22.8.15

LE RÔLE DU CHRIST SUR L’HUMANITÉ






(27-09-86)


Thèmes :

- Le rôle du Christ
- L’intuition
- Le respir
- Les couleurs
- S’ouvrir à la lumière divine
- La purification des locaux
- Les matériaux de synthèse
- L’alimentation et les maladies
- Qu'est-ce qu'un guide ?
- Le fanatisme religieux
- Les âmes sœurs
- Les transplants d'organes


Nous avons ce soir plusieurs questions dans la salle.

Première question :

Quel est le sens occulte du rôle du Christ pour réaliser le plan divin et quelle est la signification ésotérique de la crucifixion et de la résurrection ?


Tout repose sur le Christ, pas tellement besoin de se demander quelle est sa participation, elle est totale. Rappelez-vous ce qui a été dit dans le livre sacré. Nul n’ira au Père sans passer par moi. Alors il faut définir qui est le Père, et lui qui est-il ?

Et ainsi vous connaîtrez tout le programme de la hiérarchie en fait.

Le Père, comme je l’ai déjà dit si souvent, est le logos planétaire, c’est-à-dire cette entité cosmique qui contient la planète. Il lui donne toutes les formes de vie, il contient l’humanité, et il est la source de l’âme de chaque individu.

Cette grande entité cosmique, même si elle est capable de créer toute chose comme par exemple un minéral, une cellule dans votre corps, ne peut se manifester dans son entier. Son approche trop intense brûlerait les différents plans éthériques de la planète et de l’humanité.

Alors à chaque ère, étant donné que tout est cycle dans l’univers, à chaque coup de gong cosmique qui détermine la fin et l’entrée dans un nouveau cycle, une entité spirituelle apparaît, porteuse du plan pour l’ère qui vient, et donne ainsi un rituel, une philosophie, une religion et un système initiatique.

Vient donc cette entité divine, le Christ, appelé différemment suivant les religions, mais qui est toujours le même être. Le Christ est l’intermédiaire entre l’unique initiateur, soit le logos planétaire, ou votre père, et l’humanité à initier. Parce que l’humanité, au travers des cycles, essaie d’acquérir les différentes initiations pour arriver à l’initiation solaire.

Mais avant d’arriver au point où l’humanité va rencontrer l’initiation solaire, où donc elle va rencontrer son père, elle doit passer par des tas de petites initiations, planétaires ou terrestres, données par les différents guides, les différents Maîtres et données par le Christ.

Lorsque le Christ initie un homme, cet homme peut être, dans un prochain cycle, présenté au père pour recevoir sa première initiation solaire, et change ainsi de hiérarchie. Cette âme n’est plus surveillée par la hiérarchie planétaire, elle est sous la surveillance de la hiérarchie solaire. Il n’y a plus de manifestation dans la forme, sa vie se situe à l’état de la conscience, cela reste possible, mais n’est plus exigé pour évoluer.

Donc, qui est le Christ ?

Il est l’intermédiaire entre ce logos initiateur et l’humanité. Il est le relais, le transformateur en quelque sorte.

C’est pourquoi il a dit, nul n’ira au Père sans passer par moi. Parce que si vous pouvez rencontrer et supporter le Christ, vous pourrez rencontrer et supporter le Père. Mais qui ne peut supporter et rencontrer le Christ, ne peut aller au père, parce qu’il serait brûlé, son âme elle-même serait atteinte.

Le Christ est aussi le chef de toutes les hiérarchies qui entourent la planète. Lorsqu’on parle de la hiérarchie planétaire, en fait, cela ne veut rien dire, car il y en a plusieurs, qui sont toutes chapeautées par un seul et même être qui est le Christ.

Pourquoi plusieurs hiérarchies ?

C’est d’abord parce qu’il y a plusieurs civilisations, plusieurs niveaux de civilisation, plusieurs races. Chaque race, chaque niveau de civilisation a son groupe de Maîtres, chapeauté par le Maître de la véritable hiérarchie. Ensuite, venues d’autres planètes, différentes petites hiérarchies s’occupent des affaires terrestres, puisque tout est échange, tout est relation et correspondance.

Et puis il y a d’autres hiérarchies, d’autres créatures que l’homme connaît moins, qui sont les Dévas et tous les esprits de la nature. Cela aussi représente une hiérarchie, qui évolue en elle-même, pour elle-même, et en essayant aussi d’accomplir un changement sur l’humanité.

Il y a une hiérarchie pour chaque type, depuis l’élément terre, l’eau, l’air, le feu, et toutes ces hiérarchies sont surveillées par des Maîtres ayant atteint un état de Bouddha éveillé.

C’est à ce moment-là que commence la véritable hiérarchie, celle qui est véritablement efficace, qui dirige, alors que les autres exécutent et servent de relais pour l’exécution.

Au-dessus de cela il y a le Christ. Mais il n’y a pas que lui, il est une sorte de chef suprême. Entre autres il y a lui, disons le plus actif, parce qu’il est celui qui est extériorisé. Il est celui qui est devenu exotérique alors que les autres sont restés ésotériques. Les autres naturellement je n’en parlerai pas puisqu’ils veulent rester dans l’ombre.

Pourquoi ce secret ?

C’est parce que l’efficacité même de leur action réside dans le silence. Vous pouvez concevoir qu’il y ait des gens préférant le silence, ne serait-ce que pour la production d’une belle œuvre, ils ont besoin de se concentrer. Le type de travail de ces êtres-là, réclame un silence total.

Autrement dit, ils sont inconscients de ce qui se passe véritablement à l’extérieur, mais ils émettent constamment une certaine vibration qui permet de maintenir le plan, d’effectuer le plan. Ils sont la source même de la vie, la source même de l’évolution.






Deuxième question :

Quelles sont les caractéristiques essentielles et du point de vue de l’intuition, comment peut-on percevoir ce qui correspond vraiment à l’ère du Verseau, afin d’utiliser nos intuitions dans nos activités quotidiennes ?


L’intuition est une partie très importante du psychisme de l’être humain, mais elle n’est pas la pierre la plus importante. Si l’humain ne devait avoir recours qu’à ses intuitions pour édifier sa vie, pour constituer sa destinée, faire ses choix, il y aurait de fortes chances pour qu’il se trompe s’il n’y avait pas la participation de son mental, de son jugement.

Ce qui ne veut pas dire que l’intuition en elle-même n’est pas bonne et que l’on ne doit pas la suivre. Absolument pas. Mais il faut, suivant le type d’individu que vous êtes, vous méfier de l’intuition ou au contraire vous y référer constamment. Tout dépend des énergies qui vous constituent.

Il y a des individus qui ont la faculté de percevoir les choses de l’au-delà, de l’invisible, mais dont les perceptions sont légèrement brouillées par des émissions non pas parasitaires, comme pourraient l’être des formes pensées venant d’autres humains, mais par certaines puissances de leur thème astrologique qui viennent taper sur leurs perceptions et vont, soit les affaiblir, soit leur donner une nature instable.

Ce qui ne veut pas dire que tout le monde doit se méfier de l’intuition. Je dis tout simplement, connaissez-vous avant de savoir si votre intuition est à utiliser ou pas. Si vous êtes dépositaire de certaines énergies donnant des doutes par rapport à votre intuition, il faut acquérir ce qui vous manque, le développer par plus de discernement, d’esprit critique, de jugement, ou plus de connaissances.

Les deux plateaux de la balance étant en équilibre, l’âme, en son milieu, sait choisir dans quel plateau elle doit prendre l’indication. Cela fait partie du développement de l’être humain, de son plan d’évolution.

La plupart des êtres humains viennent du monde astral, ce qui fait que l’intuition, dans ses manifestations, va être troublée par toutes les manifestations de leur propre astral, de leurs émotions, de l’envergure de leurs pensées, de leur petitesse, de leur étroitesse. Tout cela va se combiner pour créer les filtres par lesquels l’intuition va passer.

Et que se passe-t-il ?

Il reste peu de chose de l’intuition. Alors, il faut que l’individu développe un autre état d’être avant de suivre son intuition, pour qu’elle ne soit plus qu’une petite voix intérieure qui résonne.

Je ne veux pas en disant ces choses, dérouter l’homme et le détourner de son intuition. Je dis attention. Il y a beaucoup d’êtres humains qui font beaucoup trop de choses par intuition et font, ainsi, beaucoup de catastrophes et se méprennent sur beaucoup de sujets. Ainsi avec leur intuition, ils jugent les gens.

Cette intuition est fondée sur quoi finalement ?

Sur ce qu’ils vont ressentir de l’autre à cause d’un geste, d’un regard, du timbre de la voix, de la réputation déjà construite, mais rien que l’individu n’ait expérimenté par lui-même vis-à-vis de l’autre.

Donc l’intuition est complètement conditionnée par ce qu’il sait déjà de la personne, par ce qu’il en a entendu dire. Pour avoir une approche libre dans la vie à propos de toute chose, il faut se défaire de tous les conditionnements.

Quelqu’un qui ne voudrait vivre que par l’intuition ou comme certains, que par un gourou ou autre chose, ne peut pas avoir une approche libre de la vie. Au lieu de lui permettre de faire chaque fois quelque chose de plus grand, son intuition l’astreint, en quelque sorte, à agir dans une routine tout au long de sa vie, parce qu’il confond subconscient et intuition.

Une intuition est toujours pure et claire lorsqu’elle se manifeste. Elle vit dans la tête et se manifeste dans la tête, comme un cri, mais un cri sourd qui n’a pas de voix. Simplement l’idée jaillit, et c’est une idée impérieuse qui commande. Plus besoin de réfléchir. Il s’agit presque d’un flash en vérité.

Alors comment utiliser l’intuition ?

Il ne faut pas vous appuyer là-dessus, même si quelque part vous avez vu que votre intuition était efficace. C’est un approximatif trop évasif. Au stade où en est l’humanité, vous ne pouvez pas vous permettre de l’utiliser pour pouvoir juger ou même conditionner votre vie. Donc, essayez de juger ce qu’est votre intuition et sachez où elle vous mène.

Pendant toute une période, chaque fois que vous ressentez votre intuition se manifester, que vous entendez une petite voix intérieure, prenez des notes à propos de celle-ci. Faites un véritable répertoire. Puis agissez en conséquence. Ensuite, vous notez si ce que vous avez fait est positif ou au contraire négatif.

Pour tout, l’homme doit réagir de cette manière, se connaître d’abord, et lorsque vous aurez un répertoire suffisamment positif, alors vous pouvez vous permettre d’utiliser votre intuition. Sinon, je vous le déconseille.

Utilisez plutôt le discernement

Le discernement peut paraître plus mental et laisser moins de place à tout ce qui est invisible en l’homme. C’est un fait. Mais n’oublions pas qu’un discernement bien élaboré n’empêche pas l’intuition de se manifester.

Au contraire, plus un discernement s’élabore, plus il permet de purifier la réception de l’intuition. En purifiant, en vous, tout ce qui est mental par l’apport du discernement, de la connaissance, de l’expérience, vous dégagez tous ces filtres qui teintent l’intuition, la dénaturent, ou qui la créent alors qu’elle n’y est pas.

Donc plutôt que d’utiliser l’intuition, utilisez le discernement. Le discernement n’est pas quelque chose qui maintient l’esprit au niveau mental, donc au niveau de la terre, empêchant l’homme de s’élever dans des régions plus subtiles. Le discernement est tout simplement une édification de l’esprit en l’homme.

Depuis la connaissance et la réflexion, à force de tirer des synthèses que vous appliquez tout de suite, que vous transformez donc en expérience, vous acquérez une forme d’essence à propos du mental et de la connaissance. C’est cela le discernement. Quand vous voyez des personnes de grandes connaissances, vous vous apercevez en les voyant vivre, en les entendant parler, qu’en fait, elles manquent de discernement. La connaissance n’apporte pas forcément le discernement.

Ce n’est pas le fait d’appliquer une règle entendue, un enseignement entendu, connu, reçu ou appris. L’enseignement appliqué de cette manière n’apporte pas le discernement, il devient un dogme. C’est pour cela que dans la plupart des temples, les dévots et les disciples non pas forcément le discernement et l’envergure d’esprit. Ils ne se demandent pas en fait ce que cela veut dire, ils appliquent.

Par les hommes qui ont véhiculé la religion ou la philosophie à travers les siècles, la chose appliquée est devenue la morale, est devenue un dogme. Ce qui fait qu’au lieu d’apporter à l’homme, richesse et grandeur d’esprit, le dogme introduit dans l’homme petitesse, petits jugements, état critique, et maintient l’homme dans le plan qui le qualifie, qui le constitue : le plan astral.

Plan, dont il doit se dégager absolument pour être un homme libre, libre de tous conditionnements. Le discernement va être sa sagesse, et sa sagesse va pouvoir juger les événements.


Pourquoi la plupart des gens ne sont pas des sages ?

Parce qu’ils ont peur par manque de discernement.

Ils n’osent pas s’aventurer dans tel ou tel secteur de la recherche, paranormal ou philosophique. Ils n’osent pas essayer telle technique, ils n’osent pas aller voir tel ou tel être, aller visiter tel ou tel autre groupe, parce qu’ils ne savent pas. Dans leur ignorance ils se disent: je m’abstiens. Mais le fait de s’abstenir est motivé par la peur. Or, pour être dégagé de cette peur, il faut que l’homme puisse juger la situation qu’il rencontre, et c’est par le discernement qu’il pourra le faire.

Donc, comment acquérir le discernement ?

Ce n’est pas facile, je vous l’accorde, et en parler ne veut pas dire grand-chose, puisqu’un être a le discernement ou ne l’a pas. Le discernement s’acquiert au fur et à mesure des circonstances et des expériences. C’est le cours de la vie qui donne le discernement.

D’après son comportement et ses réactions, face aux événements, tout un tas de codes se constituent en l’homme. Ce qui fait qu’un individu qui se trouve en train de vivre tout simplement, lorsqu’il rencontre une circonstance, il n’est plus lui-même, il est une ancienne codification, un ancien problème qui ressort. Le cerveau, comme le conscient et l’inconscient, est un immense ordinateur qui vous ressort ce que vous y mettez, ce que vous y laissez entrer. C’est pour cela qu’il est dit :

« Qui sème le vent récolte la tempête. »

Tout dépend ce qui est entré dans votre esprit comme information. À partir de ce moment-là, vous êtes guidés, conditionnés par ces données. C’est ainsi que le discernement est étouffé. Alors, au fur et à mesure, il faut que l’homme apprenne à se libérer de ses différentes limites, de ses différents codes pour pouvoir raisonner juste, avec clarté et pour pouvoir réagir en toute liberté. Autrement dit, qui pense libre, agit libre.

Examinez votre pensée et vous saurez exactement à quel plan de liberté vous êtes. Si en vous il y a certains complexes, si vous rougissez à l’idée de devoir faire telle ou telle action publique, si vous êtes d’une certaine manière troublés à aller voir par exemple un supérieur, ou à l’idée de rencontrer quelqu’un qui fait partie de toutes les castes dirigeantes comme avocats, grands directeurs, etc., si ces démarches créent en vous un trouble, cela veut dire qu’en vous, il y a eu des données qui ont conditionné ce trouble à exister.

Celui qui occupe un haut poste de la société, n’est pas plus grand, n’est pas plus impressionnant que vous ne l’êtes dans votre garage, ou pour les dames face à votre machine à laver. Un être humain est un être humain qu’il soit président ou charbonnier.

Pourquoi, entre êtres humains, créer des codes de comportement ?

Ces codes existent parce que l’homme suffisamment influençable, ignorant de sa liberté et de sa force, s’est laissé programmer. Toute société est fondée sur le fait, qu’un homme peut imposer une image et la faire respecter par les autres. Tout est un jeu d’images dans le monde, et chaque fois il faut une révolution, qu’elle soit vécue sur un plan politique, culturel, sur le plan de l’art ou même de la science.

La science amenant les plus grandes révolutions culturelles et morales, puisque la science est toujours un libérateur des normes d’une société. On ne peut pas acquérir de la connaissance en continuant à véhiculer socialement des idées restreintes.

C’est impossible

Celui qui découvre un grand principe est toujours un être très libre, en tant que pensée, et très positif. Il ne peut pas en être autrement. Ensuite, ceux qui cherchent tel ou tel détail, ou comment faire arriver telle ou telle découverte, comment produire tel ou tel effet, qui s’occupent des petits détails, ce sont eux qui dogmatisent.

Je reprends donc l’idée d’images et de projection.

Dans le monde tout est donc projection d’images et les hommes ne vivent que par ce moyen, ce qui engendre des stress, des dépressions, des complexes, et même des folies, si cela est poussé à l’extrême. Et ainsi les gens se regroupent par ressemblance, et non pas par ressemblance d’esprit, ils se regroupent entre ceux qui ont su accepter de jouer le jeu des projections et des reflets.

Il faut cesser ce jeu. Le monde, en fait, est pris dans un grand piège narcissique. Tout le monde se projette l’un sur l’autre et espère que l’autre va jouer ce rôle, sinon il devient un ennemi. Tous les cabinets des grands psychologues, des grands psychiatres sont alimentés par ce problème. Projection, projection.

Cessez de projeter une part de vous sur les autres

Si quelqu’un ne vous aime pas tel que vous êtes, allez voir ailleurs. Savoir être soi-même est quelque chose de très difficile, parce que la plupart des gens vivent avec des complexes, des insatisfactions, des stress, alors ils ont besoin de se construire, de jouer un certain personnage.

C’est là le début de la folie, même s’ils paraissent sains d’esprit. Il faut être intègre, osez ce que vous voulez être, parce que c’est vous, et non pas un personnage construit pour avoir accès à tel rang de la société, ou pour être aimé de telle ou telle personne.

Soyez authentiques






Troisième question :

Quel est le sens et le rôle du respir chez l’homme en relation avec les plans psychiques et spirituels ?


La respiration est un encrage de l’âme dans son plan physique. Ce n’est pas simplement le symbole de la vie, ou un moyen d’amener de l’oxygène au corps. C’est avant tout le moyen de faire pénétrer l’âme jusque dans son système nerveux.

Comme je l’ai déjà expliqué, la forme la plus matérielle de l’âme que l’homme peut voir, toucher et véritablement sentir, c’est son système nerveux. Ce qui ne veut pas dire que l’âme réside dans le système nerveux, mais c’est la terminaison de sa vie, c’est sa forme la plus dense que l’homme peut rencontrer.

Par le système nerveux, donc aussi par les sens, l’âme descend dans la matière, prend conscience, regarde, expérimente, et tire expérience. Sans les sens, sans le système nerveux, l’âme ne pourrait pas venir chercher des expériences. C’est pour cela que j’ai cité le système nerveux comme étant la forme matérielle de l’âme.

Mais attention, il ne faut pas confondre la vie du système nerveux avec la vie de l’âme. C’est différent. Un individu déséquilibré ne peut pas être aligné avec son âme, parce que tout le système prévu pour la recevoir est dénaturé, déconnecté. C’est pour cela qu’il y a des gens qui sont complètement en dehors de leur corps, en manque d’alignement, le corps astral est d’un côté, le corps éthérique de l’autre. Ce sont des gens de nature dépressive, qui ont été dépressifs ou stressés pendant trop longtemps.


Quel est le rôle du respir ?

Au jour de la naissance l’enfant respire et ainsi l’âme entre en lui, et jusqu’à la mort, l’âme et le souffle sont liés parce qu’ils sont de la même nature.

Tout est respir dans l’univers. Depuis l’entité la plus grande jusqu’à l’entité la plus petite il y a ce phénomène énergétique du respir, et tous les respirs correspondent à des rythmes et à des cycles. C’est-à-dire, que lorsque l’entité créatrice respire, le monde est fait ou défait, maintenu ou changé. Lorsque l’homme respire, il recrée en lui la vie ou la détruit. Lorsqu’il respire pour la première fois il vit, lorsqu’il expire pour la dernière fois il meurt.

Suivant le rythme respiratoire d’un homme ou d’une l’humanité on peut tout de suite déterminer le type de réincarnation qui est vécue. Donc, selon le respir sur lequel vous êtes fixés, vous êtes en même temps fixés sur une certaine roue, sur un certain taux vibratoire, sur un certain plan, donc sur un certain type de manifestation dans la forme, soit d’incarnation. Ce qui fait que les humains qui respirent souvent au cours d’une heure, ont des vies rapides. Ils naissent vite, ils meurent vite, ils se réincarnent vite etc.

Lorsque l’on parle du respir on ne nomme pas seulement la respiration. La respiration en elle-même n’est rien du tout. Le respir n’est pas un phénomène humain, et si le phénomène existe sur un plan humain c’est parce qu’il existe sur un plan athmique, dans son âme même, et parmi les plus hautes entités du cosmos. Sur un plan plus physique, la respiration permet comme je vous l’ai dit de faire pénétrer l’âme dans la matière.

Pour ceux qui méditent, observez ce qui se passe quand vous retenez votre souffle, quand vous vous mettez dans un état où le souffle n’existe plus, remarquez que seule votre conscience existe. Le souffle est ce qui permet à l’âme d’être en connexion avec le monde physique. Retirez le souffle, il n’y a plus cette connexion, il n’y a que pensée, conscience d’être par rapport à votre existence pure et une.

Le but aussi de la respiration est de rapporter du prana dans votre corps. Parce que si le corps physique a un certain cycle de vie admis par la nature et conçu par la nature, il faut que l’énergie entre en lui, pour perpétuer les divers cycles qui le constituent, et perpétuer la vie de certains organes. Tout est mené par l’énergie. Cette énergie s’appelle le prana.

Ce prana est une partie du feu de l’univers, du feu sacré. Il entre partout dans chaque aspect de la création et pénètre tous les plans. C’est donc en descendant dans le physique que le prana, feu sacré, feu universel, prend des aspects différents jusqu’à n’être qu’une source énergétique pour la survie de la nature et du corps.

Ce prana peut être utilisé efficacement pendant les méditations pour apporter un feu supplémentaire à l’édification de la méditation.

Vous appartenez à un certain cycle de vie. Si vous vous réincarnez, c’est parce que vos énergies vous donnent une tonalité constituée par les différentes expériences passées, par ce que vous avez acquis ou refusé d’acquérir, par ce que vous avez accompli ou refusé d’accomplir. Vous êtes comme un piano.

Sur un piano il y a plusieurs touches, chacune ayant un son. Telle touche correspond à la compréhension, telle autre correspond au détachement, telle autre à l’amour, à la fraternité, à la sexualité, et chaque touche correspond à un type de comportement, à un état psychologique. Selon que vous ayez acquis la maîtrise de telle ou telle chose, telle touche va sonner. Si vous l’avez expérimentée et pas acquise, alors, comme avec un débutant, la touche va sonner faux.

Ainsi l’homme est une gamme de sons, certains sont justes parce que la chose est acquise, et certains sont faux parce que la chose ne l’est pas ou n’est pas encore expérimentée.

Et comme tout est correspondance, lorsque l’homme se dégage de son enveloppe et qu’il émet tous ses sons, automatiquement cela vous dirige vers le ciel qui correspond, qui est prévu pour tel ou tel rythme de réincarnations.

Si vous allez dans un ciel assez bas, parce que vous avez encore beaucoup de choses à acquérir et que vous ayez eu de très mauvaises incarnations, troublantes et troublées, vous êtes dans une zone où les gens sont comme dans des ventres, et sont expulsés hors de ce ventre le jour du coup de gong qui correspond au rythme d’accouchement de ce ventre.

Par ceci, je voudrais vous faire comprendre que dans l’humanité il y a toujours des vagues. À un moment donné il y a des vagues d’artistes, des vagues de meurtriers, des vagues de politiciens, des vagues de psychologues, des vagues d’écrivains. Il y a toujours des vagues.

Avez-vous observé le phénomène ?

C’est à cause de cela, qu’à un certain moment, le plan, qui correspond à un certain rythme d’expulsion, à un certain rythme d’incarnation, expulse, envoie ces âmes en manifestation pour édifier peu à peu l’humanité.

Ce qui fait que chacun, à participation égale, arrive à édifier l’humanité. Ce qu’apporte une certaine vague, va bénéficier à la suivante, même si elle est plus troublée. Tout le monde, en fait, est porteur de tous les aspects de la manifestation. Quelqu’un peut être artiste à un moment où règne la plus grande violence. Ce qui ne veut pas dire que celui-ci a été accouché avant terme. Il y a aussi certains sacrifices. Encore une fois il ne faut pas tirer des généralités.






Quatrième question :

Quel est le rôle des couleurs correspondant aux diverses vibrations dans le développement de l’être humain ?


De la même manière que l’homme émet des sons, il émet aussi des couleurs. Un son engendre immédiatement une couleur, et sur un plan physique une substance. C’est pour cela, en correspondance avec sa gamme de sons, sa gamme de couleurs, donc les couleurs de son aura, il choisit son enveloppe en conséquence, et manifeste sa destinée.

Par les couleurs, comment peut-on intervenir dans la vie de chacun ?

On ne peut pas, par la couleur, développer des choses psychiques, mais on peut en alimenter la vie, et cela se passe par correspondance.

Nous parlions de l’intuition tout à l’heure. Prenons une intuition très pure, imaginons-la bleue dans l’aura. Elle va correspondre à une note. Quand l’individu va exercer son intuition, la note va jouer dans son aura, la note va résonner tout alentour de lui. C’est ce qui permet aussi aux formes pensées ou à la télépathie d’agir. La couleur va être réveillée, mise en activité. Et si l’individu s’entoure de la couleur qui correspond, par correspondance, l’intuition est favorisée.

C’est pour cela que l’être humain lorsqu’il se regarde et qu’il croit être ce corps de chair, qu’il croit être les émotions qu’il ressent, la psychologie qui le constitue et qu’il constitue lui-même en acceptant, il se trompe.

Car en fait il n’est qu’une gamme de sons et de couleurs. Gamme de sons et de couleurs qu’il doit apprendre à clarifier, à rendre belle et à jouer juste. Il faut qu’il apprenne à se peindre et à se jouer en diapason avec les harmonies célestes. Ensuite il n’est plus qu’un seul son et une seule couleur. Il n’est plus que le verbe et le blanc, parce qu’il est l’originel.






Cinquième question :

Comment s’ouvrir à la lumière divine ?
Et pour cela, pouvons-nous utiliser un entraînement pour l’ouverture des chakras, l’éveil des feux de kundalini, etc.


S’ouvrir à la lumière divine. Il n’y a pas de remède ou de solution. C’est pour cela que l’évolution existe. S’il avait suffi de dire à l’homme « fais ceci et tu rencontreras Dieu », depuis très longtemps il serait sanctifié. Quelque part et quelque fois, même si l’homme le veut, il ne peut pas. Non pas qu’il soit condamné à ne pas pouvoir, mais c’est parce qu’il doit travailler sur lui.

L’homme pense toujours à acquérir, au lieu de penser à travailler pour acquérir. Il se demande comment rencontrer Dieu, mais il ne se demande pas comment créer en lui, plus de paix. Se demander comment créer en soi plus de paix, c’est devoir se mettre au travail, c’est le travail de l’évolution. On ne peut pas d’un seul coup, faire d’un homme un disciple pour qu’il puisse rencontrer son initiateur. C’est impossible. C’est à l’homme à se faire disciple.

Il n’y a pas de solution miracle pour cela. Il y a des gens qui suivent simplement, qui ne se tirent pas de la masse et qui ne font pas les efforts qu’il faut. Alors ils suivent les cycles dont on parlait tout à l’heure. Ils attendent la venue d’un certain messie, et ceci, de manière inconsciente. Ils attendent tout simplement que les choses changent. Ils vivent dans un état inconscient, ils dorment, ils ne s’intéressent pas aux choses spirituelles, en tout cas pas de façon intérieure et vivante.

Ces gens-là vont évoluer par le cycle tout simplement. Ce n’est pas l’homme qui s’édifie parce qu’il a fait l’effort. C’est tout simplement à force de passer dans le torrent, que ce caillou angulaire devient un galet tout rond. C’est la force des étoiles, la force des cycles, qui le modifie.

Et il y a ceux qui peuvent agir, parce qu’ils le décident. Ils décident de se tirer de cette masse, ils décident d’enlever ces programmations qui sont dans leurs esprits, de devenir libres, d’agir librement, parce que l’homme ne peut rencontrer Dieu que lorsqu’il est entièrement libre.

À sa grande surprise l’homme s’aperçoit, qu’en fait, il ne rencontre rien. Ce qui ne veut pas dire que Dieu n’existe pas. Cela veut dire qu’il est partout et le chercher quelque part ne veut rien dire.

Donc, pour ceux qui choisissent de se tirer de cette masse, de ne plus être vécus par la vie, mais de vivre la vie, de ne plus être régis par des conditionnements, mais de se créer une liberté, à ceux-là oui je peux donner, d’une certaine manière, un conseil.

Aux autres, je ne peux rien donner. Si je donne, ils ne feront pas, ils n’auront pas le réflexe. Il en est ainsi depuis des milliers d’années. Donc, il y a des gens pour qui on peut agir, et des gens pour qui on ne peut pas. Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas dignes. Il faut attendre que l’évolution du cycle se passe.


Pour ceux qui veulent agir, comment faire et réagir ?

Il faut mettre en pratique tout ce qui vous a déjà été donné. Tout a déjà été donné à l’homme. Rien de nouveau ne va pouvoir être apporté, mais il faut que l’homme sache lire, sache regarder. Alors rendez votre spiritualité plus pratique en quelque sorte. Essayez de vous développer en tant qu’âme humaine, mais dans le terme humain, véritablement humain.

Développez tout ce que le Christ vous a demandé de développer : l’amour, la fraternité, le pardon, la tolérance, le discernement.

Quelque part aussi une forme d’abstinence par rapport au monde désordonné où vous vivez, et surtout, une méditation quotidienne, ou une prière quotidienne, ou un branchement conscient quotidien, de façon à appeler sur vous l’énergie de la hiérarchie, et ainsi vous mettre dans le rayon de votre Maître.

Si vous faites ces choses régulièrement, votre vie va se transformer. Non pas qu’elle sera meilleure, au contraire, elle va devenir plus dure, parce que tout le karma que vous avez accumulé dans d’autres vies va venir vers vous, porteur d’épreuves, pour acquérir une initiation. Il faudra à ce moment-là le prendre et le brûler.

C’est pour cela qu’il est dit qu’il y aura beaucoup d’appelés et peu d’élus. Ceci se vérifie constamment et à tout moment. Face à l’épreuve, l’homme ne comprend pas que l’épreuve est pour son discernement, pour son détachement, pour son évolution, pour la grandeur de son âme. Il se dit :

« La vie m’accable, mon ami est méchant, le monde est vil, le monde est violent. Où est passé ce monde idéal ? »

Et ainsi il fuit dans les recettes miracles, il suit tel gourou qui lui promet telles choses, ou il se renferme dans des images, dans de l’idolâtrie, par peur, peur de se confronter à une réalité.

Il faut être très réel quand vous marchez sur le chemin. Quelqu’un qui n’est pas réel sur le chemin s’écroule immanquablement, il va dans des voies de garage. En fait, il continue sa vie dans l’illusion, et telle qu’il la vivait dans le monde, il la transporte dans le spirituel, et à un moment donné, tout s’écroule.

Lorsque la réalité flagrante et lumineuse de la spiritualité appelée par lui, commence à rentrer dans son aura, dans les événements de sa vie quotidienne, il se passe ce qui s’est passé avec la tour de Babel, autour de lui, tout s’écroule. La pénétration de la lumière détruit l’illusion.

Alors l’homme croit qu’il est détruit. C’est un fait qu’il est détruit, mais il n’est pas détruit lui-même, c’est tout simplement son sac de bêtises, d’illusions, d’attachements, qui est détruit, brûlé. Et naturellement quelque part cela fait souffrir, mais c’est tout simplement le fonctionnement de la lumière entrant dans l’individu pour le libérer de toutes ses petitesses, ses noirceurs, ses ignorances et toutes ses bêtises.

L’homme ainsi nettoyé souffre, parce qu’il doit lâcher. Mais peu d’hommes veulent lâcher, acceptent de lâcher, lâcher une bonne fois pour toutes. Un tel, qui est votre ami au féminin ou au masculin, prend plaisir à faire des faveurs à un ou une autre.

Naturellement, le conjoint qui observe se sent trahi, humilié, la jalousie s’installe, le stress s’installe, et tout le comportement de l’individu est dénaturé par cette tromperie constante. Il faut lâcher. Je ne dis pas qu’il faut accepter que le conjoint mène ce genre de vie.

Là-dessus nous aurions beaucoup à dire, je ne veux pas trancher sur ces choses-là parce que je ne veux pas être moraliste, mais je dis tout simplement qu’il faut savoir trancher. Si la chose ne vous convient pas, (je cite cela comme un exemple des multiples problèmes de l’humanité)

Eh bien, changez de vie, changez de conjoint. Un point c’est tout. Vous n’allez pas vous entraîner dans une destruction et une autodestruction à cause d’un fait comme cela. Il faut choisir, donc quelque part il faut lâcher, et lâcher quoi ?

Lâcher le fait de vouloir prendre une revanche, vouloir reprendre le conjoint, vouloir retrouver l’exclusivité, par exemple. Lâcher aussi la peur d’être sans l’autre, pour des raisons de facilité de la vie, de sécurité pécuniaire, etc.

L’homme doit absolument se prendre en main. Il y a une multitude de cancers de la vie que l’homme porte sur un plan moral, affectif, psychologique, parce qu’il ne veut pas lâcher, parce qu’il ne veut pas trancher, parce qu’il ne veut pas choisir. Alors automatiquement toute sa vie il porte, il porte une croix. Mais qui lui a dit de porter cette croix ?

Personne, et il se demande pourquoi le bon Dieu lui envoie ces choses, pourquoi la vie n’est pas plus belle.

Choisis-toi une belle vie. Qui t’a dit de choisir une vie laide, rude. Choisis ta vie. Si tu choisis ta vie, tu peux rencontrer une belle vie, quel que soit ton karma, quelles que soient tes circonstances astrologiques. Si tu fais le choix, tu seras au-dessus de ces choses. Mais tant que tu subis, tout va te tomber sur la tête, et comme par hasard toutes les misères tombent sur le misérable, parce qu’il accepte.

L’homme ne doit pas être un rebelle, un révolté. Je ne dis pas non plus cela. Je dis : choisissez votre vie, consciemment, sciemment, avec force, avec logique, choisissez votre destin, et édifiez-le. Il y a beaucoup de gens qui n’osent pas.

D’abord ils commencent à avoir un sentiment d’insécurité. Ils se demandent de quoi ils vont pouvoir vivre, avec quel argent, quelle situation. Mais qu’importe en fait que vous ayez une situation inférieure, du moment que vous êtes un être libre, un être intègre, un être véritable.

Vous vous créez des tas de besoins, et à cause de ces besoins l’homme et la femme sont en esclavage pour continuer à honorer tous ces besoins qui, en fait, vous sont imposés par la société de consommation. Voyez à quel point la chose est stupide.

Autrefois, ce n’était pas la consommation qui programmait l’être humain, c’était la morale. À chaque cycle, à chaque siècle, il y a un joug sur la tête de l’humain. C’est l’église, la morale, l’argent, la consommation. Mais qu’est-ce que vous allez inventer d’autre. Lorsque vous en aurez assez de porter des jougs, peut-être réagirez-vous.

Qu’importe d’être pauvre si c’est d’être vous véritablement. Non pas que vous aurez la véritable richesse, je ne veux pas conclure en disant cela, mais parce qu’en étant vrai, en étant des êtres authentiques qui choisissent, qui accomplissent, automatiquement vous allez vers une destinée spirituelle, vers le vrai, vers les harmonies. En étant en accord avec les harmonies, tout arrive, et votre intuition est pure.

Par exemple si vous vous séparez de quelqu’un qui vous gâche la vie, ou à qui vous gâchiez la vie, parce qu’il y a les deux, et que vous décidez de choisir, de prendre en main votre destinée, de vous édifier parce que vous voulez être un fils et une fille de la liberté et de Dieu, alors pendant quelque temps peut-être y aura-t-il des passages à vide, un manque d’argent, de la tristesse, de la solitude.

Mais profitez de ces moments pour redécouvrir l’essentiel de la vie, avec les bonnes bases. Profitez-en pour vous aligner, pour méditer, pour vous mettre en harmonie, et au jour voulu, si vous faites ce travail, votre guide, les guides vous orienteront. Ils peuvent vous orienter vers le poste professionnel qu’il vous faut, ils peuvent vous orienter vers la personne qui vous prendra en charge, ou vers d’autres facultés qui dorment en vous et que vous ne connaissiez pas avant de faire cette introversion, et ainsi une nouvelle vie commencera.

Vous ne pouvez renaître, si vous n’acceptez pas de mourir. Vous ne pouvez changer de vie que si vous acceptez d’en enterrer une plus ancienne.

C’est justement de cela que l’homme a peur, enterrer une vieille vie. Il se cramponne. Il se dit :

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras. »

C’est ce que se disent les hommes. Je le tiens, celui-là. Je le tiens mon mari, je la tiens ma femme, je le tiens mon poste professionnel même s’il m’en coûte, même s’il m’embête, même s’il me stresse, s’il me fait des ulcères, même si je vais mourir à cinquante ans.

La peur c’est le cancer du monde, il engendre tous les attachements. La peur d’être seul engendre l’attachement vis-à-vis des autres. L’homme a du mal à s’imaginer vivant seul. C’est qu’il n’est pas assez riche intérieurement, il n’a pas suffisamment de choses à faire rien qu’avec lui-même ou avec les Dieux. Alors il s’attache à telle personne et cette personne devient vitale, ou il s’attache à plusieurs personnes qui sans cesse envahissent le salon, la maison et il n’a jamais un moment de silence pour vivre avec lui-même, se retrouver lui-même. Il ne fait que vivre avec des fuites, à travers des fuites.

Considérés de notre ciel, ces gens-là sont malades et il faut les soigner, les rééduquer à penser, les rééduquer à vivre, à être eux-mêmes. Si je n’avais que cela à vous dire aujourd’hui ce serait tant mieux.

En sortant d’ici, ayez le front dégagé de toutes les vieilles notions qui sont en vous. Finie la vieille morale, finis les vieux principes, finies les humiliations à faire ceci pour obtenir cela. Soyez conscient du fait que si vous faites cela, vous acceptez quelque part de mourir.

Donc, vous acceptez une épreuve, vous acceptez de passer dans un tunnel, qui réclamera un certain temps avant d’arriver au bout. C’est pour cela qu’il faut la force et faire le choix en toute conscience, et pas simplement sur un coup de joie ou d’exaltation où tout le feu retombe, où très vite l’humain, tout penaud, retourne dans son carcan.

Il y a plein de gens qui essaient de se libérer, puis ayant peur, à cause de la solitude et de quelques problèmes qui ne sont que passagers, retournent dans la structure.






Sixième question :

Quelles seraient les meilleures techniques pour exécuter la purification des locaux ou maisons ou habitations, pour éliminer toutes présences indésirables telles que parties astrales, personnes décédées qui hantent ces lieux ?

Chaque temple a sa technique. Mais, en fait, il est très facile, puisque nous sommes en Occident, de suivre tout simplement la méthode de l’église.

Comme je l’ai déjà dit, chaque élément comme l’eau, le feu, le sel, l’huile et tant d’autres, chaque élément a été, par convention, consacré à agir sur tel ou tel plan par rapport à telle créature, dans tel ou tel cas.

Tout est très spécifique. Donc il faut utiliser exactement ce qui est utilisé par l’église, ce qui ne veut pas dire que vous devez devenir des prêtres. Mais pourtant, il faut pouvoir faire à la manière du prêtre.


Est-ce que l’église détient l’exclusivité de la formule ?

Non, mais parce qu’il n’y a pas trente-six façons de faire la chose. Chaque élément a un pouvoir, un pouvoir intrinsèque, un pouvoir que la nature lui a donné et qui agit. N’importe quel temple, n’importe quelle église connaissant le pouvoir intérieur de l’élément, peut l’utiliser pour agir.

À l’encontre de mauvais esprits, il faut utiliser le sel. Si par exemple vous aviez à exorciser une maison où se sont passées des choses très tristes, alors je vous conseille de faire venir un prêtre. Si c’est tout simplement lorsque vous occupez une maison après quelqu’un ou une famille, vous pouvez utiliser la formule existante avec les mêmes outils.

Si c’est pour enlever des vibrations latentes dans une maison qui n’est plus habitée depuis très longtemps, alors vous pouvez laver avec le sel et brûler une bougie en priant pour que la lumière descende dans l’habitation.

C’est très simple, ce sont des formules qui existent déjà et qui sont, suivant les temples et les églises, plus ou moins identiques. Peu importe, elles sont efficaces.






Septième question :

Il nous a été dit que, dans les constructions nouvelles, des matériaux de synthèse peuvent être créés avec les mêmes propriétés bénéfiques que les matériaux naturels. Dans quel sens faut-il orienter nos recherches et nos créations pour utiliser ces matériaux de synthèse ?


Les matériaux de synthèse doivent être neutres et c’est à ce propos qu’ils peuvent être aussi bénéfiques que des matériaux naturels, qui eux ne sont pas forcément neutres.

Les matériaux de synthèse doivent être fabriqués pour être neutres, comme le sont déjà le plastique et le verre par exemple et toutes sortes de roches forcément. Ce qui compte, c’est d’extraire, des matériaux utilisés pour la construction, tout ce qui peut fixer des vibrations. Il faut que les vibrations circulent et passent. Il ne faut pas qu’il y ait quoi que ce soit pour fixer la vibration, comme justement, tout ce qui est fer à l’origine. S’il y a quelque part du fer dans la construction, il y a une antenne qui n’est pas bénéfique.

Parce qu’une antenne ne doit pas être utilisée de cette manière, il faut qu’elle soit ensuite canalisée pour envoyer l’énergie sur quelque chose. De la manière dont sont utilisés les fers et les différents autres matériaux qui fixent les vibrations, cela devient parasitaire. Parce que toutes les vibrations environnantes se centralisent, s’agrippent sur ces structures, aussi bien les vibrations venant de l’extérieur, que celles résidant à l’intérieur. Il n’y a pas d’aération, il n’y a pas de respiration du point de vue vibratoire.

C’est pour cela que les bâtiments bâtis de cette façon sont étouffants, dans un sens vibratoire uniquement, parce que rien ne filtre, rien ne peut sortir, rien ne peut entrer, tout est coagulé.

L’homme étant, avant tout, un réseau énergétique, un réseau de vibrations, de pulsations qui résonnent avec le cosmos et avec la nature, si on le met quelque part où il ne peut pas recevoir les ondes venant des étoiles, du cosmos, de la nature, il s’appauvrit.

Ces glandes commencent à s’appauvrir, son système nerveux commence à être exacerbé dans un sens négatif, et ce stress va dépolariser son être. Étant dépolarisé, il va rencontrer la maladie, et la maladie sur tous les plans, selon la faiblesse de l’individu.

Bien que nous ne soyons pas réellement pour, dès que l’on dit à l’homme retour aux sources, il s’empresse de remettre les vieux sabots de grand-papa et de n’avoir pas plus d’intelligence qu’il n’en avait. Mais il faudrait un certain retour aux sources, avec l’association du positif du moderne.

Pour faire les matériaux de synthèse, il faut simplement enlever ce qui est parasitaire, et vous avez déjà la capacité de créer des bâtiments de la sorte. Cela existe et a déjà été fait autrefois, et cela n’est pas compliqué.

Mais plus tard viendront, plutôt que de nouveaux matériaux, d’autres formes, d’autres équilibres entre les volumes. Parce que l’homme s’aperçoit, en fait, que pour faire tenir une construction il faut avant tout juger de l’équilibre de la construction, et d’après l’équilibre à obtenir, les matériaux sont choisis.

Ce sont en fait les matériaux qui créent l’équilibre. Jusqu’à présent, c’est ce que l’homme croit, que ce sont les matériaux qui créent la solidité, la cohésion de tous les volumes intérieurs, de toutes les pièces en quelque sorte. Mais c’est une erreur, et tant que l’homme croira cela, il aura recours à des matériaux comme il a recours en ce moment, à des matériaux très lourds, très denses, très fermes, très ferreux, très parasitaires.

En fait, l’homme ne sait pas encore construire. Il faut qu’il redécouvre ce que déjà dans votre ère d’autres frères savaient, le secret dans la construction des cathédrales. Ils avaient, et ceci non pas par magie, la connaissance de l’équilibre des volumes.

En sachant jouer avec l’équilibre des volumes, vous allez pouvoir changer les structures et avoir, par là même, des structures plus légères, plus transparentes, plus souples, plus fines, en même temps vous aurez une construction qui respire.

Toute construction doit avoir la capacité de se dilater, de se contracter, de respirer en fait, de battre au rythme du cosmos et des énergies de la nature, car toute construction doit être un élément qui s’intègre à la nature.

Si l’élément ne s’intègre pas à la nature, et je ne parle pas du style, je parle tout simplement de la vie même de la construction, la vie des parois, des fondations en quelque sorte, si cette construction ne s’intègre pas à la vie de la nature elle présente un blocage au courant de la nature.

C’est ainsi qu’il y a dislocation des courants telluriques, dislocation des rayons cosmiques qui pénètrent dans ces maisons, dans ces bâtiments. Ainsi ils sont distordus, et en pénétrant dans la maison ils dérangent les habitants plus qu’ils ne les régénèrent.

Lorsque vous faites quelque chose de disharmonieux, comme par exemple une plaque de verre où il reste à l’intérieur de gros grains de sable, où il y a de grosses traces, essayez d’y faire passer le soleil ?

Automatiquement le soleil va passer cassé, brisé. Il en est de même avec vos constructions, par rapport aux énergies des étoiles et de la nature.

Vos constructions ne respirent pas assez. Il faut qu’elles soient comme un poumon transparent, léger. Vous avez déjà les matériaux, mais vous n’avez pas la façon de penser à propos des volumes et de l’équilibre. Il faut repenser la combinaison des volumes, et cela ne vous empêchera pas de bâtir, au contraire, regardez les cathédrales.

Il faut bâtir avec des formes différentes. Naturellement c’est tout de suite moins commercial, parce qu’une forme ne va pas forcément s’adapter à un besoin. La forme est telle et il faut s’adapter à elle. Or l’homme décide d’avoir tant d’étages, tant de mètres carrés, mettre l’ascenseur ici, la cage d’escalier là, le groupe d’incendie ici. Il faut quelque chose de très précis. Il commande, il crée.

Il a une attitude inverse à ce qu’il faudrait. L’homme doit regarder dans la nature et faire avec les harmonies et les lois de la nature, alors qu’aujourd’hui, les exigences sont opposées. L’homme contraint la nature pour faire ce qu’il veut. Or l’homme ne fera ce qu’il veut que lorsqu’il sera en harmonie avec la nature.






Huitième question :

Quelle est la part de responsabilité de l’alimentation dans les maladies dites de civilisation, tels que les divers cancers et de quelle manière faut-il changer l’alimentation ?


L’alimentation, comme tous les autres sujets, est en correspondance avec le développement humain. Selon ce que vous croyez, selon ce qu’est votre plan de conscience, votre développement, votre religion, vous mangerez en conséquence. Comme l’homme ne sait pas être libre, les dogmes édifient une tradition et l’homme l’entretient.

L’alimentation devrait être vécue comme un problème d’évolution et de développement cosmique, et non pas comme un problème de diététique.

Lorsque l’on prend l’homme à ses balbutiements, pour régir sa vie, l’homme n’était qu’instincts. Il existe encore certaines tribus qui témoignent de ce que je vais dire. La plupart des hommes étaient des cannibales, ils n’avaient pas la notion de ce qu’était l’aspect du corps, la vie du corps. Comme des animaux, ils mangeaient le corps qui était à disposition, que ce soit celui du voisin ou celui d’un buffle qu’il venait de chasser. Ils ne voyaient que l’aspect viande.

Petit à petit, l’homme évoluant, avec l’apparition du mental, donc par là même du langage, il est arrivé à juger ce qui était bien, ce qui était mal, à juger ce qui était quelque part acceptable et ce qui était quelque part trop animal, alors il a cessé de manger le corps de ses congénères. Pour les tribus qui n’ont pas évolué, cela peut se remarquer encore dans ce siècle, la tradition est perpétuée.

À la suite de ce premier changement alimentaire, il s’est intéressé à tout ce que la nature offrait de plus goûteux, parce qu’en même temps que l’on change d’alimentation, on change les réflexes alimentaires. Il faut parfois des générations pour impliquer l’humanité dans un changement de réflexe alimentaire, parce qu’à force de programmer un corps à manger ceci, à manger cela, le corps le réclame comme un fondement même de sa santé.

Donc, avant toute intervention sur le système d’alimentation, il faut créer des compensations, surtout au niveau du goût. Le goût est le premier réflexe. C’est par le goût que l’homme arrive à guider ses besoins.

Par exemple, s’il a besoin pour une raison quelconque de santé, de faire entrer un peu d’acide dans son corps, c’est l’acidité qui va être évoquée dans sa bouche. C’est en étant guidé par ce goût qu’il va pouvoir choisir l’aliment juste. Mais avant de pouvoir retrouver tous ces réflexes, il faut qu’il quitte les anciens et là est le problème.

Donc, l’humanité passe à travers des déprogrammations. Il a fallu l’empêcher de manger le corps de son voisin, maintenant il s’agit de l’empêcher de manger le corps des animaux. Depuis de longs siècles des individus arrivent à équilibrer leurs sources de nourriture, animale et végétale.

Maintenant pour son développement futur, et pour tout simplement être en résonance exacte, pour être cohérent vis-à-vis des développements spirituels et futurs, il faut que l’homme cesse de manger de la chair animale. Je l’ai déjà expliqué quelque part, mais je vais le répéter pour vous.

Lorsque l’homme était primitif comme je vous l’ai dit, il était cannibale, et cela n’était pas un péché. Tout simplement le principe était tel que l’on ne pouvait pas demander à un homme animal d’avoir un développement d’esprit suffisamment grand pour comprendre qu’il ne devait pas manger le corps de son congénère.

Un développement lui a été possible avec l’apparition du mental, donc le jugement possible. Puis une certaine forme de morale, une certaine forme aussi des premières religions a été instituée. Il y a eu respect des corps, et l’homme un petit peu plus humain ne s’est plus occupé que de chasser.

Cet instinct de la chasse, de manger l’animal est resté dans l’humanité jusqu’à nos jours. La plupart des gens, en fait, mangent la chair animale par tradition. Parce qu’ils ont été programmés étant enfant à manger telle ou telle chose. Leur goût a été éduqué, habitué, à avoir besoin de telle nourriture.

En fait l’homme n’a pas besoin de viande. C’est tout simplement l’éducation de son goût qui a été construit pour avoir besoin de viande. Quand je dis cette chose, je ne veux pas dire qu’il y a péché à manger de la viande.

Prenez un homme tout à fait normal, du quotidien, profane, qui vit encore sur un plan astral, il ne commet aucun péché à manger de la viande. Parce que son plan de conscience est tel, qu’il continue à faire partie de la masse des hommes qui, quelque part, est à moitié animale. Donc il continue à faire partie du cycle de la nature pour survivre. Cet équilibre alimentaire est d’ailleurs créé par la nature elle-même.

C’est pour cela que certaines personnes qui commencent à s’éveiller à la spiritualité se disent:

Mais puisque c’est dans la nature, pourquoi l’homme ne le ferait-il pas ?

Puisque l’animal mange l’animal pourquoi l’homme ne peut-il pas en manger ?


À ceux-ci je réponds :

Fais-tu encore partie du monde animal ?

Si tu es encore sur ce plan, mange de l’animal, il n’y a aucun problème. Tu fais tout simplement partie de cette grande chaîne alimentaire conçue par l’intelligence pour que la terre soit harmonieuse et que tout son jardin ait un développement harmonieux, sans qu’aucune espèce ne vienne en détruire l’équilibre.

Chacun dépendant pour sa survie, de l’autre, afin d’entretenir le grand jardin de la terre. Si l’homme fait partie de cette grande chaîne alimentaire, si quelque part il est seulement un élément de la nature, je dis bien un élément de la nature, alors il n’y a aucun problème, car la vie étant un sacrifice, elle accepte volontiers de donner un animal à manger.

Mais à partir du moment où l’homme veut se développer, où l’homme se dit spirituel, où il commence à connaître certaines grandes harmonies cosmiques, où il n’est donc plus un élément de la nature, mais un fils de Dieu qui doit dominer la nature, alors vous ne pouvez plus vivre avec les principes mêmes de ces éléments.

À chaque règne, sa vie. À chaque règne, son plan de conscience.

Si vous voulez être un fils de Dieu, non pas qu’il y ait péché à manger de la viande, je ne parle pas en ces termes, je dis tout simplement, pour un fils de Dieu, il lui est impossible de sacrifier la vie d’un animal pour renouveler et renforcer la sienne. Parce qu’il est dans son principe de se sacrifier lui-même pour renouveler la vie chez les autres.

Le Christ n’est pas venu pour vous dévorer tous en disant : j’ai besoin d’énergie pour l’ère qui vient. Parce que vous, vis-à-vis de lui, vous n’êtes rien d’autre que des petites grenouilles et des petits moutons, et les petites grenouilles et les petits moutons vous les mangez bien, vous dites : ce ne sont que des animaux.

Alors si le Christ n’était qu’un quelconque Gargantua il dirait :

« Deux mille cinq cents ans ont sonné, c’est l’heure de mon repas. On va voir un peu sur la terre s’il y a de bonnes cuisses à faire rôtir. »

Ce n’est pas ce qui se passe. Au contraire, il vient donner sa vie pour la vôtre. La vie est sacrée et ne pas manger de l’animal, cela ne veut pas dire ne pas commettre un péché, mais tout simplement respecter la vie.

Il y avait un disciple marchant sur un chemin bordé d’arbres et une colombe affolée vint se poser à ses pieds. Ce disciple avait le don de parler avec le règne animal. Il lui dit :

« Mais qu’as-tu pour être autant affolée, qu’est-ce qui te fait si peur ? »

La colombe lui dit :

« Il y a là-bas dans la forêt un chasseur qui veut me tuer parce que lui et ses enfants ont faim. Il m’a vu voler, il m’a visée. Alors je viens me réfugier auprès de toi. Sauve-moi. »

Le disciple prend la colombe, il s’assoit sur le chemin et se met à réfléchir.

C’était un disciple qui pensait beaucoup. Il se disait :

« Voyons, si je sauve la vie de la colombe je vais priver de nourriture toute cette famille. Mais en même temps, si je veux nourrir cette famille je sacrifie la vie de la colombe. »

Alors il attendit le chasseur en gardant la colombe.

Il dit au chasseur :

« Voilà, la colombe m’a raconté cette histoire, il paraît que ta famille et toi avez faim. »

Alors en compensation, il projeta son esprit et lui dit d’aller dans tel champ pour avoir de la nourriture et à tel arbre pour avoir du fruit.

La colombe le regarde et lui dit :

« Es-tu sûr qu’il en aura assez pour toute sa famille. ? »

Ce disciple leva les yeux au ciel, regarda Dieu en face et lui dit :

« Voilà, Seigneur, pour sauver la vie de la colombe, j’ai envoyé le chasseur prendre de la culture et du fruit dans le champ d’un voisin. »

Alors Dieu lui répondit :

« C’est bien mon fils car le fruit de la terre se partage, mais tu n’as pas compris une loi. Tu as bien agi, mais il y a une loi que tu n’as pas comprise. »

Et Dieu essaya de l’initier à ce propos.

-        Es-tu prêt à sauver la colombe ?
-        Oui je veux la sauver. Tiens, je te donne mon pied.
-        Ce n’est pas assez.
-        Tiens, je te donne toute ma jambe.
-        Ce n’est pas assez.
-        Regarde, je te donne mes bras, je coupe chacun de mes membres pour sauver la vie de la colombe.
-        Ce n’est pas assez.
-        Alors veux-tu que je m’arrache le cœur.
-        Ce n’est pas assez.

Alors, Dieu manifesta une grande balance et dit à son disciple :

-        Viens et instruis-toi.

Il prit la colombe et la mit sur un plateau, il prit le disciple et le mit sur l’autre plateau et aucun des plateaux ne bougea, il y avait égalité.

-        Regarde, la vie est partout la même.

C’est en ce sens qu’il ne faut pas manger de l’animal, parce qu’il y a en lui, de la vie consciente autant que chez l’être humain, à un degré différent, mais autant.

Autrement dit, il ne faut manger de rien, d’aucune chair qui soit alimentée par du sang. Chaque fois qu’il y a sang, il y a conscience sur un certain plan. Donc, éloignez-vous de toute forme de nourriture érigée par le sang et ainsi vous ne commettrez aucun « péché » vis-à-vis des harmonies, de la balance de la vie.

Maintenant, par rapport à l’alimentation diététique, beaucoup de découvertes doivent être faites à ce sujet. Il faudra aussi beaucoup de temps. Il y a beaucoup de sursis de vie, de longévités qui ont été acquises grâce à l’hygiène.

À l’heure actuelle si on laissait l’homme continuer à se nourrir comme il se nourrit il perdrait cette longévité acquise par l’hygiène.

Autrefois l’homme étant plus rustre, plus épais dans les vibrations, et faisant partie de ce plan dont je vous ai parlé, il n’y avait pas trop de problèmes à ce qu’il se nourrisse exclusivement de viande, car l’homme vibratoirement est en correspondance avec la vibration même de la nourriture.

Mais au fur et à mesure, il s’est développé et des exigences sont venues, par exemple l’hygiène. Aujourd’hui l’hygiène existe, mais il reste, entre autres, le problème alimentaire.

Ce n’est pas le seul problème qui engendre des maladies et des perturbations, mais ce problème alimentaire dénature la vibration incorporée qui doit régénérer le corps physique.

Ce qui est ingéré sur un plan physique se transforme en vibrations et va nourrir le plan éthérique, influence donc d’une certaine manière la vitalité éthérique, la capacité de capter le prana et le développement des chakras.

C’est pour cela que dans certaines religions, certains temples, le Maître demande à son disciple, selon le degré atteint, de faire telle ou telle ascèse, de ne boire que de l’eau pendant tant de jours, de ne manger que tel pain ou tel fruit pendant tant de jours. Parce que la chose ingérée correspond vibratoirement à un changement vibratoire, à une transformation des feux.

L’alimentation est la bûche qui permet à l’éthérique de se transformer depuis le physique, parce que l’éthérique n’est pas transformé depuis le haut, mais depuis le bas. N’oubliez pas que vous devez remonter. Donc tout est transformé à partir du bas, des efforts du bas. Ce ne sont pas les choses venant d’en haut qui transforment le bas.

Par rapport à l’évolution typiquement intérieure de l’individu, c’est le contraire. C’est par rapport à ce qu’il fait, ce qu’il acquiert, ce qu’il mange, ce qu’il boit en bas, qu’il va pouvoir remonter en haut.

Sur un plan alimentaire, il faut donc éviter toutes les sources de nourriture animale, comme la viande. Il faut aussi éviter toutes les boissons fortes, donnant des désordres dans le mental, ou échauffant les différents viscères, ce qui perturbe par le système nerveux et les glandes.

Alors je ne veux pas dire qu’il ne faut pas savoir s’amuser. Je ne veux pas dire que ceux qui pratiquent ces choses ne sont pas des disciples. Mais à un moment donné, si vous le faites trop, sachez, premièrement, que vous portez préjudice à votre développement spirituel, et ensuite, que si vous voulez développer une prise de conscience et une volonté personnelle, il faut tout stopper, car rien ne sert d’acquérir un développement si vous le parasitez par-derrière.

Il y a encore beaucoup à découvrir à propos de l’alimentation, à propos de ses effets sur le plan éthérique et sur le comportement psychologique, parce que selon ce que vous mangez, vous arrivez à conditionner un comportement psychologique.

C’est pour cela que certains proverbes existent, tel que : mangez de ceci et vous serez aimable, mangez de cela vous aurez l’air gai.

Les anciens ayant été dépositaires de cette connaissance qui appartenait aux initiés en fait, pouvaient dire : selon ce que vous mangez, vous appartenez à tel type psychologique, à tel type vibratoire.

Les hommes s’embourbant dans une tradition fausse, mensongère, dénaturent leur être intérieur, leur psychologie. De la même manière que l’homéopathie arrive à changer une psychologie, l’alimentation arrive aussi à renverser un vice, à renverser une dépendance que ce soit vis-à-vis du tabac, vis-à-vis de l’alcool, vis-à-vis du sexe, vis-à-vis d’un besoin psychologique.

Il y a toute une méthode de guérison à adapter par rapport à l’alimentation. Ce qui ne veut pas dire que c’est le remède. C’est tout simplement une complémentarité à d’autres interventions de guérison.






Neuvième question :

Pouvez-vous nous donner des conseils concernant l’harmonie et l’importance de la diffusion de vos messages ?


En voilà un qui pense que c’est important, alors il pense plus que moi. Parce que moi, je ne pense pas que ce soit important, bien que je sache que cela l’est. Je ne veux pas non plus trop jouer avec vos esprits.

Ce qui est important, c’est que quelque chose se passe en vous et que vous le portiez aux autres. Il n’est pas important que vous veniez m’écouter, que vous m’acceptiez, que vous me suiviez. Il n’est pas important, que vous vous rappeliez de moi, que vous me nommiez. Par contre, que je sois vivant en vous et qu’en sortant vous exerciez la tolérance, vous vous souveniez des lois, des harmonies, alors ça oui c’est important, et, seulement à ce titre, cela devient important.

Qu’est-ce qu’un guide ?

Il n’est pas un instructeur, Il est tout simplement un morceau de flamme, un morceau de vie donné aux hommes, posé au milieu des hommes et ce morceau de flamme doit réveiller la flamme des autres hommes.

À moins qu’il ne fasse cela, il ne sert à rien. Alors les hommes pourront venir et se dire, c’est un beau feu, il brûle bien, puis mesurer la flamme, décomposer son spectre, venir s’y chauffer.

Ce qui compte, c’est que quelques hommes acceptent de venir se brûler dans cette flamme, de s’y fondre, pour devenir eux-mêmes une flamme, et qu’ils soient, pour les autres, la même flamme que celle dans laquelle ils se sont initiés. C’est la transmission initiatique qui compte, ce n’est pas le transmetteur.






Dixième question :

Pouvez-vous nous donner encore quelques précisions sur le pourquoi et le comment des diverses races humaines, en particulier, pourquoi l’Islam, pourquoi le fanatisme religieux d’aujourd’hui, pourquoi Mahomet ?


En ce qui concerne l’Islam, comme je l’ai dit tout à l’heure, chaque civilisation est un être composé par des millions d’êtres. Chaque civilisation, chaque peuple a son rythme, son inspir et son expir, sa naissance, son développement et sa chute.

L’Islam à nos yeux est très beau, comme toutes les autres formes de religion ou de civilisation. Tout est beau dans la mesure où l’homme sait le vivre avec beauté. Dans la sagesse de l’Islam il y a de grandes vérités et surtout un art immense de dire cette vérité.

À l’époque où beaucoup d’hommes étaient des combattants, presque des animaux, dans l’Islam, il y avait des initiés, des astrologues, des astronomes, des mages, des alchimistes.

Que s’est-il passé ?

À un moment donné, arrivé à un certain moment du cycle, le peuple patine en quelque sorte, et ceci est valable pour tous les peuples, pour toutes les races. Selon ce qu’il arrive à accepter comme autres vibrations, il va pouvoir ou non continuer à se développer, ou dans la négative, il chute. Mais il ne chute pas à la manière de quelqu’un qui tombe dans les ténèbres pour y disparaître, il n’y a pas disparition, il y a disparition de sa flamme initiatique.

Chaque peuple correspond à un rayon et à une flamme initiatique. De la même manière qu’il y a sept rayons, il y a sept races. C’est parce que le cycle est conçu pour vivre de cette manière avec une naissance, une apothéose et une chute, que les races se succèdent. Il ne faut pas juger, car un jour vous aussi vous passerez par ce même état.


Qu’est-ce qui favorise le fanatisme dans l’Islam ?

Ce n’est pas parce que ce peuple est arrivé à un point de décadence tel, que maintenant il se rue et tire sur tout ce qui bouge. Ce sont tout simplement des esprits qui ont encore quelques comptes à régler avec le désir de puissance et d’orgueil, qui profitent de cette philosophie, de cette religion et de ce peuple pour le manœuvrer, afin de continuer à exercer leurs mauvais genres.

Vous allez me dire :

« Mais est-ce que Dieu ne pourrait pas intervenir là-dedans ? »

Ce n’est pas à Dieu, ni aux Maîtres d’intervenir dans les affaires humaines. Ils peuvent vous aider, vous conseiller, vous aimer, se sacrifier pour vous faire comprendre la chose, mais ils ne peuvent pas vous obliger à être ou ne pas être.

Quand des entités se développent uniquement dans une voie occulte, mais d’un occultisme plutôt teinté de noir, il faut bien un jour qu’ils se réincarnent pour expier, ne serait-ce que pour cela.

Maintenant, mettez ces hommes dans une position telle qu’ils arrivent à avoir la puissance sur des gens ignorants, c’est l’affaire de ces gens ignorants.

Non pas que nous nous détournions de ce peuple, au contraire. Chaque fois qu’il se passe quelque chose de capital, toute l’attention des maîtres est attirée et ils agissent, mais ils ne peuvent pas agir à l’encontre de quelqu’un, ils sont obligés d’attendre certains cycles.

Il appartient à l’homme de se prendre en charge et de savoir si son guide, qu’il soit religieux ou simplement politicien, est un bon guide, s’il doit lui obéir ou pas, et depuis des milliers d’années c’est toujours le même problème.

L’homme préfère suivre les lucioles que de faire quelques pas dans le noir pour trouver la flamme, parce qu’il n’ose pas, parce qu’il préfère être programmé.

Même si au fond de lui il n’est pas content, et je peux vous affirmer que des millions de gens là-bas ne sont pas contents, mais ils acceptent, ils plient. Alors, même si les hommes qui les dirigent n’ont de la force que dans le pouce, avec ce peu de force ils arrivent à agir, alors que si le peuple retrouvait sa dignité, si le peuple n’acceptait plus, si en fait ils devenaient des gens libres d’esprit, il pourrait y avoir des milliers de gens ayant l’esprit de ceux qui les dirigent, ils n’auraient aucun pouvoir sur eux.

Cette chose est-elle prévue, car c’est naturellement la question que les gens vont se poser ?

Tout est prévu sans l’être, c’est-à-dire qu’avec les effets du karma tout peut être prévisible sans que cela soit absolument irrémédiable. On hurle après l’Islam et je comprends les gens qui hurlent, mais l’Islam n’a-t-il pas hurlé après les Croisades ?

L’Islam n’a-t-il pas souffert des Croisades ?

Alors je ne dis pas que ce qui arrive est, œil pour œil et dent pour dent. Je ne veux pas que vous portiez cette parole au-dehors, sur un plan primaire, dans vos esprits. Je dis simplement qu’il y a le karma, et quand il y a karma, il ne faut pas l’accepter de manière molle et passive, il faut réparer. Mais pour effacer le karma il faut envoyer l’amour, le pardon.

Ce peuple est fou. Ne pardonnez pas à ce peuple en attendant qu’il vous tue davantage. Ce peuple est fou, envoyez-y de l’amour, des bonnes pensées, des bonnes vibrations. Pensez à sa libération.

Ne pensez pas que ceux qui adhèrent à l’Islam sont fous, sauvages et barbares. Pensez à neutraliser leurs chefs, et vous verrez que c’est un peuple capable, comme tous les autres, d’amour et de lumière, comme il en a été capable alors que vous n’étiez encore que des animaux par rapport à eux.

Chaque fois qu’il y a des conflits, il y a la violence et le racisme ressort immanquablement. Je ne veux pas que vous ayez ce réflexe. Pas plus que vous pliiez le dos parce que je vous ai parlé des Croisades et des colonisations. Pensez, lorsqu’il y a problème, à voir qui fait naître le problème, et collaborer pour neutraliser celui qui en est la source.

Vous pouvez faire cela si vous le voulez, en groupes réduits, ou en groupes plus importants. Il ne faut pas envoyer des idées de mort aux dirigeants. Simplement des idées de perte de pouvoir. Car plus les gens les suivent, plus ces dirigeants croient en eux, plus leur pouvoir occulte se développe et plus des hiérarchies du bas astral viennent les soutenir.

Donc, il ne faut pas que vous envoyiez des vibrations basses, car vous attireriez sur vous des problèmes. Envoyez tout simplement la neutralisation des pouvoirs par une énergie d’amour, de foi : l’énergie de Shamballa.

Si vous voulez servir d’intermédiaire dans ce sens, vous le pouvez, tout seul, en petits ou en grands groupes. Visualisez les têtes de ces chefs, leur peuple derrière eux, et regardez-les fondre comme une bougie. Imaginez l’énergie de Shamballa descendre sur eux.

Au fur et à mesure que vous le ferez il y aura impact. Cela se fait déjà. Tout est créé pour neutraliser dans ces cas-là. Mais là où les Maîtres ne peuvent pas agir, c’est par rapport aux réactions du peuple. Le peuple, lui, est libre. Ne vous inquiétez pas, agissez. Ne devenez pas racistes, mais intervenez.

Ne jugez pas le peuple, considérez simplement les chefs, car l’Islam a aussi beaucoup à donner à l’Occident. S’il est question de synthèse entre l’Orient et l’Occident, on pourrait aussi parler de synthèse avec l’Islam. Tout arrivera de toute manière à une synthèse.

Tous les frères, un jour, feront la ronde. Toutes les religions, un jour, s’aligneront dans le temple. À quoi cela sert-il donc aujourd’hui de haïr celui qui demain sera dans le temple près de vous et qui aura droit à la même initiation que vous, à la même parole que vous ?

Soignez-le






Onzième question:

On nous dit que dans l’invisible existe l’union de deux pôles représentant le couple d’âmes sœurs. Peut-on mieux travailler spirituellement sur ce plan si notre âme sœur est dans l’au-delà.

Que penser en particulier de la doctrine de l’existence des âmes sœurs ?


J’ai déjà parlé des âmes sœurs et ce n’est pas un sujet important. Quoi que vous fassiez, ne vous embarrassez pas avec des principes. Allez à l’essentiel. Quand quelque chose paraît obscur, ou qu’il n’y a pas moyen de vérifier, ne vous embarrassez pas avec une interrogation. Il y a des choses plus essentielles que de trouver l’âme sœur, ce principe, car toutes les images et ceci n’est qu’une image, en fait, relate un principe, donc ne vous embarrassez pas avec les interprétations.

Visez l’essentiel






Douzième question :

Que penser des biologistes et de la médecine, de la fécondation artificielle, des greffes d’organes ?

La transplantation d’un organe important peut-elle modifier le comportement profond d’un individu ?


En ce qui concerne ce genre d’intervention il y a du bien, et il y a du mal. Mais il ne faut pas trancher de cette manière. Il faut regarder, comme je vous l’ai toujours dit, ce qui est utile, et ce qui est le moindre mal par rapport aux possibilités d’une humanité.

S’il n’est pas profitable de faire des transplantations d’organes ou des transfusions sanguines, cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter. Parce qu’avez-vous d’autre à proposer pour arriver au même résultat ?

Rien

Alors il faut pratiquer ce que votre humanité a su développer.

Pourquoi cet inconvénient dans les transplantations d’organes ?

Parce qu’un organe est exactement comme une entité séparée, comme un petit être en fait, qui correspond typiquement à la personne dont il faisait partie. Quelqu’un qui donne son rein ne va pas seulement donner son rein, mais ce qu’il faut regarder, c’est l’utilité du don de ce rein. Il ne faut pas, pour l’instant, imaginer l’inconvénient, parce qu’il n’y a pas d’autres moyens. L’inconvénient de ce genre d’intervention, c’est que l’individu va avoir une désynchronisation.

Admettons une transplantation cardiaque, et que tout se passe bien. Il va y avoir dans l’aura de l’individu une altération. Ce qui ne va pas forcément entraîner des problèmes spirituels, ou d’autres maladies. Mais, quelque part, il n’y a pas la même note.

Il y a moins de désagréments dans transplantations d’organes, que dans les transfusions sanguines.

En fait, ce qui serait à éviter en premier, et là où les chercheurs doivent se concentrer, c’est à propos de la transfusion sanguine, parce que le sang transporte l’âme. C’est pour cela que dans la Bible il est écrit :

« Tu ne devras pas manger d’êtres qui ont du sang dans le corps. Tu ne devras pas tuer ces êtres, ni les consommer. »

Parce que le sang c’est le flux matériel de l’âme.

Lorsque vous mangez de l’animal, et je ne vous critique pas si vous le faites, vous êtes libres de manger n’importe quoi, mais lorsque vous mangez un animal, vous absorbez les résidus des vibrations de son âme animale par le fait du sang.

Tout ce qui contient du sang, contient déjà une forme de conscience et c’est là où il y a une forme de meurtre. Tant que vous tuez quelque chose qui ne fait partie que de la conscience universelle, comme un légume, un fruit, il n’y a pas meurtre parce que l’énergie est immédiatement restituée à l’univers. C’est un réservoir qui se renouvelle sans cesse. Il n’y a pas de conscience individuelle véritablement déterminée.

Chez un animal, quel que soit son degré, il y a déjà une conscience individuelle. C’est à ce moment-là, où il y a une forme de meurtre, car c’est un peu comme si vous mangiez votre voisin, toutes proportions gardées naturellement. Le sang de l’animal contient son âme. S’il a une âme, c’est qu’il est un être qui pense, qui pleure, qui a peur, qui comprend, qui souffre, qui sent sa mort, son sacrifice. Il y a donc holocauste.

Ce qui ne veut pas dire que je vous accuse de manger de l’animal. Je n’accuse personne, car vous êtes, en fait, plutôt esclave, à l’heure actuelle, d’une tradition. De cette manière-là, vous êtes moins coupables. Mais il y a quand même un karma qui se fait vis-à-vis des animaux, du fait qu’il y a holocauste de l’animal.

Ce karma, se paie en sens inverse, c’est que l’animal va devenir de plus en plus dépendant de l’homme. Parce qu’il s’y attache, un peu comme quelqu’un qui martyriserait son voisin, plus tard ce voisin peut devenir son enfant et ainsi il doit s’en occuper, le développer, le nourrir, le soigner, le supporter, lui donner de l’argent et toutes sortes de choses.

L’homme, se créant un karma vis-à-vis de l’animal, crée une dépendance, une assistance vis-à-vis de l’animal.

Encore une fois, je ne vous accuse pas, seulement je voudrais que les esprits s’éclairent un peu à propos de la nature de la vie.

On ne peut pas accuser quelqu’un de commettre un crime, s’il ne sait pas qu’il commet un crime. Et quand je dis crime, je ne parle pas de péchés, je parle simplement d’un certain mal fait, d’une certaine peur entretenue sur l’animal.

Il faudrait que vous vous dégagiez de cette ignorance et que vous en reveniez à ce que le Père vous avait dit et qui est écrit dans la Bible :

« Je te donne les fruits et tout ce qu’il y a dans les champs pour te nourrir. »

Alors, grosse crise de conscience pour ceux qui mangent de la viande. Ils vont renter ce soir chez eux :

« Est-ce que je vais griller mon steak ou pas ? »

Eh bien je vous libère de tout problème de conscience. Grillez votre steak et avec plus de beurre même que d’habitude si vous voulez, et mangez-le avec plaisir. Car en fait la nature est, là aussi, à disposition de l’homme et il a été dit que l’homme aura la domination, la puissance sur toutes les créatures de la nature.

Donc, quelque part, l’homme peut asservir et se servir de l’animal. Ce qui ne veut pas dire que connaissant la vérité il a le devoir de continuer à le tuer. C’est quelque chose qui dépend d’un plan de conscience. Pour ceux qui aiment la viande, qui veulent continuer à manger de la viande, ou qui par occasion ne peuvent pas faire autrement, ne vous mettez pas des culpabilités sur le dos. Évitez simplement la chose.

Maintenant, essayez de développer chez les autres, non pas la culpabilité de tuer l’animal, mais essayez de développer des idées à propos d’une alimentation nouvelle et non carnée. Car la viande, quoi qu’en pensent les hommes, ne donne pas autant de force que cela. Elle donne de la force c’est vrai, mais une force très primaire, très matérielle, elle donne un feu très obscur, puisque toute l’alimentation est transformée en feu. Mais le corps peut en fabriquer.

Quelqu’un qui ne mange que des céréales, que des fruits ou que des légumes, de quelque manière que ce soit, par mutation, peut très bien fabriquer un feu primaire. Il ne faut pas penser que tous les végétariens sont anémiés. C’est ce que craignent la plupart des gens, et avant qu’ils abandonnent cette idée, il faudra longtemps, longtemps donner des preuves.



Conclusion

Pour moi, il n’y a jamais de conclusion puisque j’attends toujours la prochaine fois. Étant donné que notre discours s’est surtout centralisé sur la liberté d’être, je voudrais finir sur ce propos, pour que vous sortiez d’ici avec cette notion.

La meilleure nourriture c’est justement d’apprendre à être libre. Si vous essayez d’être libre, par là même, vous vous détacherez des notions d’alimentation dont on vient de parler, et de manger telle ou telle chose n’est plus un conditionnement. Vous vous laissez attirer par ce qu’il vous faut, par ce dont vous avez besoin éthériquement pour votre santé, pour développer la thyroïde, ou la pinéale et par là même développer des chakras.

Être libre, c’est se défaire du carcan de la programmation, du conditionnement.

C’est ce qui fait le disciple, ce n’est pas autre chose. Et c’est dans la liberté que l’homme arrive à être véritablement fraternel, à être amour. Parce que le conditionnement est toujours une agression.

C’est pour cela que la société actuelle est stressée, parce qu’elle est agressée par tous les conditionnements possibles, par les slogans publicitaires qui conditionnent la consommation, par la morale, vouloir être beau, être belle, avoir de l’argent pour être respecté ou craint. Ainsi cela crée des agressions psychologiques.

À force d’être agressé, le mental perd pied. Il finit par craquer en quelque sorte, et c’est ainsi qu’un être, agressé de cette manière, renvoie l’agression sur les autres. Pour avoir la paix, il faut la liberté. Regardez, même sur un plan politique, la chose est vérifiable. Dans un pays où la politique est trop contraignante, trop dictatoriale, des cellules se créent pour créer la révolution. Il faut la liberté.

Lorsque le monde sera libre, il sera en paix, et pas l’inverse.

La liberté appelle la paix. Soyez libres dans votre esprit et vous serez heureux et paisibles dans votre cœur. Soyez libres dans votre esprit et vous créerez autour de vous la paix. Sans cela vous créerez la guerre.



Je vous salue.