2.9.15

L’ARGENT VU ÉSOTÉRIQUEMENT




(24.07.87)


Thèmes :

 - L’argent, son type d’énergie, son rôle
 - La communication, langues, télépathie
 - Initiation avec la planète, rayonnement, mère nourricière
 - Allégorie d'Adam et Ève et le jardin d’Éden
 - Avant les hommes renaissaient dans le même corps
 - Allégorie d’Abel et Caïn
 - Existe-t-il une véritable école initiatique ?
 - Vivre motivé par la lumière intérieure
 - Le message de paix du bouddhisme
 - D’où viennent les milliards d’âmes ?
 - Connaître son karma




Première question :

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur l’argent, le type d’énergie qui se manifeste à travers lui, son rôle dans l’âge qui vient, son rôle dans notre vie de disciple, ou ce qui vous semblera approprié de dire ce soir.


En fait, on me demande de parler d’une chose qui n’existe pas réellement, mais pour que je puisse parler d’une chose, il faut que cette chose soit réelle, c’est-à-dire que cette réalité soit reproduite dans le sein même des énergies cosmiques. Or, sur la terre circulent des énergies qui n’ont aucune contrepartie cosmique.

Si on essaie d’imaginer que l’argent est amour, dans le cas où l’argent est vécu et représente une contrepartie d’amour, l’amour ne résonne pas de cette manière dans le cosmos. Même si on essaie d’imaginer que l’argent est un principe énergétique, bien que cela ne soit pas une idée fausse, cela n’a aucune réalité cosmique, puisque l’énergie est un véritable feu, donc une fréquence et non pas un moyen.

Il faut donc faire la différence entre les lois qui vivent en tant que réalité dans l’univers, le cosmos, et qui maintiennent la vie, l’atome, la cellule, et les lois qui sont tout simplement des institutions, qui ne vivent pas plus longtemps que le système social, c’est-à-dire la vie d’échange que les hommes entretiennent entre eux, un peu comme ils entretiennent le pouvoir de la parole et de la communication.

La communication, la langue, qu’elle soit française, anglaise, latine ou autre, n’a aucune réalité dans le cosmos, aucune résonance.

Plus on monte dans les degrés de la vie cosmique, plus on rencontre la parole, ou le pouvoir du son, en tant que télépathie, en tant qu’idée. Il y a une résonance, comme il existe une résonance dans les mots, mais il n’y a pas extériorisation par un organe. Ce qui fait que la parole n’est en fait qu’une extériorisation d’une institution vécue sur le plan de la terre, et non pas sur un plan cosmique.

Sur un plan cosmique, c’est le verbe ou l’idée qui existent. Mais l’idée tombant dans la matière devient une parole et ainsi, toute idée qui tombe dans la matière, ou qui se confronte à un système, devient quelque chose qui n’est pas ou qui n’est plus. C’est là, la grande déformation du miroir. Un peu comme un grand oiseau dont la vie se trouverait dans l’immensité du ciel, et à cause de la force d’attraction de la terre, il se trouverait précipité dans le fond de la mer.

Pour l’individu qui vit à la surface de ces eaux, lorsqu’il va regarder en direction de la chose tombée, il ne verra que son reflet, et encore, un reflet perturbé par le mouvement de la vague qui est à la surface. Même s’il est à l’intérieur des eaux, ce sera un reflet perturbé par le mouvement des flux marins. Tout n’est que reflet dans votre société, et c’est pour cela que vous n’arrivez pas à la diriger et à négocier avec les valeurs sociales.


Alors comment négocier ces réalités sociales ?

C’est simple, il faut y aller tout simplement avec un cœur ouvert et honnête, et non pas chercher les complications. Autrement dit, ne pas mettre une valeur sur la chose, mais la considérer telle qu’elle est vécue dans son principe social et donc ne pas y rajouter un certain principe émotionnel, mental ou intellectuel. Vous me parlez de l’argent, et je vous ai dit qu’il n’avait aucune réalité, à part ce code institutionnel que vous lui avez donné depuis l’origine. Si j’ai semblé vous choquer, je vais m’en expliquer.

L’homme s’imagine que hors de l’argent il n’existe pas de pouvoir, même pas celui d’accomplir quoi que ce soit. C’est faux. Le véritable pouvoir, même celui d’accomplir ou de manifester, ne réside pas dans l’argent, le kilo d’or ou de pierres précieuses que l’homme possède. La manifestation et le pouvoir de manifestation n’appartiennent pas à ce trésor, ils appartiennent au rayonnement de l’être.

Vous allez me dire que ce rayonnement peut être limité dans la manifestation ou dans les circonstances, seulement s’il y a une certaine monnaie, ou s’il existe un certain pouvoir d’achat. Si l’on considère les cinq principes humains, oui c’est certain, mais si l’on considère le pouvoir du rayonnement c’est complètement faux.

À partir du moment où un rayonnement est suffisamment efficace pour véritablement fonctionner, tout ce qui est nécessaire arrive. Si c’est l’argent, il arrive. Si c’est une personne X ou Z, cette personne arrive. Si c’est un bateau ou un avion qu’il faut, le bateau ou l’avion arrive et pas par magie, mais par alchimie.

La nécessité, lorsqu’elle est vécue, programmée, lorsqu’elle est envoyée par un individu capable de ce rayonnement et qui fait de cette nécessité une graine, donc qui lui donne vie, lorsqu’elle se présente sur la scène du monde, elle n’est plus un besoin, mais en germant, elle attire son objet ou son moyen de manifestation.

Ainsi la nécessité n’est plus vécue comme un besoin ou un handicap, comme vous le vivez quotidiennement. Vous vivez vos nécessités comme des handicaps.

Vous avez besoin de manger, c’est un handicap, parce que pour cela il va falloir gagner de l’argent.

Vous avez besoin de vous chauffer, c’est un handicap, parce qu’il va falloir gagner de l’argent pour acheter du bois, du charbon ou du pétrole.

Vous avez besoin de vous déplacer, vous avez besoin d’un véhicule, c’est un handicap, parce qu’il va falloir de l’argent pour acheter ce véhicule et son carburant.

Les humains vivent donc tout comme un handicap, et ainsi, ils se chargent véritablement du handicap, au lieu de regarder la nécessité qui se présente. Par exemple, il se dit :

« Je dois me déplacer. »

Et si ce déplacement est réellement un besoin sur le plan de son âme, soit dans l’activité même de sa destinée, automatiquement le déplacement va avoir lieu, et cette personne peut très bien croiser quelqu’un qui parte dans la même direction et va l’emmener.

Ce qui ne veut pas dire que la vie est une suite de miracles ou de mirages. Il faut faire la différence entre ce que l’on appelle miracle et les nécessités germées que j’essaie de vous expliquer maintenant. L’homme ne s’en rend pas compte et ne sait pas utiliser l’immense pouvoir dans la terre, soit le pouvoir de la mère, parce qu’il l’associe trop à quelque chose qui ressemble au pouvoir du maître. Quand l’homme aura compris ce qu’est la terre et qu’il l’aura identifiée à la mère, qu’il saura jouer avec son pouvoir, il ne sera plus jamais pauvre, il n’aura même plus besoin de cultiver la terre pour en tirer du fruit. Le fruit sortira de lui-même en toute saison.

Quel est ce pouvoir ?

Tout simplement celui de l’abondance.

D’où vient-il ?

Du simple fait, que la loi cosmique veut, que chaque planète représente la mère de l’humanité.

Quel est le principe d’une mère ?

C’est d’avoir un sein, de fabriquer du lait et de le donner à son enfant pour le nourrir. C’est son principe immanent et intrinsèque. On ne peut pas renier ce principe-là, et ne pas le voir, c’est ne pas être initié aux lois mêmes de terre. Tout le monde veut être initié face à Dieu, tout le monde veut être initié face au père. Je ne renie pas le fait, car il est vrai. Mais il faut être aussi initié face à la mère et ça, c’est autre chose, c’est une partie cachée que l’homme ne comprend pas très bien. Même lorsqu’on lui parle, de manière déformée par la religion, de la vierge Marie, de la mère cosmique, l’homme ne comprend pas ce que cela veut dire parce qu’il ne sait pas de qui on parle.

De qui parle-t-on ?

On parle des forces nourricières de la terre. Regardez ce qui est écrit dans la Bible. Dans la Bible, au début, l’homme était considéré comme vivant dans un paradis, l’Éden, où tout lui était offert en abondance. Il vivait nu, il n’avait même pas froid. Cela veut dire que les saisons de l’hiver, de l’automne et du printemps n’existaient pas, seul l’été éternel existait. On ne parle même pas d’âge pour Adam et Ève, on ne les situe ni dans l’enfance, ni dans l’âge adulte, ni dans la vieillesse. On parle d’un homme et d’une femme. Ils étaient donc éternels. La forme elle-même pouvait se perpétuer éternellement.

La cellule a ce pouvoir, elle n’est pas limitée, même si elle a des cycles, des biorythmes et qu’elle vit une certaine mort, elle peut, malgré la mort se renouveler et se perpétuer. Exactement comme après le sommeil, vous pouvez retrouver votre activité mentale. Pourtant vous êtes entrés dans le sommeil, et vous n’êtes pas morts pour autant.

À la fin d’une grande vie, donc à la fin d’un cycle, prenons par exemple cent ou cent vingt ans, et comme le cycle veut qu’une mort existe, donc un sommeil existe, la cellule est capable d’entrer dans une sorte de mort sans pour cela être obligée de retourner à la poussière, mais simplement dans une zone de régénération. Ainsi l’homme peut reprendre sa forme et repartir dans une autre vie, faire une sorte de renaissance, pourtant il conserve le même corps. Mais ça, c’est un détail et je ne veux pas m’y éterniser.

Reprenons Adam et Ève dans le jardin. La terre donnait tout à ce couple. Il n’avait pas besoin de travailler la terre, tous les fruits étaient là disponibles. Réfléchissez bien à cette allégorie. Pourquoi la terre est-elle devenue avare, et qu’elle n’a gardé ses fruits que pour les plus méritants, soit ceux qui travaillent ?

Si l’on se place dans le camp de ceux qui travaillent, de ceux qui pensent que tout est mérite, dans ce sens-là, ils participent à la vie de la matière inconsciente et ignorante, ils sont donc en état de chute. Ceux-là vont devoir travailler. Il est écrit : « Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front », mais tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, si tu fais partie de cette humanité qui a tué son frère, qui a tué son semblable spirituel, qui a tué son âme.

Dans le mythe d’Abel et Caïn, il ne s’agit pas simplement de deux frères qui s’entre-tuent et se pardonnent. Il s’agit d’une personnalité, qui pour ne plus entendre la voix mélodieuse de l’âme, trucide l’âme, l’étouffe, l’enterre. Depuis, il faut que la personnalité travaille la terre pour gagner son pain. Alors que, lorsque l’âme pouvait être à fleur de peau, pouvait être pleinement vivante sur la surface de la terre et dans son corps, l’âme n’avait qu’à se servir des fruits de la terre, mais si c’est la personnalité qui vit sur la terre, alors elle doit travailler.

La personnalité n’est en contact qu’avec la croûte terrestre, et non plus avec l’âme, avec le ventre de la terre, donc avec la mère.

Imaginons qu’un enfant désire ne voir en sa mère que la maîtresse de maison qui est fort sage, qui ne veut pas le forcer à l’amour, à l’obéissance, qui fait son lit, ne va pas le réveiller le matin avec un baiser sur le front, mais qui va simplement agiter la sonnette dans le couloir et dire :

« Lève-toi, c’est l’heure. »

Puis elle va descendre à la cuisine, préparer la nourriture et envoyer l’enfant à l’école, et tout ceci sans un mot.

Et un jour l’enfant va se dire :

« Chez moi il n’y a pas d’amour, ma mère ne m’aime pas. »

Erreur

Ce n’est pas la mère qui n’aime pas son enfant, qui ne prend pas soin de son enfant, c’est l’enfant qui ne sait pas aimer la mère et qui ne sait pas voir dans la mère un foyer d’amour. Les hommes se comportent de la même manière avec la terre.

Si l’on commence à avoir un nouvel état d’esprit vis-à-vis de la terre et des forces nourricières de la terre, la société n’aura plus besoin de valeurs comme celles connues aujourd’hui, comme l’argent, comme la puissance.

On parle de l’argent et je le remets en cause, mais ce n’est pas la seule valeur dont il faut parler dans ce jeu d’échange. Il y a aussi la puissance. Tout le système social est basé sur la puissance. Il y a l’esclave ou l’ouvrier, l’employer, et il y a la hiérarchie et il y a enfin le chef. Toutes les sociétés sont composées de cette manière-là.

En fait, il n’y a aucun esprit communautaire et de synthèse, cela n’existe en aucun point de la terre. Il y a toujours des rapports de puissance entre celui qui est employé et celui qui dirige. Alors, étant donné que tout est rapport, dans la vie, dans les énergies qui composent l’âme sociale, tout devient aussi rapport des forces, et c’est pour cela que des énergies comme l’argent et bien d’autres existent pour communiquer avec l’autre.

Regardez, sur une simple analyse relationnelle, vous ne pouvez communiquer entre individus, que s’il y a un terrain de communication, un fil de communication. Il y a donc une sympathie et un avis commun. Sinon les humains ne sont pas capables de communiquer. Puisque tout est rapport, alors il faut une matière, une substance pour ce rapport. Ce sera tantôt les idées, tantôt la politique, tantôt l’argent ou la puissance. Et c’est à cause de cette manie qu’ont les hommes de tout hiérarchiser, mais aussi de tout vivre sous un angle du rapport, que des valeurs comme l’argent sont nées dans un principe social.


Que faire avec cette réalité, puisqu’elle existe depuis si longtemps et ne peut être abolie en un seul jour ?

C’est une réalité dont nous sommes conscients. Il faut en tirer un certain positif, y voir en tout cas le moindre mal et essayer de changer la chose pour qu’elle soit utile, comme mettre une semelle à un boiteux pour rectifier son pied, et qu’ainsi, sa démarche ne soit plus boiteuse.

Ayez, face à l’argent, le même comportement que vous auriez face à vous-même, et vous serez sûr de bien vivre l’argent ou de bien le gérer. Que feriez-vous de votre propre sang, que feriez-vous de votre propre langue, de votre propre foi. Si vous respectez toute chose comme étant vous-même, automatiquement même si la chose n’a pas de réalité cosmique, elle ne sera pas un crime face aux réalités cosmiques.

Mais pour déclencher ce respect, il faut savoir ce que c’est se respecter. Car beaucoup d’hommes maltraitent les valeurs, même artificielles, comme celle de l’argent ou de la puissance, la politique ou l’économie, simplement parce qu’ils ne connaissent pas ce qu’est le respect. C’est un des grands points où je voudrais éduquer l’homme s’il accepte de m’entendre.

Le respect : le respect de tout, que ce soit le respect d’une pièce d’un sou, le respect d’un fruit qui pousse, le respect de soi, de la façon dont il se donne aux autres, dont il se traite, dont il pense, dont il se nourrit, le respect dans tous les aspects de la vie. Or, la preuve est faite que l’homme ne se respecte pas lui-même.

Ce ne sont pas les valeurs qui sont à remettre en cause, même si elles sont artificielles, c’est plutôt le genre humain. Ce qui fait qu’en parlant de l’argent, il n’est pas nécessaire d’analyser ce qu’est l’argent, puisque pour nous cela n’a aucune réalité et n’en a que pour vous dans le système social. Il faut analyser ce qu’est l’être humain, ce que fait l’être humain de lui-même et immédiatement vous saurez comment vivre les valeurs artificielles de la société.

Tant que l’homme n’a pas découvert des valeurs, je dirais supérieures, dans un champ de conscience beaucoup plus haut que la majorité des autres préoccupations, il ne saura pas vivre toutes les autres valeurs. Mais dès qu’il aura découvert ce champ de conscience supérieure, il saura vivre même la relation avec la mort, ou avec le fait de devoir tuer certaines fois, de devoir abattre une forêt pour faire des maisons ou faire du feu pendant tout l’hiver. Car il est un fait, et on ne le soupçonne pas souvent, qu’abattre une forêt puisse représenter un crime. Mais suivant comment l’esprit de l’homme accomplit la chose, le geste reste un crime ou devient un geste d’abondance que la nature fait à son enfant qu’est l’homme.

Tout dépend donc de comment on approche les lois de la terre et les lois sociales.

Et la société devrait être une projection plus dense des lois de la nature. Or que se passe-t-il ?

La société est au contraire une cristallisation des lois de la nature, et c’est pour cela que la société meurt, parce que la nature ne peut pas envoyer ses influx nourriciers. Lorsqu’une société est constituée de manière à ne représenter aucune densification des principes mêmes de la nature, alors la nature peut continuer à envoyer ses flux et elle peut faire de cette civilisation, une civilisation éternelle, donc parfaite.

Au contraire, si la société se cristallise, comme elle se cristallise pratiquement chaque fois, ou du moins tant que l’homme ne sera pas dans des états de conscience supérieure, comme il devra les atteindre plus tard, la terre ne pouvant pas pénétrer ce noyau, le laisse mourir et récupère l’enfant qu’est l’homme.

Chaque fois qu’il y a chute d’une société, de ses artifices, de ses valeurs, donc chaque fois qu’une tour est démolie, la nature reprend son enfant et l’envoie redevenir berger, redevenir jardinier, ne dépendre que des fruits de la terre et ne s’intéresser qu’à la vie des saisons et de la culture.

Chaque fois que l’enfant s’éloigne trop de la mère, la mère le laisse fuir parce qu’elle ne peut pas faire autrement, mais lorsqu’il tombe, elle vient le récupérer. C’est ce qui se passe à chaque cycle, et ceci se passera tant que l’homme n’aura pas compris qu’il doit vivre d’abord en rapport harmonieux avec les énergies de la terre, qu’il doit se nourrir à la terre, et non pas se nourrir de ses propres productions. Je n’ai pas peur de le dire.


Que fait l’homme dans son imbécillité magistrale et dans son orgueil ?

Il s’imagine que ce sont ses productions qui le nourrissent. Il se dit :

« Si je ne travaille pas la terre, je n’aurai pas de fruit. Si je ne fais pas tel ou tel travail, je n’aurai pas l’argent, je n’aurai pas les relations nécessaires, je n’aurai pas ceci, je n’aurai pas cela. »

C’est toujours :

« Si moi je ne fais pas. »

Mais la loi cosmique n’a pas été créée de cette manière.

Le principal travail de l’homme n’est pas de gagner son pain, de remplir son estomac.

Quelle évolution cela représente-t-il je vous le demande ?

Quel est l’intérêt que Dieu crée les hommes afin qu’ils passent leurs jours à remplir leur estomac ?

Tout a été créé pour que chaque forme puisse recevoir pleinement les esprits, et qu’à travers cette forme, l’esprit puisse pleinement se révéler et se manifester. La terre est prévue pour cela, donc pour nourrir son enfant avec abondance et dans tous ses besoins, et l’homme n’a ensuite qu’à transformer.

Mais voila que se passe-t-il ?

L’homme devenant fou, devenant aveugle, ne voit pas qu’il marche sur un sol qui n’attend que la graine de sa pensée pour donner du fruit. Alors forcément, il est obligé d’aller prendre une graine bien physique, venant d’une véritable plante, de la semer, et attendre que la pluie veuille bien venir l’arroser, que le soleil veuille bien venir la faire mûrir, parce qu’en plus, sans ces deux actions, il n’y a pas possibilité d’obtenir un fruit.

Alors l’homme commence à dépendre en plus, et ceci à cause de sa folie, des impondérables des saisons, donc des caprices des esprits, qui vivent dans les nuages, pouvant apporter la sécheresse ou la pluie, qui sont dans la terre, car le sol lui-même est régénéré et sert de corps à une multitude d’esprits appelés gnomes.

De la même manière qu’un homme peut être capricieux, si ces gnomes, pour des raisons X, ne veulent plus s’occuper du sol, le sol devient aride, et n’est plus fertile. Que l’homme sache diriger d’abord son esprit, donc sa semence, et il pourra ainsi diriger les esprits de la nature. C’est aux esprits de la nature de cultiver la terre, et ceci depuis toute éternité. Mais l’homme n’étant pas encore un Roi, le chaos existe et personne n’a pris sa place dans la hiérarchie de la création. Les gnomes régénèrent tout au plus. Or il a été dit dans la Bible que vous devez devenir des Rois qui commandent à toute chose sur la terre.

Pourquoi ce verset-là vous a-t-il été donné ?

Réfléchissez à cette vérité. Est-ce que Dieu vous a donné le pouvoir sur toute chose de la terre simplement pour que vous ayez le bonheur d’être puissant ?

Dieu ou tout simplement la conscience cosmique, le créateur, ne donne jamais quelque chose sans raison, gratuitement ou pour la beauté du geste. Jamais. Tout est équilibre dans le cosmos, donc tout a une raison profonde.

Pourquoi l’homme doit-il être un Roi sur chaque chose, régner sur tous les animaux, sur tous les éléments, sur l’eau, le feu, la terre, l’air ?

Dans son habitacle qu’est la terre, et non pas le petit deux-pièces qu’il habite, il doit pouvoir ordonner à tout ce monde invisible de travailler pour lui. Il a une chose beaucoup plus sainte à effectuer que le labour ou le crépi des maisons, il a sa réalisation spirituelle à effectuer.

Alors vous voyez dans quel décalage vit l’humanité, lorsque l’on pense que des gens pendant des vies et des vies n’ont de souci que pour le cours de la bourse, ou la valeur du lingot d’or, ou pour extraire des pierres précieuses dans les mines. Ce n’est pas un reproche que je vous fais. C’est tout simplement pour montrer le décalage qui existe et où doit tendre l’humanité.

Ce n’est pas une remise en cause de la société telle qu’elle est aujourd’hui, car si elle est comme cela aujourd’hui, c’est parce que l’humanité vient d’un certain germe et que l’humanité ne peut pas être parfaite du jour au lendemain. Les cycles sont là pour effectuer la perfection.

Ce qu’il faut donc, c’est connaître la destinée et les forces de cette destinée, et que chaque individu, à l’intérieur des exigences sociales d’aujourd’hui et des exigences du plan d’évolution, puisse trouver petit à petit la réalité, même s’il est encore victime de certains artifices, mais il ne doit pas en être dupe. Car utiliser certaines énergies artificielles, comme la puissance, l’argent, la politique, la finance, le commerce, n’est pas un péché comme on pourrait le croire, mais il ne faut pas être dupe de la chose. C’est là où l’artifice devient un obstacle à la réalisation de l’esprit.

Donc, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, lorsque vous avez à faire à des vérités artificielles, mais qui sont vérités quand même, parce qu’elles font partie de la vie sociale, donc de l’institution, il faut que l’individu considère la chose comme son propre être, que cela déclenche en lui le respect.

Donc, vis-à-vis de l’argent que faut-il avoir comme première réaction ?

Le respect. Ce qui ne veut pas dire que vous ne devez pas toucher à l’argent, que vous ne devez pas monnayer l’argent, et que vous ne devez pas spéculer avec l’argent. Non, ce n’est pas un interdit. Si vous le faites dans un esprit correct, je ne veux pas parler d’honnêteté car tout de suite l’homme va déclencher des concepts qui ne sont pas faux, mais qui ne sont pas ceux que je voudrais éveiller. Le respect est la meilleure appréciation que vous pouvez faire, et ainsi toutes les valeurs vont reprendre leur place. Quand vous êtes en communication, avec respect avec un autre individu, la communication va immédiatement avoir lieu.

Cela veut dire quoi ?

Cela veut dire que vis-à-vis de l’autre vous allez être tolérants, à l’écoute, attentifs. Vous allez avoir de la compassion, mais aussi en même temps de la justice, parce que s’il engendre une erreur, vous allez pouvoir le lui montrer. Le respect est un regard neutre. L’important, c’est la neutralité, et vis-à-vis de l’argent, c’est ce qui manque justement.

Un individu est souvent prisonnier du mirage de l’argent, de la griserie, de la puissance ou tout simplement de la sécurité que cela apporte. Beaucoup d’individus y voient une sécurité, plus que de la puissance. Certains ne se sentent jamais assez sécurisés.

Le besoin qu’ont les hommes de sécurité est un grave problème sur la terre. La peur intérieure les fait agir au-delà de ce que leurs défauts les conduiraient à faire. Rien ne fait plus peur que le lendemain, de ne pas savoir de quoi vivre, se chauffer, manger. C’est pour cela que l’argent a pris une telle importance, et qu’il est le centre de tant de soucis dans la vie de la société, dans la vie de chacun. C’est parce que chacun a cet instinct de survie :

De quoi vais-je vivre ?

Et votre interrogation est normale et c’est pourquoi je ne vais pas vous répondre comme il est écrit dans le livre :

« Mais qu’importe, regarde, les oiseaux sont nourris par le Père, ils ne se soucient pas de demain. »

Car si cela est vrai pour une certaine espèce d’individus ayant un certain rayonnement, cela n’est pas vrai, pour la majorité de l’humanité, qui justement ne peut pas déclencher ce rayonnement, donc faire germer une graine qui ne se trouve qu’à l’état éthérique, puis la transporter dans le sol physique de terre afin qu’elle donne un fruit parfaitement physique.

Donc, ce qu’il faut, avant tout, c’est remettre les choses à leur place, déjà sur un plan psychologique. C’est pour cela que je ne peux pas parler de l’argent comme étant une vulgaire monnaie, car cela met en jeu tous les rapports sociaux et toute la nature humaine.

Je pourrai vous demander pourquoi l’argent existe ?

Si vous voulez savoir comment l’utiliser, demandez-vous pourquoi il existe et vous connaîtrez mieux sa nature et en même temps vous connaîtrez mieux la faiblesse humaine, et si vous connaissez les faiblesses humaines qui ont donné lieu à l’argent, vous saurez immédiatement de quoi vous devez vous méfier dans votre démarche à propos de l’argent, et jusqu’où vous pouvez négocier avec l’argent. Donc, si vous voulez avoir une relation claire avec l’argent, premier réflexe, le respect.

Second réflexe, éliminer la peur du lendemain qui est en vous, sinon vous ne pourrez pas avoir de respect pour l’argent. Même si vous le respectez de manière mentale en vous disant, je ne ferai jamais de choses malhonnêtes, ce qui est très bien, vous aurez malgré tout une démarche viciée ou parasitée, parce que vous allez sentir que vous avez besoin d’argent à cause de la peur du lendemain.

Il ne s’agit pas de vous mettre un bandeau sur les yeux et vous dire, qu’importe ce que sera demain, Dieu m’aidera, les anges y pourvoiront. Je ne suis pas partisan de cette thèse. C’est au contraire un véritable travail alchimique, un véritable effort énergétique que je vous demande de faire, et ce n’est pas de l’insouciance.

Demandez-vous :

Pourquoi ai-je peur de cette survie qui m’est nécessaire ?

Pourquoi ai-je peur du lendemain ?

En analysant et en descendant tout au fond de cette peur, jusqu’à sa racine, à l’instant où elle jaillit pour en découvrir sa noirceur, vous verrez que ce n’est pas la peur du lendemain qui nécessite votre besoin d’argent, votre besoin de confort, votre besoin de trouver un compagnon, une compagne, d’être aimé. Vous serez étonnés de rencontrer le non-être que vous êtes.

C’est en descendant profondément dans cette peur, qui est significative de la partie inconsciente de l’individu, que cette partie peut à tout moment devenir consciente, lorsque l’individu en fait l’effort. Et ainsi pour quelqu’un qui est la présence, donc pour quelqu’un qui a un alignement avec l’âme et qui fait rayonner l’âme, la peur n’existe pas. Elle n’existe pas, non pas parce qu’étant inondé des sphères divines il n’a pas peur de ne pas manger, il n’a pas peur d’avoir froid, de dormir dehors. Mais la réalité veut que, lorsqu’un individu est à ce point immergé dans son rayonnement, l’homme ne manque de rien. Cela ne veut pas dire qu’il vivra aux crochets de quelqu’un. Cela veut simplement dire que la terre, la mère, va donner spontanément ce qu’il faut à son fils.

Là, intervient une troisième notion :

Quels sont les véritables besoins de l’homme ?

Est-ce le fait d’avoir des appareils électroniques, une voiture ou des vêtements d’un tel ou de telle mode ?

Est-ce que ce sont ces besoins-là qui comptent ?

Non

Tout cela fait partie des nécessités artificielles que les hommes génèrent pour maintenir cette société de consommation.


Cependant certains d’entre vous allez me dire :

« Pas tout est superflu, parce qu‘il y a aussi des choses qui font partie de la nécessité. Par exemple, le simple fait d’être en hiver, crée la nécessite qu’il y ait des manteaux. »

Et c’est vrai

Mais quand l’homme se sera aligné comme je vous en ai parlé au début, quand l’homme aura fait alliance aussi bien avec sa mère qu’avec son père, (ce que je regrette que l’on taise, on ne parle pas beaucoup de la mère des hommes pour ne parler que du père des hommes), il s’apercevra que sur la terre le printemps sera éternel, comme dans ces pays qui bénéficient d’un climat propice où les fruits viennent à longueur d’année, et une monnaie d’échange pourra même exister.

Et c’est certain, il faut du respect entre les hommes. Un travail mérite un autre travail, et comme on ne peut pas toujours se payer, se rembourser en tant que notion de travail, il est normal qu’il existe un moyen terme qui peut être une notion telle que l’argent.

Une société ne doit pas nécessairement retourner à l’état de la nature. Une société peut être poussée très loin techniquement, très loin dans tout ce qui est électronique, scientifique, mais sans pour cela qu’elle soit une société artificielle comme elle l’est à l’heure actuelle.

À l’heure actuelle la société n’est ni à l’état de la nature, ni à l’état de la véritable science, puisque la science ne fait que ses premiers pas. Et c’est son problème justement, c’est sa grande transition à l’heure actuelle. Si en allant très loin dans la science, la société redécouvre avec une grande énergie sa relation avec la nature, alors elle va comprendre ce que sont les relations telles que l’argent et la puissance.

C’est à ce monde idyllique auquel on croit tous. Le monde parfait de l’âge d’or, où les initiés dirigeront les choses, bien qu’ils ne soient pas là pour diriger. L’initié n’est là que pour garder, car comme je le dis souvent, nous ne considérons ni le maître, ni l’initié, comme quelqu’un qui dirige l’homme, mais comme quelqu’un qui veille, qui éduque et qui prend soin de l’homme.

À l’intérieur de cette cité parfaite, l’initié ne sera que le gardien de la perfection, et l’homme qui aura parfaitement compris sa place d’après son rayon, sa spécialité énergétique, fera une parfaite fusion avec une des énergies cosmiques qu’il représente et une des énergies de terre qu’il représente aussi. Et ainsi, l’homme ayant uni les deux, étant donc la synthèse et l’intermédiaire, soit un pont dans la création, il va permettre à tout ce qui vient de la matière, à toutes les fréquences issues de la matière, de continuer leur évolution dans le monde invisible, soit le monde athmique.

L’homme est un chaînon entre la matière et le monde athmique, entre la matière et Dieu. Tous les atomes qui composent la matière et qui ensuite par cycle deviennent différents aspects de l’évolution, différentes manifestations, arrivent un jour au stade de l’être humain. Mais l’être humain n’est pas le summum de la création et de la transition de la création. L’homme n’est véritablement qu’un transit de la fréquence, qui vient depuis l’atome, jusqu’au soi supérieur. Et c’est pour cela que l’homme doit apprendre à vivre aussi bien avec la mère qu’avec le père, car il vient de la mère et a été un de ses atomes à l’origine.

À l’origine de l’univers il n’était que cela, un atome qui vibrait dans le ventre d’un volcan, ou dans le souffle des nuages. Et puis petit à petit, sa conscience s’étant développée, il a pu devenir, sous la forme physique qu’on lui connaît, un homme, c’est-à-dire une conscience qui peu à peu prend conscience justement.

Son voyage n’est pas terminé et le fait de devenir un maître ne représente pas le terminus de l’évolution d’un homme. Cela n’est qu’un transit. Devenir un maître cela ne représente qu’un pas et le premier, le premier dans la vie athmique. Là, cet atome de conscience commence sa vie cosmique.

L’humain, dans la création, n’est qu’une forme transitoire. Considérez-vous comme des fréquences, comme des sons, comme des atomes de conscience, et si vous vous dépolarisez de l’être humain, vous arrivez très bien à vivre toutes les notions de la vie sociale. Cela ne représentera plus une interrogation pour vous. Vous réajusterez chaque chose, et vous réajustant, la mère qui vous porte, qui vous permet de vivre, vous nourrit.

C’est le fait d’avoir les deux pieds sur le sol, que la terre vous donne un corps éthérique, qu’elle vous donne le rythme cardiaque, car c’est le corps éthérique qui entretient le rythme cardiaque. Ce n’est pas l’âme qui sait que son corps a un cœur qu’elle doit pulser. C’est le corps éthérique qui connaît les fonctions du corps physique et qui entretient chaque organe.

Le corps éthérique est un peu comme la bonne volonté de la terre, qui vient autour de chacun de ses enfants et les enveloppe pour les maintenir. Comme l’amour de votre mère qui crée une protection autour de vous quand vous partez sur le chemin de l’école. L’amour de la mère protège l’enfant et crée une coque autour de lui. De la même manière, lorsque la terre voit un nouveau-né apparaître sur son ventre, elle l’enveloppe de son amour et de sa volonté de vivre, et c’est ce qui crée le corps éthérique dans l’humanité. Que la terre cesse de vouloir donner la vie et d’avoir des enfants, le corps éthérique de l’humanité disparaît et l’homme lui-même meurt parce qu’aucun organe ne peut fonctionner. Le corps est quelque chose de très bête. On le croit intelligent, mais en fait il est très bête, parce que sans le corps éthérique rien ne peut fonctionner.





Deuxième question :

Pour la construction de l’anthakarana, comment connaître l’énergie du rayon de l’âme sous son aspect volonté auquel on est affilié ?
Existe-t-il quelque part une réelle école initiatique dirigée par d’authentiques initiés, qui peuvent guider les élèves en connaissance de cause ?
Est-ce que vous nous suivez d’en haut ?
Existe-t-il une véritable école éthérique et initiatique ?


En fait, l’école véritable se trouve sur un plan subtil. Tout ce que l’on pourra trouver sur un plan physique ne sera que de formation humaine, même si un initié en a été la pierre de sa base.

Pourquoi y a-t-il toujours déformations lorsqu’il y a projection dans la matière ou dans la race humaine ?

C’est à cause de l’interprétation humaine. Ainsi, la religion, bien qu’elle soit pure dans son sein, dans son verbe, est toujours quelque chose de très pâle à côté de la réalité cosmique.

Le principe de la religion est de mettre la parole de Dieu à la portée de compréhension des enfants. C’est pour cela, qu’à chaque cycle, il y a une religion appropriée, un rituel approprié, parce qu’une énergie doit être intégrée par l’humanité, qui en est à un certain degré initiatique et cette énergie correspond à un certain rayon, à un certain type d’intelligence.

Les véritables écoles ésotériques ont existé dans le temps. Chaque fois qu’une civilisation arrive à son apogée, il y a manifestation d’une école ésotérique véritable, avec des initiés authentiques, avec une masse, donc un peuple lui aussi initié dans la masse. Mais cela arrive comme une conclusion, comme à l’école, lorsqu’un grand examen couronne tous vos cours. Cet examen de valeur existe, mais parce que vous avez fait tous les cours. Il n’existe pas la première année, ni la deuxième année, il existe à la fin de tous les cycles. Donc il ne faut pas critiquer l’humanité à son stade actuel puisqu’elle n’a pas terminé son cycle, elle est en pleine évolution.

Donc je ne peux pas parler de votre civilisation, car ce serait la condamner avant même qu’elle ait poussé. Ce qu’il faut c’est comprendre les choses telles qu’elles arrivent, comprendre leur nécessité, et comprendre la volonté qui pousse les choses à la manifestation.

Si vous comprenez les nécessités et la volonté qui pousse ces nécessités à devenir de grandes lumières, vous connaissez la raison d’être de chaque chose, et les choses véritables ne vous manquent pas. Car celui qui se désespère, par exemple, de ne pas trouver une école ésotérique véritable sur un plan physique, n’a pas compris qu’il doit, en fait, laisser les hommes prendre la nourriture dont ils ont besoin, et lui, aller tendre son assiette ailleurs, et où se situe cet ailleurs ?

Dans le plan invisible

Lorsque l’individu est allé au bout de l’expérience que l’on peut faire dans les cercles ésotériques ou initiatiques de la terre, et lorsqu’il n’est plus satisfait, il doit regarder tout simplement en l’air, en haut, là où se situent toutes les extériorisations de la sagesse.

Qu’est-ce qu’une religion, une école initiatique, éthérique ou quoi que ce soit d’autre ?

Ces groupes-là sont des extériorisations de la sagesse, et ainsi, quelle que soit la religion ou le groupe, on les retrouve à l’intérieur même du centre sacré de la sagesse que l’on connaît à l’heure actuelle sous le nom de Shamballa.

C’est un peu comme s’il y avait une sagesse une et unique dirigée par des maîtres absolument réalisés qui se situent dans le centre sacré de Shamballa, et que ces maîtres ayant à diriger chaque pays, chaque civilisation, ont la charge d’extérioriser cette sagesse. Ils considèrent la culture de ces gens, leur type vibratoire, leur type génétique, leur avenir, leur destinée, et leur rayon, considèrent une sorte d’intermédiaire de traduction de la sagesse, pour que les individus puissent avoir un moyen d’évoluer.

C’est toujours une mise à portée de l’individu. Et puis arrive un jour où chaque pays ayant acquis ce qu’il devait acquérir, chaque maître ayant donc fait son travail, il s’opère une synthèse.

L’humanité n’est plus scindée en races différentes, en civilisations, en continents différents, il y a une seule race, une seule civilisation, et c’est là où l’on atteint la synthèse des religions et des langues. Et cela existe, cela arrive périodiquement sur les planètes de manifestation. Mais pour cela, il faut attendre la fin des cycles.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que la terre représente un terrain d’apprentissage, une école, une pépinière d’âmes en quelque sorte, et que le but n’est pas que cette terre soit parfaite dès le premier jour, que la société, la civilisation, l’homme, soient parfaits dès le premier jour.

Non, penser ainsi c’est une erreur.

Ce qu’il faut, c’est participer à l’évolution, donc il faut comprendre l’imperfection.

Si l’on veut travailler pour la perfection, et que l’on ne considère que la perfection, on ne comprend pas l’imperfection de ce monde. Ce monde au contraire rebute l’individu, et on se sent agressé, mal à l’aise, en conflit. Or si l’on fait l’inverse, si l’on comprend d’abord l’imperfection, puisque c’est la zone sur laquelle vous vous situez sur un plan physique, il faut d’abord vous dire :

« Je suis sur la terre, mais dans quoi suis-je ?

Autour de moi, qu’y a-t-il ?

La haine, l’agressivité, l’égoïsme, la méchanceté, le mensonge, etc.  Qu’est-ce que c'est toute cette imperfection, quelle est sa réalité, sa valeur, le pourquoi, son origine ? »

Lorsque vous vous renseignez par l’intermédiaire des études occultes, et que vous vous apercevez que l’humanité vit tout simplement son enfantement dans le ventre de sa mère terre, alors vous êtes beaucoup plus compatissants, compréhensifs vis-à-vis de l’imperfection. Vous vous apercevez que c’est simplement une crise de croissance, et qu’un individu qui se démène et se déchaîne face à sa haine, face à son égoïsme, ne vous agresse pas, ne vous tue pas, ne vous vole pas, ne vous méprise pas, c’est lui-même qu’il vole, qu’il humilie, parce que vivant une énergie qui n’est pas la sienne.

Lorsqu’un individu vous humilie, vous vous sentez humilié à cause de la phrase qui a été dite. C’est une erreur, car en fait, celui qui s’humilie c’est celui qui prononce la parole. C’est lui qui vit cette énergie puisqu’il la porte, qu’il la déclenche, qu’il en est le terrain, le germe. Le seul humilié c’est celui qui a humilié. Vous, vous n’avez pas extériorisé cette énergie, donc elle n’est pas en vous.

Alors pourquoi vous en charger ?

Lorsque quelqu’un fait un geste d’ignorance de la sorte, il ne faut pas que vous vous en chargiez, que vous le viviez. Il faut que vous considériez l’autre comme étant perdu dans son égoïsme, dans son humiliation, dans sa méchanceté, et il faut l’aider à en sortir. Et c’est dans ce sens qu’il a dit :

« Si on te frappe sur la joue droite, tends l’autre joue. »

Il n’a pas dit cette phrase pour que vous vous laissiez battre, que vous vous laissiez avoir par les autres. Il voulait signifier à celui qui vit une imperfection, montre-lui ton autre face, celle qui est parfaite, et tu verras qu’il ne la battra pas.

Lorsque l’on montre sa face droite, le côté droit, c’est le côté de la matière, c’est donc le côté grossier qui peut être imparfait. Lorsque l’on montre le côté gauche, c’est le côté de l’âme, c’est donc la perfection. Lorsqu’on bat ton imperfection, montre ta perfection. C’est en ce sens qu’il parlait.





Troisième question:

Comment vivre motivé par la lumière de l’âme alors qu’on ne la perçoit pas, et qu’on ne l’apercevant pas, l’inertie est la plus forte ?


Le problème n’est pas de vivre malgré le manque de perception, l’effort à apporter est sur le développement de la perception. Quelqu’un qui veut essayer de vivre pour la lumière malgré le handicap de ne pas la sentir, ou le peu de conviction qu’il peut en avoir, c’est fournir un effort qui peut porter l’individu au découragement, à la névrose. Donc, il ne faut pas vivre de cette manière.

Il faut prendre chaque problème à la base et vivre tout simplement chaque chose en son temps. Tout le monde veut dans une grande exaltation et un grand élan de joie, vivre la lumière servir la lumière, être un guide, ou vivre en rapport avec un maître, ou un initié. Cela est bon, mais il faut faire les choses en leur temps, et c’est là le secret du succès, en fait.

Il ne suffit pas de demander la lumière pour que la lumière descende sur vous et que vous puissiez la servir. Non, c’est un acte inutile. Il ne faut pas non plus vous en vouloir de ne pas la sentir. Faites les choses tranquillement, logiquement et n’y mêlez pas l’émotionnel. Travaillez à développer les moyens d’être la lumière, de percevoir cette lumière.

Vous voulez par exemple travailler pour la paix, puisque nous en avons parlé, mais vous ne savez pas exactement ce qu’est la paix. Tant que vous ne saurez pas ce qu’est la paix, vous ne pourrez pas travailler véritablement pour la paix. Donc attachez-vous à développer en vous cette notion de paix, à être la paix, et ensuite, sans problème, vous allez pouvoir travailler pour la paix.

Vous voulez travailler pour l’amour, de la même manière, ne vous jetez pas à corps perdu dans des actes de service, que ce soit le bénévolat ou autre chose, tout heureux d’être martyrisé, en pensant que c’est au nom de l’amour.

« Regarde Jésus comme je me martyrise. »
ou
« Regarde maître comme je fais oubli de ma personne. »

NON

Interrogez-vous plutôt sur les notions de l’amour, sur l’alchimie de l’amour, et sur les grandeurs de l’amour. Donc, développez le discernement. Car pour collaborer et vivre la lumière, il faut pouvoir la discerner.

Ce qu’il faut donc tout d’abord c’est être sûr que l’on voit bien, donc ne pas être un aveugle. Pour ne pas être un aveugle, il faut avoir un certain discernement, connaître certaines lois. Alors, comme je l’ai déjà dit mille fois, instruisez-vous.

Beaucoup de gens arrivent sur un nuage d’ignorance, et l’ignorance fait faire énormément d’erreurs. L’individu ne sait pas choisir, ne sait pas ce qu’il doit faire pour entrer en communication, pour vivre une expérience invisible.

Donc, première des choses, instruisez-vous, que ce soit en vous inscrivant dans des groupes ésotériques, ou en lisant les ouvrages des maîtres et des sages. Instruisez-vous, et ne prenez pas cette instruction comme une carte qui vous montre où vont les routes et ce que vous devez faire, mais plutôt comme une substance que vous devez digérer et qui doit provoquer en vous un déclic, l’entendement.


Qu’est que l’entendement ?

L’entendement est une connaissance qui devient spontanée. C’est-à-dire que vous apprenez les principes de certaines lois, de certaines techniques, vous apprenez donc quelque chose qui est très anatomique, en fait, à propos des lois et des énergies. C’est le squelette, et ce qui se dégage après, de ce squelette par maturité et l’expérience, c’est une essence. Ce qui fait que, même en ayant appris peu de choses, du moment que ce sont les choses primordiales, principales, lorsque vous serez face à un événement, face à un choix, face à une interrogation, il va y avoir cette substance qui va créer la réponse. C’est cela l’entendement.

Première réaction donc, ne plus être un aveugle, pour diriger et permettre de faire le choix juste, d’apprécier les choses à leur juste valeur. C’est la boussole. Deuxièmement, se purifier. Car avoir la connaissance, déclencher un entendement à propos des choses supérieures, ne veut pas dire que l’on a atteint la purification. Se purifier, c’est s’aligner avec la volonté du plan, c’est véritablement intégrer le rôle cosmique que le père créateur, que Dieu a prévu pour cette race que vous appelez l’homme.

Lorsque l’homme comprend cela, il peut aller partout, parce qu’il sait à ce moment-là, ce qu’il a à faire. Ce qui ne veut pas dire qu’il devienne esclave du plan et qu’il ne puisse pas faire autre chose que ce que le plan exige, pour l’harmonie du plan. Absolument pas. Vous comprendrez cette notion quand vous serez proche d’elle.

Il y a des choses dont on ne peut pas parler véritablement parce qu’il est question de nature, et qu’on ne peut jamais trop expliquer la nature, il faut la sentir. Le fait de faire la volonté du ciel n’implique pas que l’homme soit esclave du ciel.

Au contraire, lorsqu’il a conscience de son poste, c’est là où l’homme devient véritablement un Roi. Mais lorsque l’on dit à l’homme :

« Tu sais, il existe une volonté divine, il existe un plan, un plan d’évolution et tu dois faire ta part de travail»

Alors il regarde le Maître et lui dit :

« Ça ne va pas, je veux faire ce que je veux sur la terre, je veux faire selon mon idée, selon mon plan. »

Tous les messages reçus ne considérant l’homme que comme un esclave, ne sont pas issus de la lumière, mais issus du mental d’un l’homme qui voyait les choses de manière déformées, et du mental d’un homme qui acceptait la volonté de Dieu par soumission et non par fusion, ce qui est complètement différent.

Parmi les initiés, il y en a encore qui ont un ego très grand et qui tout en reconnaissant la nécessité d’aimer Dieu et de servir le plan, le font en se crucifiant pratiquement. Alors ils se plient, ils se soumettent et ils se disent : « je suis esclave de Dieu », et ils font croire aux hommes que l’humanité doit être esclave.

Quelle erreur, car il en est tout autrement.

La vie est simple. Imaginons très schématiquement qu’il y a Dieu, les anges, la création, et l’homme, et chacun à son poste pour que tout aille bien. C’est le fait de prendre son poste, le travail et les outils qui lui sont réservés, le travail que lui seul peut faire avec grandeur, que l’homme devient un Roi. Vous l’appelez un Maître, et avez-vous déjà entendu un Maître dire que Dieu est un meneur d’esclaves ?

Non

Un Maître dit qu’il est amour, qu’il est pardon, qu’il est lumière et abondance. Alors, chaque fois que vous rencontrerez un écrit où il est question d’être esclave de Dieu, sachez que malgré le niveau initiatique de la personne qui s’exprime, cette personne n’était pas encore parfaite, et que son orgueil était encore fort grand.

Être un initié, n’est pas être un Maître. Cela ne représente pas le summum de la spiritualité.

Dans une université, quelqu’un qui en est à la première année d’études n’est pas encore docteur, à la deuxième année non plus, même pas en dernière année. Il faut avoir obtenu le diplôme et à ce moment-là le doctorat est acquis.

Il en est de même avec l’énergie spirituelle qui, en fait, est l’énergie de la volonté. L’homme doit développer en lui la volonté spirituelle, et c’est pour cela que c’est si dur, si problématique et dangereux. Ce qui s’éveille en vous au cours de l’évolution et que vous appelez la kundalini, soit le feu sacré ou le Saint-Esprit, c’est la volonté spirituelle, c’est le rayon un, c’est le père que vous réveillez en vous.

Le fils, soit le rayon deux, vous l’êtes déjà, c’est votre âme, la tonalité de votre âme. Le simple fait, même maladroit, d’avoir besoin d’amour, d’avoir besoin de chaleur, d’amis, c’est la manifestation du rayon deux. Mais ce que vous devez développer, c’est un attribut de votre nature athmique, c’est le rayon un, et c’est la volonté spirituelle, c’est donc être ce feu cosmique, cette énergie transcendantale, cette énergie cosmique.

Lorsque vous avez retrouvé votre rayon un, il fusionne avec le deuxième rayon, qui est le Christ en vous, et il y a naissance de la troisième personne, l’enfant cosmique. C’est à ce moment-là que vous commencez votre aventure cosmique.

Donc, pour l’instant, vous n’êtes qu’à l’état d’un petit Christ, parce que dans sa nature profonde, l’âme a toujours la tonalité christique. L’acte créateur est un acte d’amour, c’est pour cela que le gardien de la création est aussi le maître de ce rayon deux : le Christ.

Mais le Christ ne peut rien faire sans le Père soit le rayon un, car celui qui maintient la vie de ce rayon deux, c’est justement le rayon un. Le feu qui est dans la vie, c’est le père, et c’est cela que vous devez aller chercher tout au fond de vous, tout au fond de votre matière, de votre corps éthérique, c’est le père. Et lorsqu’il commence à rayonner, vous savez à quel point il est puissant.

C’est justement ce feu que l’on appelle la kundalini, et qui se situe sur plusieurs plans. On confond beaucoup la nature de kundalini. La plupart des gens, en fait, lorsqu’ils parlent de kundalini, en parlent sur un plan éthérique, et ce n’est pas sa meilleure représentation. La kundalini dont je parle se situe sur un plan athmique, et ne considère que le rayonnement de l’âme, soit la puissance de l’âme.

Il existe donc la nature de l’âme qui est l’amour sagesse, puis la puissance de l’âme, soit, la volonté ou le pouvoir, et ces deux fusionnent par l’acquis des expériences dans la matière qui déclenche les compréhensions, qui déclenche la vie des chakras. Les chakras ne sont là, en fait, que pour réveiller petit à petit le pouvoir en l’homme, la volonté spirituelle. Les chakras ne sont que des attributs de cette kundalini du plan athmique dont je parle, donc la kundalini de l’âme en fait.

Regardez l’analogie. Dans la Trinité, il y a le Père, le Fils et le Saint-Esprit. De ces trois personnes sont nés sept rayons, sept notes, sept vibrations, sept couleurs, qui maintiennent la vie dans le cosmos. Dans l’homme, existe cette trinité, qui par projection, crée sept centres de force, soit les sept chakras. Et lorsque l’homme arrive, petit à petit, à prendre conscience de ces sept différentes forces, il se déclenche une synthèse, la volonté ou pouvoir, soit le Père. Et là il y a la véritable naissance de l’enfant cosmique.





Quatrième question :

Est-ce que le message de paix et d’harmonie du bouddhisme tibétain s’inscrit dans le message christique décrit par le Maître Le Tibétain ?


Les différentes religions ont toujours un langage commun à propos des vérités principales qui les composent, même si, ensuite, dans le rituel, le credo de la religion, les choses sont différentes. Dans la graine même, donc dans la lumière de base, la réalité est la même.

Cela veut dire, que dans le temple éthérique de la terre, dans Shamballa donc, le but de la religion n’est pas d’extérioriser la sagesse. Mais étant donné que tout vient par projection depuis la sagesse, cette sagesse s’y retrouve, même s’il faut la chercher dans les noirceurs, dans les voiles, dans les dogmes. Elle est là, elle est cachée. Et c’est pour cela que toutes les religions, que tous les groupes, même aussi éloignés de la lumière soient-ils, sont toujours initiatiques, car ils conviennent toujours à tout le monde.

Pour répondre précisément à la question, je dirais qu’il faut créer un grand pont entre tout ce qui est de provenance bouddhique et le christianisme, parce que du même rayon. Je ne dirais pas la même chose d’autres religions. Chaque religion, chaque ascèse, chaque extériorisation de la sagesse, ne peuvent appartenir à différents rayons, et ne peuvent donc pas fusionner.

Ces différences sont nécessaires à cause de la diversité humaine. Mais des religions appartenant au même rayon peuvent fusionner, et c’est ce qui se passe en ce moment avec la sagesse venant d’orient ou de l’Inde. Cette sagesse appartient au rayon deux, qui est un rayon chrétien.

Les religions appartiennent au rayon deux principalement et premièrement, et ensuite, dans une manifestation beaucoup plus dogmatique, au rayon six. Mais je ne veux pas rentrer dans des choses trop techniques, restons-en à la similarité. Là où l’on ne peut pas faire de mélange, c’est, par exemple, avec certaines sociétés initiatiques : la Maçonnerie et la Religion. On ne peut pas faire non plus de fusion avec une religion et des organismes qui vouent une place primordiale à la kabbale.

Non pas que ces organismes disent des choses différentes, ou croient des choses différentes. En vérité, les choses sont les mêmes, mais les énergies utilisées sont différentes. Les gens qui sont attirés ou pratiquent la kabbale ou le rituel ne sont pas du même rayon que ceux qui utilisent la religion, ou quelque chose qui se manifeste par le rayon deux. Ce sont des gens complètement différents qui doivent pour leur évolution travailler avec d’autres énergies, sinon ils ne peuvent pas évoluer.

Donc, il ne s’agit pas d’imaginer un jour une religion universelle. Par contre, on peut imaginer un temple universel, et à l’intérieur de ce temple, des différents rituels. Chaque rituel correspondant à un rayon, et ainsi chaque être humain pourra trouver, selon son rayon et dans le temple universel, sa façon pour adorer le Seigneur. Ainsi personne n’est lésé.

Je vous le rappelle, je l’ai dit souvent, mais je le rappelle pour vous, l’universalité n’est pas l’uniformité, le principe même de la création n’est pas celui-là. Le principe de la création est diversité.

Ce qu’il faut donc, c’est respecter les diversités. Mais l’université n’empêche pas la synthèse, et c’est ce que les hommes confondent trop souvent. Avec leur étroitesse d’esprit ils se disent que tout le monde doit penser pareil, tout le monde doit aimer pareil, tout le monde doit faire la même chose, avoir le même Dieu, la même façon de croire en Dieu, etc. parce qu’ils comprennent mal ce que veut dire le mot synthèse. Ils pensent que synthèse, c’est uniformité.

Synthèse a le même effet qu’entre le yin et le yang et qu’entre les aimants. C’est tout simplement la polarité des contraires, et l’harmonie par les contraires. Et ainsi, chacun a le bonheur d’être différent de l’autre et apporte à l’autre quelque chose. Et ainsi dans la grande chaîne planétaire, dans la grande chaîne de la création, chacun a une place primordiale et absolument nécessaire pour que la vie de l’autre soit aussi, parce que, sans l’autre, la vie n’est pas.

Pourquoi par exemple, sans les âmes du septième rayon, les âmes du rayon trois ne peuvent-elles pas être ?

Le septième rayon c’est l’ordre, la discipline et la cérémonie, sur un plan occulte. Mais sur un plan de manifestation sociale et d’extériorisation de la création, c’est l’ordre et la discipline. Or, on ne peut pas travailler avec le rayon sept sans passer par le rayon trois, étant l’intelligence active. On ne peut pas être l’intelligence, le verbe, sans être l’ordre, la discipline.

Donc, chaque âme est nécessaire, pour l’existence d’une autre âme. Chacun a besoin de la différence des autres et dans ce jeu de polarité se crée l’équilibre et la vie a lieu. Donc, n’essayez pas de rendre l’autre semblable à vous-même, ou semblable à un schéma de perfection. Permettez-lui, dans sa différence, d’être au maximum de sa perfection, et travaillez sur votre propre perfection. Ainsi l’équilibre du monde peut avoir lieu.

Tous les gouvernements essayent d’uniformiser, même les gouvernements non dictatoriaux, et que se passe-t-il ?

Tout s’écroule. On essaie d’uniformiser la pensée, d’uniformiser les besoins, il faut que tout le monde ait besoin de sa radio, de sa voiture, de sa paie à la fin du mois. C’est cette uniformisation qui crée la lassitude chez l’être humain, et qui finit par déclencher les névroses, les psychoses.

Finalement l’être humain n’est plus vivant, et il se révolte contre quelque chose qui est devenu un système. Le système devient plus fort que la vie, et il tue la vie. Comme une coquille qui ne veut pas libérer son germe et qui tue le germe à l’intérieur. Avant d’être tué, le germe va se débattre, se battre avec la coquille et finalement tous les deux mourront. C’est ce qui se passe maintenant.

Personne n’a compris, que les rapports entre les hommes sont toujours des rapports de puissance, qu’il faut donc dominer quelqu’un. S’il faut dominer, il faut uniformiser. On ne peut pas dominer dans la diversité. Il faut dominer en uniformisant.

L’erreur en politique est de s’imaginer que l’on doit dominer la masse pour la conduire, et pour cela uniformiser. Erreur, l’homme finit par se révolter, et tuer même la société. C’est ce qui déclenche les conflits de générations, les révolutions, et, ce qui en contrepartie déclenche les dictatures. Parce que finalement naît un jour quelqu’un, qui plus que les autres en a assez de cette emprise, et qui instaure la sienne.

Ce qu’il faut donc, c’est respecter les différences. Ceux qui sont père et mère de famille vont davantage comprendre ce que je veux dire, parce qu’ils le voient avec leurs enfants. Aucun de leurs enfants n’est le même, et s’ils veulent un foyer harmonieux, il faut respecter la nature de chacun. Il ne faut pas dire tu dois apprendre cela, tu dois être comme cela, avoir telles valeurs. Cela est impossible, parce que l’enfant a un réseau énergétique différent de son frère. Il doit avoir une expérience différente, il a surtout un rôle différent à jouer sur la terre, et à l’intérieur de sa famille.

Alors, tout en donnant les lois primordiales, les valeurs de base en exemple et en acceptation, il faut en même temps laisser à chacun sa liberté. Et c’est dans cette liberté que va naître le bonheur, qu’il soit social ou spirituel. Tant que les gouvernements n’auront pas compris cela et voudront conduire la masse, ils engendreront des civilisations qui mourront dans les révolutions, ou dans le chaos, que ce soit le chaos financier, économique, moral ou religieux, peu importe.

Les hommes politiques, les gouvernements devraient considérer la masse non pas comme des gens anonymes, mais plutôt comme un seul être, un seul être qui a besoin d’un certain respir, et ainsi ne plus édicter des lois, mais connaître la loi de chacun des individus. C’est pourquoi, dans le futur, il sera absolument nécessaire que les chefs des nations soient des initiés, car ainsi ils pourront diriger la vie des gens d’après leur rayon.

À l’heure actuelle, les gens ne sont pas heureux, parce que personne n’est véritablement à son poste, et personne ne peut véritablement vivre son rayon, donc, faire fonctionner ses propres énergies. Le bonheur de l’homme est de faire fonctionner ses énergies. La plupart des gens ne peuvent vivre leur rayon. Ils vivent le rayon de l’âme collective de la nation qu’ils représentent, et cet abrutissement ne leur permettant pas d’être eux-mêmes, cela déclenche l’écroulement de la société, pour qu’enfin, chacun retrouve sa liberté.





Cinquième question :

En complément de la dernière communication que nous avons eu au sujet de la réincarnation, voici une question complémentaire. Si chaque être est une réincarnation, d’où viennent les milliards d’âmes qui font croître la population terrestre, et pourquoi certains esprits s’occupent-ils du monde des vivants ?  N’ont-ils pas d’autres choses à faire ?


D’où viennent toutes ces âmes ?

Il faut comprendre que le cosmos est un réservoir infini d’atomes de conscience. Et si l’on comprend que l’homme est un atome de conscience, on comprend qu’il puisse exister des milliards et des milliards d’atomes de conscience. Observez votre composition au niveau vos cellules, et que chaque cellule, par évolution doit pouvoir vivre sa propre vie, découvrir une individualité. Imaginez donc le stock que votre corps représente de consciences futures et d’individualités futures. Imaginez le nombre de cellules que vous avez, rien qu’au niveau du foie, de la moelle épinière, il y a de quoi ensuite peupler toute une planète.

Pourquoi cela ?

Tout simplement parce que tout est la vie. Ce n’est pas parce qu’il a été prévu un nombre x d’âmes, bien que cela soit vrai, mais je vais expliquer pourquoi, il ne faut pas s’arrêter à cette conception. C’est surtout parce que l’univers tout entier est un jaillissement de la vie et de la conscience.

Comme je l’ai déjà dit, le créateur n’a pu créer qu’avec ce qu’il est lui-même. Étant lui-même conscience, tout ce qu’il a créé est conscience, que ce soit l’atome que l’on brise lors de vos expériences nucléaires, ou l’atome qui vous compose, l’atome que vous êtes en tant que conscience, c’est exactement la même fréquence, mais dans un degré d’individualité différent. Et c’est là la seule différence.

C’est-à-dire que l’atome qui compose un minéral ou l’arbre, le corps d’un animal ou d’une fleur, n’a pas du tout de degré d’individualité. Il ne sait pas, en lui, qu’il existe, et c’est pour cela que des esprits, appelés esprits de la nature ont le devoir d’entretenir la vie dans ces formations-là. Étant donné que seule la conscience éveillée produit la vie, donc le souffle, donc le feu, tout ce qui a une conscience endormie, a besoin d’une conscience transposée pour vivre, d’où l’intermédiaire et l’intervention des éléments de la nature : les gnomes dans le sol, les petites fées dans les fleurs, etc.

Ces éléments de la nature sont des vibrations, dont le rôle est justement de régénérer la matière et de la vivifier. Ils ne sont pas cantonnés dans ce travail, pour ce travail. Ils méritent aussi une évolution et ils ont leur évolution, mais je ne vais pas parler d’eux.

Donc, quoi que ce soit dans l’univers sur un plan physique d’une planète ou sur un plan éthérique, ou simplement la substance qu’est l’espace, parce que l’espace c’est une substance, le vide c’est une substance, ce vide est un composé d’atomes, et donc il est aussi une conscience. Donc l’univers tout entier est un gigantesque réservoir d’atomes de conscience.

Maintenant, ce qui fait que l’on peut déterminer le nombre d’âmes, c’est tout simplement parce qu’on ne peut pas permettre à tous les atomes d’évoluer en même temps. Il y a des cycles, il y a un certain ordre, un rythme, une harmonie dans l’univers, et chacun est au service de l’autre et lui est nécessaire.

Au fur et à mesure, ces atomes prennent de plus en plus d’individualité et ainsi l’homme doit aussi apprendre à être individuel. L’homme de la rue n’est pas individuel, il fait partie de la masse, de l’âme collective, et peut être influencé. Il peut voter pour tel homme politique, alors qu’en fait, il ne croit pas à son discours. C’est pour cela qu’il peut être influencé pour suivre une mode, qu’elle soit vestimentaire, musicale, idéologique ou autre.

Avec l’évolution, lorsqu’il devient de plus en plus individuel, l’homme n’est plus influençable. Il se rallie à une cause qu’il reconnaît vraie. C’est pour cela que la politique, les rapports de puissance ne peuvent avoir lieu dans une société avancée. Ce qui permet à un dictateur d’avoir prise sur une foule, c’est parce que cette foule est folle, cette foule n’est pas assez développée pour comprendre qu’elle a affaire à un dictateur, elle reste subjuguée, sous le charme, dans l’erreur.

Mais revenons à nos atomes. Il y a donc, à cause de la création des hiérarchies, et à cause du rythme et des cycles, un certain nombre de ces atomes qui doivent passer à travers les différents règnes, jusque sur le plan des Maîtres, et plus loin jusque sur un plan cosmique. Il existe donc un rythme, que l’on appelle le souffle de Brama, et qui veut que Dieu, donc le créateur, extériorise un certain nombre de vies, extériorise un plan, un certain nombre de créatures pour maintenir ce plan. Comprenez ce qui est écrit justement dans la Bible.

Pourquoi parle-t-on du livre de vie et des noms qui y sont écrits ?

Est-ce que cela veut dire qu’il y a les bons et les méchants, et que celui qui a son nom sur le livre aura le droit de continuer sa route vers Dieu ?

Non, il ne faut pas voir le livre rédigé et servant de jugement au jour dernier de la terre. Il faut voir le livre comme étant simplement le nombre d’atomes ayant reçu le sceau de l’évolution. Et ainsi, à la fin des cycles, lorsque toute l’humanité aura atteint l’état que l’on appelle de Bouddha, on regardera si tous les atomes ayant été marqués du sceau de l’évolution, donc ayant reçu la permission d’évoluer et de passer à travers les différents règnes, sont bien arrivés au port, c’est-à-dire face au trône, face au Père.

Ils passeront alors dans le monde complètement invisible, soit le monde ésotérique, et ceux qui ont composé la vie physique, la vie de ces atomes qui ont évolué, à leur tour, commenceront leurs cycles d’évolution. Un nouveau livre est écrit, on répertorie ainsi tous les atomes de conscience et on ouvre les portes pour qu’ils puissent se déverser dans la vie de la manifestation, la vie humaine.

C’est pour cela qu’il y a un cycle où les portes sont ouvertes entre les différents règnes et un cycle où les portes sont fermées, règnes venant du monde animal, végétal, minéral ou humain. Ainsi, la terre reçoit perpétuellement, et les soleils aussi.

On pense qu’il n’y a que les planètes physiques qui sont habitées, mais en fait, toutes les sphères sont habitées, chacune est habitée d’après son degré, d’après son rôle, son poste.

La sphère du soleil reçoit les initiés, la vie et la manifestation des initiés.

Les planètes très denses comme la terre reçoivent les disciples en probation et les initiés sur le chemin de l’évolution.

Ensuite, les autres planètes, comme par exemple, Pluton ou Mercure, reçoivent les initiés très avancés, mais n’ayant pas atteint l’état de maître, tel que nous nous l’entendons bien sûr.

Ainsi chaque sphère reçoit chaque fois une famille d’âmes arrivée à un certain degré vibratoire et nécessitant un certain degré de manifestation jusqu’à ce que l’on en arrive au soleil où l’homme a atteint un état absolument parfait de manifestation, où il devient un Christ.

Le soleil n’est encore là qu’un seuil. Dès que l’individu est arrivé au soleil, en fait, il est au seuil de l’autre monde, il bascule dans le monde ésotérique, dans le monde complètement invisible, complètement divin, et il n’y a plus de retour en arrière. Ce qui fait que les Maîtres encore dans le soleil, peuvent influencer, aider et initier les hommes. Les Maîtres ayant atteint une évolution telle, que le soleil ne peut plus leur permettre de zone de manifestation, ils plongent dans la zone ésotérique, dans le monde divin, et ne peuvent plus jamais aider la matière, ils ne peuvent plus jamais aider les hommes et les initiés.

C’est ainsi que dans la hiérarchie, il existe des postes plutôt que des Maîtres. C’est ainsi qu’il existe le poste du Christ ou le poste du chef du premier rayon, du deuxième rayon et que cycliquement ces postes sont tenus pas différentes âmes, par différents individus. Hors du soleil, ils ne peuvent plus rien pour la manifestation, ils sont dans le non manifesté, et du non manifesté on ne peut rien pour le manifesté.

C’est pour cela que Dieu lui-même a besoin de son fils, de ses enfants sur la terre, et c’est pour cela qu’il a dit :

« Je suis la porte, par moi vous irez au père. En me voyant vous voyez le père. »

Il ne peut être fait autrement. Sinon, c’est se brûler et de toute façon être à un rendez-vous où il n’y aura personne.





Sixième question :

Comment connaître notre karma pour remplir au mieux notre mission dans cette vie. Et quel est le rôle de notre guide spirituel ?


Comment connaître votre karma ?  Ne vous inquiétez pas, le karma se fait connaître lui-même. Vous n’avez pas besoin de le chercher, c’est lui qui vient à vous. Ce qu’il faut, c’est savoir le reconnaître. Mais la plupart des gens jugent trop la vie dans son aspect profane et quotidien, et ils ne voient pas le doigt de Dieu, ils ne voient pas l’épreuve initiatique. Ils n’ont pas une conscience suffisamment éveillée sur les exigences de la spiritualité, pour se rendre compte que leur vie quotidienne est une épreuve spirituelle et un chemin spirituel.

Et c’est pour cela que je dis toujours :

« Toute la vie est spirituelle, ou la vie n’est pas spirituelle. La spiritualité est partout ou elle n’existe pas du tout. »

Tout est support de la spiritualité comme le simple fait de respirer, d’observer la respiration. Vous allez me dire que c’est un acte naturel pour pouvoir vivre, survivre, pour alimenter les cellules en oxygène.

Sur un simple plan physique je suis d’accord avec vous. Mais regardons un peu plus profondément ce qu’est la respiration. C’est l’un des plus grands actes spirituels que l’homme effectue chaque jour et il ne s’en aperçoit pas, il n’en a pas conscience. Par la respiration se crée un rythme. Vous avez conscience de ce rythme quand vous vous écoutez respirer, quand vous méditer ou quand vous vous relaxez, et c’est par ce rythme que l’âme descend dans la matière.

Que fait le nouveau-né lorsqu’il vient au monde ?

Il prend son premier souffle, il respire. Donc, pour recevoir l’âme, le corps doit articuler le souffle. C’est à ce moment-là que l’âme descend dans le corps, se manifeste à travers son corps. Donc, chaque fois que vous respirez, vous entraînez l’âme dans la manifestation. Si vous respirez de manière chaotique, de manière nerveuse, inconsciente, vous entraînez l’âme dans une chute dans la matière. Donc vous attirez l’âme dans l’inconscience, vous la faites vivre, vibrer inconsciemment.

Par contre, si vous rendez votre respiration consciente, l’âme va pouvoir descendre, vivre, rayonner et vous donner conscience de ce qu’elle est. Lorsque vous méditez, vous essayez d’atteindre de grands états, vous essayez de voir des lumières, de voir le Maître, de voir Jésus ou je ne sais qui.

Cessez tout cela et concentrez-vous plutôt sur votre respiration, écoutez votre souffle, entrez dans votre souffle, dans le rythme, et essayez de percer ce mystère. Allez dans la substance du souffle. En allant dans la substance du souffle vous allez avoir un contact avec l’âme, si vous le faites bien, si vous le faites réellement et avec un détachement complet, sans chercher quoi que ce soit, vous allez réellement avoir un contact avec l’âme, car la loi qui veut que l’âme descende en manifestation au rythme du souffle.

Chaque fois que vous inspirez, l’âme est appelée et le pont se fait. Si vous pouviez être suffisamment clairvoyant pour remarquer ce qui se passe, non pas sur un plan éthérique ou astral, mais sur un plan de l’âme, un plan athmique, vous verriez qu’au moment où votre corps respire, il se fait une grande ouverture, et selon votre degré de conscience, l’âme va pouvoir envoyer sa présence et son pouvoir, ou pas.

À l’expiration, cette porte se referme sur l’âme et la fait descendre dans la matière, et ainsi de suite, à chaque inspiration et expiration. Ce qui fait, que le corps physique, les énergies physiques sont en relation avec les énergies de l’âme, et qu’il devrait y avoir une fusion impeccable et absolue. Si vous inspirez et expirez inconsciemment, vous ouvrez, mais vous n’arrivez pas à attraper l’âme, l’ouverture se referme sur du vide, et l’être humain ne reçoit que du vide.

Combien d’hommes ont l’impression d’être vides ?

Est-ce que ce n’est pas l’impression qu’ils ont ?

Quand ils se regardent, ils disent :

« Je suis vide »

Et ils ne peuvent pas rester seuls. Ils ne peuvent pas vivre sans la télévision, sans la radio, sans le tourne-disque, sans la compagnie des amis, sans le travail, sans lecture, parce qu’ils sont vides, leur carcasse est vide.

Par contre celui qui développe un peu de conscience, lorsqu’il respire, il s’ouvre à son âme, il la prend, il la redescend, et au moment où il la redescend, il est la présence, tout simplement.

Alors, quand vous voulez avoir un contact avec l’âme, étudiez le souffle. Je ne dis pas de pratiquer la technique du souffle, ça, c’est autre chose, c’est un autre exercice. Soyez conscient de votre souffle, placez toute votre conscience dans le souffle, et calmez-le, car on ne peut pas dégager une conscience divine ou avoir une approche de la conscience divine sans être dans une respiration souple et calme.

Petit à petit, en vous fixant sur le souffle, vous allez calmer la respiration, et lorsqu’elle sera bien calme, enfoncez-vous dans la substance du souffle, et chaque fois que vous allez inspirer et expirer, vous allez sentir que vous êtes une présence.

C’est cette conviction d’être une présence qui va changer votre vie, ce n’est pas le fait que vous devez travailler pour découvrir votre âme, ou ouvrir tel chakra. Tout cela ne vaut rien. Ce sont des réalités certes, mais dans l’application quotidienne cela n’est pas utile. Ce qu’il faut, c’est déclencher en vous la présence, et cette présence vous pouvez la soupçonner sans être un grand initié, sans attendre des milliers de vies, mais simplement en entrant dans votre souffle.

Et entrer dans le souffle, c’est entrer dans le ventre. Pourquoi l’homme ne veut-il pas entrer dans son ventre ?

Dans le ventre se trouve un chakra que l’on appelle le plexus solaire, et dans le plexus solaire se trouvent tous les traumatismes, tous les complexes, toutes les limites, toutes les noirceurs de l’individu. Ce qui fait qu’avant de découvrir la présence, il va falloir nettoyer.

En entrant par le souffle dans votre ventre, donc dans la racine, vous allez être amenés à vivre certaines expériences de purification. Ce qui fait, que si vous avez envie de pleurer, de crier, de faire une posture étrange avec le corps, qui peut être une posture de hatha-yoga ou autre, ne vous bloquez pas, laissez la chose arriver. C’est votre ventre qui se nettoie, car là est la racine de l’être.

En fait c’est avec le ventre que l’on respire, ce n’est pas avec autre chose. On croit que c’est avec les poumons, mais c’est faux. Le poumon ne fait que répartir la substance de l’air inspiré. C’est une raffinerie, c’est un filtre comme le foie, mais ce n’est pas le foie qui capte l’énergie vitale, c’est la rate, c’est la rate éthérique en plus. Donc, il ne faut pas prendre le poumon comme étant l’endroit, la base de la respiration.

L’endroit de la respiration c’est le ventre, et tant que l’homme ne respire pas avec son ventre, il ne peut pas découvrir la présence. Si vous voulez découvrir la présence, il faut nettoyer le ventre, car là est l’origine, la racine de la vie, la racine même de la conscience. C’est pour cela, que là, est implanté le cordon ombilical, car c’est le chakra principal du nouveau-né. C’est là qu’il est, il n’est qu’un ventre.

Pourquoi cette notion ?

Non pas qu’à l’origine chacun ne soit qu’un estomac, mais parce que la vie se situe d’abord dans la partie nourricière, à l’image de la mère, à l’image donc de la terre. L’être est d’abord à l’image de l’amibe.

Qu’est qu’une amibe ?

C’est avant tout un estomac qui digère. Dans la formation de la vie, il faut donc remonter très loin pour connaître la valeur et la raison de la valeur du chakra dont je parle. Lorsque l’on remonte à la formation première de la vie, à cette cellule première née dans l’océan, cette cellule n’était qu’un estomac qui digérait, qui transformait une énergie pour perpétuer son corps.

À l’origine, il n’y avait que de l’eau dans les mondes et sur les mondes. Donc cette cellule est née dans l’océan et faisant partie de l’océan à l’heure actuelle encore, n’était qu’un ventre, et n’avait pour but que de développer d’autres cellules.

La formation de corps tel que celui des animaux ou de l’être humain nécessite d’abord la formation d’une cellule-mère, et cette cellule doit penser à se créer en tant que chair, puis en tant qu’organes. Et petit à petit, au fur est à mesure que le corps est devenu complet, les chakras se sont développés et pouvaient recevoir La Trinité. Donc, ils pouvaient recevoir les sept rayons et constituer les sept chakras.

Mais lorsqu’il n’était qu’une petite cellule, seul le chakra plexus solaire existait, et on le retrouve partout. Dans n’importe quelle cellule on retrouve le plexus solaire, parce que l’acte premier d’une cellule est de se régénérer, donc de se nourrir, digérer une énergie, qu’elle provienne du plan physique, qu’elle soit donc une substance dense à digérer ou qu’elle provienne d’un plan éthérique, du spectre solaire.

Puis, petit à petit, cette cellule en concrétise d’autres et forme un premier organe, qui en forme un second, puis un troisième, et ainsi de suite jusqu’à obtenir quelque chose qui ressemble à une créature, et qui peut recevoir un minimum de chakras. C’est-à-dire, encore une fois, le chakra plexus solaire et le chakra de la rate, donc ne plus tirer la nourriture simplement du plan physique, mais aussi du plan cosmique.

Au moment où ces deux chakras peuvent se manifester sur un plan physique, dans un corps physique, se déclenche la création d’un troisième chakra, considéré comme étant le premier mais qui, en fait, est le troisième, c’est le chakra racine, soit le chakra où est kundalini. Ce sont là, les trois chakras principaux des animaux.

Lorsque l’on étudie les animaux, on voit qu’ils sont composés principalement de ces trois chakras. Les animaux ont une certaine individualité, ils ont aussi une kundalini, mais par contre ils n’ont pas du tout un chakra du cœur, un chakra de la gorge, un troisième œil, un chakra coronal. Leur évolution n’est pas encore permise, parce que leur corps ne peut même pas le permettre, ils ne sont pas constitués pour cela.

Lorsqu’on a affaire à un organisme qui est destiné à une évolution du type de l’évolution humaine, alors les chakras se constituent et sont acquis au fur et à mesure de l’évolution. On ne fait pas comme cela un homme avec ses sept chakras.

L’humanité vient de très loin, et ce n’est qu’au fur et à mesure de son évolution qu’elle a acquis des chakras, parce qu’elle les a développés.


À l’heure actuelle, que doit faire l’humanité ?

À l’heure actuelle l’humanité doit établir la conscience dans chaque chakra acquis. L’humanité étant assez développée pour avoir obtenu tous ses chakras, même le chakra coronal, qui est le siège de l’âme, ce qui veut dire que l’âme est suffisamment proche de son plan physique, ce qu’il faut donc, c’est donner de la conscience à chacun de ces chakras. Conscientiser les chakras et la matière, et ainsi l’homme devient réalisé, l’homme devient un Maître parfait.

Il découvre alors d’autres chakras, mais cette fois en nombre plus réduit, car il n’a plus à descendre dans la matière, il doit au contraire repartir en sens inverse. La spirale se renverse, il doit repartir vers l’unité, et il n’a plus sept portes à ouvrir, sept seuils à franchir, au contraire il doit apprendre à les fermer.

Et ainsi petit à petit, il doit apprendre à dissoudre le chakra plexus solaire. Il doit apprendre à ne plus avoir besoin de nourriture, mais à être la nourriture lui-même.

Petit à petit il doit fermer le chakra de la rate, il doit apprendre à ne plus avoir besoin de se nourrir dans le sein du cosmos, il doit être le cosmos lui-même.

Il doit apprendre à fermer le chakra racine, il ne doit donc plus être une force qui s’alimente au feu cosmique, mais il doit être la force lui-même. Donc, il doit plonger complètement dans la force cosmique et faire un avec lui.

Il doit fermer le chakra du cœur, car il ne doit plus être un intermédiaire, mais il doit être l’amour, et ainsi avec les autres chakras.

Ce qui fait que l’individu doit apprendre à individualiser la substance qu’il est, l’atome de conscience qu’il est, et ensuite, il doit apprendre à refermer toutes ses individualisations pour retourner à l’universalité. Et c’est la spirale inversée.

C’est ainsi que la pyramide a une contre pyramide, soit une pyramide inversée, mais il ne faut pas travailler avec cette pyramide inversée. Vous ne le pouvez pas, parce que vous êtes dans un état où vous devez capter. Si vous travaillez avec la pyramide inversée, c’est la pyramide qui va happer toutes vos énergies, étant donné que vous ne pouvez pas donner et que cette onde de forme a pour but de donner, alors avant de donner, elle va prendre sur vous. Travailler avec la pyramide que vous connaissez, car c’est elle qui prend, et c’est vous qui vous servez.





Celui qui dirige la conférence dit :

Nous vous remercions, nous sommes arrivés au terme de cette longue communication et à la conclusion.


La conclusion, s’il peut y en avoir une, on me la réclame toujours. Simplement, comme je l’ai expliqué lors d’une certaine question, il ne faut pas se soucier de ce que l’on ne sait pas contacter la lumière. Il ne faut pas s’en inquiéter. Il ne faut pas se culpabiliser de ne pas être assez avancé pour être dans la paix, pour voir les auras ou telle autre chose magnifique, ou voir un guide, un Maître, être contacté etc. Ne culpabilisez pas. Si vous vous culpabilisez, vous éveillez en vous une partie de l’astral, qui est une émotion très basse et qui ne vous permet pas d’évoluer.

Ce qu’il faut faire, c’est au contraire en tant que quelqu'un qui veut se surpasser, en tant que disciple, se dire :

« Très bien, je me lève ce matin et je vais changer ma vie. Ça ne fait rien si je ne suis pas un initié, si je ne suis pas un illuminé, si je ne suis pas un clairvoyant, si je n’ai pas mon chakra qui tourne, si je ne suis pas Bouddha, peu importe, je le suis en vérité. Ce qu’il faut, c’est que je commence à travailler pour l’être. »

Ce qui compte, ce n’est pas que vous fassiez la liste de ce que vous n’êtes pas, ça c’est la mort. Faites la liste de ce que vous devez être, ça c’est la vie, et travaillez donc pour la vie, ne travaillez plus pour la mort. Soyez vivants. Je vous le souhaite.


Au revoir

Nous vous remercions et nous vous saluons