30.10.15

POURQUOI LES HOMMES SONT AGRESSIFS ?




(21-10-85)


Thèmes :

- Pourquoi les hommes son agressifs ?
- Qu’es-ce l’énergie divine ?





Question :

Comment comprendre l’agressivité dans le monde ?


Cette question repose sur le plan psychologique. Si l’individu n’a su contrôler sa psychologie, il ne pourra être la lumière de l’âme. C’est pour cela qu’il est dit : l’objet principal de tous les travaux, même des travaux spirituels, est et reste d’abord les attributs de la personnalité.

Alors comment ne pas ressentir l’agressivité du monde, tel que vous me le demandez ?

D’abord, pourquoi la ressentir, pourquoi un individu se sent-il attaqué par le monde ?

Si l’individu sait reconnaître la faille qui va lui faire sentir cette attaque, immédiatement, il va en connaître le remède. Le monde est tel qu’il est, les hommes sont ce qu’ils sont. Donc, ce qui est à changer, c’est votre conception à propos du monde, puisque le monde dans sa masse ne peut pas changer du jour au lendemain afin que les êtres fragiles ne se sentent plus attaqués.

Lorsque je dis cela, il ne faut pas croire qu’il faut se bâtir une philosophie irréelle par rapport à la réalité du monde. Le fait de ne pas se sentir agressé, ne veut pas dire que vous allez imaginer un monde où tout est beau et où tout est parfait, où tous les hommes sont frères et rient, et ne pas croire que l’horreur existe. Il faut croire à une force supérieure, et je ne veux pas dire Dieu. Je parle de la force de la connaissance, de la sagesse, du contrôle, la force en fait qui est en vous.

Lorsque quelqu’un se sent attaqué, c’est qu’il a, en lui, toute une mécanique qui l’implique à se sentir attaqué.

Quelle est cette mécanique ?

Le premier symptôme est de se sentir en infériorité par rapport au monde, l’individu va se sentir dominé par lui. C’est pour cela qu’il se sent agressé. Alors, plutôt que de vivre sa vie, plutôt que de vivre le monde qu’il a le droit de vivre à sa manière, l’individu subit le monde des autres qui le vivent à leurs manières.

Le monde n’a pas en lui-même de nature. C’est-à-dire que le monde que vous connaissez, le monde des hommes, le monde social, le monde des structures, n’a pas de nature, n’a pas de réalité en lui-même. Ce sont les hommes, qui composent cette structure, qui donnent une réalité à ce monde. Mais une réalité qui n’est valable que dans la mesure où les hommes entretiennent entre eux ce code, code qui n’a pas plus de vie que la volonté que mettent les individus à le perpétuer. Vous êtes tous à vous plaindre du monde, à le trouver vilain ou cruel, alors que la nature vous a été donnée comme un simple décor, c’est à vous d’y jouer la pièce que vous désirez.

Qui crée la pièce ?

Certains se disent, c’est la fatalité, d’autres, c’est Dieu, alors que ce sont les hommes qui bâtissent la pièce qu’ils sont en train de jouer. Donc, il faut changer le jeu d’acteur que vous entretenez les uns avec les autres.


Qu’est-ce que la société ?

La société n’est rien qu’une sorte de concorde que les hommes entretiennent entre eux.

Qu’est-ce que le principe de l’argent ?

L’argent en lui-même n’a aucune valeur, vous ne naissez pas avec la notion de l’argent. On vous l’apprend, on la perpétue en vous l’enseignant, parce que les hommes ont ce code entre eux, qui détermine, d’après eux, une certaine valeur, une certaine possibilité d’action, de grandeur, de pouvoir dans ce monde.

Mais quel pouvoir, quelle grandeur ?

Juste le pouvoir que les hommes ont imaginé.

Alors est-ce qu’un pauvre doit accuser Dieu de sa pauvreté ?

Eh bien non, parce que Dieu, les Maîtres, la hiérarchie, n’ont pas inventé l’argent.

L’homme, s’il veut aller vers de plus en plus de bonheur et de liberté, doit apprendre à se dépouiller de tout cet acquis illusoire, qui le pousse à refuser Dieu. C’est le nom que j’emploie pour vous faire comprendre. Beaucoup d’hommes refusent Dieu parce qu’ils croient que Dieu est une irréalité par rapport à la réalité sociale.

Le phénomène est bien connu, lorsqu’un individu rêve la nuit, il croit que le seul monde qui existe est celui qui est dans son rêve. Or, à un moment donné le réveil sonne et l’individu s’éveille à une autre réalité. Les hommes rêvent, parce qu’ils ont des ignorances, des voiles, à propos d’une certaine façon de vivre, de penser, de se comporter.

Pour que je puisse vous faire comprendre ce qu’est le monde de la fraternité, le monde de la lumière, de l’amour, il faut qu’un réveil sonne quelque part en vous. Parce que je pourrais vous parler de l’au-delà, vous parler du paradis, vous parler de Dieu, des anges, pour vous cela n’aura pas plus de réalité que si j’essayais de parler à l’oreille de celui qui est en train de rêver. Il ne m’entendrait pas, il ne me comprendrait pas, ou pire encore, il assimilerait mes paroles et il les façonnerait à sa manière pour les inclure dans son rêve.

C’est ce qui se passe lorsque les Maîtres, les guides donnent des paroles de sagesse. Les paroles du Maître ne sont pas entendues telles quelles sont dites, même si l’individu semble avoir tout son esprit. Les paroles du Maître sont assimilées et traduites par l’esprit de celui qui entend, façonnées par la couleur de son rêve, intégrées à son rêve, et c’est pour cela que les religions existent.


Les religions, ne sont-elles pas pour vous une énigme ?

Comment est-ce que Dieu parfait, des Maîtres parfaits n’ont pu donner naissance qu’à des religions qui finalement deviennent fratricides et ne servent pas l’évolution humaine dans un sens d’universalité, puisqu’elles se dogmatisent avec le temps ?

Qu’est-ce qui fait qu’une parole pure et juste soit devenue un dogme ?

La faute n’est pas à la parole, la faute est à celui qui entend, parce qu’il est en train de rêver. Alors il assimile et il intègre la parole juste, la parole réelle à son monde de rêve et il embellit son rêve, mais ce n’est que du rêve.

Prenez la parole de Jésus, il a prononcé peu de paroles, parce qu’il suffisait de parler juste, et parler juste n’est pas parler beaucoup, et regardez tout ce qui a été fait autour de sa parole: des églises ont été bâties, des croisades sont parties pour des terres lointaines, il y a eu l’inquisition, les dogmes, les excommunications, parce que les hommes rêvent.

Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Les hommes n’ont pas eu encore ce réveil intérieur, parce que toute leur bonne volonté est absente. L’homme de bonne volonté, même s’il ne croit pas en Dieu, même s’il ne prie pas, du moment qu’il a, en lui, de la bonne volonté à aider, à être chaque jour de plus en plus parfait, à aimer, toutes ces dispositions sont autant de sonneries qui vont faire sortir l’individu de son rêve pour le faire entrer dans la réalité cosmique.

Alors quel rapport avec le sentiment d’être agressé ?

Vous pourrez très vite conclure vous-mêmes, c’est quand l’individu rêve le même rêve que les autres.

Et de quoi rêvent les autres ?

Ils rêvent de faire la guerre, ils créent le mal, les insultes, les pensées négatives, les humiliations, les coups, et celui qui rêve comme eux, croit que ce rêve est la réalité. Lorsqu’un coup a été donné, il dit : j’ai été battu. Lorsqu’une insulte a été envoyée, il dit : j’ai été humilié. Il ne se rend pas compte qu’en fait, les autres sont en train, les yeux fermés, de se battre les uns les autres, et qu’il devrait avoir les yeux ouverts pour vivre au-dessus de ce rêve. C’est pour cela vois-tu que les sages ne se vexent jamais et ne se mettent jamais en colère, pas de la vôtre en tout cas.


Comment surmonter cet état de rêve ?

Il faut savoir ce que l’on veut, et vous avez peut-être pu l’expérimenter. Dans votre rêve, si vous êtes suffisamment alertes, vous pouvez contrôler votre rêve et en être conscient. Cela a dû vous arriver, et pourtant vous continuez à participer à votre rêve, vous contrôlez l’action. Par rapport à la vie, c’est exactement pareil. Un individu qui veut, non pas fuir le monde, mais qui veut en être dans la réalité, doit justement être hors du monde.

C’est la parole de Jésus :

« Allez dans le monde, mais ne soyez pas du monde. »

Si, à un moment donné vous appartenez au monde, alors vous entrez dans le cycle infernal du rêve, c’est l’attachement à la terre qui commence et en même temps, toute votre éducation qui doit recommencer.

Alors, comment ne plus se sentir agressé ?

Lorsque quelqu’un vient vers vous et qu’il vous veut du mal en paroles, en gestes ou en pensées, il faut que vous le considériez, lui, et non pas ce qu’il va dire de vous.

Il ne faut pas que vous vous fâchiez à cause de ce que je vais dire, mais je veux que vous connaissiez exactement le mécanisme.

C’est l’égocentrisme qui est à la base de ce problème. L’individu vit trop sur lui-même et pour lui-même. Non pas que cela soit un défaut, non pas que cela soit de l’égoïsme, c’est à cause de la nature de l’esprit à un certain moment et pendant un certain degré d’évolution.

En évaluation terrestre, un enfant, lorsqu’il est petit, il est égocentrique, devenant adulte, il l’est moins. Lorsque l’on se place sur des évaluations cosmiques, par rapport à l’âme, on s’aperçoit qu’il existe encore de l’égocentrisme dans l’individu. Si l’individu est un peu trop égocentrique, (je vous le dis, c’est quelque chose de très répandue, l’humanité entière est comme cela, donc vous n’êtes pas en faute), quoi qu’ils fassent, son frère ou sa sœur va devenir pour lui objet de tristesse ou de joie, alors que le seul bonheur est dans la neutralité par rapport à ces stimulations extérieures.

Éprouver de la joie à cause de ce qu’un individu vous fait, veut dire que vous serez susceptibles d’éprouver aussi de la tristesse. Ce qui ne veut pas dire que vous devez tous devenir indifférents. Vous comprendrez ma parole lorsque vous saurez reconnaître ce qui se passe en vous en appréciant un compliment, au lieu que cela soit vécu comme un couronnement, comme une grande satisfaction de votre personnalité, ou que cela vous fasse rougir.

Lorsque vous aurez une attitude simple, la tristesse ne pourra même plus venir sur vous, parce que la joie et la tristesse sont les mêmes énergies. Ce qui fait que, l’individu en expérimente le positif et le négatif, c’est l’effet de la pensée qui juge que là, il faut ressentir de la tristesse, et que là, il faut ressentir de la joie. C’est la pensée qui détermine le sentiment, c’est la pensée qui ordonne et indique ce qui doit être vécu par votre personnalité.

Mettez-vous dans une situation inverse, soyez un enfant élevé en toute simplicité et naïveté dans un monde où on ne vous aurait dit que de bonnes et belles choses, et qu’on vous envoie ensuite dans le monde. Vous n’avez aucune idée de ce qu’est l’humiliation ou l’insulte, et le premier individu que vous rencontrez dans la rue, vous traite de tous les noms. L’enfant que vous êtes, ne connaît pas l’insulte, cela n’est pas programmé dans son esprit, puisque vous n’avez entendu que de belles choses. Malgré l’insulte, l’enfant va sourire et va croire à la fraternité de l’autre, parce que ses interprétations se situent au niveau de la pensée.

Je le dis souvent, pour être heureux, pour être libre, pour être dégagé des souillures du monde, il faut avoir une pensée pure, une pensée juste. Ce qui ne veut pas dire que l’insulte ne sera plus une insulte. Il ne faut pas, d’un seul coup, devenir des gens ébahis, qui rient pour n’importe quoi. Mais en vivant pleinement pour la réalité, la réalité supérieure, en vivant dans le calme et l’équilibre, alors l’insulte ne vous touchera plus, l’agression des autres ne vous touchera plus, parce que sitôt que votre pensée devient pure, l’équilibre se crée en vous.


Pourquoi les gens sont-ils déséquilibrés ?

Pourquoi cela, que l’on peut considérer comme une maladie existe-t-il ?

Parce que l’individu ne sait plus à quoi se référer pour entretenir l’équilibre en lui, parce que c’est une chose dont on ne lui a jamais parlé. Je suis sûr que si vous vous demandez profondément :

Qu’est-ce que l’équilibre ?

Vous ne trouverez aucune réponse. Par contre, si je vous demande de réfléchir sur ce qu’est la joie ou la tristesse, qui sont les extrêmes de cet équilibre, vous allez pouvoir me répondre, parce que ces émotions vous les avez senties, vous les avez expérimentées, mais le juste milieu, ce neutre, personne ne le connaît, parce que cette chose ne fait pas partie des enseignements de ce monde.

C’est un problème de civilisation.

Cette civilisation n’est pas encore suffisamment réveillée, suffisamment soucieuse de la réalité, soucieuse des choses justes pour que l’équilibre, avant tout, soit enseigné aux enfants. On leur enseigne plutôt le déséquilibre. Ouvrez vos romans, on raconte des passions, des drames, des passions qui mènent jusqu’au meurtre ou jusqu’au suicide. Regardez la télévision, les films ne racontent aussi que des passions menant aux extrêmes. Rien n’est fait pour l’équilibre, et pourtant tout le monde court vers son médecin pour se faire soigner. Tout le monde va voir le petit conseilleur du coin, que ce soit le cousin ou la tante ou le voisin.

Autrefois, tout le monde allait se confesser, tout le monde a besoin de se décharger et de trouver un guide. L’humanité engendre son propre mal, parce qu’elle n’a pas encore compris que l’humain est quelque chose de précieux et qu’il faut, comme une plante, couver chaque créature et la faire grandir. L’humanité se comporte très mal. Les hommes se comportent mal les uns envers les autres.


Que vous apprend-on à l’école ?

À devenir très fort, à gagner de l’argent, à avoir un métier performant et si vous avez le malheur à ne pas avoir l’intelligence suffisante pour comprendre ce qui est enseigné, on vous apprend à accepter votre statut de pauvre, votre statut de dégénéré. On ne vous apprend pas à être des gens équilibrés et épanouis, parce que cette société n’a que faire de l’humain.

Les gens se comportent comme s’il s’agissait de s’exploiter, de se dominer, de se dépasser les uns les autres. Tant qu’un homme voudra dominer l’autre, cet autre sera déséquilibré. Comment être en paix, si vous pensez que vous êtes inférieur, que le monde est affreux, qu’il vous domine et vous maltraite ?

C’est impossible !

Même pour ceux qui se réfugient dans la foi, une foi aveugle, cela ne les aide en rien. Il faut avant tout chercher l’équilibre. Je n’engage pas forcément les gens à aller vers Dieu, vers la foi, ou la lumière. Je ne suis pas un prêcheur qui veut forcer les brebis à retrouver le troupeau de Dieu. Je veux tout simplement vous permettre d’être des gens libres et épanouis, et par cette liberté vous irez à la lumière sans que personne ne vienne vous chercher, parce que ce sera naturel. La foi doit être quelque chose de naturel. La foi ne doit pas être quelque chose d’artificiel, comme lorsqu’elle est vécue comme un refuge, lorsqu’elle stimule le sens de la culpabilité.


Comment créer cet équilibre ?

J’en ai déjà parlé longuement, mais je vous précise, il faut que vous contempliez le monde comme étant le jeu obscur et maladroit de millions d’enfants désemparés et aveugles. Lorsque vous aurez compris que les hommes sont en train de jouer à ce jeu stupide, et que pour eux c’est leur seule réalité, qu’ils ne croient en rien d’autre, alors vous serez hors de ce jeu de massacre, et si un d’entre eux vient vous faire du mal, vous ne le ressentirez pas comme une domination de leur force sur vous. Vous sentirez la douleur, mais vous ne serez pas envahis ni déséquilibrés par elle.

Vous sentirez la douleur parce que vous êtes un être humain, parce que vous ne vivez pas dans les nuages, avec Dieu pour refuge, mais vous ne serez pas atteints et vous pourrez trouver le repos, la délivrance, le soulagement, alors que cela est impossible pour celui qui subit le monde. Je voudrais que cette notion soit claire dans les esprits de chacun.

Dans le monde, les hommes vivent leurs réalités, celles qu’ils se sont créés avec les siècles. Puisque ces réalités sont des codes qu’ils entretiennent entre eux, personne ne vous demande de participer à leurs codes. Si, par exemple, en bas de chez vous il y a des individus qui se mettent à boire, à en devenir saouls, et que vous savez qu’être saoul n’est pas bon.

Qui peut vous obliger à rejoindre cette troupe ?

Personne, si ce n’est votre volonté ou votre faiblesse, même si c’est un peuple entier qui se comporte comme cela.

Aucune loi ne vous oblige à les rejoindre. Il y a l’effet de la majorité qui pousse les gens à jouer ce jeu morbide.

Si c’est la majorité, c’est forcément la normalité se disent-ils.

Le nombre ne révèle pas ce qui est réel, dans le cas des choses cosmiques, ce serait plutôt le contraire. Si les hommes en masse exercent la débauche.

Est-ce pour cela que vous allez trouver la débauche normale ?

Pour la débauche, vous avez l’esprit clair, alors, parce qu’il s’agit en fait de la même attitude.

Pourquoi ne pas avoir le même réflexe pour les agressions et les humiliations ?

Le fait que vous souffriez, ne va jamais retirer l’insulte de la bouche de l’autre. Le fait que vous vous mettiez à pleurer ne va jamais le changer.

Donc, pourquoi prendre sur vous une souffrance qui ne va rien changer au monde ?

Avec l’énergie de ces souffrances inutiles, nous pourrions changer le monde si vous nous les donniez, mais inutilement, vous pleurez, vous souffrez. Si vous voulez que plus jamais un homme soit capable d’insulter un autre homme, et qu’ainsi l’insulte déserte la terre, il ne faut pas que vous vous mettiez à souffrir de son insulte. Il faut au contraire que vous fassiez sortir de vous tout l’équilibre que vous devez avoir et que vous essayez d’enseigner à celui qui vous a insultés, que sa parole est mauvaise, qu’il ne fait du mal qu’à lui-même, et que cela révèle un individu ayant des problèmes.

Donc, toutes ces choses qui encombrent le monde, qui l’empêche d’être heureux, il ne faut pas les vivre, il faut au contraire leur faire face et essayer de les changer. D’un homme qui fait du mal, ne pensez rien, ne lui envoyez aucune pensée, essayez de l’instruire. C’est dans le pouvoir des hommes de s’aider les uns les autres, de s’améliorer les uns les autres. Mais pour que cet échange ait lieu, il faut que chacun se sente le pouvoir d’instruire et d’aider l’autre, au lieu de subir le fait que l’autre ne vit finalement que pour lui-même.

Quelqu’un qui a l’habitude d’agresser n’est pas un homme normal, il a un problème, vous le comprenez bien. Donc, pourquoi souffrir d’un problème qui n’appartient qu’à lui. Ayez l’esprit clair, la connaissance, gardez votre calme et votre lucidité et essayez de trouver ce qui l’empêche d’être un homme cordial. Il faut que vous ayez ce souci entre vous.

Alors, dès demain, n’allez pas vous installer sur la place publique en grand prêcheur de vérité et vouloir changer en qualités tous les défauts des gens. Cela ne va pas marcher. Il faut d’abord trouver en vous, l’équilibre, et c’est sur le plan des énergies et du témoignage que cela ne fonctionnera pas.

Les hommes sont très friands de preuves. C’est pourquoi si vous dites à quelqu’un :

« Tu es trop coléreux, cela vient de tel problème. Pense à autre chose et tu ne seras plus coléreux. »

Puis, deux minutes après vous manifestez de la colère. Il va mettre en doute votre technique et va vous dire :

« Tu me vends un pain qui ne me nourrira pas. Regarde-toi, tu as encore de la colère. »

Donc, quoi que vous vouliez enseigner, soyez-en le témoignage, pour que cela donne aux gens la force d’appliquer ce que vous dites, parce que leur foi, pour l’instant, ne s’établit que sur la preuve. Si vous parlez du bonheur et du bien-être, il faut que vous soyez le bonheur et le bien-être, sinon tout le monde fuira votre technique, en se disant, finalement, il vaut mieux que je prenne les conseils de l’autre qui me dit d’aller en boîte de nuit, parce que je le vois chaque lundi matin rayonnant dans les couloirs du travail, alors que l’autre, ce dévot, a la mine toujours triste.

Donc, il faut avoir souci du témoignage que vous rendez.

Sur un plan plus simpliste, pour que la chose soit accessible à tout le monde sans que cela devienne un service, ayez conscience de ce que les autres sont en train d’exercer des irréalités. Être méchant c’est irréel, parce que tout le monde sait que la seule réalité du cosmos c’est la bonté, c’est l’abondance, c’est la chaleur, l’amour, et les hommes qui vivent dans le contraire manifestent la méchanceté, l’aigreur, etc. Donc, ne vivez plus dans ce pôle contraire négatif, vivez dans le pôle positif, dans la réalité.


Pourquoi le monde, pour l’instant, vit-il le côté négatif de la création ?

C’est parce que l’homme ne manifeste pas de bonne volonté. Il est assailli par les mauvaises, et dès qu’en lui, son cœur malgré tout pur, essaie de lui parler de bonne volonté, il l’étouffe et se dit que la bonne volonté ne paie pas, que les gens qu’il a aidés lui causent des problèmes. Même lorsque la bonté de l’homme parle, l’homme étouffe, pensant que ce n’est pas la réalité de ce monde, que la réalité est d’être le plus fort, de ne pas se laisser duper, de dominer les autres. Ils entrent dans un cercle infernal et ils n’en sortent plus.

Je ne veux pas dire, que seule la bonté habite votre cœur, que vous devez aller dans le monde comme des petits anges, ou comme de fragiles agneaux. Ce n’est pas dans ce sens qu’il faut aller dans le monde. La bonté et la lumière doivent habiter votre cœur, mais l’intelligence doit guider votre langue et vos gestes.

Faites du bien à tous ceux qui en ont besoin, mais soyez conscients que le bien que vous faites est un bien gratuit, et ainsi vous ne serez pas étonnés de ne rien recevoir. Ayez conscience que le bien physique, matériel, ne vous reviendra pas nécessairement en retour, et surtout pas de la part des gens que vous aidez. Ce qui ne veut pas dire que le bien ne vous reviendra jamais, en retour. Il vous reviendra mais sous bien d’autres formes.

Demain vous allez aider votre voisine, à faire le ménage et les commissions parce qu’elle est malade. La plupart des réactions mentales humaines vont être de penser qu’elle vous doit une bonne action, et ainsi, dès que vous serez malades, vous allez espérer que votre voisine vienne vous aider. Tragédie, si elle ne vient pas. Dieu a fait chaque homme libre. Vous avez exercé votre liberté en allant l’aider, elle exerce la sienne en ne vous aidant pas.

De qui attendre le retour ?

Vous devez l’attendre à tout instant et de nulle part, en fait. Vous devez être en prédisposition à recevoir le bien. Vous ne devez pas penser comment, de qui, et sous quelle forme, vous allez recevoir. Parce que l’action que vous avez eue envers votre voisine et qui ne se trouve pas manifestée en retour lorsque vous en avez besoin, a été comptabilisée par votre guide et les maîtres. Ils peuvent juger que, pour vous, il sera plus capital de vous aider dans dix ans lorsque vous aurez une plus grande maladie, ou pour faire une démarche importante, plutôt que de la dépenser maintenant parce que le rhume vous retient chez vous.

Les formes du bien sont innombrables et imprévisibles, et l’homme qui vit dans la réalité sait les reconnaître, et il remercie chaque jour, même s’il n’a rien reçu, parce qu’il sait, qu’immanquablement, un jour il recevra énormément.

Pour revenir au problème initial, l’agression, vous indiquer comment sortir de ce climat, implique immanquablement que je vous parle aussi d’un comportement spirituel. Étant donné que l’aspect psychologique a été dépassé, que la notion d’équilibre a été relevée, vous devez entrer dans les notions de spiritualité. Pour trouver des raisons de maintenir cet équilibre, il vous faut connaître les éléments qui mènent le monde spirituel.

Demain vous pouvez être de très bonne volonté, remonter vos manches en pensant qu’il faut changer le monde : je ne dis plus rien à ceux qui m’insultent, je souris à ceux qui me frappent, je ne dis plus rien si on me vole car je sais qu’on me le rendra. Tout cet équilibre est fragile parce qu’il est simplement élevé par la force de votre conviction mentale, et le mental n’est qu’un fétu de paille. Un jour vous croyez à quelque chose, le lendemain vous n’y croyez plus. Observez vos opinions comme elles changent d’un moment à l’autre, d’une année à l’autre. Donc, immanquablement un jour vous penserez que cette théorie ne vaut rien.

Qu’est-ce qui va édifier votre conviction mentale en une foi spirituelle ?

C’est la connaissance des principes mêmes de la spiritualité. Et ainsi vous trouverez un justificatif pour chacune de vos actions, chacune de vos pensées. Il faut vous nourrir, autant de connaissance que de foi et de lumière. Une foi sans la connaissance ne va pas bien loin, même si elle a commencé par la pureté du cœur.

Il faut étayer et rendre digne, en quelque sorte, cette foi, pour qu’elle devienne une lumière de l’esprit, et pas simplement une dilatation du cœur. Les exaltations religieuses ne durent pas, parce qu’elles sont soumises, comme vos émotions au mental, et s’il décide un jour que ces choses ne valent plus rien parce qu’éprouvées sur plusieurs plans, votre foi va tomber.

Tandis que si vous avez la connaissance juste des principes cosmiques, des réalités cosmiques, rien ne pourra vous ébranler.

L’homme de connaissance est pour nous aussi cher que l’homme de la foi, parce qu’une foi sans connaissance ne tient pas, et en même temps, la connaissance sans la foi, manque un petit peu d’amour. Il ne faut jamais négliger les deux pôles qui vous habitent.


Qu’êtes-vous ?

Lorsque vous vivez, vous vous rendez compte que vous pensez, que vous éprouvez des sentiments, des émotions, donc, vous êtes un cœur et un esprit. Développer l’un sans développer l’autre, c’est être une moitié et pas un entier.

C’est pour cela que les religions sont toutes en train de mourir, elles ne sont pas des entiers, donc elles ne sont pas universelles. À l’heure actuelle tout le monde attend la religion universelle, le messie universel, c’est un mot à la mode, l’universalité. Les hommes ont compris que n’être que religieux n’est pas entrer dans le bonheur, puisque toute la vie physique, la vie mentale, psychologique, restaient des problèmes. Ils ont compris qu’un individu terrestre occupé à la connaissance de la terre, de la science, de la psychologie, de la médecine, cela ne menait pas non plus à une finalité, puisque tout ce qui est science, maintenant, bute à un certain plan.

Comme ces peuples d’autrefois qui n’osaient pas s’engager sur l’océan, parce qu’ils croyaient que la terre était plate et qu’à un moment donné la terre finissait.

L’homme avec la connaissance matérialiste, n’ose pas aller dans l’au-delà. Il faut donc faire maintenant une synthèse des deux, et c’est l’universalité qui vous est promise. Développez-la en vous, comme des individus d’avant-garde. N’attendez pas qu’elle arrive, soyez maintenant, développez le cœur et l’esprit, ayez la connaissance, ayez l’amour, ayez la foi et la sagesse.

Comment appliquer votre amour, si vous n’avez pas la sagesse ?

Ce sera un amour tous azimuts qui va flamber tous les environs. Même l’amour doit être donné avec sagesse et ainsi, il sera un amour vrai et profond et non pas une simple satisfaction personnelle et le jeu des miroirs qui recommence.

Lorsque vous faites du bien à quelqu’un, observez-vous. Votre pensée est à ce moment-là comme un miroir dans lequel vous vous contemplez et si vous agissez bien, vous vous trouvez beau, si vous agissez mal, vous vous trouvez laid. Agir avec sagesse, c’est détruire ce miroir de la pensée contrôlée par les extrêmes dont je parlais tout à l’heure.

La pensée qui n’est plus que neutralité, qui ne vit que par votre équilibre, ne fait pas miroir, elle fait canal. Canal de l’énergie christique, canal pour être un serviteur, pour aider encore plus, pour aimer encore plus, et qui va vous permettre de vous développer.

Une pensée pure est une pensée qui ne pense plus, qui ne se juge plus, qui ne se regarde plus. C’est une pensée qui est semblable à celle de Dieu, et qui, par sa ressemblance, permet à Dieu de s’exprimer.

Si les hommes veulent devenir des canaux, c’est-à-dire des serviteurs sur un plan énergétique comme sur un plan tout simple de l’inspiration, ces personnes doivent avoir le souci d’être des pensées pures, au lieu d’être dans la joie et la tristesse et être sans cesse balancées dans l’un ou l’autre plateau de la balance.

Être un canal c’est être fixe.

Donc, ceux qui veulent devenir des serviteurs doivent cultiver cet équilibre, cette centralisation dont je parle, et ainsi, toutes leurs pensées sont sous leur contrôle. Avoir une pensée sous le contrôle, c’est en même temps sortir de la domination qu’exercent le monde et son irréalité sur vous.

Donc, en étant ou en voulant devenir serviteur, immanquablement vous marchez vers la perfection, parce que le souci même d’être un canal chaque jour plus performant, chaque jour plus parfait, pour aider et soulager davantage, va vous impliquer à contrôler votre pensée, à acquérir de la sagesse, à dilater votre cœur pour aimer, et ne serait-ce que par amour pour les autres vous allez devenir semblables à Dieu.

C’est pour cela qu’il existe une voie que l’on appelle la voie de la dévotion et du service. Cette voie a été faite par les hommes, parce qu’ils ont compris que pour ceux qui avaient cette attitude intérieure de vouloir servir coûte que coûte, il se trouvait là une porte pour aller vers Dieu.

Ce que je vous propose, c’est de ne pas vivre le service comme un service, vivez toutes les choses du monde comme un service, et ainsi vous serez des hommes et des femmes comblés et complets.

Que votre but ne soit pas simplement d’aller soulager votre voisin, mais d’aller le soulager, d’acquérir de la connaissance, de devenir parfait, de contrôler votre pensée etc. et ainsi vous développerez votre totalité et vous n’aurez pas à revenir pour développer un petit morceau, et une prochaine fois un autre petit morceau.

Prenez-vous en main comme une totalité, et développez la totalité que vous formez.






L’ÉNERGIE DIVINE




Question :

Qu'est-ce l’énergie divine ?

À quel moment, dans la vie d’un être humain, l’énergie divine apparaît-elle ?

Est-ce à l’état embryonnaire ou est-ce à la naissance ?



L’individu est lui-même une énergie. Pour un homme, incorporer une énergie divine ne s’éveille pas à un moment particulier, un cyclique prévu, comme s’il s’agissait de développer sa propre énergie de pouvoir, ce que l’on appelle aussi kundalini, ou d’incorporer une énergie spécifique pouvant donner par exemple l’esprit, comme disent certains. Il est dans la volonté de l’individu de la développer.

Naturellement, s’il a eu la volonté de la développer autrefois, et qu’il ait déjà en lui cette force, immanquablement, même s’il est un bébé de deux mois, il la possédera à la naissance. L’individu qui n’a jamais voulu être de bonne volonté, pourra mourir cent fois et renaître cent fois, il ne la possédera jamais.

Donc, l’énergie divine, visualisée comme une descente, donnant l’âme en fait, mais l’âme en tant que lumière, cette énergie descend, lorsque l’individu le veut, lorsqu’il fait la démarche, pour être la coupe qui va la recevoir.

Pourquoi l’énergie divine descendrait-elle sur vous, même si vous la voulez, même si vous la désirez, mais si vous continuez à être habités par des ignorances, si vous continuez à faire partie de cette irréalité du monde ?

Cela ne servirait à rien, parce qu’elle ne pourrait pas rester en vous, elle ne ferait que vous effleurer et vous en seriez même inconscients. De la même manière si un individu avait tout son système de température du corps complètement annihilé, il ne pourrait pas plus sentir le froid que le chaud. Pour qu’il puisse sentir le froid et le chaud, il faut que tout son système de perception se réveille. Il en est de même pour votre conscience.


Qu’est-ce que la lumière, l’énergie divine ?

L’énergie c’est toujours de la conscience. La conscience est énergie, et l’énergie est conscience. Et du fait même que la conscience est énergie, l’énergie en se projetant donne la matière, et c’est ainsi que la matière est énergie et conscience. C’est pour cela que certains disent qu’il faut voir Dieu en tout, qu’il faut voir la lumière en tout.

Quand l’énergie vient-elle ?

Le jour où la conscience de l’individu est au même degré que l’énergie correspondante. Alors l’énergie descend pour concrétiser l’état de conscience, en faire la nature de l’individu et lui permettre de rayonner en pouvoir le niveau de conscience atteint.

C’est pour cela que Jésus avait tous les pouvoirs, parce qu’il avait atteint un plan de conscience où se trouvaient les énergies nécessaires pour manifester tout ce dont il avait besoin. C’est pour cela qu’il a dit aux hommes :

« Toutes ces choses vous pouvez les faire, et de bien plus belles encore. »

Parce qu’il s’agit de bonne volonté. Il ne s’agit pas que Dieu, parce que vous avez beaucoup souffert, beaucoup prié, beaucoup pensé à lui, soit attiré par ce genre de comportement et décide de vous envoyer l’esprit, l’énergie ou l’initiation. Dieu pose son cœur et son œil sur tous ses enfants et à tout moment. Mais c’est à l’enfant de voir ce qui se passe et recevoir ce qui est donné.

Donc, l’évolution se passe toujours à l’intérieur de vous, c’est vous, vis-à-vis de vous-même. L’énergie vient lorsque la conscience est élevée au niveau où l’énergie peut descendre. Inutile d’envoyer l’énergie avant, elle ne serait pas ressentie sur un plan de conscience. Par contre sur le plan du corps éthérique, du corps astral, du corps physique cela pourrait être ressenti, mais de manière désastreuse, parce que, plutôt que d’être béni, l’individu pourrait être tué. Regardez dans la Bible à propos de ceux qui ont touché l’Arche de l’Alliance et qui n’étaient pas prêts, ils sont morts électrocutés.

Les énergies sont quelque chose de fantastique mais elles sont extrêmement dangereuses, parce que les énergies ne sont pas les bontés du bon Dieu. Les énergies sont des fréquences. Vous connaissez ce qu’il vous en coûte lorsque vous mettez les doigts dans un interrupteur. C’est ce qui se passerait si un Maître, par pitié pour vous, venait vous initier, parce qu’il n’y a pas de différence entre la nature et les effets de l’électricité et la nature et les effets des énergies cosmiques.

D’où vient la possibilité d’intégrer cette énergie et ces énergies ?

De la même manière qu’il vous faut un transformateur entre une prise de courant et une ampoule trop faible, comme l’est le corps physique par rapport aux énergies divines, il y a votre corps éthérique, votre corps astral, votre corps mental. Tous ces corps doivent vibrer et transformer les énergies pour les rendre utilisables sur un plan physique. Mais ces corps apprennent à transformer et à incorporer ces énergies par l’effet de votre bonne volonté à évoluer.

Si vous pouviez prendre le taux vibratoire du corps astral d’un individu qui se comporte de manière profane, vous verriez que ces vibrations sont très grossières, mais il n’appartient qu’à lui de les subtiliser, en changeant son comportement. Parce qu’un geste, une pensée véhiculent de l’énergie.

Vous n’êtes que de l’énergie. Votre pensée, lorsqu’elle s’articule, votre geste lorsqu’il se manifeste, déclenche des énergies qui sont le reflet de ce que vous êtes, mais qui en même temps vous solidifie dans ce que vous êtes. C’est-à-dire qu’un individu qui voudrait cesser d’être avare, ne pourra pas cesser d’être avare tant qu’il se dit je ne veux pas être avare. Il va falloir qu’il cesse d’être avare, et ainsi toutes ses énergies vont changer, parce qu’il aura agi autrement.

C’est pour cela que j’ai dit : si un défaut vous ennuie dans votre personnalité, ne vous culpabilisez pas, développez l’inverse de ce défaut qui est une qualité, parce qu’ainsi vous allez vivre une autre énergie et incorporer une autre énergie. Donc pour habituer ces différents corps à incorporer les énergies divines, il faut que vous deveniez divin, que vous appreniez à ces différents corps à devenir divins.


Alors que faire avec le plan astral, avec ce corps, qui est celui des émotions, comment le diviniser ?

Par la sagesse. Un homme ne devient Dieu, que s’il devient sage. Connaissez ce qui vous rend émotionnel, ce qui va vous incliner à être méchant, brutal ou coléreux, et sachez que cela n’est pas vous, mais que c’est votre corps astral, qui lui-même a pu être inspiré ou à demi conditionné par votre ciel de naissance. L’astrologie ne devant pas être vécue comme un joug de la fatalité, mais comme des forces dans lesquelles vous devez aller puiser pour manifester la vie que vous avez envie de manifester.

Donc, sachez que ce qui est nerveux ce n’est pas vous, mais c’est votre corps astral, parce que quelques minutes avant, quelqu’un vous a un petit peu exacerbé avec des paroles qui sont venues froisser votre corps astral, ou parce qu’une certaine planète vous rend très irascible. Mais cette planète ne vous le commande pas. Cette planète ne fait que vous envoyer une énergie et vous en faites ce que vous voulez.

Dans une énergie, il y a toujours le positif et le négatif. C’est-à-dire que si vous voulez vivre cette énergie planétaire comme une source de colère. Eh bien, libre à vous, mais si vous regardez un petit peu plus loin, cette vibration planétaire vous apporte tout le contraire. Si vous vous situez dans la gamme vibratoire trop basse ou trop profane, vous allez vivre cette énergie planétaire dans ses aspects négatifs, au lieu de la vivre dans ses aspects positifs.

Comme vous savez que ce n’est pas vous qui êtes de mauvaise humeur, mais que c’est votre corps astral, avec sagesse, vous n’avez qu’à le contrôler. Lorsque je dis cela, j’entends des esprits qui disent :

« Si je n’ai plus droit à ma colère, si je ne peux plus manifester mon humeur, si je n’ai plus droit à ma personnalité, où est ma liberté ? »

Eh bien, si vous voulez de cette personnalité, je vous la laisse, mais il ne faut pas vous plaindre d’être malheureux, de subir le monde, de mourir. Je vous dis ce que vous devez lâcher pour pouvoir être dans l’équilibre et le bonheur. Mais si le lâcher ne vous inspire pas et ne vous plaît pas, je ne vous y forcerai jamais.

Alors contrôlez votre corps astral. Vous contrôlez bien votre main, votre bras, vous ne les laissez pas faire des gestes incontrôlés. Vous contrôlez votre bras parce que vous avez envie que votre bras fasse la chose que vous avez envie de faire.


Que voulez-vous dans la vie ?

Vous voulez être heureux, alors contrôlez votre corps astral pour qu’il n’ait plus jamais à vous envoyer d’émotions négatives de tristesse, de malheur, de complexe, etc. Contrôlez votre corps astral, parce qu’il ne vaut pas plus que votre bras. Vous lui donnez énormément d’importance parce que vous ne savez pas à quel point il est stupide, vile, à quel point il vous empêche d’être heureux. Et pourtant vous cherchez le bonheur.

Pour votre pensée, c’est pareil. Vous avez des fantasmes, des désirs inassouvis, des cauchemars, des problèmes, des pensées négatives qui vous assaillent ou trop de rêves qui vous envahissent. Eh bien, contrôlez votre corps mental, parce que la pensée a aussi son corps.

Tous ces corps se superposent autour de vous, et vous êtes la synthèse de tout cela. Alors, contrôlez votre corps mental, contrôlez votre pensée, de la même manière que vous ne laissez pas votre bras, votre jambe partir n’importe où.

Vous avez envie d’être heureux ?

Alors vous perdez votre temps à être malheureux.

Vous avez envie de trouver la plénitude ?

Vous perdez votre temps à être nerveux, en colère, à ne pas pardonner pour avoir la paix.

Vous voyez comme cela est enfantin.

Donc, il faut réunir un peu vos billes, comme vous dites, faire une unité, savoir ce que vous voulez et y mettre de la bonne volonté. Sachez ce que vous voulez, et connaissez-vous sur un plan occulte, et sachez que ces différents corps n’ont pas plus d’importance que vos orteils, parce qu’ils ne sont que des instruments, donc des sous-fifres de votre âme.

Pour l’instant, ils se plaisent à être les rois, et à étouffer votre âme, votre vie intérieure, votre cœur. Pas étonnant que des gens aient des malaises, qu’ils soient mal dans leur peau, déséquilibrés. Je vous le dis, la pensée, le sentiment, ne sont que des sous-fifres, des instruments de votre âme. À vous donc de les diriger en tant qu’instruments. Ne vous laissez pas dominer par ces instruments, sinon, immanquablement ils vous détruiront, parce qu’ils n’ont pas de conscience.

Prenez votre corps astral, vous n’y trouverez que des émotions et les plus fortes possibles, mais nulle part la conscience, parce que, si le corps astral avait la conscience, il ne serait pas fou au point de se détruire. Il en est de même pour le plan mental, il n’a pas de conscience. Il fonctionne comme un robot, il dit, je pense, je pense… et le corps astral dit : j’éprouve, j’éprouve… et l’homme ou la femme que vous êtes se dit : je pense et j’éprouve, et vous êtes dupe.

Comme si un homme qui pédale sur son vélo se mettrait à s’identifier à son vélo et se disait, je roule. Vous n’êtes pas votre instrument, vous n’êtes pas votre véhicule. Votre véhicule reçoit ce que vous êtes, comme la coupe reçoit l’hostie et le vin. Il vous faut être une coupe, et pour recevoir l’hostie et le vin, cette coupe doit être creuse. Essayez de mettre du vin et l’hostie dans une coupe qui est saturée de boue et de pierres. Le vin va déborder sur les côtés. C’est ce que je vous expliquais, lorsque je disais que l’énergie divine ne descendait sur vous que le jour où vous êtes prêts à la recevoir, pour qu’elle ait une chance de s’intégrer à vous.

Comment creuser votre coupe, et qu’elle soit vide, non pas sans personnalité, mais pour qu’elle devienne le réceptacle des énergies divines ?

Il faut soustraire toutes les énergies terres, et ce n’est pas compliqué. Votre personnalité sera toujours là, puisque la coupe existe. La coupe est là, c’est un relief, et chaque coupe est différente, est plus ou moins grande. Il y en a en or, en argent, en bois, en terre cuite, des décorées. Ça, c’est votre personnalité, c’est votre teinte, et elle restera. Aller vers Dieu ne veut pas dire devenir une fourmi divine parmi les autres fourmis pour ne satisfaire que la Reine.

Votre personnalité va rester, mais elle ne sera plus saturée de choses grossières. Votre coupe ne sera plus remplie de boue et de pierres. Toutes ces émotions, pensées et défauts seront partis, et le fait de devenir perfection, vous remplira d’énergie divine. Dès qu’il arrive un peu de vide, l’eau descend pour participer au nettoyage, elle participe à vos efforts, et vous encourage. Elle aide aussi d’une certaine manière à ce que cela aille plus vite, puisque vous le voulez.

Alors, si vous voulez aller vers le bonheur, si vous voulez aller vers la plénitude, vers Dieu, avant tout, je vous en supplie, ne cherchez pas un Maître, ne cherchez pas non plus le livre le plus savant, ne vous plongez pas dans la Bible, ne vous demandez pas quel est le meilleur prophète.

Occupez-vous de vous. Rendez propre ce temple, nettoyez-le, contrôlez les émotions, les pensées, créez cet équilibre et vous serez plus à même d’apprécier le prophète, la Bible, vous serez dignes de rencontrer le Maître. Tant que vous n’aurez pas nettoyé votre coupe, aucun Maître ne viendra vers vous, aucun livre ne sera révélateur de la vérité, rien ne pourra vous soulager.

C’est comme si quelqu’un avait les doigts pris dans un piège et allait vers tout le monde pour essayer d’être soulagé et que personne ne lui fasse remarquer qu’il a les doigts pris dans le piège, parce que les autres sont tout aussi aveugles que lui, ils ne sont que sa douleur et ne voient pas ce qui produit cette douleur. Vous êtes dans cet aveuglement.

Tout ce que vous savez, c’est que vous êtes malheureux, que vous êtes mortels, mais vous ne savez pas ce qui vous rend malheureux, ce qui vous fait mourir, et vous ne voulez pas le savoir, parce que sitôt qu’il s’agit de contrôler la cause du malheur l’homme s’assoit.

Il se dit, c’est mon caractère, c’est la fatalité, je suis né comme cela, je ressemble à mon père, je ressemble à ma mère, on n’avait pas à me battre lorsque j’étais petit, on m’a traumatisé, complexé.

L’individu qui réagit comme cela ne se sent jamais concerné. Ce sont les autres, le social, le monde, mais jamais lui. Si vous attendez que le monde arrête de vous faire du mal pour rejoindre Dieu, vous aurez le temps de mourir mille fois et de beaucoup souffrir. Le monde ne va pas devenir parfait pour que vous soyez heureux. Le monde sera parfait le jour où vous serez parfaits, le jour où vous serez heureux. Parce que vous, vous venez là, avec vos problèmes, avec vos questions, mais dehors, il y en a autant, et encore plus.

Alors, je vous le dis : contrôle, bonne volonté, sagesse, amour, et la lumière n’est pas loin. Le Maître vous attend si vous faites cela. Le Maître vous a déjà vu à l’instant où vous avez pris la décision. Il a déjà vu une petite bougie s’allumer et sa flamme grandir.

Alors, il se dit :

« Tiens, une petite bougie qui veut devenir chandelier, rien que pour allumer les églises et les autres bougies des autres hommes, allons la soutenir. »

Ils viendront vous protéger, vous soutenir dans vos efforts, mais pour cela il faut que vous le décidiez, que vous établissiez tout cela en vous comme une loi, et que vous le fassiez. Si vous le décidez sans le faire, cela ne vaut rien. C’est faire les plans d’une maison sans jamais la bâtir et le jour où l’orage arrive, à qui la faute ?

Allez-vous accuser les maçons de ne pas avoir reçu votre message télépathique pour venir construire votre maison, ou allez-vous vous accuser de ne pas être allé vers les maçons pour leur dire qu’il était temps de bâtir une maison ?

Il en va de même avec les choses divines.

Faites les plans avec sagesse, contrôlez donc, proposez-vous et agissez. C’est par l’action que l’homme se rend différent, parce que l’action génère des énergies qui le conditionnent vibratoirement à être ce qu’il fait. Les jours où vous êtes par exemple, malheureux. Eh bien, souriez. Ne vous dites pas c’est la pensée positive, j’affiche le sourire, mais en dedans ça pleure. Souriez et essayez d’y croire, et je vous garantis que vous n’aurez pas souri plus de trois fois que le bonheur sera en vous, comme si jamais vous n’aviez souffert.

Parce que le fait de produire quelque chose envoie une vibration qui vous conditionne. C’est pour cela que l’homme ne peut devenir Dieu que s’il change, que s’il se comporte comme un Dieu, mais se comporter comme un Dieu veut dire ne plus être un homme de la terre.

Choisissez votre monde, comme je le dis souvent, et agissez d’après les lois de ce monde et l’irréalité du monde changera, puisque vous, vous aurez changé votre irréalité en réalité. Votre voisin va faire de même et quelqu’un sur un autre continent va faire de même, et puis des centaines, des millions, et l’irréalité du monde va changer en réalité. Mais il faut que tous se mettent à la tâche.

Attendre le messie est une attitude nulle. Cela ne sert à rien, même si vous priez soir et matin, même si vous offrez votre sang. C’est nul, parce que le Messie n’aura aucun effet sur vous, à moins que vous ne soyez déjà presque le Messie.

Comment pourrez-vous reconnaître sa parole, comment pourrez-vous reconnaître sa lumière, si vous n’êtes pas lumineux quelque part ?

Comment les ténèbres reconnaissent-elles la lumière ?

Aucun moyen, elles ne connaissent qu’une chose, les ténèbres. Alors devenez cette lumière et vous vous apercevrez que partout autour de vous des guides existent, des Maîtres existent, que Dieu est omniprésent, que chaque chose est là pour vous instruire même un simple arbre, un simple animal, votre enfant, votre voisin, un événement social, un phénomène de la nature. Vous vous rendrez compte que tout vous apporte une instruction, que tout est initiatique et que votre vie est extrêmement riche.

Mais pour cela, il faut avoir l’esprit ouvert, l’œil ouvert, le cœur ouvert et ne pas être chargé de tous ces problèmes psychologiques, émotionnels, affectifs, avec lesquels vous vous présentez. Jetez-les au feu.

Écrivez tout ce qui vous pèse, serrez fortement cette feuille contre vous, imaginez que c’est vous-même qui êtes dans la feuille, faites un grand brasier, et jetez-vous dedans, jetez ce papier, jetez tout ce que vous haïssez de vous-même, tout ce qui vous empêche d’être divin, et sentez-vous devenir libre, différent, et contrôlez-vous pour perpétuer cette liberté et cette différence.


Je vous salue.