes. Alors faites le bon choix et passez au travail.

Ensuite, si vous voulez avoir un rapport beaucoup plus direct, donc un rapport plus alchimique au niveau de la méditation, c’est là où il va falloir travailler et faire vos preuves. Mais toutes ces notions vous viendront automatiquement, c’est pourquoi je ne veux pas en parler. Et en parlant de l’amour, je serais obligé de parler de la justice, mais j’en ai déjà parlé ; je serais obligé de parler du mental supérieur, de la clarté du mental, du discernement, de la lucidité.


Pourquoi est-il impossible d’être amour sans être le discernement ?

Parce que quelqu’un qui est amour sans être le discernement, vit son amour forcément au niveau du plexus. Et le plexus solaire n’est pas le siège de l’amour, il est le siège de l’émotion. Celui qui utilise le discernement se centre sur le plan mental et automatiquement l’énergie d’amour qui descend sur lui va être vécue dans le chakra cardiaque.

L’énergie d’amour est une énergie qui, comme le AUM dont nous avons parlé tout à l’heure, connaît des démultiplications. Dans l’univers il y a une seule et même énergie, amour, admettons. Mais lorsqu’elle est manifestée par l’homme, si l’homme est émotionnel, l’amour devient émotionnel. Si l’homme est mental, l’amour devient à peu près ce qu’il est véritablement, c’est-à-dire une diffusion du rayonnement.

De la même manière, le règne existe dans l’univers, cette énergie existe, mais elle se manifeste selon le niveau de l’homme. Elle détermine la création chez l’artiste, la maternité chez la mère, la paternité chez le père, le besoin d’enfanter. C’est le même rayon qui s’appelle le règne, la création. Donc je crée. Si je suis une mère, je vais créer un enfant. Si je suis un père je vais vouloir créer un fils. Si je suis un artiste je vais vouloir créer une œuvre, etc.

C’est ainsi pour tous les aspects de Dieu, pour tous les aspects de l’énergie. Au fur et à mesure que vous gravissez le chemin initiatique, vous rayonnez cette réalité d’une manière de plus en plus divine. Ce qui fait, que l’acte créatif que vous connaissiez au début, et qui vous a portés à être père et mère, ne vous envoie plus : « crée des enfants, mais crée un plan pour l’humanité ».

C’est à ce moment-là où les Maîtres expérimentent pleinement ce rayon, ils enfantent une humanité. Plus on remonte l’échelle vibratoire et plus la vibration va être vécue et rayonnée par le disciple de manière divine.


Qu’est-il donc de l’amour ?

L’amour subit ces démultiplications. Et lorsque l’énergie de l’amour est vécue et manifestée par un homme complètement ignorant de l’amour, très bas, très lourd dans les réactions astrales, l’amour est de la haine. C’est la même énergie. Je veux que vous compreniez ceci. C’est pour cela que toutes les religions vous réclament une extrême tolérance, même envers vos ennemis. C’est parce que l’ennemi n’existe pas en vérité. Ce qui existe, c’est un homme qui ne connaît rien aux réalités cosmiques. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas vous en méfier, mais vous ne devez pas le juger, c’est différent.


Attention, autant que vous pouvez aimer, autant vous pouvez haïr, parce que c’est la même énergie.

Les énergies sont des substances, il faut comprendre cela, et vous êtes les instruments. Selon le raffinement, selon la pureté de l’instrument, les énergies qui sont une et une seule, vont se manifester de façons négatives, positives ou neutres. Alors voyez le chant du monde comme un vaste mouvement d’énergies, d’énergies éveillées ou inconscientes, et ne jugez pas ceux qui sont inconscients, mais travaillez à les éveiller, même s’il vous semble que c’est du temps perdu.

Il n’y a jamais de temps perdu dans ces moments-là. Ne pensez pas :

« Ce général qui déclare la guerre, il faut le massacrer, il faut l’enfermer. »

Non. Plutôt pensez :

« Toi, mon général, tu as des problèmes initiatiques, alors on va se regrouper et t’envoyer de la lumière, on va t’envoyer le plan de Dieu sur la tête. »

Si ce général est plus ou moins fortement obscur, le plan de Dieu va, soit le convertir, soit le détruire.

Car lorsqu’un groupe de disciples envoie le plan de Dieu sur la tête d’un homme, l’homme a la chance de choisir s’il veut être converti ou pas. S’il choisit de ne pas être converti, le plan de Dieu qui est justice, ne l’oubliez pas et n’y mettez pas la compassion des Bouddhas, va détruire la personne et s’il le faut jusque dans son corps physique.

Alors pourquoi venir demander aux Maîtres d’arrêter la guerre quand vous, vous avez le pouvoir de l’arrêter. Je ne dis pas que vous avez le pouvoir d’aller sur les champs de bataille et de faire rempart avec vos corps contre les tanks, les missiles, les mitraillettes. Je ne parle pas de ce pouvoir-là, je parle d’un pouvoir réel, occulte, mental, responsable.

Soyez responsables. Vous voulez le bien de l’humanité, vous voulez que le monde change, qu’il devienne nouveau, meilleur, et bien devenez responsables. Ne soyez pas là en train de tirer les jupes de Dieu pour demander que le monde soit meilleur. Non. Réunissez-vous. Les Maîtres attendent que vous preniez votre responsabilité, attendent votre prise de fonction.

Les disciples du monde doivent prendre leur fonction de disciple, leur fonction d’intermédiaire. Ils doivent effectuer le bien, et ne pas simplement en parler entre gens de bonne conscience et de grande connaissance et faire des conférences de petit salon. Prenez votre responsabilité de disciple.

Réunissez-vous, ne soyez pas timide, et ne vous trouvez pas petit. C’est à cause de cela que vous n’y arrivez pas. C’est à cause de cela que votre prise de responsabilité et de fonction est entravée. Vous avez de la fierté pour des choses idiotes, pour la hauteur de vos talons, votre rouge à lèvres, pour le gonflant de votre coiffure, ou le nombre de chevaux de votre voiture.

Ayez de la fierté à être disciple, cette fois au moins ce sera pour le bien. Affirmez-le :

« Je suis disciple, je prends mes fonctions de disciple, je travaille pour le bien du monde. »

Je veux que vous travailliez pour le bien du monde. Partout où je passe, je veux que cette chose soit dite et je veux créer le rassemblement.

Je ne veux pas, comme je l’ai dit mille fois, entendre que l’on m’aime, entendre que l’on me suit, revoir les mêmes personnes sagement assises aux mêmes places.

« Tu as vu, grand frère, je suis fidèle. »

Je n’ai rien à faire de votre fidélité. Je voudrais même que vous m’oubliiez. Je voudrais que vous ne soyez pas là et qu’il n’y ait qu’une personne, mais que chacun soit occupé quelque part dans la ville à faire du bien, à éclairer quelqu’un, à brandir la vérité, à écarteler l’archaïsme de l’esprit, à faire rentrer la lumière. Je voudrais être complètement inutile. Je déplore d’avoir cette utilité. Je la déplore vraiment. Comme je voudrais être inutile ! Cela voudrait dire que tous les disciples de la terre seraient forts, rayonnants, responsables et que la terre ne risquerait plus rien. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas travailler.

Comment faire ?

Comme je l’ai déjà dit, soyez des apôtres et n’ayez pas peur de l’affirmer. Réunissez-vous, que ce soit une fois par semaine, une fois par mois, réunissez-vous pour vous entraider avec l’énergie du groupe. C’est pour cela que beaucoup de bonnes volontés tombent, parce que chacun est laissé dans son foyer, avec un conjoint souvent plus ou moins en séparation, en marge de ces idées, de cet élan.

Donc essayez de vous regrouper. Regroupez-vous au moins par cellule dans les quartiers, entre voisins, et si vous le pouvez par section dans les villes, les villages, les départements, et pourquoi pas par nation. Réunissez-vous et branchez-vous avec la hiérarchie. Le mantra vous a été donné. Ne l’utilisez pas comme pommade le matin pour être bien quand vous vous levez. Utilisez-le pour travailler effectivement.

Branchez-vous.

Assis en rond, tenez-vous tous les mains et répétez ensemble l’invocation. Et au fur et à mesure que vous répétez l’invocation, levez votre tête pour vous grandir et aligner parfaitement tous vos chakras. Dans cet alignement après l’invocation, chacun se met en posture de méditation et commence à rayonner sur un point précis.

Nous allons créer la paix dans le monde. Nous allons aider les hommes politiques à se détacher de l’emprise financière pour ne penser qu’au bien des hommes. Nous allons aider la classe scientifique pour qu’elle aille plus loin, dans un sens positif, apporter la longévité aux hommes et faire des découvertes sur les lois cosmiques. Nous allons apporter notre énergie aux temples qui vacillent en ce moment, pour que même si c’est leur dernier moment de vie, ils apportent un maximum de lumière à ceux qui en ont besoin.

Il est lamentable de voir tous ces gens de bonne volonté, assis sur des bancs, comme des âmes désœuvrées, et qui se demandent ce qu’ils peuvent faire pour le bien du monde. Si vous arrivez à vous intégrer dans le dessein de Dieu, et que vous prenez de l’actif, automatiquement toute votre vie quotidienne va s’arranger. Les enfants qui étaient indisciplinés vont devenir disciplinés. Toutes les choses qui paraissaient vagues vont devenir concrètes.

C’est le don de Dieu, c’est le remerciement des Maîtres.

« Ok, d’accord, tu veux nous servir. Bien. Ta vie familiale, ta vie financière, ta vie professionnelle ne vont pas. Règle ce qui est de ta responsabilité de régler et nous, nous allons régler tout ce qui est de l’imprévu et de l’inattendu. »

Et automatiquement pour que vous puissiez être utilisable à plein-temps ou autant que vous en êtes disponible, les Maîtres vont arranger les circonstances, détruire à droite pour permettre de construire à gauche.

Alors ne vous souciez pas de ce que vous êtes ou ce que vous n’êtes pas, de ce que vous pouvez faire ou ne pas faire. Rentrez dans les rangs, et celui qui est là, pour ordonner le rang, saura exactement quoi vous donner et comment vous utiliser. Ce qui ne veut pas dire que tout va vous être épargné, que l’argent va tomber par les fenêtres, que les efforts vont vous être épargnés.

Non

Ce qui est de votre responsabilité sur le plan physique restera de votre responsabilité. Parce qu’il est bon que l’homme fasse ses preuves et que l’homme apprenne à maîtriser son plan physique. Il ne peut pas être un Maître s’il ne peut pas maîtriser son plan physique. C’est-à-dire que Dieu ne pourra pas venir, le Maître ne pourra pas venir régler votre conflit avec votre conjoint ou votre compagne si c’est à vous de le régler, si c’est à cause de vous ou à cause de l’autre que le conflit est né.

Par contre, si vous réglez ce qui est de votre responsabilité et voulez être efficace face à Dieu, alors dans ce cas-là, oui, le Maître arrive et rétablit toute l’harmonie qui devait être à l’origine. Et si l’homme a l’oreille suffisamment développée pour écouter la voix, il sait immédiatement ce qu’il doit faire : changer sa profession, contracter un autre mariage ou aller dans un autre endroit. Automatiquement tout vient.

Ce qui ne veut pas dire que l’on vous présente les choses sur un plateau, ne l’oubliez pas. Quand vous êtes en relation avec l’invisible, c’est à vous d’être suffisamment subtil pour reconnaître ce qui vient de l’invisible. C’est là où l’homme fait souvent l’erreur et où toutes ses craintes, toutes ses peurs, le bloquent.

« Non je ne peux pas changer de région, je vais perdre mon emploi. »

C’était le doigt d’un Maître qui lui disait va là-bas. Alors le disciple ferme la possibilité et pendant dix ans, vingt ans, il reste là désœuvré. Il se dit :

« Il y a quelque chose qui ne va pas dans ma vie, je ne sais pas quoi. »

Oui mais, il y a dix ans, il a raté le rendez-vous.

Alors ne vous permettez plus de rater les rendez-vous. Soyez subtils, soyez comme on l’a dit au début, télépathes justement, et automatiquement tout ce qui peut être fait à travers vous, le guide l’exigera de vous. À partir de ce moment-là vous ne pourrez plus rien faire d’autre qu’obéir. Mais comme à l’origine c’était un consentement, l’obéissance que vous devez ne sera pas un sacrifice, elle sera une collaboration intelligente entre le Maître et le disciple.


Et l’amour dans tout ça ?

Et bien l’amour justement c’est d’avoir la force de continuer, d’avoir la joie d’effectuer le sacrifice. Mais que la collaboration soit d’abord bien nette, mentale, que ce soit une démarche froide. On ne veut pas de ces dévots qui disent en se tapant sur la poitrine :

« Seigneur, seigneur, envoie-moi parmi les loups pour que je démontre le Divin. »

Parce que la démarche vient, comme je l’ai dit tout à l’heure, du plexus solaire, au lieu d’être une réalité ancrée dans le chakra cardiaque, dans le troisième œil ou dans le chakra coronal. À partir du moment où votre démarche vous responsabilise suffisamment pour être ancré dans un de ces trois chakras, on peut vous demander n’importe quoi, je sais que vous le ferez.

Même si vous avez la certitude d’être petit, je sais que l’engagement et le devoir vous conduiront à vous dépasser pour le faire tout de même. C’est sur quoi je compte, vous faire travailler comme des grands malgré votre petitesse.

Ayez le sens du devoir. Qu’est-ce que ça peut faire que vous soyez petit. Quand l’énergie passe à travers vous, elle vous grandit. Vous vous initiez en servant. Vous vous grandissez en servant. Donc ne dites pas :

« Non je ne peux pas. »

Mais dites :

« Oui je peux, et demain je pourrais encore plus. »

C’est dans cette vision qu’il faut attaquer les choses.

« Demain je pourrais toujours plus et après demain encore plus. »

L’avancée de la lumière ne sera retenue par rien, sinon par vous-même, vous-même et votre crainte, vous-même et votre corps astral qui vous dit toujours :

« Je ne suis pas ceci, je ne suis pas cela. »

Alors que votre âme envoie :

« Tu es cela. “So Ham”. »

Pas étonnant que la conscience humaine soit en conflit.


Combien de disciples, un jour, se sentent capables de tout et le lendemain de plus rien. Tout dépend s’ils écoutent le « So Ham » de l’âme ou le « non, je ne suis rien du tout » du corps astral. Choisissez le plan sur lequel vous voulez vivre. Si vous voulez vivre sur le plan astral et bien, allez-y, mais attendez-vous à avoir comme menu du jour, la déprime, l’angoisse, le complexe, le traumatisme.

Est-ce cela que vous voulez manger ?

Est-ce cela la soupe que vous vous préparez pour demain. Une pincée de déprime, deux cuillères d’angoisse, une bonne louche de traumatisme. C’est le mélange que font les hommes. L’élixir de mortalité qu’ils créent chaque jour. Et ils se demandent pourquoi l’ulcère, pourquoi la dépression, pourquoi la crise cardiaque, pourquoi la vue qui baisse ?

Faites un élixir de vie et pas de destruction. Dans l’élixir de vie il n’y a qu’un seul ingrédient, c’est l’ingrédient du So Ham : je suis cela.

D’accord, il est bien de se dire, je ne suis pas grand-chose, parce que je ne veux pas des illuminés qui se croient être tout du matin au soir. Non. Je ne veux pas d’exaltés. Je veux des gens lucides. Donc il faut savoir ce que vous êtes, c’est un fait. Mais au-delà de ce que vous êtes, il faut savoir ce que vous êtes divinement et cosmiquement, et par cette force-là et cette identité-là, accomplir.

Si vous pensez que vous allez accomplir avec votre identité physique, avec le nombre de mots qui sont dans votre esprit, votre degré de culture, avec vos examens, votre degré en étude ésotérique ou occulte, votre degré initiatique, vous ne ferez rien, c’est certain. Vous ferez encore moins que le degré initiatique que vous avez.

Mais si par contre vous allez puiser la force de vos actions dans l’identité absolue de votre âme et qu’à ce niveau-là vous faites résonner le « je suis cela », à ce moment-là vous pouvez tout faire, même ce que vous n’arrivez pas à faire. Vous n’allez pas être transformés du matin au soir, mais dans une période d’un an, dix ans, toute l’alchimie va être accélérée.

Et quelqu’un qui avait le troisième œil complètement fermé en cinq ou six ans peut l’avoir complètement ouvert, complètement actif, réceptif. Parce qu’il ne s’est pas arrêté de dire :

« Mon chakra du front ne marche pas. »

Il n’a pas fait non plus comme si le chakra marchait. Il ne s’est pas illusionné. Il a dit :

« D’accord, dans l’éthérique ce chakra est bouché, mais dans mon âme, tous les chakras sont actifs, vivants, réceptifs, constructifs. Je vais me placer en eux pour construire mes chakras éthériques. »

Et là, ça marche, là, ça s’accomplit. Faites les choses dans ce sens.


(Celui qui dirige la conférence, au nom du public dit)

Nous vous remercions. Il a été largement répondu aux trois questions majeures de ce jour, et je pense que nous sommes arrivés au terme de cette communication.


(Ce à quoi Pastor lui répond) 

Je vous salue