21.10.15

LES ÉNERGIES COSMIQUES REÇUES PAR LA TERRE







(11-09-86)

Thèmes :

- Les énergies reçues actuellement
- L’intuition
- La signification du feu
- Qu’est-ce que l’Esprit ?
- Le karma
- Conseils pour le groupe





Question : depuis 1983, nous avons reçu du Cosmos des énergies très dures, extrêmement intenses, qui semblent être en relation avec l’ère du Verseau à venir. Considérez-vous que cette période soit terminée ou au contraire qu’elle aille s’accélérer encore dans le futur ?


Vous parlez d’énergies reçues depuis peu, comme une sorte de fondation creuset à l’état vibratoire, afin de faire naître un nouveau monde, en tout cas un nouvel homme. Depuis toujours des énergies se déversent, et pas seulement celles des planètes, mais aussi celles des constellations et des centres cardiaques, c’est-à-dire des soleils d’autres systèmes.

Ce qui fait qu’à une époque, un de ces rayons devient agissant, qu’il soit apparenté à une planète, à une constellation, à un centre cardiaque, ou à une autre galaxie, c’est à cause du filtre que les Maîtres, enlèvent pour laisser passer le rayon. C’est un peu comme une maman qui, pour protéger son enfant dans le berceau, mettrait un filtre différent aux différentes heures du soleil dans la journée.

À la naissance elle le recouvre des filtres qui correspondent à chaque heure du jour. Puis grandissant, au fur et à mesure elle enlève les filtres, jusqu’à ce que l’enfant puisse recevoir, de pleine face, le soleil dans son entier.

Il en est de même pour l’humanité vis-à-vis des énergies, que ce soient les énergies en provenance des planètes ou en provenance des constellations.

Est-il vrai qu’une énergie plus forte, du style épuration se déverse aujourd’hui ?

Je dirais oui, et elle est même tripartite, puisque la partie à éveiller chez l’homme est justement une notion tripartite. Il faut faire joindre l’esprit à son physique, relier l’âme à son esprit, afin de faire un homme différent, inspiré à tout instant.

Il ne s’agit pas de créer une nouvelle religion, cela, je l’ai dit, il n’y aura pas de nouvelles religions, un nouvel état d’être simplement. L’ère des religions est passée, le cycle qui était composé par les religions est achevé, il n’y en aura plus sur la terre.

Maintenant, il y aura la recherche des réalités du monde et du cosmos. Chercher la réalité, la trouver et l’intégrer, sera la seule quête de l’homme nouveau.

L’homme ne cherchera pas à appartenir à une école, qu’elle soit initiatique ou religieuse. Il ne cherchera pas, son Maître, son gourou, son Dieu. La philosophie sera elle-même dépassée, et à la place, il y aura la connaissance alchimique du monde.

Connaître l’alchimie, c’est quelque part philosopher, mais c’est philosopher sur des bases de réalités cosmiques, et non pas dialectiquement. Créer en l’homme une nouvelle synthèse, c’est créer un nouvel homme.

Est-ce que cela se fait par l’apport des énergies ?

Oui et non.

Attention jusqu’où faut-il interpréter cela, car s’il est vrai que tout peut être dirigé par les astres, il n’est pas vrai que les astres dirigent tout. S’il est vrai que leurs énergies peuvent tout créer sur la terre, les cycles, les révolutions, les maladies, il n’est pas vrai qu’elles créent directement cela. Parce que c’est dans la confrontation de deux états vibratoires, que la chose réalisable par le rayon, l’énergie de la planète, de la constellation, se manifeste dans le physique.

Ainsi, si une humanité a un taux vibratoire très bas, et que vous faites émerger le rayon d’une planète, qui, dans son degré vibratoire, est spécialement épurateur, alors cette humanité-là sera secouée. Faites émerger le même rayon dans une humanité qui a dépassé le taux vibratoire critique, il ne se passera rien.

L’astre, la constellation, Dieu, le Maître lui-même n’est qu’un miroir et l’homme, le disciple, lorsqu’il se tourne enfin vers la réalité, se voit tel qu’il est, son image lui est renvoyée et il doit travailler dessus. C’est ce que font les planètes, les Maîtres, les guides, toutes les créatures qui, de près ou de loin, aident l’homme à se réaliser.

S’il est vrai que cette énergie se déverse à l’heure actuelle et de manière puissante, il ne faut pas imaginer que c’est le spectre de Dieu venu frapper la terre.

Non

Au contraire, il faut imaginer la puissance de cette énergie comme quelque chose de bien fondée qui arrive enfin, et naturellement, cela va perturber la terre et l’homme dans toutes ses structures, sinon, elle ne serait pas utile.

En fait, tout dépend de l’homme, tout dépend des racines de l’homme, jusqu’à quelle profondeur astrale les racines sont plantées.

Plus la racine de l’homme sera enfoncée dans l’astral et plus l’impact de cette énergie va être violent et puissant. Parce que, justement, cette énergie a pour but de dégager l’astral de la planète. Il n’y a pas d’énergie initiatrice sans purification de l’astral de l’individu, de la race, et de la planète.

Sans cette purification il n’y a pas d’avancement. C’est pour cela que la religion a créé le confessionnal. Naturellement cela a été dénaturé avec le temps. Mais à l’origine, la confession était pour les prêtres, une façon de dégager le plexus de l’homme, de le dégager de son astral. Ainsi ayant donné son lot de péchés, mais en tant que vibrations, l’ayant donné au prêtre, le prêtre par sa prière arrivait à brûler le karma de l’individu. Et c’est pour cela qu’en compensation, l’individu devait dire un certain nombre de prières, parce qu’étant donné que lorsque l’on touche au karma et que c’est une loi de compensation, il faut toujours donner quelque chose en rapport. Et dans ce cas-là, dans cette religion c’était la prière.

Donc, certaines planètes sont là, parce que telle est la puissance de leur sceptre, pour déraciner de l’astral celui qui, depuis trop longtemps, s’y est assis. Une fois que l’homme est déraciné de l’astral, alors il peut grandir vers les hautes sphères.

Et c’est pour cela que Jésus a dit :

« Soyez aussi parfaits que votre Père qui est aux Cieux. »

Si les hommes essaient quelque part d’avoir un comportement digne, dénué de basses passions, de bas sentiments, ils ne se créent pas de racines dans l’astral. Ils ont un astral, certes, mais un astral supérieur, qui fonctionne en connexion avec l’inspiration de l’esprit.

L’astral est un instrument subtil et très utile, il ne faut absolument pas imaginer qu’il doit être crucifié, qu’il doit être éliminé. Il faut l’utiliser dans sa partie supérieure, dans le bon côté qu’il offre à l’homme.

De toute manière, l’astral est un passage pour l’humanité. Un guide, un Maître, n’a plus de plan astral, plus de corps astral, plus de sensibilité astrale. Tout s’est transposé dans le monde de l’esprit.

Tous ces corps qui sont des intermédiaires entre l’esprit attaché à la matière et l’esprit uni dans son Soi supérieur, sont des enveloppes qui disparaissent complètement une fois le chemin accompli. Toutes ces enveloppes sont transitoires autant que votre corps physique peut l’être, c’est pour cela qu’il doit subir des purifications.

Tout ce qui n’est pas transitoire est donc éternel et n’a pas à subir une purification, leur nature est pure lumière. Ce qui est fait avec des substances non réelles, non pures, ce sont justement les différents corps développés à partir de la matière, comme le corps astral, le corps éthérique. Ils sont tous périssables et doivent subir la purification. Quand je parle de purification, je veux dire que cela doit être mis sur le même taux vibratoire que la réalité suprême qui réside en vous.

Pour en revenir à cette énergie, vous ne devez ni y penser, ni philosopher sur elle, ni la craindre, parce qu’il y a des énergies plus puissantes que celle-ci. Vous ignorez le total d’énergie qui peut exister dans le soleil.

Vous aimez le soleil, et vous ignorez à quel point cela peut-être un instrument dangereux, et pas seulement pour la peau lorsque vous vous exposez trop longtemps pour bronzer. Je parle au sens spirituel. Vous craignez certaines planètes à cause de leur aspect, comme vous dites, maléfique, brutal, ou initiateur. Le soleil est à craindre au-delà de toutes les planètes, parce qu’il est l’énergie suprême.

Je vous le dis, si vous voulez être logiques, ayez peur avant tout du soleil. Et que dire alors des autres constellations !

Si vous devez craindre aussi les autres constellations, vous ne cesserez de trembler, car leur action est constante et patiente.

Il faut dégager l’homme de toutes les craintes. Il faut qu’il connaisse ce qui est dangereux, il faut qu’il connaisse ce qui est risqué, il faut qu’il connaisse ce qui comporte un certain défi justement. Mais il ne doit pas avoir peur.

S’il craint, c’est parce qu’il est déficient par rapport à la chose, c’est parce qu’il est inférieur à la chose. Quelqu’un qui maîtrise parfaitement une matière n’a pas peur de rencontrer l’examinateur, il a confiance en lui. Mais quelqu’un qui a des lacunes, tous ses os vont trembler, toute sa foi va s’ébranler. C’est pour cela que, plutôt que craindre quelque chose, il faut l’affronter, mais pas dans un esprit de défi ou de combat. Il faut l’affronter dans le sens où vous prenez sur vous, vous effectuez ce que cette chose ordonne que vous fassiez.

Si c’est un bouleversement de vos habitudes, et bien bouleversez vos habitudes. Mais les gens, au lieu de comprendre et d’agir, ont peur que cette énergie leur fasse bouleverser leurs habitudes.






Deuxième question :

Que peut-on faire pour favoriser l’intuition ?


Favoriser l’intuition est un acte que vous pouvez et que vous ne pouvez pas développer, parce que cela n’a aucune racine sur le plan physique. Donc il y a peu de chose que vous pouvez effectuer pour développer ce pouvoir, une forme de pouvoir en fait.

Qu’est-ce que l’intuition ?

L’intuition est une relation constante que l’homme arrive à établir au fur et à mesure de son développement, de sa souplesse, de sa réceptivité, avec une forme de son moi supérieur.

Je dis bien une forme, c’est-à-dire celle qui est la plus intelligente. Admettons que dans l’âme vous ayez trois plans ou trois formes.

La première est toute éternité, toute réalité, c’est elle que vous devez réintégrer à la fin de la course solaire.

La seconde qui est une sorte de pont. Là où sont justement les béatitudes, les illuminations, les états de Bouddha.

Et en dessous il n’y a qu’intelligence.

Donc, la première est d’une certaine manière, néant, puisqu’il n’y a que lumière, sans pensée, ni forme, ni état. Sa première manifestation, donc son deuxième aspect, c’est l’état d’illumination, l’état de béatitude, donnant lieu à un troisième l’intelligence.

Cette intelligence peut parfois envoyer des sortes de messages, ou par son omniprésence, arriver à dialoguer avec la réceptivité de l’homme incarné. Cela est possible parce que cette troisième partie de La Trinité est omniprésente dans la vie de l’individu.

La partie intelligente est celle que vous pouvez arriver à contacter à l’état actuel de votre développement humain, parce que c’est elle qui dirige, qui est omniprésente.

C’est elle qui récupère la synthèse de vos expériences dans les vies qui se déroulent. C’est elle qui en fait ensuite une forme de nectar, qui sert à s’établir de manière plus consciente dans la vie divine.

Donc, cette intelligence par son omniprésence dans les différentes couches qui constituent occultement l’homme, arrive à être active jusque sur le plan du subconscient de l’inconscient.

L’intuition étant un lien entre la partie inconsciente ou subjective de l’homme et sa partie objective. Le tout est de savoir être à l’écoute, de manière à attraper ce qui à un moment donné est envoyé dans l’inconscient afin qu’il devienne quelque chose d’objectif.

J’ai longuement parlé de l’aspect subjectif et objectif de l’homme pour déterminer ce qu’était par exemple le sommeil et l’état d’activité. Le sommeil étant sa part subjective et son état d’activité étant sa part objective.

L’intuition se développe uniquement dans la part subjective, la part cachée, occultée à la conscience objective de l’homme, à cause de la constitution du type d’éveil que l’homme a réussi à atteindre jusqu’à présent.

Pour aujourd’hui tout ce qui vient du monde de l’esprit fait partie du monde occulte, tout ce qui fait partie du monde de l’esprit est caché à l’homme, parce que l’homme ne sait pas retourner vers ce monde-là. Pour l’instant il vit ces polarités comme deux pôles qui s’éloignent, au lieu de les faire fusionner, au lieu de faire fusionner ces deux types d’énergie qui sont en lui.

L’homme vit sa subjectivité le soir lorsqu’il dort, fait ses rêves, ses déplacements dans l’astral, ses cauchemars, et vit sa partie objective dans la journée, en calculant, en imaginant, en projetant, en désirant. Lorsqu’un individu arrive à un certain développement, il peut faire une sorte de synthèse, et le monde de l’esprit devient pour lui une réalité objective et non plus subjective. Alors l’intuition commence à naître.

Comment la développer ?

Tout le monde a un potentiel intuitif d’un degré assez puissant, puisque cette troisième partie de l’âme, l’intelligence, est omniprésente jusque dans la matière.

Donc, tout le monde est capable d’être à l’écoute du mental de sa propre âme, de l’intelligence de sa propre âme. Ce qui fait que la chose est difficile, c’est que l’homme n’est pas assez à l’écoute, et que lorsqu’il reçoit le message, il ne l’exécute pas forcément, il ne le croit pas, parce que tout ceci se passe dans un laps de temps très court, à la vitesse d’un éclair.

Une grande ouverture est nécessaire, mais les hommes sont toujours préoccupés par leurs soucis, leurs désirs. L’âme a beau parler, la conscience objective n’entend pas, parce que dans son pays, celui du physique, elle crée un brouhaha terrible. C’est le chantier.

Imaginez un joueur de lyre dans un chantier. Elle aura beau être sculpturale, elle aura beau être poétique, sa musique ne passera pas. Il en est de même pour le langage de l’âme vis-à-vis de votre conscience objective.

Si vous faites trop de bruit par vos soucis, vos négativités, vos préoccupations trop matérielles et trop obsessionnelles, par vos désirs, vos manques, vos traumatismes, et tout ce que vous imaginez, alors le langage de votre âme ne peut pas passer, le brouhaha est trop intense, et l’homme se sent d’autant plus isolé qu’il n’arrive pas à entendre.

Pour capter toute intuition, ou pour effectuer toute méditation, il faut faire le calme, il faut créer en soi le calme, liquider en soi tout ce qui est obsessionnel, faire au moins cela. Si votre esprit est dégagé de tout ce qui est obsession, et traumatisme, alors il y a de fortes chances pour qu’à un certain moment de la journée, où votre réceptivité est plus ouverte, plus silencieuse, l’intuition arrive à passer.

Ce qui rend aussi l’homme intuitif, c’est lorsqu’il est dans un grand désarroi, lorsqu’il est aux abois et terriblement aux abois. Dépassé par son manque de compétence, puisqu’il n’arrive plus à trouver de solution, il crée en lui une grande ouverture. Puisqu’il n’arrive plus à imaginer quoi que ce soit comme solution, donc n’émettre aucun bruit. Alors, à force d’avoir été saturé par l’activité d’une pensée qui essaie de trouver une solution et ne l’ayant pas trouvée, la pensée sombre, alors une intuition peut venir.

Au lieu de passer dans cet état de grande inquiétude, pourquoi ne pas faire simplement le calme, attendre et avoir confiance. Mais il est difficile de conseiller cela, parce que, selon la nature de l’individu, l’intuition perçue va pouvoir être plus ou moins claire, nette et pure. Certaines personnes, malgré un certain développement, ne peuvent pas se fier à leur intuition, parce que l’intuition est voilée par leurs planètes, leur ciel astrologique.

Certaines personnes ont, soit l’entendement, soit la réceptivité voilée par quelque chose de plus fort, de maléfique ou de néfaste. Alors l’intuition de la personne ne va être fiable à tout instant. C’est pour cela qu’il ne faut pas éditer de nouvelles formules. Il n’y a aucun slogan qui soit universel.

Nous sourions beaucoup, lorsque, d’une façon universelle, nous vous voyons créer de nouvelles façons de penser, des pensées positives, des pensées ceci, des pensées cela, des comportements ceci, des comportements cela, en disant :

« Ça a marché pour dix, ça va marcher pour mille. »

Lorsque ces comportements ne sont pas dirigés spécifiquement, ils créent toujours beaucoup de problèmes chez les gens, parce qu’il y a des personnes qui ont le terrain pour les effectuer et d’autres qui ne l’ont pas.

Tout est spécifique. Il faut avant tout connaître l’individu. Il ne faut pas imposer quelque chose à un homme. S’il peut écouter lui-même, très bien, sinon, passons à l’analyse de ce qu’il est, de ce qui le compose, et ensuite conseillons, mais pas avant.

Alors les intuitions, oui, c’est bien beau, je vous dis écoutez-les, mais n’écoutez pas tout. Essayez d’analyser ce que vous rapporte votre intuition. Essayez d’abord de la canaliser. Espionnez-la et regardez si elle vous apporte chaque fois de bons messages. Parce que beaucoup de personnes, vivant plus sur l’astral que sur la voie de l’esprit, même si elles sont orientées de manière religieuse, vont plutôt écouter leur exaltation, leur fanatisme, ou des créatures astrales, et elles vont penser que cela est de l’intuition, mais en fait, ce sont des parasitages.

Beaucoup de gens se disent envahis d’intuitions, alors qu’ils sont inondés par les fantasmes de leur subconscient, de leur inconscient. Une intuition doit toujours être écoutée, mais, dès que l’homme a nettoyé en lui le chaos, la fièvre, et le bruit.

À moins de cela, l’intuition ne sera pas fiable. Une fois ou deux elle pourra l’être, heureusement pour lui, mais attention, pas toujours. Plus vous vous nettoyez, plus vous vous épurez, et plus tout ce que vous recevrez, que ce soit par l’intuition ou par autre chose, sera une indication de votre âme ou de Dieu.

À moins que vous n’atteigniez ce taux vibratoire, il est dangereux d’écouter les petits messages venus de l’au-delà. Parce que les créatures de l’astral, qui adorent parler, envoient sans arrêt des informations pour s’amuser avec les hommes, pour les troubler, pour rire d’eux. Donc, écoutez votre intuition, oui, mais d’abord élevez-vous, nettoyez en vous tout le subconscient qui s’est chargé de tout ce qui est néfaste, traumatisant.

Comment la développer d’une manière technique, maintenant que nous avons mis au clair la partie purification et élévation ?

Comme tous les pouvoirs, il faut d’abord développer le feu dans le ventre. Tous les pouvoirs n’ont pas leur source dans les étoiles ou ailleurs. Leur source n’est que flamme, et la seule source du feu dans l’homme c’est son centre à la base de la colonne vertébrale.

Dans ce centre sacré sont tous les feux, tous les feux y dorment, les feux des sept rayons, les feux des sept chakras.

Donc, lorsque vous voulez développer véritablement un pouvoir, il vous faut d’abord purifier tout ce qui concerne la mémoire de l’homme, et ensuite réveiller ce feu en correspondance avec ce que vous voulez acquérir.

Pour tout ce qui est de la nature du pouvoir de l’esprit, pourquoi faut-il passer par des respirations, par une technique respiratoire ?

Dans un premier temps, il faut purifier la matière en élevant son taux vibratoire. Les exercices respiratoires développent dans la cellule même un taux vibratoire supérieur, car pour exercer un pouvoir quel qu’il soit, que ce soit celui de la guérison ou un autre, il faut que la cellule vibre un petit peu au-dessus de celle des humains. Sinon, il n’y a pas d’extériorisation de pouvoir, c’est impossible.

Mettez une ampoule trop faible sur une douille branchée sur un haut voltage, l’ampoule va éclater. L’ampoule est votre cellule. La lampe votre potentiel de pouvoir. Pour que l’énergie de la lampe puisse rayonner en tant que lumière, il faut que l’ampoule ait la capacité adéquate. Donc, la cellule elle-même doit s’élever.

Par les respirations, une certaine façon de manger, de boire, ou de vivre, cela dépend de l’individu, de son passé, de ce qu’il a acquis, il va pouvoir développer en lui un certain taux vibratoire. Par ce taux vibratoire, il va permettre au corps subtil, qui correspond au pouvoir à développer, d’avoir l’énergie suffisante pour s’extérioriser.

Ainsi, le physique sert de dynamo pour ce corps subtil qui aura besoin d’énergie afin d’exercer son rayonnement, afin de s’exprimer sur un plan physique.

Par les respirations vous pouvez obtenir tous les pouvoirs du monde, mais de manière illusoire, de toute façon, si vous n’êtes pas prêts.

Quand je dis illusoire, cela veut dire que, si vous ne travaillez pas en même temps le plan de conscience qui correspond, si votre âme ne grandit pas en même temps que le pouvoir grandit, vous pourrez exercer le pouvoir quelque temps, mais le pouvoir s’introvertira en vous et vous détruira, parce qu’il n’aura pas assez d’énergie pour pouvoir rayonner.

Alors, comme une balle retombe lorsqu’on la lance, le pouvoir, exprimé un temps, va rentrer en détruisant la matière. Parce qu’il va lui falloir de l’énergie pour vivre, et de la manière qu’un cancer ronge la cellule physique, (parce qu’il lui faut une cellule pour vivre, il lui faut détruire la cellule pour vivre), le pouvoir, une fois introverti, va détruire le chakra, qui, lui, va détruire l’organe, et l’organe se verra détruit jusque dans sa cellule, quand cela s’arrête au plan physique. Si cela déborde jusque sur le plan psychologique, alors l’individu peut devenir fou, et pour plusieurs incarnations.

Donc cela ne me dérange pas que vous développiez un pouvoir, prenez les risques, agissez en conséquence. L’homme a le droit de développer le pouvoir, aucun Maître, même pas Dieu ne peut l’empêcher. C’est pour cela qu’il existe sur la terre des magiciens noirs. Le taux vibratoire se charge lui-même de l’individu en question.

Mais si vous voulez développer un pouvoir, je vous en prie, en même temps développez un plan de conscience. C’est pour cela qu’en Occident, les gens qui pratiquent certains yogas, yogas qui doivent justement développer le taux vibratoire, se trouvent détruits, certains deviennent fous ou malades, parce qu’ils ont oublié toute la partie philosophique de la chose.

Chaque fois qu’un homme va en Orient et qu’il ramène une discipline, il ne prend que le côté physique et il laisse généralement le côté spirituel. Il en a été de même pour les arts martiaux.

Il ne faut pas dissocier l’ascèse corporelle, de l’ascèse spirituelle, qui ne vise que l’âme et l’esprit. Parce que lorsque l’homme arrive à développer un certain taux vibratoire par des postures et une certaine façon de manger, il vibre à un certain taux qui correspond à un plan de conscience.

C’est pour cela que l’homme ne peut pas obtenir un pouvoir sans en avoir l’esprit, parce que cela correspond à un plan de conscience, cela ne correspond pas seulement à un degré du pouvoir. C’est avant tout une conscience, une intelligence. S’il ne fait pas d’abord les abnégations qu’il faut, les changements qu’il faut dans ses vices, dans ses habitudes, dans ses attachements, alors le taux vibratoire qu’il développe, va entrer en conflit avec la nature de son âme acquise à ce moment-là, et va tout détruire. Il y aura une guerre en lui, une friction.

En même temps que l’homme développe son taux vibratoire par des moyens physiques, il doit en même temps développer la nature, la grandeur de son âme, et ainsi il y a duo et pas duel, il s’élève et se présente devant l’initiateur.

Tant qu’il y a un décalage, il y a la guerre chez l’homme. Comprenez que le pouvoir n’est pas une énergie, un réservoir dans lequel vous vous servez, quand vous voulez, comme vous voulez, pour faire ce que vous voulez.

Lorsque vous développez et que vous exercez un pouvoir, en fait, vous exercez une intelligence. L’énergie est de l’intelligence et l’intelligence est de l’énergie. C’est pour cela que chaque fois que l’homme n’arrive pas à développer autant d’intelligence que le pouvoir acquis, il est brûlé. Il retombe à zéro.

Donc, développez votre esprit, ayez des idées larges. Développez tout ce que les messies et prophètes ont dit que vous deviez développer dans votre âme : l’amour, la charité, la bonté, le sourire, la fraternité, l’entraide, l’intelligence, le discernement, le talent, la compétence, l’équilibre, et en même temps faites vos exercices respiratoires, vos ascèses, et vous verrez que vous vous développerez très vite. Mais tant que vous faites les uns et pas les autres, vous êtes des enfants ignorants.






Troisième question :

Quelle est la signification du feu, globalement et en relation avec l’homme ?


Cela dépend de quel feu on veut analyser. Car si l’on prend le feu dans le cosmos, le feu sur la terre, ou d’un rituel, sa nature n’est pas la même. Et pourtant c’est le même feu, mais son degré vibratoire est tellement différent, que sa nature est complètement changée.

Dans le cosmos, il y a le feu, que l’on dit sacré, qui a trois aspects. L’aspect qui concerne plus principalement la terre dans sa vie et sa vitalité, c’est la chaleur du feu. C’est la chaleur du feu qui est créatrice de vie.

La chaleur du feu cosmique est une sorte de substance, qui arrive à se développer, qui arrive à gonfler, à prendre du volume, et dans cette substance, étant donné qu’il y a mouvement, il y a création d’un feu inférieur à lui-même.

C’est-à-dire que, dans ce feu, se créent les premiers atomes de la vie. C’est dans la chaleur du feu qu’est la réserve des atomes, base même de toute la vie manifestée, parce que la chaleur est comme une matrice.

C’est une substance, et c’est aussi une matrice. Un jour, ce feu avec son total d’atomes créés et en même temps non créés, (parce qu’ils sont créés à l’état de principe et non pas créés dans l’état qu’ils auront lorsqu’ils seront jetés dans la forme), s’approche de l’intelligence qui va diriger la forme, et va être absorbé, inspiré par le mental d’une entité supérieure, que vous appelez le Logos planétaire, ou solaire, cela dépend si l’on parle de la création d’un système ou d’une planète.

Lorsque cette entité va extérioriser le feu sacré, ce qui va sortir, ce n’est plus une substance chaleur, ce sont au contraire des millions, des millions d’atomes devenus solides, devenus institués, structurés, et, étant passés par l’intelligence de cette entité, connaissent ce qu’ils doivent exécuter comme forme. Ainsi se créent des formes.

Lorsque l’on prend le feu dans le sens initiatique, ce feu-là est révélateur, il doit être la lumière. Il est la puissance de l’ordre. Puissance, en tant qu’intelligence, en tant que mental, capable de conception cosmique.

C’est le même feu qui réside en vous, au niveau de tous les chakras, c’est ce feu qui rayonne par le chakra de la tête lorsque l’individu devient illuminé. C’est ce même feu qui dirige les éléments lorsque l’homme domine par son avancement. C’est ce feu-là qui guérit, qui va créer toute chose. C’est ce feu que vous avez mission de développer et de maîtriser en vous.

Le feu que l’on peut trouver pratiquement sur tous les autels, pour les rituels, que ce soit pour les rituels de magie blanche ou de magie noire, ce feu physique a un rayonnement dans les plans subtils. Il purifie, mais il ne va purifier, que si l’intention de celui qui l’allume est de purifier.

C’est-à-dire que le feu en lui-même ne comporte rien de spécial, il ne comporte pas de programme, il n’est pas structuré, mais il va prendre la couleur de l’intention de celui qui allume la flamme. Il sert de support à l’incantation.

Lorsque vous allumez une bougie, vous allumez un feu pour transporter votre message, votre incantation, jusque dans vos plans subtils, là, où le feu, justement, par son rayonnement, a accès.

Attaché à ce feu, il y a une multitude d’esprits. C’est pourquoi selon l’intention de faire le bien ou le mal, vous allez obtenir la collaboration de bas ou de hauts esprits, qui eux-mêmes vont faire soit le bien, soit le mal.

Donc tout dépend de votre couleur intérieure. Si vous allez utiliser ce feu pour appeler un archange ou si vous allez l’utiliser pour appeler un autre esprit et l’envoyer faire le mal.

Le feu est avant tout support comme n’importe quel élément, que vous preniez du sel, l’huile, le charbon, l’encens. Chaque élément est un support qui correspond à une hiérarchie d’esprits qui a été attachée, soit depuis la création du monde comme c’est le cas pour le feu, pour l’eau, soit ensuite par convention, comme c’est le cas pour le sel, pour l’huile.

Le sel et l’huile en eux-mêmes ne sont pas les terminus d’une hiérarchie d’êtres spécialisés. Mais à cause de leur type vibratoire dans le monde subtil et par convention d’un initiateur et d’un initié, c’est toute une hiérarchie d’esprits qui travaillent grâce et à travers le sel et l’huile.

Pourquoi dire qu’un élément est comme le terminus d’une hiérarchie d’esprits ?

Il faut imaginer le plan physique comme étant une sorte de cul-de-sac en quelque sorte, un terminus de toutes les énergies cosmiques, galactiques, aboutissant finalement à quelque chose de physique, comme cela se passe sur la planète terre.

De la même manière que vous avez les innommables, les archanges, les Maîtres, les guides, les désincarnés et l’homme physique, vous avez toute une hiérarchie d’esprits, qui, chaque fois subdivisée, arrive à être un élément, se présentant à vous sous une forme physique. Ce qui ne veut pas dire que ces formes-là existent telles qu’elles sont apparues.

Ces formes existent avant tout en tant que vibrations qui se révèlent au contact de l’esprit humain sous la forme déjà décrite de gnomes ou de lutins, de petites fées ou autres. C’est l’esprit de la chose, l’esprit de l’arbre, c’est l’esprit de la terre ou du grain de terre. C’est l’esprit de la fleur, qui selon la nature aussi bien biologique, chimique, vibratoire, extériorise ensuite une forme qui y correspond.

Pourquoi les gnomes sont-ils comme ils sont, décrits de cette manière ?

Parce que justement la terre est lourde, pesante, endormie.

Pourquoi les petites fées vivant dans les fleurs sont-elles décrites comme elles le sont ?

C’est parce que la fleur est supérieure. C’est une création supérieure à la terre, à une carotte ou à un poireau. La vibration qui y règne, l’âme qui y règne a un taux vibratoire supérieur, et sa manifestation est en correspondance.






Quatrième question :

Qu’est-ce que l’esprit, ou comment l’homme peut-il concevoir l’esprit ?


Qu’est-ce que l’esprit, qu’est-ce que l’âme, qu’est-ce que la psychologie même ?

Ce n’est pas que la question soit ardue, ce qui est compliqué c’est de faire comprendre.

Intéressez-vous d’abord à votre psychologie. Vous pouvez penser « je ».  Vous pouvez ressentir de la peur, du froid, du chaud, de la joie, de l’amour, de la haine. Cette zone-là de votre personne, vous en avez conscience et vous la percevez parce que cela émet en vous des zones émotionnelles. Ces zones émotionnelles vous les avez pleinement développées par le passé, en étant dans d’autres humanités, d’autres civilisations. Donc vous en avez conscience. Vous avez développé une conscience qui vous permet de pouvoir ressentir la peur, l’amour, ou la haine.

Quelle est la différence avec l’animal ?

Bien que je ne veuille pas analyser le monde animal en général, car il y a différentes espèces, avec différents plans.

L’animal, que connaît-il ?

Il ne connaît même pas la peur, à part si un danger imminent surgit. Il ne connaît que la peur de la mort, mais il ne connaît pas la peur psychologique. Votre peur à vous, il ne la connaît pas. L’amour, il ne connaît pas non plus. Certains animaux domestiques peuvent éprouver un attachement pour son maître, mais ce n’est pas de l’amour.

C’est tout simplement une dépendance qui fait que l’animal sait que sa protection se trouve auprès du maître. Pour le maître, cela détermine l’amour, mais pour l’animal, l’amour il ne connaît pas. Il n’y a pas de lieu, de place dans le cœur de l’animal, parce que l’animal n’a pas développé les plans qui lui permettraient d’appréhender ces émotions-là. L’homme s’est développé plus loin, alors il a conscience de sa panoplie d’émotions.

Maintenant, l’homme doit développer un sixième sens, en quelque sorte, qui lui permette d’avoir conscience de sa conscience. Vous avez conscience de vos émotions, de vos états psychologiques, vous pouvez savoir et ressentir que vous êtes complexés ou pas, que vous êtes orgueilleux ou pas, que vous vous sentez très beau ou pas. Tout ceci vous le sentez, vous le vivez, vous en souffrez ou vous en jouissez.

Mais cela n’est pas de la conscience, c’est de l’astral. C’est une conscience adaptée à l’astral. La conscience c’est cette partie dont j’ai parlé, qui est subdivisée en trois :

-        intelligence, béatitude, néant, non-être ou, si vous préférez, être totalement.

L’homme a été fourni avec un appareil de sensibilité. Alors, lorsqu’il met la main dans le feu, il a mal, il sait que ça brûle, il peut se rendre compte de cette réalité, connaître la nature du feu. Il dit :

« Cela chauffe, cela brûle, cela est un danger pour moi. Mais cela peut être aussi un réconfort, parce que je peux me chauffer, je peux éclairer. »

S’il n’y avait pas ce moyen de perception il ne connaîtrait pas la nature du feu. Donc développez en vous la nature de conscience qui vous permet d’être conscients de votre conscience, et vous ne me poserez plus cette question.

Pour la développer, faites ce que depuis des milliers d’années on vous dit de faire. Développez en vous des choses positives, donnez, aimez, soyez à l’écoute les uns des autres, sachez vous soulager, priez ou méditez.

Allez dans des lieux Saints et pas des lieux sales. N’allez pas vous vautrer dans des lieux maudits, où, au contraire, tous vos sens, tous vos plans de conscience sont assourdis par des vibrations trop basses.

Vous aimez le bal, je ne veux pas vous empêcher de vous amuser. Si vous allez au bal, dans des boîtes de nuit, très bien, mais alors assumez que le mois suivant votre amusement, vous n’ayez plus d’intuition, plus de pensée positive, plus d’amour, plus d’écoute.

Je ne dis pas que s’amuser est mal, mais unissez-vous plutôt entre vous. Louez une salle et joignez-vous avec ceux qui sont de votre même nature. N’allez pas rejoindre ceux qui se saoulent, qui se droguent, qui se prostituent, ceux qui ne pensent qu’à des choses basses.

Une heure passée avec ces gens-là, c’est comme si pendant dix ans vous n’aviez été qu’un animal, parce que tout ce que vous avez accumulé d’efforts se trouve parasité, et il faut vous nettoyer, vous nettoyer.

Faites-vous un blindage de lumière quand vous allez dans ces lieux-là. Protégez-vous. Si vous voulez y aller, allez-y un peu comme un missionnaire. Vous vous protégez et vous vous dites :

« S’il y a parmi ces gens, quelqu’un qui doit être sauvé, envoie-le moi, présente-le moi, que je le sorte de cet état d’esprit. »

Si vous y allez de cette manière, alors je vous y envoie, sinon, n’y allez pas.

Pour développer l’esprit ou la conscience de l’esprit, il faut marcher sur le chemin du disciple. C’est tout le défi et le but de toutes vos incarnations, prendre conscience de votre conscience, de votre esprit. C’est ce qui vous est accordé le jour de votre initiation, l’éveil sur le plan où vit votre véritable conscience.

À ce moment-là, vous êtes comme raccordés, et vous n’avez plus conscience de vos mémoires passées, de vos traumatismes, ou de toutes les autres choses, même de ce monde-ci, vous êtes déconnectés et vous êtes reliés aux valeurs et au monde de l’âme, et, ainsi dans ce monde, vous êtes comme un manchot qui se dandine et qui ne marche pas forcément droit.

Ce qui ne veut pas dire que vous ne comprendrez pas le monde, vous ne deviendrez pas naïfs, mais vous n’agirez pas comme les gens de ce monde. C’est le chemin du disciple, d’acquérir la conscience de l’esprit. C'est tout le chemin que doivent accomplir tous les disciples du monde.


Comment réaliser ce chemin du disciple ?

C’est simple. Jésus en a parlé, bouddha en a parlé, les écoles ésotériques, les religions en parlent, alors faites ces choses, passez à l’action. Développez, en vous, toute la bonté, la fraternité, le partage dont il est question, et vous aurez conscience de la nature de votre esprit.

En agissant à l’inverse, vous n’en aurez jamais conscience, et même, vous aurez l’impression d’avoir complètement perdu votre âme. Et justement, c’est tous les drogués, les toxicomanes, tous les perdus, tous les prostitués, qui ont l’impression d’avoir perdu leur âme.

Plus vous agissez selon les harmonies célestes, selon les lois de la nature et les lois célestes, plus vous prenez conscience de votre propre esprit et de votre âme.

Tant que vous n’agissez pas en harmonie avec ces choses célestes, avec tous les guides, avec tous les frères et tous les Maîtres, vous n’aurez jamais conscience de votre esprit.

Même si un Maître venait par pitié, et qu’il vous donne pendant quelques minutes de l’énergie, vous n’arriveriez pas à avoir conscience de votre esprit, parce qu’en vous il n’y aurait pas la grandeur nécessaire pour pouvoir contempler l’immensité de votre esprit.

Vous seriez comme un myope à qui on aurait retiré ses lunettes, il ne verrait pas plus s’il était devant Versailles ou devant un taudis. Le Maître n’ajoute pas une vision supplémentaire, une vision plus grande. Le Maître donne la vision dont vous êtes capables, parce qu’il y a des choses qui sont en vous, en tant que potentialité, que vous travaillez encore, vous n’en avez pas acquis véritablement toute l’envergure.

Mais le potentiel est là, et bientôt il arrive à être plein. À ce moment-là apparaît le Maître, apparaît une forme d’initiation, et cela est généralement plus invisible que visible. On pourrait croire que l’homme a bénéficié de l’acte d’amour du Maître. Mais il n’en est rien.

Le Maître ne donne rien que l’homme n’ait déjà mérité, non pas que le Maître soit sévère, mais ce serait donner à quelqu’un qui n’est pas prêt pour recevoir.

Si vous parlez à un sourd, vous ne risquez pas d’être entendu. Il en est de même pour la lumière, pour l’initiation. Certains veulent l’initiation à tout prix. Ils se disent :

« Je veux être initié, je veux faire ceci, je veux faire cela dans cette vie, il faut absolument que je décroche mon initiation. »

L’intention est bonne, mais le comportement est enfantin.

Ne cherchez pas l’initiation. Vivez comme un disciple et vous les aurez toutes. Si vous cherchez quelque chose, vous ne la trouverez pas, mais si vous vivez comme un disciple, vous trouverez toutes choses, mêmes celles insoupçonnées, celles que vous ne connaissez pas et que vous n’aurez pas eu l’idée de réclamer. Du moment que vous agissez, que vous vivez comme un disciple tout est donné.

Donc, ne cherchez rien, soyez. Ne demandez rien, agissez.






Cinquième question :

Quelle est la signification du karma ?


Comme je l’ai déjà dit, le karma est un moyen d’enseignement. Ce n’est pas une épée de Damoclès placée sur la tête de l’homme. La nature est le plus grand Maître. La nature, et toutes les lois de la nature sont la manifestation physique de votre Père. Vous voyez donc à quel point il est important de respecter sa chair, ses arbres, ses rivières. Toute la terre est sa manifestation, comme votre corps physique est la manifestation de votre âme.

Donc, les lois de la nature sont tout autant porteuses de la vibration du Logos planétaire que s’il était présent devant vous, mais à un degré vibratoire différent, puisqu’il s'agit de manifestation sur un plan physique.

Ce Logos réside d’ailleurs dans des endroits de la nature bien spécifiques. L'homme suffisamment évolué, suffisamment bon et grand, peut entrer en contact avec lui. Et lorsqu’il se montre, il ressemble à un de ces esprits que l’on pourrait confondre avec un esprit de la nature, parce que justement il est enfant, joueur. C’est normal, parce que le fonctionnement même de la nature est un jeu d’enfant. Tout est jeu, en fait, dans l’univers. Il n’y a que les hommes qui ne rient pas.

La nature étant le Maître le plus direct vis-à-vis de l’homme, selon ce que fait l’homme, cela va être enregistré dans la mémoire de la nature, et à un moment donné, la mémoire va ressortir face aux actes de l’homme, à la pensée de l’homme, là où est tout le débit.

La zone où tout ceci va être engrangé n’est pas dans une quelconque couche du ciel, mais dans chaque cellule de l’homme. Étant donné que son corps physique est un élément de la nature, lorsqu’il crée une pensée bonne ou mauvaise, lorsqu’il crée un acte bon ou mauvais, il soumet toutes ses cellules à effectuer ou à penser la chose et il codifie dans chacune des cellules ce qu’il a fait ou ce qu’il a pensé. Ainsi l’homme porte sa vie, porte son karma tout autant dans les cellules, que dans les chakras et dans sa mémoire.

Certaines personnes qui ont mal vécu cette vie-ci ou des vies passées, regardez comme elles sont arasées, tout leur corps accuse le poids du problème, qu’il soit psychologique, qu’il soit un vice, qu’il soit une maladie.

Il faut donc, jusque dans la cellule physique, purifier le taux vibratoire. Tant que vous n’avez pas un corps sain, vous ne pouvez pas espérer que votre âme fasse une véritable émergence.

C’est impossible, parce qu’il y a confrontation. Le code est enregistré en premier dans la cellule physique, envoyé ensuite dans le chakra, généralement le plexus solaire, puisque dans le plexus solaire est la mémoire présente et passée de l’individu. Ensuite, cela est réparti selon la nature du problème dans le chakra qui correspond à la zone du problème.

C’est pour cela que, selon la maladie que vous avez, on peut tout de suite déterminer quel type de problème vous avez. Tout trouve ensuite sa place. Si la chose peut être expérimentée, d’une certaine manière purgée et en bénéficier tout de suite, alors, le karma est immédiat.

Si l’individu ne peut pas comprendre la leçon, en obtenir le bénéfice tout de suite, parce que plus tard il y aura un meilleur usage, alors la chose est comme stockée dans sa mémoire, et lorsqu’il meurt cette mémoire persiste. Lorsque l’individu se réincarne, la mémoire retrouve son activité, redistribue l’activité des chakras, le code vibratoire de la cellule qui était dans l’autre vie.

Et ainsi, de vie en vie, des gens perpétuent leurs problèmes, retrouvent la même maladie, retrouvent le même bonheur, les mêmes chances.

Le karma est donc une affaire d’enseignement et de mémoire qui agit à court ou à long terme selon l’utilité. Parce qu’étant donné qu’il est un enseignement, il ne veut pas faire payer à l’individu quelque chose de mal sur l’instant, comme le voudrait la justice humaine.

La nature considère avant tout l’avancement de l’individu, et en cela il y a justice, et non pas punition. Alors le Maître sait en combien de vies il doit diffuser le karma.

Si par exemple, une personne qui mérite une infirmité, devait purger cette infirmité immédiatement, mais qu’elle ne soit pas assez grande et solide pour comprendre et grandir par cette infirmité, le Maître suspend pendant un certain temps le karma, laisse la personne s’incarner afin qu’elle développe quelques points de compréhension, et le jour où cette personne est suffisamment développée, où elle a une chance de comprendre, le karma revient sur elle.

Mais il y a plus de karmas immédiats, que de karmas à long terme. Parce que les karmas qui sont différés, doivent correspondre aux karmas d’autres individus, et aux karmas de la nation.

Les hommes se font beaucoup de petits karmas qui n’ont rien à voir avec un karma plus collectif : karma avec d’autres personnes, que ce soit les membres de la famille, les camarades de la profession, ou karma avec la nation ou la terre. Donc les petits karmas qui ne regardent que l’homme lui-même, sont expérimentés tout de suite, pratiquement le jour même. À l’homme de comprendre ou pas. Les autres peuvent être différés.

Mais quand on parle de karma, l’homme imagine des fatalités, bonnes ou mauvaises. Lorsque l’on pense au karma et que la chose est inébranlable, il y a forcément une notion de fatalité. Mais je ne veux pas que l’homme plie sous cette notion, parce que l’homme est libre. Non pas que vous alliez trouver un moyen de vous libérer ou d’escamoter un karma. Non.

L’homme étant libre, il doit affronter son karma pour se libérer. Ce dont j’ai horreur et je me bats contre cela, c’est la paresse humaine, liée de fatalité, qu’entretiennent les paresseux, les ignorants, ou les profiteurs.

L’homme doit être libre dans le sens où il se prend en charge, il fait face à son bon comme à son mauvais karma. Il n’attend pas en prière, que le bon Dieu veuille lui enlever ceci, lui donner cela. Un disciple, un Maître, n’agit pas de la sorte. Un disciple est face à Dieu, face à son Maître. Il le regarde droit dans les yeux, face à face, le dos bien droit, pas fier, mais il est ce qu’il est. Il dialogue, il demande les conseils, il s’en va et il effectue.

Les Maîtres n’ont pas de considération pour les disciples qui s’humilient, s’humilient, s’humilient, et qui en fait sont plus orgueilleux que les autres.

L’humiliation face à Dieu, c’est autre chose que de faire acte d’humilité. Être humble, c’est être très digne de soi, ne pas confondre avec la fierté. Les gens qui sont humbles ont toujours énormément de respect pour eux-mêmes et pour les autres.

Un homme qui mime l’humilité et qui n’a pas de respect pour lui-même et pour les autres, n’est pas humble, car il ne sait pas ce que c’est d’être humain, d’être une âme et de se développer. L’humilité n’a rien à voir avec ce que vous imaginez. L’humilité au contraire, c’est savoir ce que l’on est, savoir que l’on est une âme et travailler en conséquence.

C’est quand l’homme ne sait pas ce qu’il est, qu’il invente des tas de choses et qu’il devient orgueilleux. Comme je l’ai déjà dit, l’orgueil c’est de l’ignorance. C’est un grand humble qui s’ignore et qui est ignorant de son humilité. Humilité, dont il pourra avoir conscience le jour où il devient un disciple véritable.


Pourquoi les disciples n’ont-ils pas d’orgueil ?

Non pas parce qu’ils sont de meilleurs hommes. Ils n’ont pas d’orgueil parce qu’ils sont trop lucides. Ils connaissent leur place exacte, leur capacité exacte, la nature exacte des événements et des hommes, et en correspondance à ceci, ils se posent et ils agissent.

Ils ne peuvent pas imaginer d’être au-dessous ou au-dessus, d’être ceci ou cela, ils sont, un point c’est tout. Et en sachant ce qu’ils sont, ils n’éprouvent pas de fierté.

Le fait même de sentir leur âme vibrer à l’intérieur d’eux est une nourriture suffisamment grande pour qu’ils n’aient pas besoin de créer de fantasmes. Leur esprit est largement satisfait de sentir la nature de l’âme. L’homme orgueilleux ou fier se crée des fantasmes. Ne sentant pas la nature de son âme, sa nature véritable, il s’en crée une seconde.

L'homme est orgueilleux, parce qu’il croit à une image qu’il se bâtit, et à laquelle il fait participer les autres, et si les autres n’y participent pas, alors il est blessé, il réagit, et pour se défendre, il attaque.






Sixième question :

Nous sommes ici un petit groupe devant vous, quels conseils nous donnez-vous pour essayer de trouver un peu d’équilibre. Quels conseils pour le groupe pour ces quatre jours ?


Il n’y a pas trente-six façons de créer une union, il faut que vous vous positionniez en cercle, et que vous méditiez.

Lorsque vous méditez en cercle, il y a un mélange de vos auras qui fusionnent en une seule aura. Il y a provisoirement constitution d’un égrégore qui n’aura pas de longévité dans la mesure où, ensuite, vous êtes tous préoccupés par des sujets différents.

Lorsqu’un groupe veut constituer une unité, il faut rallier toutes les parties en une synthèse, et ça, c’est la méditation.

Si vous voulez que ce séjour se passe de manière bénéfique, avec des intuitions formidables, avec des petits moments d’esprit, avec des perceptions différentes, une attitude de l’âme supérieure, concentrez-vous en cercle, tenez-vous par les mains, (pour ceux qui n’ont jamais médité, peu importe, laissez-vous aller) et vous répétez soit une prière qui convient à tout le monde, soit le « Aum » au moins trois fois.

Ensuite, vous visualisez le soleil qui se pose exactement au sommet de la pyramide que vous constituez. Et vous méditez, en demandant que chacun soit uni l’un à l’autre, que tout se passe bien, que la lumière vous soit donnée, qu’une compréhension nouvelle vous soit donnée, que la fraternité s’établisse entre vous.

Puis vous brisez la chaîne. Vous pouvez faire ceci tous les matins, le temps de votre séjour. Une fois suffira dans la mesure où vraiment vous le faites avec conviction et amour.

Maintenant, la communion qu’il peut y avoir entre vous ne dépend que de votre capacité à aimer et à écouter l’autre. Je ne peux rien créer sur vous pour que ce séminaire se passe bien. Chacun est responsable. Chacun doit savoir écouter et donner un peu d’amour à l’autre. Chacun doit savoir aussi quitter ses grosses chaussures de principes qui font tant de bruit quand on arrive dans une pièce, et qui font tant de mal.

L’homme traîne des tas d’idées reçues et de principes qui l’emprisonnent et finalement à force d’être emprisonné, il finit non pas par se rejeter lui-même, mais par rejeter les autres. Au lieu d’être libre, il devient esclave et solitaire et il vient demander à Dieu :

« Pourquoi est-ce que je ne trouve pas de mari, pourquoi est-ce que je ne trouve pas de femme et pourquoi ceci et pourquoi cela ? »

Arrêtez de penser de la sorte. La vie se prend à pleine main. Personne n’est là à distiller un peu de bonheur par ci, un petit peu de joie par là.

-        Tu veux être heureux, alors prends le bonheur.
-        Tu veux être riche, alors prends la richesse.

Agis !

Tu es dans le monde de l’action, puisque tu l’as voulu, alors prends l’action, ne subis plus l’action des autres. Les principes doivent partir de vos esprits. N’ayez aucune honte les uns vis-à-vis des autres.

Parlez même de vos problèmes, que cela ne soit pas seulement un séminaire où vous apprenez, mais un séminaire où vous vous découvrez vous-même. Livrez-vous les uns aux autres, sans honte, sans peur d’être jugés.

Vous qui allez recevoir la confession de l’autre, ne jugez pas, ne catégorisez pas, essayez de soutenir, de faire aller la personne plus loin dans la compréhension pour qu’elle se détache, se libère d’un stress, d’un problème finalement inutile.

Échangez-vous en tant qu’êtres humains, échangez l’humanité qui est en vous. Et par contre, ne soyez pas des cerveaux remplis des connaissances, des principes ou des complexes, en train de se confronter.

Comment voulez-vous que les échanges se passent ?

Chacun arrive avec son code, ses principes :

« Voyons s’il y a quelqu’un qui me ressemble, si quelqu’un pense comme moi. Parce que j’ai raison. »

L’homme cherche tout de suite son semblable, et ainsi il constitue très vite un clan.

Dans les familles humaines il y a très vite constitution de clans par goûts et idées qui peuvent représenter ainsi une force, et quand un individu arrive, il se trouve submergé par la force des autres.

Ce qui crée les problèmes relationnels, c’est cette force de clan que les hommes forment entre eux. Alors, il n’y a plus de liberté de vivre, il n’y a plus de liberté d’échanger avec l’autre, il n’y a plus moyen d’être soi-même. Parce qu’il faut être comme le clan est, si l’on veut être, si l’on veut vivre, si l’on veut échanger, entendre et être entendu, avoir un rapport.

Tant que l’homme participera à cette idée de clan, le monde lui-même sera divisé. Le jour où tous les hommes seront capables de faire la paix entre eux, avec le communiste, le socialiste du coin, le capitaliste, le marginal, le drogué, n’importe qui, le jour où l’homme fera cette synthèse, la guerre ne pourra plus exister.

Donc, entre vous, pour ce séminaire, jetez les armes.

Que sont les armes ?

Vos idées reçues, vos principes, vos fantasmes, exercer une personnalité et montrer que l’on sait ceci, que l’on sait cela.

Qu’est-ce que ça peut faire ce que vous savez ?

Vous êtes venus pour échanger, donc échangez, si vous voulez parler, que ce soit dans une idée de donner et non pas d’asseoir votre personne.

Soyez un peu comme des enfants dans un jardin, pendant ces quelques jours. Sans honte, dévoilez-vous, mais sachez à qui vous dévoiler aussi. Le jeu ne devient pas véritablement bon et permet à la personne de se développer, que si elle a en face d’elle, quelqu’un qui comme elle, a l’intention d’en faire autant.

Donc, entre vous tous, pour qu’il y ait la communion et la joie, il faut qu’il y ait de l’authenticité, de la sincérité, de l’ouverture. Faites ce que vous voulez, fumez, buvez, peu importe, embrassez-vous, mais que cela soit fait avec responsabilité. Responsabilité.

Assumez votre acte. Ne soyez pas vécus par l’acte.

Vivez-le !

C’est à partir du moment où chacun est authentique vis-à-vis de lui-même, qu’il arrive à se maîtriser, à se diriger. C’est quand il n’est pas authentique, qu’il se voile la face, qu’il se dit :

« J’ai envie, je ne devrais pas, mais je le fais quand même. »

C’est à ce moment-là qu’il a honte, qu’il se cache, qu’il culpabilise. Alors, à ce moment-là, il devient esclave.

Par contre, lorsque vous assumez la chose, vous pouvez en même temps la maîtriser.

Mais qu’est-ce qu’assumer la chose ?

Cela veut dire se regarder en face, sans penser avoir honte ou avoir de fierté. Après, c’est à vous de choisir si vous voulez vous arranger ou rester tel quel.

S’assumer, ne veut pas dire que vous allez devenir bons, mais au moins vous serez équilibrés.

Même si vous faites quelque chose de mal, au moins vous le ferez avec équilibre et pas comme des faux jetons, qui ensuite se créent des tas de complexes et de culpabilités qui encrassent votre subconscient et votre inconscient, et qui créent par là même des problèmes aux autres.

Si vous voulez être méchants, soyez méchants, mais soyez conscients que vous êtes véritablement méchants. Mais, si le fait de prendre conscience que vous êtes méchants cela vous permet de dire :

« Mais si je changeais ? »

Alors le fait d’assumer, va être un tremplin d’élévation. Mais que vous choisissiez de changer ou pas, faites ce que vous faites sans vous cacher vis-à-vis de vous-même. Soyez authentiques.

Je vous souhaite d’effectuer en vous toutes les transformations qui vous permettront d’être véritablement disciples, d’avoir conscience de votre esprit comme on me le demandait tout à l’heure.


Je vous salue